Tuer les cégeps ?

Alors que les cégeps fêtent leurs 50 ans, leur pertinence fait toujours débat. Pierre Fortin se penche sur la question.

Photo : Daphné Caron

Les premiers cégeps ont été inaugurés en septembre 1967. Ils fêtent cet automne leur 50e anniversaire. Pourtant, la survie même des cégeps continue d’être périodiquement remise en question par divers intervenants politiques.

En 2013, le ministre Pierre Moreau a souhaité ouvrir le débat sur leur pertinence. En 2014, la Commission jeunesse du Parti libéral du Québec a proposé de les abolir. En 2016, toutefois, le premier ministre, Philippe Couillard, a plaidé en leur faveur. Il a décrit les cégeps comme des acteurs socioéconomiques majeurs qui sont là pour de bon. Il a eu de bons mots pour le cégep de Saint-Félicien, situé dans sa propre circonscription de Roberval.

Si on veut régler la question de la pertinence des cégeps, il faut d’abord comprendre pourquoi elle revient sur le tapis à tout bout de champ.

Depuis 50 ans, le cheminement vers le bac universitaire n’est pas le même au Québec qu’ailleurs en Amérique du Nord. Ailleurs, il y a un système de 16 ans de type 12-4 : diplôme d’études secondaires (DES) après 12 ans et bac universitaire 4 ans plus tard. Des parcours plus brefs sont offerts dans des « collèges communautaires », mais ils sont facultatifs et aboutissent à des diplômes inférieurs au bac. Le Québec s’appuie lui aussi sur un système de 16 ans, mais de type 11-2-3 : DES après 11 ans, diplôme collégial 2 ans plus tard, puis bac après 3 ans d’études universitaires. Pour qui veut accéder à l’université, le passage par le cégep n’est pas facultatif, mais obligatoire.

Le changement envisagé par les « réformistes » consisterait à abolir la formation préuniversitaire de deux ans du cégep en transformant sa première année en 6e secondaire et en faisant de sa deuxième année la première année d’un bac de quatre ans à l’université. La formation technique du cégep resterait inchangée. Ce bouleversement de structure sourirait aux universités et aux commissions scolaires, parce qu’elles obtiendraient ainsi plus d’argent — en contrepartie de quoi elles devraient évidemment enseigner à un effectif plus grand.

Le cégep est une innovation qui rend les Québécois différents des autres Nord-Américains. Cette différence entraîne un malaise chez certains. Mais au bout du compte, la question qui importe vraiment est celle des effets concrets de l’innovation. Nous a-t-elle fait progresser ou, au contraire, reculer ? D’abord et avant tout, il faut se demander si le système des cégeps a permis d’accélérer la scolarisation des jeunes Québécois ou a plutôt freiné son élan.

Une pièce majeure de l’analyse scientifique de la question est la thèse de doctorat que l’économiste canadien Mark Lewis a présentée au Massachusetts Institute of Technology il y a 15 ans. Lewis a déterminé les répercussions qu’a eues l’introduction des quatre premiers cégeps anglophones (Dawson, John Abbott, Vanier et Champlain) sur la scolarisation des jeunes Anglo-Québécois. Après avoir soustrait les effets d’autres facteurs qui ont pu jouer simultanément, il a trouvé que le système des cégeps avait fait augmenter de plusieurs mois leur nombre d’années d’études terminées et progresser d’environ 10 % leur taux de diplomation universitaire. Il a été forcé de conclure que le cégep était bel et bien un accélérateur de scolarisation et non un frein.

Il n’y a aucune raison de croire qu’il en va autrement pour les jeunes francophones. La scolarité moyenne que les Québécois francophones de 25 à 44 ans ont atteinte dans leur parcours peut être estimée aujourd’hui à 15,1 années d’études achevées. Cette scolarité est la même qu’en Ontario, et elle est supérieure à celle des huit autres provinces (14,8 années). Il est vrai que le taux de diplomation universitaire de ces jeunes adultes est plus faible au Québec qu’en Ontario (pour des raisons qui n’ont rien à voir avec les cégeps, on en reparlera). Mais comme en fait foi le graphique ci-dessous, la popularité des études professionnelles, collégiales et techniques au Québec est telle que les 25 à 44 ans sont malgré tout plus nombreux à être titulaires d’un diplôme supérieur à celui du secondaire que ceux des quatre autres grandes régions du Canada.

Il ne fait aucun doute que le système collégial et universitaire québécois doit s’améliorer, notamment en matière de persévérance jusqu’à l’obtention du diplôme. Mais aller jusqu’à détruire un système qui donne de bons résultats pour tout recommencer serait contraire à la preuve scientifique dont on dispose, en plus de coûter les yeux de la tête. Mieux vaut améliorer que détruire.

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19 commentaires
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Chaque retour de ce discours corrosif sur l’existence des C.E.G.E.P. laisse sans mot.

Les écoles professionnelles peuvent donner des cours techniques, mais tombent alors dans l’oubli la philosophie, le français et les cours d’éducation physique que les collèges dispensent.
Les collèges représentent des incubateurs à réflexions. C’est en effet au collégiale que la pensée sociale et politique des jeunes, émergeant de l’adolescence, se voit stimuler par les propos tenus par les enseignants et leurs pairs (les autres élèves).
En région, c’est souvent dans ces établissements, que les premières rencontres avec des immigrants et des jeunes d’autres régions se passent et les ouvrent au monde.
Oui, le temps d’étude est augmenté, mais la culture en son sens le plus large l’est tout autant.
L’instruction, la culture représentent souvent un plus pour l’employeur qui engagera ces diplômés.

Pour les jeunes qui pensent aux études universitaires, le pont que permet le passage au collégiale leur permet, outre les avantages cités précédemment, de mieux affiner leur choix de carrière et d’arriver avec un bagage socio-culturel mieux étayé.

Longue vie aux C.E.G.E.P.

S. Lavoie

@ S. Lavoie,

J’aimerais bien savoir pourquoi près de 50% des Cegepiens qui entrent à l’Université, échouent-ils le test de français. Le bagage socio-culturel ne devrait-il pas passer par des bases solides dans notre langue commune ?

Pourquoi accessoirement ignorer certains pans de la philosophie si l’on ne souhaite pas que cette pratique tombe effectivement dans l’oubli ? Pourquoi préférer Saint-Augustin à Karl Marx soit dit en passant ?

En quoi ce genre d’omissions forment-elles la pensée (critique) sociale et politique des jeunes ?

Tout à fait d’accord. Mais contrairement à ce que vous pensez, le temps d’études n’est pas augmenté. Comme dit dans l’article, le nombre d’années requises pour l’obtention d’un Bac est 16, peu importe le système ( Canada et U.S. : 4+4+4+4=16. Québec: 6+5+2+3=16). L’avantage du système québécois: 5 années d’études supérieures contre 4 ailleurs en Amérique du Nord.

@ S. Drouginsky

Bonjour,
Pour ce qui est de la qualité du français, je crois qu’il y a des lacunes dans l’enseignement, autant au niveau primaire que secondaire. Si je me rappelle bien, les cours de français au CÉGEP touchaient plutôt la littérature et le théâtre. Ce n’est pas là où tu apprends à écrire sans fautes en respectant la grammaire et le style tout en évitant les écueils et les anglicismes. Vous ne pouvez pas blâmer les CÉGEPS pour les échecs aux examens de français pour l’université, car les enfants/étudiants n’ont pas bien assimilé la base AVANT d’entrer au CÉGEP. Il faudrait plutôt tenter de trouver des méthodes et des moyens de mieux enseigner notre langue pour que les étudiants puissent mieux l’écrire et l’utiliser.

Petite anecdote : pour mon examen de français pour l’entrée à l’université, cuvée 1993, j’ai eu la note de 80 % et étrangement, j’avais perdu 16 % en ponctuation. Je me suis souvenue que lorsque j’étais en 5e secondaire, juste avant l’examen de français du ministère, notre enseignant nous avait donné une heure intensive sur la ponctuation. Pour la suite, j’ai su que la ponctuation, c’était le point faible de mon collège. Si la direction de mon collège savait qu’il s’agissait de leur point faible, pourquoi les enseignants ne mettent-ils pas l’accent sur cet apprentissage? J’ai enfin appris à bien ponctuer mes phrases dans un cours de grammaire à l’université.

Soit dit en passant, mes yeux saignent souvent lorsque je lis (et ne peux m’empêcher de corriger) les communiqués envoyés par les enseignants, la direction et la commission scolaire de mes enfants.

@ A. Tétrault,

Merci pour vos commentaires, très intéressants et fort bien ponctués. Je n’ai pas blâmé les CÉGEPS en particulier pour les échecs à l’examen de français. Il se trouve que le billet de blogue de monsieur Fortin était sur ce sujet.

D’autre part, il y a peut-être une réflexion à faire entre suivre un enseignement professionnel et suivre un enseignement préparatoire à l’Université.

Si ce n’est que ces deux années post secondaire, devraient selon moi servir à parfaire les habiletés acquises au fil des ans. Effectivement, si la base était plutôt déficiente avant, on ne peut reprocher aux étudiants certains manquements ; quoique la curiosité en cette matière ne devrait pas être un vilain défaut pour autant….

Ne pensez-vous pas cependant que c’est le rôle qui revient usuellement aux pédagogues d’identifier ces manquements et autant que faire se peut de les corriger ?

Hormis la preuve scientifique de Mark Lewis. De quelles autres preuves scientifiques dispose-t-on ? Qui d’ailleurs (à part le professeur Fortin) parle sur ce sujet de destruction ? On peut très bien construire en mieux par des choix intelligents en s’engageant dans un exercice d’intégration et d’harmonisation.

Une preuve scientifique qui est basé sur une étude qui ne concerne que moins de 10% de la population du Québec (la communauté anglophone) et qui ne considère que des résultats de diplomation n’est quand à moi tellement insuffisante pour évaluer la pertinence des CÉGEP. La qualité d’un système d’éducation doit se refléter dans les effets économiques positifs qu’il procure à sa population. Considérant la situation économique générale du Québec en comparaison des autres états Américain et des autres provinces Canadienne et bien je pense que les CÉGEP sont un échec majeur.
De plus, le fait d’obliger les étudiants à faire un choix de carrière un an plus tôt ne fait que rendre encore plus difficile ce choix à un âge ou un an de plus ou de moins est tellement significatif. Ça explique probablement en grande partie le fait que peu de nos étudiants termine le CÉGEP dans les délai prévus.
Notre différence ne nous a donc pas avantagé, si ça avait été le cas, d’autre nous aurais suivis en constatant l’ampleur de notre succès à la vue de nos résultats, ce devrait être si évident après 50 ans d’histoire……

Pour les régions les Cégeps sont importants en gardant nos jeunes en région plutôt que de les voir partir pour la grande ville d’où ils reviennent rarement. Lorsqu’ils font un DEC professionnel dans leur région ils ont plus de chance d’y rester. Et le Cégep sa conserve des emplois en région. Les Cégeps doivent-être conservés.

Dites…il y a d’autres endroits dans l’univers qui possèdent ce système des CEGEPs?

@ claude marcoux:

Si personne d’autre dans le système solaire n’a imité notre « modèle », peut-être serait-il sage de voir ce qui se passe ailleurs, d’en évaluer les résultats et de se remettre en question?

La raison tient peut-être à ce que la plupart des gens (comme vous?), politiciens et administrateurs inclus, ne prennent en considération les rapports et les études qui se font (regardez par exemple le rapport récent sur l’énergie hydroélectrique du Québec… puis la position désastreuse de la CAQ sur les barrages…).
Je vous invite à lire le Rapport Fortin (2004), une étude réalisée conjointement par l’Université du Québec à Montréal, Groupe d’analyse et l’Université Laval et qui constitue LA référence sur cette question de la «pertinence» des cégeps. Vous y apprendrez avec étonnement que « ce n’est pas le Québec qui devrait envisager d’importer le système canadien, mais le Canada qui devrait envisager d’importer le système québécois ». Voici le lien : http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1871935
Désolé pour vos préjugés!

Expérience d’une fille qui a fait son CÉGEP et a commencé ses études universitaires en Ontario.

Je ne suis pas une professionnelle du domaine de l’enseignement, je ne fais que raconter mon expérience de vie. Je ne prétends surtout pas détenir la vérité.

Quand j’ai fait ma demande d’admission au CÉGEP, mes parents (surtout mon père) m’avaient dit de prendre un programme qui m’ouvrirait le plus de portes possibles, car ils savaient bien qu’à 17 ans, ton choix de carrière n’est souvent pas définitif. Ils avaient dit la même chose à mes frères aînés. Un a fait sciences pures, l’autre, sciences administratives et moi, sciences universelles. Je crois que c’était un conseil judicieux, car devoir revenir au CÉGEP pour suivre des cours préalables à certains programmes peut s’avérer démotivant. D’ailleurs, je prodiguerai ce même conseil à mes enfants lorsque viendra le temps de choisir un programme au CÉGEP.

Alors j’ai fait mon CÉGEP et j’ai été acceptée à l’Université d’Ottawa. L’UdeO offre les baccalauréats de 3 ans pour les Québécois et ceux de 4 ans pour les Ontariens et autres Canadiens.

Les Québécois commencent donc l’université à l’âge de 19 ans, alors que les Canadiens commencent à 18 ans et ça fait toute une différence. Contrairement aux Canadiens, les Québécois sont beaucoup plus autonomes et sérieux dans leurs études. Ils ont eu 2 ans pour se préparer à rédiger de ‘vrais’ travaux et à ne compter que sur eux-mêmes. Les Canadiens viennent tout juste de quitter le giron familial et c’est le ‘free for all’. Ils sortent à peu près tous les soirs, font la fête et n’étudient pas tellement. C’est déjà beau s’ils se présentent en classe. Je ne serais pas étonnée que le taux d’échecs soit extrêmement élevé au cours de la première année d’université, qui soit dit en passant est une année préparatoire. Je me rappelle d’une fille qui se demandait si elle allait quitter pour Toronto tout de suite ou aller à son examen de fin de session… Elle avait accumulé 4 % depuis le début… On lui a dit de rentrer chez papa-maman, c’était peine perdue!

Je ne dis pas que le système de CÉGEPs est parfait, mais il a ses avantages indéniables. Notre système est différent des autres, et puis? On a un taux de diplomation élevé, alors pourquoi se plaindre.

En passant, la Finlande a un système d’éducation tout à fait unique. Doit-elle changer sa méthode pour être uniforme avec le reste de l’Europe ou du monde?

Il ne faut pas avoir peut d’être unique, surtout si ça marche!

Votre témoignage est confirmé par toutes les personnes que je connais qui ont une expérience des deux systèmes (elles aussi à l’Université d’Ottawa).

J’ai remarqué que vos sources proviennent de Statistique Canada. Je ne doute pas que les nombres sont justes, mais la représentation graphique nous induit en erreur. Lorsqu’on regarde le diagramme à bandes utilisé dans la revue et en ligne, on a l’impression que le nombre de Québécois qui possédaient un diplôme postsecondaire en 2016 est presque le double du nombre de gens qui possédaient un diplôme postsecondaire au même moment dans les prairies. Il s’agit en réalité d’une différence de 9% (77% par rapport à 68%). L’utilisation de diagrammes trompeurs diminue l’intégrité du texte.

Certes, mais les pourcentages sont clairement indiqués. Par ailleurs, on parle d’une différence de 9% sur la population entière des 25 à 44 ans : 9%, cela m’apparait beaucoup!

@Serge Drouginsky
Étant moi-même présentement étudiant derrière le banc de l’une de ces institutions, je me permet de défendre cette institution scolaire qui, corrigez moi si je me trompe, ne semble pas particulièrement vous plaire.

Pour ce qui est de la statistique sur l’examen d’entrée à l’Université, j’aimerai honnêtement savoir votre source (pour vrai, c’est une donnée qui m’intéresse, sana sarcasme!). J’ai moi-même de la difficulté à comprendre comment un si bas niveau de succès est possible, puisque chaque étudiant qui termine son DEC passe obligatoirement un examen du ministère afin de vérifier ses capacités en matière de Français. Sans la réussite de cet examen, pas de diplôme. Il est intéressant de noter que ce dernier est évalué selon plusieurs facteurs (ortographe, structure, force des arguments, etc.) et que l’obtention d’un échec dans n’importe lequel de ces critères empêche systématiquement l’étudiant de passerle test.

Si l’envie vous dit, voici plus d’information sur cette épreuve ministérielle obligatoire:
http://www.education.gouv.qc.ca/colleges/etudiants-au-collegial/epreuves-de-langue/epreuve-uniforme-de-francais/

Ne vous trompez pas, je ne cherche pas à dire que parce qu’un étudiant à réussi ce test, il obtient nécessairement la note de passage au test de l’Université. Mais ce n’est pas toujours le cas même si, logiquement, ça devrait l’être (par exemple, un élève qui a passé « sur la peau des fesses » son examen collégial aura certainement autant de difficulté à celui qui l’attend quelques mois plus tard).

Une autre réalité touche l’apprentissage du français après le secondaire: presque plus personne ne s’y interesse. Sur les 37 éleves que les cours de français accueillent, si deux élèves fpnt des efforts pour participer et démontrent vraiment de l’entousiasme pour l’apprentissage de la langue, c’est un miracle. Les 35 autres sont « subtilement » sur leur cellulaire, avancent d’autres travaux ou ne font tout bonnement que se moquer de savoir comment bien structurer un texte.

Bien que je défend les cégeps, ce désintérêt flagrant de la jeunesse pour la langue qu’elle utilisera pour le restant de ses jours me consterne.

Sans blague, pas plus tard que la session dernière (septembre à décembre 2017), ma professeure de français a annoncer la moyenne de la première dissertation comme étant de 61%, ce qui, je cite, « n’est pas si mauvais en soi ». Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais 61% est loin d’être satisfaisant.

Un autre point que vous abordez dans votre message est la fermeture d’esprit des cours. Il est faut de croire que les 75 cours de français donnés dans la session touchent tous les mêmes auteurs ou mouvements. Oui, les enseignants ont un certain cadre à suivre, mais encore là, ce sont eux, individuellement, qui choissisent les livres au’ils feront lires aux élèves et donc la matière qui sera donnée.

Le même phénomène s’observe en philosophie. Les trois cours offerts sont bien distinct: un permet de mieux connaître les idées derrières les penseurs célèbres (encore là, chaque professeur choisit quels personnages nous verrons). Un autre permet d’améliorer notre compréhension des débats et arriver à en cerner les éléments puissants et le dernier se nomme « Éthique et politique », je vous laisse deviner de quoi il est question.

Dans ce cours en particulier, du moins, dans celui qui m’a été présenté, il est question des différentes idéologies politiques, la question du bien et du mal pour des philosophes moins connus, mais tout aussi brillant. Je n’ai honnêtement jamais entendu le nom d’Antoine dd Saint-Exupéry au cégep contrairement à Marx, Kant, Trotski ou encore Machiavel (que j’ai adoré). Certainement, on regrouve encore l’allégorie de la caverne, mais detrompez-vous: les cégeps sont un lieux ou la culture se developpe beaucoup mieux que n’importe où ailleurs, bien que si peut y prenne plaisir.