Uber: panne d’innovation au gouvernement

Le projet de loi que vient de déposer le ministre des Transports montre à quel point il est facile pour un gouvernement de sortir les grands discours pour parler d’innovation, de concurrence et de compétitivité, mais quand vient le temps d’appliquer ces principes, c’est beaucoup plus difficile.

Photo: Ryan Remiorz/La Presse Canadienne
Photo: Ryan Remiorz/La Presse Canadienne

Dans quelques jours, lorsque le gouvernement Couillard va dévoiler sa nouvelle stratégie numérique, vous aurez le droit de pousser un petit ricanement. Le projet de loi sur l’industrie du taxi que vient de déposer le ministre des Transports, Jacques Daoust, montre à quel point il est facile pour un gouvernement de sortir les grands discours pour parler d’innovation, de concurrence et de compétitivité, mais quand vient le temps d’appliquer ces principes, c’est beaucoup plus difficile.

Le message est pour le moins contradictoire. Au Québec, on aime se dire créatifs, porteurs de nouvelles solutions aux défis qui se présentent. Or, le projet de loi 100 en est totalement dépourvu.

Le texte législatif vise essentiellement à faire entrer Uber dans le rang des taxis, plutôt que d’adapter les lois et règlements afin que ce nouveau joueur technologique paie sa juste part de taxes, livre une concurrence saine aux autres joueurs de l’industrie du transport, et puisse continuer d’offrir un service en forte demande.

Le flou entourant Uber ne servait personne. Les chauffeurs de taxi avaient raison d’être en colère. Québec devait agir. Il est toutefois étonnant qu’il n’ait pas utilisé les longs mois de tergiversation pour élaborer une politique plus imaginative et mieux adaptée à la nouvelle économie de partage. On comprend la Fédération des chambres de commerce et la Chambre de commerce de Montréal de n’y rien comprendre. Au Bureau de la concurrence du Canada, qui souhaitait plus de flexibilité dans le monopole du taxi, on se gratte la tête aussi.

C’est comme si Québec avait décidé de soumettre Airbnb aux mêmes règles que l’industrie de l’hôtellerie. Ou encore, s’il avait imposé à Du Proprio d’embaucher des agents immobiliers… Turo, qui vient de débarquer au Québec avec son modèle de location de voiture en passant par des particuliers, doit s’inquiéter à l’heure actuelle.


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Augmenter les exigences envers Uber et diminuer celles envers les taxis — parfois ridicules, puisque rien ne justifie que la petite vignette avec photo du chauffeur de taxi lui coûte près de 175 $ par année — aurait permis une cohabitation, comme c’est le cas dans 80 territoires du monde, notamment à Ottawa, Toronto et Edmonton.

Ailleurs, Uber s’est vu imposer des frais d’exploitation et a dû inclure un montant de base plus élevé dans le tarif des courses. Québec aurait pu facilement forcer la multinationale à percevoir la TVQ et la TPS à la source, comme les chauffeurs de taxi, éliminant du coup une concurrence déloyale de 15 %. La taxe de 0,30 $ par course que la Ville de Toronto a prescrite à Uber devrait lui rapporter près de huit millions de dollars par année. Pas mal.

Dans chacun des 80 territoires et municipalités, l’idée d’imposer un modèle unique calqué sur celui du taxi a été écartée. Les législateurs se sont creusé la tête pour offrir plus de choix, à meilleur prix, aux consommateurs urbains, dont les habitudes de déplacement changent rapidement.

Pas au Québec. On aurait pu étudier ce qui se fait de mieux ailleurs, adapter le tout au modèle du Québec, et ainsi envoyer un message d’ouverture — empreint d’une certaine fermeté — devant la nouvelle économie. Mais non. Ici, on tente de faire entrer des carrés dans des ronds.

Les chances qu’Uber reste en sol québécois avec une telle loi sont presque nulles. Le texte est si loin du modèle d’affaires de l’entreprise qu’il est difficile de voir comment il pourra être amendé pour permettre à Uber de garder une présence au Québec. Le ministre Jacques Daoust le sait pertinemment. Sa sous-ministre le lui a clairement signifié.

La panne d’innovation est entièrement attribuable aux politiciens. Les fonctionnaires ont suggéré une autre voie au gouvernement.

Un comité ministériel formé des sous-ministres des Transports, des Finances et du Revenu a produit un rapport dans lequel il mentionne que deux systèmes parallèles peuvent très bien coexister. Un pour le taxi traditionnel, qui conserverait certains privilèges, et un autre pour Uber et les autres entreprises du secteur. Le comité précisait d’ailleurs qu’il n’y avait pas, avec un encadrement approprié, de baisse de la valeur des permis de taxi à l’horizon, donc, inutile de les racheter.

Uber n’est pas une entreprise exemplaire. Son image n’est pas sans tache. Elle fait de bonnes choses et d’autres moins bonnes. Certains l’adorent, plusieurs la détestent. Là n’est pas la question. Ce débat dépasse Uber.

Il ne fallait rien attendre du maire Denis Coderre dans ce débat, lui qui a choisi ses amis du taxi sans rien proposer d’innovateur aux Montréalais. Déjà que le maire est impossible à suivre dans ses projets de voitures en libre-service — lire l’excellente chronique de François Cardinal publiée hier dans La Presse —, défaisant d’une main ce qu’il construit de l’autre: il menace la survie de Car2Go en forçant un type de voiture, il restreint inutilement le nombre de permis et force une électrification précoce. Le maire n’allait pas faire mieux avec Uber, lui qui refuse de rencontrer les dirigeants depuis deux ans.

Dans tout ce qui a été dit, la position la plus pragmatique et intéressante revient à Projet Montréal, notamment au conseiller municipal Guillaume Lavoie. «Pourquoi d’autres villes ont réussi à adopter des règlements et pas nous?» a-t-il demandé. Excellente question.

Qualifiant de «phénomène irréversible» le covoiturage urbain, mais également la révolution du partage par l’entremise des technologies, Guillaume Lavoie affirmait qu’avec un encadrement approprié, il s’agissait d’une belle occasion pour Montréal de démontrer qu’elle est vraiment une «ville intelligente».

À Montréal comme à Québec, le nouveau projet de loi ressemble à une chance manquée.

Les commentaires sont fermés.

C’est pas de l’innovation, c’est du capitalisme sauvage.
Uber c’est même pas moins cher en plus. Va donc faire du taxi ou lire un livre, ça va changer de ton iphone.
Imbécile, va!

Oui à l’innovation mais non à la tricherie
Oui à la technologie mais non aux tricheurs. La question fondamentale reste toujours la même: Pourquoi Uber, un compagnie multimilliardaire refuse-t-elle toujours de rendre justice à ceux à qui elle va voler la job en rachetant leur permis durement gagné? Pourquoi Uber demanderait aux futurs clients de payer une taxe spéciale (par règlement:voyez le côté absurde d’Uber) pour rembourser les permis? Pourquoi de son propre chef ne l’a t-elle pas déjà fait? On voit bien toute la mauvaise foi d’une compagnie qui joue avec les règlements actuels qui font son affaire pour déclarer que ses chauffeurs sont des travailleurs autonomes mais refuse de reconnaître la loi régissant les permis de taxi prétendant que cette loi est « passée date ». On pourrait bien penser que c’est la loi sur les travailleur autonome qui est passée date ». L’argumentaire d’Uber est plein de sophismes car elle rejette avec mépris toute la réglementation qui fait vivre des travailleurs à temps plein pour en demander des nouveaux afin de créé son propre espace entrepreneuriale. La bonne chose c’est que la technologie est maintenant disponible pour l’industrie du taxi. Et même les voitures d’Uber ne voyagent pas 24 heures sur 24 ce qui a depuis toujours été et est toujours possible pour une partie de la flotte actuelle de taxis le soir, la nuit et le jour d’où le concept très boiteux d’autopartage que se réserverait vertueusement pour elle la compagnie Uber! Une mentrie répétée et répétée n’en fait pas une vérité. Uber se fiche éperdument qu’il y ait 100 ou 100 000 chauffeurs Uber dans une ville car de toute façon l’argent rentre à pleine porte et est taxé à des prix ridicules dans les Pays Bas. Que plus personne puisse en faire un métier Uber en a rien à foutre. Et puis c’est Uber qui fixe les prix par un algorithme « vertueux » (quelle farce!) comme si on pouvait se fier à de pareil tricheur pour qui la loi du nombre fait office de loi pour tous. Le nombre de permis de taxi est restreint pour assurer un salaire « décent » à un travailleur qui a décidé d’en faire son métier ce qui était totalement impossible au début du dernier siècle quand l’industrie du taxi automobile est apparue en même temps que l’industrie de l’automobile. Les permis sont donc aussi apparus pour assurer une certaine paix sociale dans les cités. En effet dès le début la pègre s’en est mêlée pour casser les jambes de ceux qui osaient s’improviser chauffeur de taxi sans leur » protection ». Et souvent c’est l’automobile elle-même qui servait d’arme. Temps qu’il y aura de l’homme il y aura de l’hommerie. Veut-on vraiment risquer de revenir à ça? À moins que la pègre soit encore quelque chose de « passé date »!! On dit que ceux qui ignore l’Histoire sont condamnés à la revivre! C’est certainement pas en trichant et en mentant qu’on fera progresser notre humanité.
Jacques Tremblay
Montréal, Qc

Personne, absolument PERSONNE ne force quiconque à travailler pour Uber (leurs chauffeurs sont TOUS volontaires même que certains sont en même temps chauffeurs de taxi!) et les utilisateurs sont TOUS également VOLONTAIRES.

Vous l’écrivez vous-même: le système de permis date d’un autre âge (début du XXe siècle!) alors qu’on est en…2016!

Les chauffeurs de Uber sont des travailleurs autonomes et sont soumis aux mêmes règles que les autres travailleurs autonomes. Rien de plus et rien de moins. De plus, c’est l’industrie du taxi elle-même qui a fait en sorte que la valeur des permis qui se situait autour de $5,000.00 chacun au début a augmenté à $200,000.00 aujourd’hui et le contribuable québécois n’a PAS à payer pour cette enflure. Si j’achète des actions d’une société et que ces actions perdent 50% de leur valeur, me rembourserez-vous?

Il y a des tonnes d’histoires d’horreur avec le système de taxi actuel dont le refus d’utiliser les cartes de crédit, l’évasion fiscale, les compteurs trafiqués, les itinéraires pétés conçus pour faire dépenser le client, etc… et il était grand temps qu’une certaine competition nous soit accessible et le système d’Uber (modifié et adapté) est parfaitement plausible ailleurs dans le monde civilisé. Avec Uber, vous savez à l’avance le coût de votre course, l’endroit où se trouve le véhicule, le profil du chauffeur et vous pouvez en plus lui accorder une note après votre course! Que voulez-vous de mieux?

Uber ne paie pas de taxes? BRAVO! Ça fera mois d’argent à gaspiller entre les mains de nos politiciens qui nous endettent et nous découvrent des « besoins » dont nous ne soupçonnons même pas l’existence aussitôt qu’ils peuvent s’emparer d’un montant d’argent.

Et ce n’est rien. Il y a des centaines d’autres applications qui échapperont aux griffes de nos politiciens dont Air BNB n’est que la pointe de l’iceberg.

Merci Uber et longue vie aux développeurs d’applications modernes et révolutionnaires. On aime bien se prétendre branchés et avides de services intelligents mais en même temps, on résiste à tout changement qui, justement, nous ferait entrer de plein pied dans ce monde merveilleux du progrès et de la modernité.

« Uber ne paie pas de taxes? BRAVO! Ça fera mois d’argent à gaspiller entre les mains de nos politiciens qui nous endettent et nous découvrent des « besoins » dont nous ne soupçonnons même pas l’existence aussitôt qu’ils peuvent s’emparer d’un montant d’argent. »

T’as pas réfléchi au fait que si uber ne paie pas de taxes, les contribuables qui en paient devront en payer un peu plus. Ton chèque de B.S. pourrait être amputé! Encore un commentaire insignifiant

C’est quand la dernière fois où vos taxes et impôts on BAISSÉ relativement à l’apport de revenus supplémentaires de l’État (ex.: Création de Loto-Québec)?

Moins de taxes = MOINS de gaspillage et d’endettement de la part de nos gouvernements.

Également, voir la courbe de Laffer où il devient de plus en plus clair que le niveau insupportable des taxes et impôts au Québec ENCOURAGE L’ÉVASION FISCALE.

En passant, il n’y a pas que Uber qui utilise ce genre de pratique: les serveurs, les coiffeurs, les chauffeurs de taxis, les travailleurs de la construction et tutti quanti.

Bref, au Québec, l’impôt tue l’impôt!

« Uber ne paie pas de taxes? BRAVO! Ça fera mois d’argent à gaspiller entre les mains de nos politiciens qui nous endettent et nous découvrent des « besoins » dont nous ne soupçonnons même pas l’existence aussitôt qu’ils peuvent s’emparer d’un montant d’argent. »

Si c’est sur de pareilles sottises que s’appuie le discours de la droite, la sociale démocratie à encore de beaux jours devant elle…

Si vous avez l’ouverture d’esprit requise, ce dont je doute fort, je vous suggère de lire ma réponse à andy.

Envoyer un message d’ouverture ? Combien de villes / pays ont refusé UBER ? Se préoccupent-t-ils de se
qu’en pense les autres ? Près de nous , la Saskatchewan , le Manitoba et la Nouvelle -Ecosse sont prêtes
pour UBER , mais à leurs conditions . C’est normal ! Une multinationale n’a pas à arriver avec ses gros sabots
et vouloir tout chambarder . Maintenant , regardons le modèle UBER , franchement libertarien : aucune règles ,
aucunes lois , comme au XIXè siècle ! Présenté comme un incontournable , ce modèle est détruit , sauf qu’il
est présenté comme un plus pour les consommateurs . Vraiment ? Avec une fluctuation des prix en fonction
de l’offre et la demande ? Regardons les exemples de Berlin , de Houston et même de plusieurs villes en
Californie : ainsi , pour le message d’ouverture donné au monde , vous repasserez . Que cette multinationale
de destruction se conforme aux règles ou quitte notre territoire .

Le problème, c’est au Québec, le plus meilleur pays du monde qui n’est pas encore un pays, c’est qu’on aime tuer les mouches à coup de bazooka, on n’agit pas, on sur-réagit.

Il y a un problème, alors, c’est la panique et on inverse la vapeur à toute vitesse, comme si la survie de l’humanité en dépendait et ce peut importe la couleur politique du gouvernement en place.

Prenez exemple des fusions municipales, à Montréal il y avait quelques problèmes, alors on a appliqué la même formule à toutes les grandes villes de la province, non sans heurt, résultat on a pleins de « grosses » villes ingérable (du moins plus qu’avant).

Au lieu de faire des super méga-villes, il aurait peut-être été plus judicieux de réduire le nombre de municipalités, petits villages, paroisses de quelques centaines d’habitants en les fusionnant et en réduisant le nombre. Il y a présentement plus de 1000 municipalité au Québec, on aurait pus réduire le nombre de moitié et ainsi créer de vrais villes qui peuvent offrir de vrais services.

Un autre exemple, il a eu une augmentation d’infraction et d’accident de la part des jeunes conducteurs, car il n’y avait plus de cours de conduite obligatoire. Alors au lieu de simplement remettre les cours de conduite obligatoire, on a « demandé » à l’industrie des écoles de conduite de « proposer une solution » et maintenant, les gens doivent suivre un cours de conduite, attendre dix mois avant de pouvoir faire leurs examen théorique et un mois supplémentaire avant de passer l’examen pratique.

Le but était que les jeunes de 16-17 ans qui habitent chez papa et maman pourrait pratiquer avec les parent. La réalité, c’est que la plus part des gens veulent un permis de conduire après être parti de la maison familial, du moins à Montréal, car la réalité en région où il n’y a pas de transport en commun est différente.

Du coup, les gens dans la vingtaine et la trentaine qui veulent avoir un permis de conduire doivent attendre presque un ans sans pratiquer après avoir fait leur cours de conduite, alors, ils ont deux choix, ne pas aller chercher leurs permis de conduire ou faire deux fois leurs cours de conduite. En plus, depuis l’adoption des nouvelles règles sur les cours de conduite, le prix des cours de conduite à triplé.

Maintenant il y a une baisse marqué du nombre de permis de conduire délivrée par la SAAQ et une augmentation de l’utilisation de l’utilisation du transport en commun, mais comme l’offre de transport en commun à diminué (en quantité et en qualité), beaucoup se tourne vers de nouveaux modes de transport, dont « UBER ».

Le Québec ressemble de plus en plus à la maison de fou des 12 travaux d’Astérix.

Et voilà quelqu’un qui pense avec sa tête, merci monsieur Gaston. En effet au lieu de créer la nouvelle structure des MRC qui coûte les yeux de la tête, le Québec aurait dû fusionner les villes de ces MRC pour se prémunir d’équipements communs comme les services de police et surtout des stations de pompiers dont les coûts sont effarants.

Ce faisant, prenons un MRC qui chapeaute 10 villages pourraient se débarrasser des petits barons locaux appelés conseillers municipaux et maires des villages qui sont entre les mains de groupes de petits namis (sic), de la presque centaine de conseillers de villes que peut contenir 10 villages, 10 directeurs de ville, 10 directeurs des travaux publiques, 10 chefs de polices lorsque c’est le cas, 10 chefs de pompiers lorsque c’est le cas et des administrations dépareillées.

Un seul maire, un seul directeur de la ville, un seul directeur des travaux publics etc… une administration centralisée mais surtout acheter les équipements en commun.

Le Conseil de la nouvelle ville aurait un siège par village (conseillers) afin d’avoir une représentation digne de ce nom et un seul maire.

Un camion de pompier est inabordable pour un village mais pour une MRC comptant 10 villages, la facture est bien moins lourde. Le nombre de bâtiments pour l’ensemble des services seraient eux aussi, diminués et ceux qui sont en trop, vendu pour réduire les dettes faramineuses des villages, du moins une partie.

En fait, c’est le gouvernement du Québec qui devrait en faire les achats pour obtenir un bien meilleur prix sur les équipements et les répartir selon les besoins. C’est la même chose pour toutes pièces d’équipement qu’exige un simple village. Un seul balais de rue représente près d’un million de dollars pour une utilisation deux fois par années. Un seul serait utile pour les dix villes. Les employés des villes sont présentement souvent obligés de travailler avec les minounes (sic) des années 70 et 80.

Des problèmes d’équipements qui ne démarrent pas et mettent plusieurs employés en attente mais tout de même payés est la norme au Québec.

Nous avons dit durant des décennies que le pouvoir corrompait les gens au pouvoir, aujourd’hui nous pourrions dire que se sont les postes de pouvoir qui attirent les corrompus.

C’est là qu’on voit que notre premier ministre est médecin, qu’il n’a géré que le ministère de la santé. Lorsqu’il s’agit d’économie, il atteint son seuil d’incompétence…le principe de Peter, vous connaissez?un volume intéressant à lire. Toute personne, aussi intelligente soit-elle, peut atteindre un seul où elle devient incompétente. C’est ce qui arrive quand l’ego est trop élevée.

Ce n’est pas le premier ministre ni même les ministres qui font la job. Ce sont les fonctionnaires qui analysent les dossiers et font des recommandations. Possible que le travail ait mal été fait mais possible aussi qu’on ait ignoré les recommandations faites. Il semblerait que se soit très fréquent.

Bon article mais avec une fin malheureuse de désinformation. Uner n’est pas du covoitarage et sans même la nouvelle loi était illégal.

Je ne connais aucun détenteur d’un permis de taxi. Je n’ai aucun intérêt à favoriser ceux qui en détiennent un.

À l’occasion je prends un taxi notamment lorsque je me déplace d’une ville à l’autre soit pour voyager par avion ou par train. Je suis satisfait des services.

Je suis d’opinion qu’il serait injuste d’autoriser Uber prendre la place de ceux qui ont déboursé environ 200 000 $ pour acquérir un permis. De plus, les propriétaires de taxi verront leurs revenus diminuer sensiblement.

Si le gouvernement permettait à Uber d’entrer dans le marché, la rentabilité d’exploiter un permis de taxi deviendrait problématique.

Par ailleurs, il faut s’attendre que les détenteurs de permis réclameraient des dommages pour la perte de valeur de leur permis.

Ceux-ci auront à quantifier leurs dommages. Il faudrait qu’ils fassent la démontration de leur perte en calculant le différentiel entre leurs revenus avant Uber et ceux après Uber.

Ils en auraient pour 10 ans avant que le dossier puisse cheminer.

L’économie sociale de la bouilli pour les chats. Au dessus, il y a la justice, le droit. Aucune occasion de manquée, mais simplement du respect et de la justice pour ceux qui ont investi dans une business.

Ceux qui sont en faveur d’Uber, vous direz quoi à ceux qui ont déboursé 200 000 $ pour avoir un job ?

Que faire avec les fameux permis de taxi payés 50 000 à 200 000$ ? C’est une excellente question et c’est ce qui rend l’introduction d’Uber au Québec si difficile. Dans la plupart des autres villes canadiennes et américaines, les permis de taxi – qui sont parfois contingentés – ne peuvent pas être revendu et n’ont donc pas de valeur.

Comment règle-t’on ce problème compte tenu de l’arrivée d’Uber ? On exige à Uber de louer des permis de taxi, basé sur le nombre de taxi en opération chaque semaine. Uber pourra louer ses permis à des chauffeurs de taxi existant ou directement au gouvernement. Avec l’argent recueilli, le gouvernement retirera des permis de taxi traditionnels du marché. Plus Uber sera présent, plus il y aura de permis traditionnels retirés. Éventuellement, on atteindra un point d’équilibre.

Uber payera sa juste de part de taxes et d’impôt, tout comme les taxis traditionnels. Et il y aura une saine concurrence entre les deux modèles. Cela favorisera les consommateurs.

«…il est facile pour un gouvernement de sortir les grands discours pour parler d’innovation, de concurrence et de compétitivité…»

95% des communications politiques se résument ainsi : «bla bla bla…».

«Au Québec, on aime se dire créatifs, porteurs de nouvelles solutions…»

Je n’ai pas entendu ça souvent.

Ceci étant dit, ce dossier est une vilaine patate chaude. Les deux parties étant très critiquables. On se retrouve ainsi devant un choix cornélien. Je suis quand même d’accord pour dire que le gouvernement a totalement manqué d’initiative et d’innovation, comme toujours. À l’image du Québec?

J’en profite pour ajouter que les montants des amendes, c’est vraiment n’importe quoi.

Peu importe ce que le gouvernement a décider de faire, il fallait qu’UBER paie sa note concernant les permis de taxi et également une manière de redonner au gouvernement le 15% de taxe sur chacune des courses. Je pense que les présents chauffeurs de taxi qui ont payés un permis très dispendieux, se pètent un peu les bretelles. Il faut que le gouvernement impose un permis à UBER dans la même braquette de prix que les présents chauffeurs de taxi paient. Oui à l’amélioration du présent service de taxi avec tout le respect qui est du au client, voir : autos avec intérieur et extérieur propre, habillement convenable de la part des employés du taxi. Laissons à UBER le temps de s’adapter aux nouvelles règlementations et que les deux systèmes de transports se portent bien.

Si les membres du gouvernement auraient mit ses culottes les permis ne seraient pas à 200,000$. Les permis devraient être régie par la SAAQ et demeurer à un plancher de 10,000$ sans plus. Ce n’est pas la rareté des permis qui a occasionné la hausse des prix mais bien le manque le plus total de norme entourant leurs prix.

Il n’y a au Québec qu’une sorte de taxi, comme une sorte de lait, de sirop d’érable, d’oeuf, de poule, de margarine, de vin, de médecin; tous de qualité, de couleur et de volume limités.

Bravo pour cette chronique empreinte de réalisme et de vérités. Nos politiciens recherchent davantage les votes que l’intérêt commun. Pas seulement en panne d’innovation, mais aussi d’intégrité et de vision. Les lecteurs peuvent aller lire sur UBER-WEST PALM BEACH pour trouver des solutions imaginatives et pleines de modernisme. Pour compenser la valeur des permis de taxis, on aurait pu facilement exiger un montant par course faite par UBER. Ce n’est pas dans les monopoles que le contribuable trouve son profit et son avantage, mais dans la concurrence et la compétition. L’article sur le lait, publié dans ACTUALITÉ, cette semaine,en est un autre exemple éloquent.

Uber est une mauvaise entreprise pour le Québec ou pour n’importe quel État dans lequel cette compagnie s’installe. Elle ne paie ni taxe ni impôt au Canada. Et en plus, les revenus nets des conducteurs qui utilisent Uber sont minimes, selon l’enquête réalisée par un journaliste du Journal de Montréal.

Ensuite, certaines prétentions des défenseurs d’Uber sont loin d’être prouvées. Par exemple, je ne vois pas en quoi l’utilisation d’Uber réduirait la congestion ou la pollution. Que le déplacement se fasse avec sa voiture personnelle, en taxi ou par Uber, ou par un véhicule en libre-service, le véhicule utilisé occupe un espace dans la rue et émet des polluants et des GES. La réduction de la pollution, et de la congestion, requiert l’utilisation du transport collectif, du vélo ou de la marche, ou d’un véhicule électrique. Quoique dans ce dernier cas, il y a réduction de la pollution mais non pas de la congestion. Prétendre que Uber réduit la congestion ou la pollution, c’est de la bouillie pour les chats !

Pourquoi les permis de taxis sont-ils contingentés alors que ceux des plombiers, ingénieurs, psychologues, restaurants, coiffeurs etc. etc. sont libres d’accès ? Pourtant pour chauffer un taxi ça prend un permis de conduire et un casier judiciaire vierge, ce que possède déjà 90 % de la population adulte du Québec. Le gouvernement se trouve à protéger un « métier » qui n’en est pas vraiment un et pourquoi ?

La loi actuelle exige que ceux qui facturent plus de 30 000 $ p.a. doivent charger et collecter les taxes de vente ( TPS et TVQ) ce que la majorité des chauffeurs Uber ne feront pas car ils sont à temps partiel. Où est l’illégalité ? Est-ce que les chauffeurs de taxi qui exigent des paiements en argent sonnant déclarent tout leur revenu ? On peut s’en douter, sinon…

Je suis d’avis que ce projet est équitable pour tous les partis concernés et une belle occasion pour le Québec de se démarquer dans son approche, en permettant une offre diversifiée à la condition de s’y conformer. Les Téo Taxis en sont un bel exemple. Non pas que je minimise cette approche moderne de faire du co-voiturage mais partout où Uber s’impose ça créé des remous. Bien sur c’est une application moderne adapté pour la génération montante mais c’est aussi une belle leçon pour l’industrie du taxi qui s’est traîné les pieds. Gare à eux de verser des larmes plus tard s’ils n’embarquent pas dans le train de la modernité, que le taxi profite de sa flûte de champagne, le travail commence à peine puisqu’il est certain que d’autres joueurs s’y grefferont un jour, ils accepteront de se conformer à nos règles.

Nous sommes tous d’accord que les services de Taxi sont indécrottablement pourris. Mais soyons prudents lorsqu’on parle d’innovation. Je ne pense pas qu’une petite application disponible sur un téléphone portable destinée à contourner frauduleusement les frontières et les lois soit une Innovation. Bientôt, l’acronyme PIB ne signifiera plus Produit Intérieur Brut, mais produit international brut pour les multinationales installées dans la Silicon Valley…

Si Téo , entreprise autant d’avant-garde que Uber, et même plus avec ses véhicules électriques, peut vivre avec les exigences du projet de loi sur les taxis, pourquoi Uber ne peut-il pas s’adapter de son côté? Sans doute parce qu’elle ne fera pas autant d’argent au détriment du gouvernement et des contribuables québécois. Uber, c ‘est du capitalisme sauvage sous l’étiquette frauduleuse d’économie du partage, partage qui ne profite qu’aux multimilliardaires.

L’entreprise UBER ne fait aucunement du covoiturage et de l’économie de partage. Ce n’est pas parce qu’un logiciel est génial qu’il faut abandonner toute régulation et favoriser le « free-for-all ». Un logiciel semblable pourrait d’ailleurs être utilisé pour gérer une coopérative de covoiturage parfaitement légale qui, en plus, paierait des impôts au Québec.

Peut-être est-ce dû à une absence évidente de connaissance de ma part, mais…. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ce que c’est que : « la nouvelle économie de partage » ? Et aussi me faire « bien comprendre » en quoi Uber personnifie si bien qu’ça, cette « nouvelle économie » ?

Moi, je croyais bêtement et sans doute ingénument que l’économie « partagicielle » relevait plutôt d’une forme l’économie sociale ; laquelle — autant que faire se peut -, se trouvait exempte de toute prémisse empruntée au capitalisme sauvage dont le savant usage est de faire de toutes choses humaines des « choux gras » ou mieux encore de faire feu de tout bois.

— Merci beaucoup par avance à toutes celles et ceux qui voudront bien faire jaillir la lumière à fin de parer à mon manque manifeste en matière d’éducation.

Une petite chose encore, il semblerait que l’auteur de cet article, auteur que pourtant je respecte habituellement, qu’il ignore ou feigne d’ignorer que ce grand pays qu’est le Canada, a des règles qui sont adoptées pour toutes sortes de choses qui relèvent de chaque provinces.

Ainsi au Québec, comme en Colombie Britannique, si je ne m’abuse ; les règlementations en matière de transport des personnes, relèvent de la province. En Ontario, ce sont les municipalités qui ont autorité sur ce genre de questions. Ainsi, on parle beaucoup de Toronto qui autorise Uber à certaines conditions, mais bien peu de la commune voisine de Mississauga qui ne l’autorise pas.

Un chauffeur de taxi Uber qui part de « Downtown Toronto » pour aller à l’aéroport Pearson par exemple, se trouve de facto dans la plus parfaite des illégalités puisqu’il devrait interrompre sa course à la frontière de Toronto et Mississauga. Si pour ne pas repartir à vide, il cueille une personne à l’aéroport. C’est une situation toute aussi illégale.

— Expliquez-moi s’il vous plait, où est le progrès et l’innovation dans tout ça ?

Quant-à-moi, je ne vois pas en quoi, il se trouverait un problème de demander à Uber d’acheter ou de louer des permis de taxi. Ces permis sont valables 365 jours par ans, 24 heures sur 24 en principe toute la vie et même au-delà (ce qui n’est pas le cas de votre permis de conduire soit dit en passant), lorsque Uber peut les partager comme bon lui semble, le nombre d’heures qu’il veut avec qui il veut. C’est une solution « simple & pratique » et cela protège le public contre toutes mauvaises surprises.

— Le rôle d’un État n’est-il pas de protéger la population ?

Le système Uber est extrêmement flexible. Il permet à l’offre de s’adapter à la demande de façon quasi-instantanée (avec des prix variables). Il permet aussi à des conducteurs de faire un nombre très limitée de course (pour arrondir des fins de mois) tandis que d’autres seront aussi actifs que des chauffeurs traditionnels de taxi. Chaque chauffeur est autonome et garde pour lui la majorité des revenus générés. C’est une compétition saine pour l’industrie traditionnelle.

Maintenant, presque tout le monde s’entend sur le fait qu’Uber doit payer son droit d’entrer sur le marché : les fameux permis de taxi. La première question qui surgit : combien de permis de taxi Uber doit-elle acheter ou louer ? Admettons que 8000 conducteurs sont inscrit sur la plateforme Uber mais qu’à chaque semaine, seulement 400 conducteurs sont actifs. Si le gouvernement exige un permis pour chacun des 8000 conducteurs potentiels, c’est peine perdu, ça ne marchera jamais. Si on exige plutôt qu’Uber achète le nombre de permis qui correspond au nombre de conducteurs Uber actifs pour une semaine moyenne, alors il y a une possibilité de solution.

Supposons que 400 conducteurs Uber soient actifs chaque semaine, cela signifierait 400 permis. Au prix de 160 000$ par permis, ça veut dire qu’Uber pourrait acheter sa place sur le marché québécois pour 64 M$. À mesure qu’elle voudra augmenter sa part de marché, Uber achèterait de nouveaux permis. L’autre solution, c’est qu’Uber loue des permis au prix du marché (250$ par semaine). Pour 400 permis, ça coûterait 100 000$ par semaine ou 5,2 M$ par année.

Pour éviter une flambée des prix des permis de taxi, le gouvernement pourrait vendre des permis à un prix fixe de 160 000$. Donc, si les propriétaires actuels de taxi exigent soudainement des prix trop élevés pour leur permis parce qu’Uber est sur le marché, Uber ou tout autre entreprise, pourrait se tourner vers le gouvernement pour acheter ses permis. Avec l’argent accumulé, le gouvernement s’engagerait à racheter autant de permis qu’il peut avec les fonds amassés.

Pour ce qui des immatriculations et permis de conduire spéciaux, il me semble qu’on pourrait faire une exception pour Uber et autres entreprises du genre, à condition qu’elles renoncent à certains privilèges réservés aux taxis comme pouvoir cueillir un client sur la rue et pouvoir s’agglomérer à certains endroits stratégiques (comme les aéroports et grands hôtels).

En se basant sur le tableau de la figure 5.1 du rapport « Évaluation des coûts de la congestion routière dans la région de Montréal »:
http://www.bv.transports.gouv.qc.ca/mono/1165444.pdf

on a perdu 1.8 milliard en 2008.

Ce rapport est basé sur la métropole de Montréal, ses banlieues ainsi que plusieurs informations calculable : la valeur du temps, le coût des retards, coût des véhicules, coût du carburant, coût de la pollution atmosphérique.

Aujourd’hui en 2016, on peu estimer avec une croissance de 7% du trafique depuis 2008 qu’on aura perdu ~3.152 milliards en 2016. Sans compter toute autres sortes de dépenses non comptabilisés du a l’étalement urbain.

*sarcasm*
Continuons a dépenser dans l’automobile mono usager et la perte de temps !
*sarcasm*

@ CroissanceDetteInfini,

— Permettez une p’tite question :

Est-ce que vous pensez que « l’Uberisation » de la société civile, apportera une solution fiable, durable, pratique, équitable et donc valable pour solutionner la question des transports urbains et interurbains dans un contexte d’étalement urbain qui se poursuit d’ailleurs inexorablement, forçant bien des gens à revenus modestes à quitter les villes pour les banlieues toujours plus loin, pour ainsi pousser en sens inverse la gentrification des centres urbains ?

Parce chance que c’est une petite question. Selon la définition de wikipedia:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Uberisation

« L’uberisation (ou ubérisation), du nom de l’entreprise Uber, est un phénomène récent dans le domaine de l’économie consistant à l’utilisation de services permettant aux professionnels et aux clients de se mettre en contact direct, de manière quasi-instantanée, grâce à l’utilisation des nouvelles technologies. La mutualisation de la gestion administrative et des infrastructures lourdes permet notamment de réduire le coût de revient de ce type de service ainsi que les poids des formalités pour les usagers. Les moyens technologiques permettant l’« uberisation » sont la généralisation du haut débit, de l’internet mobile, des smartphones et de la géolocalisation. L’uberisation s’inscrit de manière plus large dans le cadre de l’économie collaborative. »

Voici ma réponse en utilisant la définition précédente: Je suis convaincu que l' »uberisation » apportera une solution plus fiable, durable, pratique et équitable que bien des systèmes existant d’organismes / lobby !

Pour ce qui est de l’étalement urbain, une personne qui économise le budget d’une voiture pourra se payer un propriété beaucoup plus près de la ville que de la banlieue ou dépenser son argent ou bon le semble.

Le gouvernement s’est couché face aux votes ethniques
Les grands perdants sont surtout les jeunes qui pouvaient prendre des taxis moins chers

« Le comité précisait d’ailleurs qu’il n’y avait pas, avec un encadrement approprié, de baisse de la valeur des permis de taxi à l’horizon, donc, inutile de les racheter. »

Il y a une limite aux nombres de déplacements que les individus font. Il est faux de prétendre qu’on peut rajouter une autre offre de service sans que cela n’affecte l’industrie du taxi. Les chauffeurs doivent déjà faire des heures de fou pour un salaire minable. La farce a assez duré et il était temps que le Gouvernement mette ses culottes.

Cette nouvelle économie du partage, « innovatrice » selon Alex Castonguay, n’est rien d’autre qu’une forme plus contemporaine du capitalisme sauvage qui régnait au début de la révolution industrielle. Une main-d’oeuvre sur demande, remplaçable à souhait, avec une rémunération qui ne couvre même pas les dépenses des travailleurs, une entreprise qui se dégage de toutes responsabilités sociales tout en empochant les profits sur le dos des travailleurs.

Tant pis pour Alex, l’« uber économie » est un échec pour ceux qui ont voulu emprunter cette voie « innovatrice », comme le soulignait récemment un article du Devoir, tiré du journal Le Monde : « Faute de rentabilité, les fermetures de « jeunes pousses » de services à la demande se multiplient ».

Tiens…Marc Sauvageau qui défend les politiques LIBÉRALES!!! C’est nouveau ça?

Qualifier Uber de « capitalisme sauvage » alors que les chauffeurs de Uber le font clairement de façon VOLONTAIRE et DE BON GRÉ et dont plusieurs sont même également des chauffeurs de taxi est…disons…insolite non? Surtout si les revenus ne couvrent pas les dépenses et que les « travailleurs opprimés » CONTINUENT leur travail d’esclaves à la solde des gros méchants capitalistes…

Probablement tous des cons! Et que dire des 400,000 Québécois qui utilisent régulièrement ce service totalement décadent caractéristique de la déchéance du mode de vis occidental.

Ah ce qu’on était heureux du temps des boeufs et des charrettes…

@ François 1,

À ma connaissance les chauffeurs « Uber » : « n’acceptent pas de leur plein gré une tâche, une charge difficile ou désagréable ou offrent bénévolement leur services », selon une définition simple empruntée au dictionnaire, définition à laquelle vous vous référez.

Que cela vous plaise ou bien pas. Dès lors que vous échangez un service contre une rémunération qui est équitable pour vous, vous n’êtes plus volontaire au sens de la loi puisqu’il y a un contrat, vous devenez contractuel, vous devez donc vous conformer aux termes du contrat.

Dès lors que vous faites affaire avec un intermédiaire que vous soyez chauffeur ou client. Vous choisissez certes un prestataire et un service, c’est votre libre choix, vous acceptez d’enrichir le prestataire (ici : Uber) pour lui permettre de réaliser des profits. Il n’y donc rien dans tout cela qui ressemble au volontariat. Le fait que vous acceptez de payer pour le service fait que vous êtes censé accepter comme client ou comme chauffeur les termes du contrat. Tour cela relève du droit commercial ; dans le cas d’Uber il s’applique.

En contrepartie, le prestataire du service doit se conformer aux lois en vigueur, cela fait partie du « contrat social », cela est conforme aux règlements internationaux, notamment ceux de l’OMC. Uber est un prestataire de service comme tout autre. Pourquoi vouloir faire des différences et des distinctions ?

Il n’y a effectivement aucun problème à exercer une activité commerciale, dès lors que les prestataires se conforment aux lois en vigueur. À ma connaissance aucune assemblée élue n’est tenue de modifier ses lois pour accommoder une petite minorité ou accommoder quelque lobby en particulier. Tout cela relève du libre arbitre des élus qui ont le droit de choisir leurs priorités puisqu’ils doivent périodiquement rendre des comptes auprès de la population.

Autrement, si on estime qu’une minorité peut dicter la loi. La souveraineté du Québec devrait être acquise depuis des années puisqu’il conviendrait que le Parlement accommode les souverainistes sur le champ dès lors que la souveraineté correspond à leur style de vie et qu’ils sont souverainistes volontairement. À ce titre d’ailleurs la souveraineté du Québec aurait dû être proclamée dès 1995, puisque les règles du référendum ont été faussées par le fédéral au tout dernier moment…. C’est un fait historique avéré.

Pour conclure, je dirai que votre conception du volontariat se résume à ceci : je veux le beurre, l’argent du beurre, les services gratis quand ça m’arrange, je veux le bonheur des riches et des multinationales, je veux minimiser mes impôts et mes taxes, puis en prime je veux aussi le cul de la fermière puisque lorsque la fermière m’offre son cul, cela se fait naturellement sur une base volontaire, car évidemment tout cela va de soi. »

Cela dit le projet de loi québécois n’empêche nullement Uber d’exercer ses activités. Je ne vois donc pas pourquoi les gens — à moins qu’ils soient tous devenus fous -, qu’ils trouvent qu’il y ait là le moindre problème dans tout cela.

@Serge Dronginsky, le problème avec la volonté de se conformer au loi est que la loi du taxi a été créée pour se soustraire à la loi sur la concurrence! C’est un cartel reconnu légal par le législateur et le but d’un cartel est de limiter la concurrence. Pour le client est-ce qu’il s’agit d’une bonne loi? Non, on a perdu une belle occasion de rejeter un modèle archaïque!

Ah…le fameux référendum de ’95 « volé » par le fédéral…ce qui implique que les votes des Québécois seraient à vendre au plus offrant…

S’ils s’étaient sentis VRAIMENT lésés, ne croyez-vous pas que les Québécois auraient « cassé la baraque » partout au Québec? Et que les intentions de vote pour le séparatisme atteindrait des sommets? Et que les Libéraux, ouvertement FÉDÉRALISTES n’auraient JAMAIS été réélus?

Or, c’est tout à fait le CONTRAIRE qui se passe… Étrange non?

Comme « fait historique avéré », on a déjà vu mieux…mettons!

La loi actuelle qui interdit l’innovation technologique et la créativité commerciale comme celle de Uber date du début du siècle dernier. Un petit « face lift » serait bienvenu non? De plus, il y a des tonnes d’autres applications ouvertes (Air BNB par exemple) qui sont en activité et qui permettent aux utilisateurs de commercer librement ensemble et ouvertement et ce, sans que l’État mette ses grosses pattes sales dans leurs relations. De plus, ces applications permettent aux utilisateurs de donner publiquement leur appréciation du service rendu.

Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, je trouve ça merveilleux et j’encourage nos jeunes à continuer de faire preuve du souffle d’inventivité qui les caractérise sinon, nous demeurerons statiques pendant que le reste de l’univers civilisé poursuivra sa marche vers le futur.

Ça ne me tente pas du tout de retourner aux allumeurs de réverbères et aux garçons d’ascenseurs…

Hier, c’était le gala des Oliviers, récompenses ultimes pour nos humoristes patentés et, regrettablement, il y manque une catégorie pour les commentateurs humoristes du web, vous y auriez une place de choix.

Je critique l’économie du partage ou collaborative défendue dans ce billet, ce n’était certainement pas ce point de vue que j’ai pu lire et entendre, du moins chez les jeunes libéraux, cette fin de semaine à la convention du parti Libéral (Couillard souhaite même créer un comité pour étudier l’économie du partage).

Le capitalisme sauvage a la particularité d’offrir aux travailleurs la précarité et c’est le modèle d’Uber. Quand Uber décide du droit d’utiliser leur application, quand il décide des tarifs, quand il décide du choix du véhicule, quand il décide, via la notation, du destin des conducteurs, c’est la précarité qui attend les conducteurs qui adhèrent à Uber. Et ce n’est pas parce qu’ils adhèrent librement à Uber que les conducteurs d’Uber décident librement de leur sort.

1- AUCUN conducteur n’est OBLIGÉ d’être celui d’Uber. Plein d’autres choix!
2- AUCUN client n’est OBLIGÉ d’utiliser Uber. Plein d’autres choix!

Autre chose Marc?

P.S.: Je suis dubitatif devant votre entêtement à défendre notre Premier Ministre, le Très Honorable Monsieur Philippe Couillard.

Vous avez raison Monsieur encore une fois de la politique de politiciens et manque de courage.

Très bonne approche!… Qu’y je renforcerais en disant plutôt: Refus obstiné de toute innovation qui menace les petits intérêts conservateur… Et mesquins…Et violence verbale en plus Ooo… La concurrence est un poison violent pour toute forme de monopole. Ainsi, on doit le combattre du bec et des ongles. Serions-nous, en dépit de notre degré de civilisation, le seul territoire à ne pas croire que le monde est en train de changer, et que nous n’avons pas le choix d’emboîter le pas? Ou nous resterons à l’arrière du train.

Qualifier UBER d’industrie du partage est une aberration.
Le vrai partage et l’utilisation efficace du transport reposent sur l’utilisation du transport en commun. UBER est tout-à-fait contraire à cette approche.
Le capitalisme. à la Adam Smith, doit accepter une responsabilité sociale et doit nécessairement être réguler par l;a société. Sinon c’est la loi de la jungle qui prévaut.

Les quelques commentaires que je viens de lire me font penser plutôt à des dissertations sur le sujet, et beaucoup trop longue à lire. Un commentaire doit rester un commentaire.

Uber provient du verbe allemand üben qui veut tout simplement dire « exercice » comme un devoir d’exercice, un permit d’exercice etc. Le mot uber est un suffixe qui sert à rehausser le mot qui le suit, un peu dans le sens de « hyper ». En fait le mot uber ou uber n’existe pas en lanque allemande c’est la proposition über qui en est la racine. Les jeunes citoyens de langue allemande s’en servent depuis une dizaine d’année sous forme de réponse pour dire « super » « excellent ». Le mot über tient surtout à exprimer « concernant, relatif à, à propos, au sujet mais sa sur-utilisation en à fait un terme utilisé comme adverbe au lieu de proposition. C’est comme les mots « tics » tsé là, genre, etc.

Décidément ce Couillard est de plus en plus décevant!

Même pour un gouvernement du Québec cette volonté de préserver ce système archaïque entourant le Taxi est étonnante. Ce système est mauvais , avec lui presque tout le monde est perdant, incluant bien sûr le consommateur.

Si on ajoute à cela le recul face aux syndicats dans les négociations du secteur public on commence à voir un pattern où le parti au pouvoir se positionne pour des raisons électoralistes. Plutôt que de prendre des décisions rationnelles on se réfugie dans le statu quo.

Les libéraux n’aiment pas le désordre et n’aiment pas faire de vagues. Entre faire ce qui est courageux et rationnel et ce qui est électoralement payant le choix a toujours été facile pour eux…

Ce n’est pas une question de gouvernement mais bien de mentalité des citoyens qui n’en ont jamais assez mais crient au meurtre lorsqu’ils regardent leur talon de paye et font leurs rapports d’impôt, comme si les milliards nécessaires à la construction et au maintient du réseau routier tombaient du ciel.

Que se soit les libéraux ou tout autre Parti, le problème est archaïque. En fait, il n’aurait jamais dû exister. Les permis auraient dû être gratuits tout en limitant le nombre. Lorsque l’on vend un commerce, le “fond de commerce” ne vaut pas grand chose, le bâtiment qui vient avec a dépérit et a perdu beaucoup de sa valeur, selon la qualité de sa construction et son âge.

Les gouvernements ont regardé le train passer sans songer que le problème s’aggravait d’une décennie à une autre.

Au Québec, les gouvernements attendent que le plafond leur tombe sur la tête avant de réagir, c’est une forme “d’action – réaction” qui est au centre du mode de pensé des membres des gouvernements. Il y a eu l’augmentation de 0.25 à 0.50 sur l’autoroute 15 qui a provoqué un tollé inimaginable, non mais ? Il y a eu augmentation faramineuse quoi que légitime des prix des plaques minéralogiques et des permis de conduire etc.

L’augmentation du prix de ces services ne s’applique donc pas à l’augmentation au coût de la vie ? Ah bon ! Faut le faire, tout de même.

Le gouvernement du Québec vient de déposer son plan de transport en commun pour la région de Montréal mais il n’y a aucune mesure dissuasive pour l’entrée sur les îles de Montréal et Laval afin que le transport en commun devienne rentable par son utilisation.

J’entends déjà toute cette pléiade de l’automobile qui ont toutes les raisons pour ne pas vouloir prendre les transports en commun. Les villes, notamment de New-York et de Los Angeles ont augmenté le taux de taxation des terrains libres qui servent de stationnements afin que les propriétaires augmentent le prix du stationnement par automobile.

Plus de 12 États qui ont suivit l’approche de l’État de Californie ne considèrent plus les dépenses de stationnement au niveau fiscalité “impôt”. Le nombre de villes qui ont suivi les villes de New York et Los-Angeles n’était pas répertoriées au moment de l’annonce commune des villes de New York et Los Angeles ont mis en oeuvre leurs processus de dés-engorgement des routes urbaines.

Si des villes comme celles des pays asiatiques sont capables d’y parvenir, je ne vois pas pourquoi les gouvernements Nord américains ne pourraient pas y parvenir.

Monsieur Castonguay, je n’ai pas lu votre exposé en entier je le confesse et je me suis contenté de lire seulement le premier commentaire.
J’ai presque cessé de tout lire et de commenter tout ce m’intéresse. Question de temps, mais surtout parce qu’avec le temps il est facile de connaître à priori le sens des opinions des commentateurs professionnels ou non, et ce temps aussi précieux est utilisé alors en pure perte.
Pour les Jean Nicolas Guillemette, Maxime Bernier et François de ce monde pour ne nommer que ceux là, qui déjà couvre une assez grande palette des opinions que l’on peut lire et ou entendre et qui ne me conviennent pas du tout, je reviens perdre quelques minutes de mon temps pour étaler mon opposition à leurs visions.
On mélange tellement la valeur véritable des mots et des maux à toutes les sauces, incluant de la part des gouvernements, spécialement ce gouvernement de docteurs, qui sont souvent et dans ce dossier aussi comme des girouettes que plus rien possède sa valeur propre et initiale, c’est comme du vaudeville, de la comédie, un festival juste pour rire perpétuel.
Le système UBER qui serait une économie de partage. Partage de quoi au juste?
Le système UBER serait plus pour moi une industrie et une économie de piratage des systèmes existants et mis en place par des élus choisis par la population…au profit des individus qui y adhèrent…en refusant toutes les formes de partages existants qui pourraient leurs enlever un sous, comme les impôts à la manière des APPLE et GOOGLE de ce monde.
UBER ne serait pas une compagnie de transport de personne?
Ceux qui utilisent l’application, peuvent-ils se transporter ou se faire transporter sans l’utilisation d’un véhicule quelconque en trois dimensions?
Oui au plus vite nos gouvernements, nos élus, pas seulement celui de Québec, doivent travailler à la mise-à-niveau de toutes nos lois pour encadrer le monde de l’économie virtuel…c’est urgent!
La réponse de ce gouvernement à UBER est trop minimaliste à mon goût et ne s’adresse pas même d’une nano parcelle au système à règlementer.
Faudra-t-il avoir des débats éléphantesques pour chaque nouveau projet ou nouvelle compagnie qui se prétend privilégier l’économie de partage qui voudrait agir dans le seul respect de ses propres dictats et accoucher à chaque fois de lois et des règles spéciales à chacun?
Ça prend un nouveau projet de loi complet et complexe touchant à tout les aspects.
Étant donné l’urgence on pourrait s’entendre pour le sectionner, le présenter et l’adopter au plus vite par section.

En ce qui me concerne j’aurais déjà quelques articles en tête à adopter en priorité et au plus vite:
1- En cas de condamnation pour manquement à quelques articles des lois existantes dans cet état, pays, province, villes et villages, arrondissements, incluant cette loi en évolution, en plus des amendes prévues, il devra obligatoirement y avoir une condamnation minimum d’un an de prison ferme à celui ou celle, ceux et celles qui seront condamnés, ou au minimum à une personne représentant une compagnie ou une organisation.
2- Sera condamnable toute tentative d’établir et d’offrir des produits et des services qui va à l’encontre d’une ou des lois établis. En plus de la prison, les contrevenants établis à l’article 1, seront tenus de payer l’équivalent de 1000 fois les amendes déjà prévus.
3- Sera condamnable à un minimum de 5 ans de prison en plus des amendes prévus et de la saisie de tout leurs biens partout où ils sont saisissables pour tout ceux qui d’une façon quelconque, utilisent un stratagème, même jugé légale dans d’autres juridictions, pour soustraire directement ou indirectement des revenus à l’état.
4.1 Il sera obligatoire de déclarer toutes les ventes de produits et de services effectuées à des clients résidents dans cet état et de payer les dû prévus par les lois en plus de se conformer à toutes ses lois.
4.2 Tous les acheteurs de produits et services devront déclarer sur un formulaire approprié et automatique inclus lors des achats virtuels, toutes leurs transactions ainsi effectuées, dans le but de rembourser à l’état les taxes qui ne leurs auraient pas été chargées.
4.3 voir 4.2 … + dans le but d’établir les revenus accumulés par des compagnies de l’extérieur de l’état et de vérifier s’ils se conforment aux lois appropriés.
4.5 Les entités qui seront condamnés pour non conformité, se verront leurs sites bloqués.
etc…, etc…, etc…

Oui c’est vrai, c’est impossible.
N’est-il pas permis de rêver?
J’ai partagé un de mes rêves du moment et sur cette problématique qui englobe et soulève le cas UBER ici aujourd’hui.
Mais c’est une partie de ma pensée sur ce sujet et qui pourrait être un début de solution qui pourrait avoir un début de satisfaction à mes yeux.

Je sais pas si monsieur Guillemette a décidé de ne plus partir parce qu’il n’avait pas le courage de faire ses boîtes, mais s’il n’y a que cela, je me propose mon aide, et donc de partager mes bras, gratuitement, pour l’aider à les remplir!