Un inquiétant ministre

Les milieux d’affaires québécois s’inquiètent. Certains sont même près de la panique. Chaque petite annonce, chaque déclaration des nouveaux ministres semblent soulever une tempête et alimenter leur méfiance envers le nouveau gouvernement.

Il y a eu l’épisode du remplacement de la « taxe santé ». Le gouvernement a finalement renoncé à l’idée de hausser rétroactivement les impôts des plus hauts salariés et de diminuer l’avantage fiscal des gains de dividende et du gain de capital. Le résultat net consiste néanmoins en une hausse d’impôt et il n’est pas dit que le ministre des Finances ne récidivera pas lors de la présentation de son premier budget.

Les nominations de Martine Ouellet aux Ressources Naturelles et de Daniel Breton au Développement durable et à l’Environnement font craindre le pire. Daniel Breton m’inquiète davantage. La semaine dernière, M. Breton congédiait promptement le président du Bureau d’Audiences Publiques sur l’environnement. Dans sa vie antérieure, le militant Breton jugeait que le BAPE n’était pas assez hostile aux demandes patronales.

Curieusement, les promoteurs privés pensaient exactement le contraire. En considérant surtout les aspects environnementaux et sociaux, le BAPE sous-estimait, selon eux, la valeur économique des projets. Surtout, le processus d’approbation retardait et compliquait grandement les projets d’infrastructures, énergétiques et industriels. Rappelons que c’est le BAPE qui a institué un moratoire de facto sur l’exploration des gaz de schiste au Québec en attendant une évaluation plus approfondie.

On peut donc s’attendre à un BAPE et à un ministère plus coriaces et moins perméables aux arguments de nature économique. Déjà, on laisse entendre que le projet retenu pour remplacer l’actuel échangeur Turcot allait être révisé… une autre fois.

Plusieurs « verts » québécois sont des « rouges » qui s’ignorent avec leur message souvent anti-capitaliste. Ils ont maintenu une opposition féroce contre à peu près tous les récents projets de développement au Québec. Ils ne seraient jamais nécessaires, menaceraient ce qui s’avèrerait toujours « la dernière rivière sauvage du Québec » et il faudrait se débarasser du jour au lendemain de notre dépendance aux énergies fossiles. Ce dernier élément est très cher à Daniel Breton. S’il était mis en application, ce vaste programme aurait un impact épouvantable sur l’économie du Québec. Espérons qu’il sera contre-balancé par des ministres qui ont à coeur le développement du Québec et de ses régions.

Or, comment se porte-t-elle au juste l’économie du Québec ? Sommes-nous si riches et si au-dessus de nos affaires pour repousser du revers de la main ceux qui veulent investir chez nous ?

Le Québec devrait bénéficier cette année de 12,5 % des investissements privés non résidentiels au Canada. Une statistique misérable qui serait carrément catastrophique sans les investissements miniers records dans le Nord québécois. Que veut faire ce gouvernement ? S’attaquer à la compétitivité de l’industrie minière avec un nouveau régime de redevances.

Qu’est-ce qui fait rouler l’économie du Québec ces temps-ci ? Bien sûr, ce sont les cônes oranges. 14 milliards de dollars sont investis en 2012 dans les infrastructures, ce qui permet le maintien de 100 000 emplois directs. Ce rythme est intenable et il alimente lourdement la dette publique. Mais dire non d’emblée à la construction de routes et de barrages est une idée dangereuse. Madame Marois est plus nuancée, mais son ministre de l’Environnement n’a jamais donné dans la dentelle.

Pour plusieurs, les Québécois sont riches et n’on pas besoin de routes, de barrages, de mines et de puits de pétrole ou de gaz.

C’est vrai que nous sommes riches. À preuve, nous gagnons en moyenne 8 dollars de plus par semaine que les habitants du Nouveau-Brunswick ! On devrait nous donner une médaille d’or pour une telle performance. Pour ceux que cela intéresse, les Ontariens gagnent en moyenne 100 dollars de plus par semaine que nous et les Albertains 272 dollars. Mais eux, évidemment, ils ne comptent pas parce qu’ils osent exploiter leur pétrole.

Vous l’avez peut-être remarqué, mais le taux de chômage au Québec était le mois dernier supérieur aux taux ontarien, canadien et américain. Mois après mois, le taux d’emploi au Québec est nettement inférieur à celui de nos voisins ontariens et canadiens. La croissance économique est également plus lente au Québec que dans l’ensemble canadien.

C’est cette faible activité économique qui complique la vie du ministre des Finances, et non pas la réaction des milieux d’affaires à son plan de hausse des impôts. Parce qu’il traîne de la patte économiquement, le Québec est pauvre en riches. LA CAQ a publié la semaine dernière un texte fort intéressant, qui résume bien l’enjeu.

En 1976, le Québec représentait 27,3% de la population canadienne, et 24,6% des contribuables canadiens ayant des revenus supérieurs à $100,000 étaient Québécois. La proportion de Québécois à hauts revenus, parmi les Canadiens à haut revenus, était donc légèrement inférieure au poids de la population du Québec au sein du Canada. Trente-cinq ans plus tard, cet écart s’est malheureusement creusé de manière significative. Le Québec compte maintenant pour 23,2% de la population canadienne, mais la proportion de contribuables québécois à hauts revenus est tombée à seulement 15,7%.

(Source: Statistique Canada, Cansim 202-0402 et 051-0001)

Si nous avions maintenu la même proportion de contribuables ayant des revenus de $100 000 et plus, nous aurions aujourd’hui au Québec au-delà de 100 000 contribuables supplémentaires payant en moyenne $28,000 en impôts chaque année, pour une somme d’environ $3 milliards en revenus fiscaux. Inutile de dire que cette somme changerait considérablement la donne pour les finances publiques du Québec.

Le Québec doit s’enrichir et ce n’est pas en mettant en position d’autorité des opposants systématiques du développement économique qu’il y parviendra.

 

 

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Je revois Pauline Marois, lors de la dernière campagne électorale, qui est aux îles-de-la- Madeleine et elle semble répondre à un habitant de cette région pour lui dire qu’il est possible que le Québec n’exploite pas le gisement de pétrole de « Old Harry ». Pendant, des années, les gens me disaient les Albertains sont riches grâce au pétrole et moi je leur répondais que si nous avions du pétrole nous serions trop bête pour l’exploiter. Je le disais par boutade. Mais là je dois me rendre à l’évidence que notre gouvernement fait tout pour me donner raison.

Et dire qu’ils sont passés à 1 petit pourcent d’être majoritaire, imaginez la catastrophe!

Remarquez il n’y a pas qu’au Québec que le milieu des affaires panique:

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/10/14/20002-20121014ARTFIG00115-laurence-parisot-la-situation-est-gravissime.php

Sauf que le parti socialiste Français et le PQ c’est la même chose, la même idéologie et ça travaille pour la même clientèle: la fonction publique. Pas de raison de croire que des politiques qui se ressemblent mises en place par des partis qui se ressemblent n’obtiendront pas aussi des résultats semblables. Notre seul avantage: les notres sont minoritaires et pourraient sévir moins fort et moins longtemps.

Qu’est-ce qui fait rouler l’économie du Québec, en dehors de l’endettement, celui de l’état et des ménages?

Il est très important de répondre à cette question M Duhamel, parce qu’en fin de compte c’est là dessus que tout va se jouer.

Et pour ma part je reste convaincu que la réponse justifie tout à fait de paniquer.

Une statistique misérable le 12%? Facile à expliquer. Dans l’ouest on investit des sommes énormes dans le pétrole. Ca dope les chiffres

Les gros salaires? Facile à expliquer. On a déménagé les sièges sociaux après l’élection du PQ. La peur de la séparation. Or, on le sait maintenant, le Québec est toujours dans le Canada. La gang de Toronto s’est servi de la peur de la séparation pour piller Montréal. (le pire c’est que les Feds ne les ont jamais dénoncé! Ca c’est une honte)

Autre explication: la fonction publique a grossi à Ottawa et on se retrouve maintenant avec des milliers de fonfons qui font dans les 6 chiffres

Ah j’oubliais, le ministre des Finances de l’Ontario vient de publier les derniers chiffres:
14,400,000,000 de déficit! Environ 10 fois celui du P’tit Marceau

Ontario’s fiscal outlook has brightened in recent months, thanks largely to higher than expected revenues from corporate and personal taxes.

In the fall economic outlook tabled on Monday, the deficit is projected to reach $14.4-billion in fiscal 2012-13

M. Duhamel,
Deux situations, à elle seules, sont pratiquement, responsables de cet écart. Pourtant, vous n’avez pas cru y faire allusion.
Le nombre de hauts fonctionnaires fédéraux gagnant plus de 100 000$ s’est multiplié par plus de 100.
Mais la majorité de ces fonctionnaires ne résident pas au Québec mais dans les autres provinces, surtout en Ontario.
Il y a aussi l’exploitation des sables bitumineux qui, à cause d’une pénurie de main d’oeuvre, offre des salaires supérieurs à 100 000$….bine souvent à des étrangers. Les mêmes sables bitumineux qui nous empêchent d’^tre concurrentiels ici dans l’est à cause d’un dollar gonflé au gaz.
Mais continuez, M. Duhamel, votre désinformation. Votre patron sera content.

M Duhamel,
Quel a été le dernier ministre des finances du Québec à avoir fait une remise sur notre dette?

Le milieu des affaires va trop loin et risque de se retrouver avec une nouvelle forme de mondialisation, celle des soulèvements populaires. Vous devriez consulter les anthropologues et ces derniers vous diraient qu’en ce moment il monte une vague de colère allumée par les mensonges des uns et des autres, les abus d’une minorité qui ne cesse de s’enrichir sur le dos de la masse de travailleurs et des travailleuses, des pauvres et de la classe moyenne et que tous sentent bien qu’ils se font royalement rouler, qu’on les bercent de fausses promesses comme: ‘C’est avec l’argent des riches que l’on crée de la richesse’! Non, c’est à la sueur du front des travailleurs et travailleuses que l’on appauvri de plus en plus. C’est le genre de rhétorique que les républicains américains ont mis les États-Unis dans la dèche où ils sont. Méfiez-vous, tous les éléments sont en place, toutes les planètes sont alignées pour que tout bascule et alors où vous retrouverez vous? Vous avez beaucoup plus à perdre que la classe moyenne, réveillez-vous.

@ Diane Veilleux

Si ce que vous prédisez arrive, ça sera 10 fois pire pour les pauvres. Regardez en Espagne, en Grèce, au Portugal, ils sont dans la rue à toutes les semaines et les politiques d`austérités s`appliquent pareilles. Quand ça fait trop longtemps que tu vis au dessus de tes moyens, tu finis par payer le prix. Que ça soit un individu, une famille ou un gouvernement.

Bon…devant l’évidence, nos nationaleux préfèrent toujours garder leur tête profondément enfouie dans la vase plutôt que de faire preuve de raélisme comme les lucides l’ont fait il y a quelques années.

L’Alberta a du pétrole? Nous aussi mais on est trop bêtes pour l’exploiter (Old Harry, Ile Anticostie, gaz de schite…). Et en plus, on a l’hydro-électricité non? Et que dire de notre eau?

L’ontario semble posséder beaucoup de fon-fons? Mais le Québec est pourtant la province où il y a le plus de fon-fons par tête de pipe… Et voyez où ça nous a menés mais ça, c’est un autre sujet.

Le gouvernement actuel est un ramassis de bleuzaille et d’apprentis sorciers étatico-gauchiste qui ne savent pas du tout où ils s’en vont et qui s’y rendront…

Le lien de confiance avec la population et le milieu des affaires est défénitivement brisé et si j’ai un conseil à leur donner c’est de foutre le camp du Québec OPC!

On ne veut pas de vous ici!!!

On veut des pauvres, des assistés sociaux, des nationaleux, des étudiants casseurs, des irresponsables, des parasites et des diplômés en sciences molles. POINT.

Le PQ va améliorer certains aspects de notre corrompue gouvernance provinciale pendant environ 1 an. Des élections devraient suivre normalement.

Le PLQ devrait s’écraser ou changer de nom, suite à la Commission sur la construction, même avec M. Couillard, le responsable du catastrophique déménagement du CHUM, comme chef, ce qui laisserait la place à la CAQ pour prendre le pouvoir avec ses idées économiques de couper dans les dépenses de l’État québécois afin de sortir le Québec des déficits sans fins.

« On peut donc s’attendre à un BAPE et à un ministère plus coriaces et moins perméables aux arguments de nature économique. » Que veut dire cette expression, « des arguments de nature économique »? Vous semblez laisser supposer que les seuls arguments de nature économiques sont ceux avancés par le monde des affaires depuis des lustres, alors que les environnementalistes ont, eux aussi, « des arguments de nature économique ». Pourquoi ne seraient-ils pas eux aussi valables?

M. Duhamel,
Vous et les affairistes qui nourissez que le profit êtes en train de Vous compter des peurs. Rappelez-vous les 10 milliards pour aider le milieu de l’automobile en Ontario contre quelques centaines de milliers de $ pour le Québec pour le monde de la forêt, le Canada c’est cela. Prenez quelques minutes pour lire ce qui suit, la réponse ou le manque de réponse est là. Votre nationalisme pour le Québec est à repenser, non ?

Quatre coups de poings aux visages des Québécois.

Durant les 30 dernières années, certains événements ne sont pas le fruit du hasard mais résulte d’une consigne canadienne pour affaiblir, pour déstabiliser et ainsi marginaliser le Québec dans le but de contraindre cette province à se comporter vis-à-vis Ottawa, comme les autres.

1- Le rapatriement de la constitution de 1982 sans l’accord du Québec
2- Le vol du référendum de 1995
3- Le détournement de dizaines de milliards à la Caisse de Dépôt et Placement du Québec.
4- L’attentat au Métropolis le 4 septembre dernier.

1-Dois-je revenir sur l’historique du rapatriement de 1982 sous P.E. Trudeau et la nuit des longs couteaux de novembre 1981 ? Je laisse l’histoire vous faire revivre ces tristes événements.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nuit_des_Longs_Couteaux_(Qu%C3%A9bec)

2- Concernant le vol référendaire, celui-ci est bien expliqué dans le résumé de Germain Bataille paru dans la Tribune libre de Vigile le 10 janvier 2006, ce résumé est extrait du document de Robin Philpot (Le référendum volé).

http://www.vigile.net/Le-referendum-vole-resume-par

3- Maintenant, peut-on mettre des noms sur les responsables du détournement à la CDPQ en 2008? Il y a un incontournable qui a facilité la débâcle des épargnes des Québécois et c’est Henri-Paul Rousseau, aujourd’hui vice-président sous l’aile des Desmarais à Power Corporation et de Jean Charest ex-premier ministre du Québec (2003-2012), devenu millionnaire durant ses mandats et ami intime de la famille Desmarais à Power Corporation. Précisons aussi qu’il y a toujours plusieurs questions sans réponse dans ce dossier. Un limier Vigilien, M. Jean-Claude Pomerleau expose ici : http://www.vigile.net/Caisse-Charest-a-menti l’intervention du PM dans ce dossier.
À suivre …
4- Avec l’attentat du 4 septembre au Métropolis, il y a certainement une analyse à faire sur le Quebec bashing du milieu anglophone venant de partout au Canada, les analystes politiques des radios poubelles de Montréal et Québec et les écrits des quotidiens du Québec qui gonflent sans gène la cause fédéraliste.

L’individu qui a fait une victime ce soir-là n’est pas le seul responsable de cet attentat.
Est-ce que sous la gouverne du PQ les véritables coupables sera identifiés? Encore une fois, des Vigiliens tente d’y voir plus claire, comme ici :

http://www.vigile.net/Pauline-Marois-visee

Ajoutons aussi qu’il ne faudrait pas oublier nos caricaturistes qui alimentent au quotidien le cynique que les citoyens expriment à chaque scrutin et cela à tous les niveaux de gouvernance et comment ne pas faire mention de nos humoristes qui pompent le cynique au maximum dans l’assistance qui s’en gave avec malice.

Dans les deux situations précédentes, il est regrettable de constater que le profit est la seule motivation, mais avec quel impact sur le comportement du citoyen ?

Voyez-vous M. Duhamel votre réalisme est assez loin di mien. Je n’ai qu’un seul patron et c,est la transparence ou la vérité.

Merci de me lire ! A. Forgues, Lévis

M. Duhamel,

Si je comprends votre article, les affairistes sont si nerveux qu’ils iront voir un médecin pour obtenir une prescription pour des calmants. Ensuite, ils passeront à la pharmacie, c’est très abordable comme coût. Pas degêne cela fera tourner les affaires du milieu de la santé.
Incroyable votre approche ! A Forgues, Lévis

Les verts purs et durs qui sont au pouvoir via les ministres Breton et Ouellet commencent déjà à faire des ravages bien concret: 200 travailleurs à pied à Malartic. La mine Osisko s’étant vu refuser de dynamiter une partie stratégique du gisement d’or. Le problème perdure toujours…

Et, ce n’est pas avec M. Breton au pouvoir que les choses vont s’accélérer. Bien au contraire.

Si je suis fondamentalement d’accord avec le fait qu’il n’y a pas assez de citoyens qui reçoivent 100 000 $ et plus de revenus. Je relève aussi que les 9 dernières années de : « laisser faire, laisser aller », qui ont contribué à plomber les comptes de la Province du Québec ; n’ont eu qu’un impact très négligeable pour faire progresser le revenu de tous les citoyens et pas même le nombre de contribuables appartenant à la classe moyenne aisée, car ne nous leurrons pas : 100 000 dollars de revenus imposables ne font pas de vous un « riche ».

Je relève aussi que la structure de l’économie mondiale a changée considérablement au cours de ces 40 dernières années, que dans toutes les mutations on trouve toujours des gagnants et des perdants. Je constate que les plus grands développements se sont produits dans la même période autour du bassin entourant l’Océan Pacifique ; qu’une grande partie de la richesse s’est concentrée autour de ce vaste bassin. Que cela s’est fait à l’avantage des Provinces de l’Ouest, tout comme cela se fit dans les États de l’Ouest aux USA. Il y a beaucoup plus de contribuables dans le bel État du Washington (à population légèrement moindre) à 100 000 dollars et plus qu’il n’y en a au Québec.

Faut-il estimer qu’il y a eu un certain déclin relatif de l’Est canadien ? La réponse est probablement : Oui ! Il conviendrait pourtant d’observer que l’intérêt de l’Est canadien, incluant le Québec est de travailler ensembles pour s’ouvrir sur le large bassin que représente l’Océan Atlantique. On a sous-développé depuis 60 ans, ces aspects considérables que représentent le commerce avec l’Europe, la Russie, les États de l’Est des Etats-Unis, tout comme les États d’Amérique du Sud et ceux qui bordent ou occupent le Golfe du Mexique.

Il est temps que nous comprenions que nous avons autres choses à faire pour créer de la richesse que dans la seule fracturation de toutes sortes de roches. Lorsque la taille des investissements dans ce domaine ne sera quoiqu’on dise et quoiqu’on fasse toujours qu’une petite fraction de ceux de l’Alberta.

@ François 1
Il est amusant de voir que vos multiples interventions portent sur l’économie dont la science, si on peut parler ainsi de l’économie, fait partie des sciences dites « molles » dont vous méprisez tant.
Dans vos propos un peu de connaissance en science « molle » n’aurait pas fait de tort.

N.B « gaz de schite » en plein ce que je pense de ce gaz, de la merde !

Je trouve le titre de cet article très tendencieux. C’est quand même un peu spécial de reprocher au ministre actuel qui est en poste depuis moins de deux mois, l’évolution économique des 30 dernières années au Québec.

En fait, je crois que l’auteur du texe ne réalise pas toutes les contradictions de son texte. Un exemple : le ministre de l’environnement serait un radical opposé au développement économique….

En quoi est-ce le rôle d’un ministre de l’environnement de favoriser le développment économique? Son rôle, tel que prévu par la loi est de voir à la défense de l’environnement. Pour le développment économique, il y a une pléade de ministères et organismes qui vont s’en charger. Je suis toujours aussi stupéfait de voir à quel point certains s’imaginent que le développement économique est la seule chose que nous avons à faire en ca bas monde. C’est important le développement économique, mais ce n’est pas tout!

Enfin, je vais m’arrêter ici parce qu’il y aurait énormément de points sur lesquels on pourrait remettre en doute la bonne foi de l’auteur. Et je me demande de plus en plus à quoi bon, car le manège recommencera dans quelques jours.

Tout une jérémiade que cet article qui abonde en « inquiétudes »,de toutes sortes, qui font « craindre le pire »,d’un « ministre plus coriace », soupçonné d’être « anticapitaliste » ce qui n’est pas rien, mais il y a pis, ce sont les « verts » qui sont des « rouges », qui font preuve « d’une opposition féroce à presque tous les projets de développement économique », ce qui nous mène à une « statistique misérable qui serait carrément catastrophique » !Un peu de nerf, que diable! De toute évidence, le nouveau gouvernement péquiste a du mal à trouver son assiette, mais mon cher Duhamel, vous rempilez alors que la cour est déjà pleine des récriminations des nantis de tout poil que l’on n’imaginait pas si vulnérables, les pôvres!
Rappelez-vous ce mot de Voltaire, qui s’y connaissait pourtant comme pourfendeur des puissants, » Tout ce qui est exagéré est insignifiant ». De la mesure S.V.P.

Je savais que nous nous apauvrissions d,années après années et ce n.est pas fini,loin de là !
L,économie se déplace d,est en ouest depuis plusieurs années et continuera de le faire,autrefois notre client principale était les U.S. maintenant c,est l,Asie!
C,est plus près de Vancouver que de Montréal!
Rien ;a voir avec les partis politique en présence!

Monsieur Duhamel, votre analyse est très sommaire et décevante. Comment Daniel Breton a-t-il pu faire autant de tort alors qu’il n’était même pas ministre? Faut travailler mieux. L’Alberta ne nage pas dans l’argent cette année car le prix du baril leur a joué un tour en 2012! L’Ontario a un déficit record et a une fiscalité beaucoup plus favorable aux plus riches que celle du Québec. Au Québec on est à mettre au jour des pratiques coûteuses que le gouvernement s’est obstiné à tenir secrètes. Il y a beaucoup de déficit public dans ce détournement d’argent. Bref, la situation mérite une bien meilleure analyse que le texte sensationnel que vous nous avez soumis. SVP, reprenez-vous, laissez tomber la partisannerie et faites place à l’objectivité. Ce dont nous avons besoin ce sont des informations validées plutôt que des déclarations alarmistes.

Merci

Étant un futur ex-travailleur de la centrale nuléaire Gentilly2 et gagnant plus de 100 000$ par année, je suis en total accord avec votre texte M. Duhamel. Si ce n’était pas de ma conjointe, j’aurais fait baisser le pourcentage au Québec depuis plusieurs années. Ça fait du bien d’entendre d’autres voix que celles des enverdeurs et des profiteurs de l’état. MERCI !

Un inquietant blogueur …

(1)

« Les milieux d’affaires québécois s’inquiètent. Certains sont même près de la panique. »

Il me semble qu’ils nous font du mauvais theatre d’ete mais pour ceux qui sont vraiment panique parmis eux voici quelques conseils.

(a)

Une balle anti stress en moumousse de leur choix fera l’affaire … il y a des modeles plus exotique en moumousse pour les audacieux.

Sinon aiguiser des crayons dans son spacieux bureau ou regarder par la fenetre est toujours agreable surtout s’il est en hauteur.

(b)

Sinon il y a le ritalin …

Si ca vient a bout d’un enfant de 5-6 ans ca devrait calmer un homme d’affaire …

(c)

J’ai deja entendu Guy Fournier dans une emission d’affaire publique il y a une couple d’annee en regard du suicide des hommes evoquer qu’il faut avoir des hobby dans la vie, se detendre … jouer au golf par exemple.

Qu’ils reprennent donc ces precieux conseils d’un homme qui est bien sur synonyme d’empathie a leur compte …

—-

(2)

« Or, comment se porte-t-elle au juste l’économie du Québec ? Sommes-nous si riches et si au-dessus de nos affaires pour repousser du revers de la main ceux qui veulent investir chez nous ? »

Dans le fond vous avez toujours un prix ?

Tient un projet emballant, innovateur et structurant pour l’economie qui illustre bien votre propos

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2012/10/17/001-dechets-radioactifs-21-villes-selection-enterrer-territoire.shtml

De quoi bien sur revigorer leur economie … attention Boston … Hornepayne s’en vient …

—-

(3)

» les Albertains 272 dollars. Mais eux, évidemment, ils ne comptent pas parce qu’ils osent exploiter leur pétrole. »

(a) Ils scrappent leur environnement aussi …

Quelle est la dette ecologique ?

Une vision du 19e siecle …

(b) Mais il me semblait qu’un travail serieux d’analyse discuterait du revenu disponible, du cout de la vie …

(c) Ce qui nous amene a un autre point le talent et les efforts de ceux qui font des analyses economique.

—-

(4)

« Curieusement, les promoteurs privés pensaient exactement le contraire. En considérant surtout les aspects environnementaux et sociaux, le BAPE sous-estimait, selon eux, la valeur économique des projets. »

Le sophisme du oui mais vous savez des gens pensent le contraire … ( et en plus du monde qui ont un interet financier …)

Ce qui nous ramene a (2) ou (3a) l’idee que l’economie a toujours le dessus sur l’environnement pour certains.

Toujours le même petit bout de la lorgnette « économique ».

Parce que bien sûr, chacun croit 1) qu’il pense mieux et davantage que l’autre et 2) qu’il a raison. C’est un biais cognitif comme il y en a d’autres.

Triste de nous voir collectivement enfermés dans ce que nous croyons être l’inaltérable marche de l’évolution et du progrès alors qu’il faut y voir de plus près pour se rendre compte de nos multiples fourvoiements.

Il y a bien des choses qui sont en train de changer, de se passer en ce moment même, à une vitesse absolument fulgurante. Malheureusement, il semble que nous allons devoir frapper un des nombreux murs qui nous entourent avant de finalement réagir pour le mieux, alors que pourtant, si on s’ouvre un peu les yeux, en dehors de sa petite vie personnelle et de la propagande des grands médias, il est plutôt facile de voir et comprendre ce qui se passe.

Comme le disait l’un des intervenant précédents, il y aurait tant à démonter dans ce faux discours et ces mêmes mots, ces mêmes idées creuses sont répétées ad nauseam jour après jour…

http://www.ted.com/talks/paul_gilding_the_earth_is_full.html

Oui, M. Duhamel, j’ai écouté déjà Diamandis, vous faites bien de le publiez également et ainsi faire connaître la plateforme TED.

Par contre, là où vous utilisez l’expression: « plus optimiste », je répondrai que Gilding, comme d’autres, que vous considérez p-ê tels des pessimistes, font clairement état de la capacité de l’homme à dépasser nos problèmes actuels. La question n’est pas là.

Potentiel n’est pas action et pour agir, il faut d’abord un portrait global et réaliste de la situation, identifier et comprendre ce qui justement empêche l’action et de réels changements. En cela, Gilding n’est pas moins optimiste mais globalement lucide là où plusieurs préfèrent des lunettes roses.

Rien ne sert de jeter de l’eau par dessus bord, lorsque le bateau qui nous supporte a la coque percée de toutes parts. C’est un manque de compréhension et une perte d’énergie d’agir ainsi alors qu’il faut soit réparer correctement le bateau, soit changer et nous ne faisons ni un ni l’autre, en attendant bêtement de couler…

« Curieusement, les promoteurs privés pensaient exactement le contraire. En considérant surtout les aspects environnementaux et sociaux, le BAPE sous-estimait, selon eux, la valeur économique des projets. »

Évidemment que les promoteurs privés diront le contraire. Ceux-ci ne pensent pas en fonction de l’intérêt général de la population, mais en terme d’enrichissement privée. Leur opinion est biaisé et ne constitue une autorité morale valable.

De plus, leur critique ne fait que confirmer l’importance du BAPE. Le rôle du BAPE est de considérer les coûts environnementaux et les dangers écologiques reliés à certains projets. Ce n’est pas son rôle de calculer la rentabilité d’un projet. Nous avons d’autres mécanisme pour cela. C’est le rôle du politique et de la population de comparer les études économiques et écologiques afin de faire des meilleurs décisions. Ce n’est pas au BAPE.

« Plusieurs « verts » québécois sont des « rouges » qui s’ignorent avec leur message souvent anti-capitaliste. »

Dogmatisme et préjugés.

Cessez de regarder les enjeux que par le bout de la lorgnette de l’économie. Vous insinuez que l’écologie et la protection de l’environnement ont irrémédiablement des effets négatifs sur l’économie et limite la croissance. Or, c’est faux, l’écologie peut être source d’enrichissement. L’économie n’est pas une science humaine (encore moins une science pure, ce que plusieurs oublient) indépendante des autres champs de l’activité humaine et naturelle. Des forêts protégés ne crée pas de richesse directe, mais constitue une richesse, car elle purifie l’air, abrite des animaux, empêche l’érosion des sols et permet donc une meilleur agriculture.

Mais ça, vous l’incluez jamais dans vos considérations, ce qui vous amène à dire qu’écologie et protection de l’environnement nuit à l’investissement et à la production de richesse.

Donc, quand vous dites que les verts adoptent un discours anticapitalistes, vous faites un jugement de valeur, car vous confondez néolibéralisme et capitalisme. Un vert ne sont pas nécessairement anticapitaliste, car ils considèrent que l’écologie est source d’enrichissement, de productivité et de rentabilité. Réflexion très capitaliste, mais, il est vrai, anti-néolibéral.

« S’attaquer à la compétitivité de l’industrie minière avec un nouveau régime de redevances. »

Nos ressources naturelles appartiennent au Québécois et non aux minières. Cette richesse, les minières veulent nous les prendre sans en payer la valeur pour la transformer à l’étranger pour finalement nous revendre le produit fini à un prix plus élevé du coût de la ressource brute dont nous avons pas eu une cenne.

Sans redevance, où est l’enrichissement des Québécois? À moins que vous considériez que les ressources naturelles appartiennent uniquement aux minières (qui ne paient pas non plus les terrains d’exploitation et peuvent même expropriées la population!).

« Si nous avions maintenu la même proportion de contribuables ayant des revenus de $100 000 et plus, nous aurions aujourd’hui au Québec au-delà de 100 000 contribuables supplémentaires payant en moyenne $28,000 en impôts chaque année, pour une somme d’environ $3 milliards en revenus fiscaux. Inutile de dire que cette somme changerait considérablement la donne pour les finances publiques du Québec. »

Vous insinuez donc que la richesse appartenant aux plus riches jadis est simplement disparue disparue de l’économie québécoise. Or, c’est faux, une partie de cette richesse peut avoir été réparti au sein de la population et est donc imposé et taxé ailleurs d’une autre manière.

Votre 3 milliard manquant se base sur un calcul erroné basé sur une fausse prémisse.

@ François 1 :

Vous voulez dire: dans VOTRE xxi siècle ?

Où c’est notre fausse économie de possédants qui mène et qui créé structurellement injustices et inégalités ?

Et ce, en détruisant sur son passage cette planète dont nous sommes issus et qui assure notre subsistance ?

Où il y a tant de laissés pour compte et où l’écart de richesse n’a jamais été aussi élevé ?

Où le taux de décrochage, de suicide, de pathologies physiques et mentale ne cessent de croître ?

Où nous réglons sans cesse les conflits liés toujours aux ressources, au territoire et au désir de dominer, par la violence et la guerre et cela en exploitant les plus faibles ?

On continue ? J’en ai encore plein…

Est ce que je vois tout en noir ? Du tout, je sais percevoir et apprécier les belles choses mais quand des états de fait sont en train de nous mener à notre perte et que ceux en mesure de prendre des décisions pour le bien ou pour le mal de l’ensemble d’une population ont la tête enfoncée dans leur derrière, je crois qu’il est de notre devoir de dénoncer. Et ceux que vous appelez les gauchistes étatistes en font généralement partie; les artistes, les intellectuels etc. qu’on écoute pas du tout dans cette province particulièrement anti-intellectuelle…

C’est ça, le xxi siècle que vous défendez tant ?

En étant seulement capable de nous parler d’une économie basée sur la dette et guidée par “the invisible hand” ?

J’ai une petite-grande nouvelle pour vous, partout dans le monde, les jeunes générations se réveillent, entre autres grâce à internet depuis 15 ans, les relations entre blocs de pouvoir et leurs objectifs n’ont jamais été aussi exposées.

Et je prétends que ces jeunes générations ne veulent pas de ce type d’existence…ici, comme ailleurs. Qui n’a pas encore compris que la question des droits de scolarité ce printemps dernier n’est un prétexte à quelque chose de bien plus vaste et profond ?

Vous réfléchirez à tout cela, M. François Premier.

@ Sim O. (# 30):

Et comment allez-vous le structurer votre monde utopique idéal, bucoliqueet sans inégalités?

Un certain Staline a déjà essayé le truc avec les sinistres résultats que l’on sait si l’on est un tant soit peu informé. Mao également y est allé de ses efforts avec les mêmes résultats.

Les inégalités sont tout à fait normales dans un monde normal. On n’a pas tous la même personnalité et ne peut pas tous être chirurgiens cardiaques ou dentistes. Ça prend de tout pour faire un monde.

La pauvreté est la condition initiale de l’homme mais elle n’est pas permanente, à condition de vouloir faire les efforts de s’en sortir.

Jusqu’à date, seul le capitalisme crée de la richesse nécessaire à notre évolution. Le socialisme ne fait que voler et distribuer inéquitablement la richesse crée par les capitalistes via les taxes et impôts.

Tant qu’aux étudiants, les résultats qu’ils ont atteint font en sorte que les étudiants RICHES s’en sortiront mieux que les étudiants pauvres. Bravo pour la so-so-solidarité…

Vous pouvez continuer à broyer du noir tant que vous voulez; ça me laisse complètement indifférent. Le monde continuera à évoluer sans vous et l’espérance de vie de l’humanité continuera de s’améliorer.

Que nous auriez-vous écrit si vous aviez vécu la Grande Dépression des années ’30 ou la Dernière Grande Guerre, années drôlement plus dramatiques que les nôtres? On n’ose l’imaginer…

Tiens…pour finir, vous me faites penser aux prophètes de malheur des années ’70 (années de la guerre du Vietnam et du premier choc pétrolier!) qui nous prédisaient (très sérieusement!) la fin du monde avant les années ’80…à un point tel que plein de Québécoises refusaient d’enfanter tellement elles en étaient certaines.

Y’a les Élohims qui nous prédisent également la fin de notre monde… Ils n’attendent que vous.

Monsieur Duhamel, le plus intéressant au sein de votre entrée d’aujourd’hui sont les nombreux commentaires bien plus éclairés que « votre » opinion que vous résumez vous-même en citant la CAQ… ca dit tout! lol

Monsieur Duhamel, vous ètes le porte parole des épouvantails a moineau. Votre attitude à faire peur est flagrante.
Regardez donc ce qui se fait en Europe pour contrer leur dépendance au pétrole et développer tout azimuth les programmes éco-énergétiques. Selon vous tout va mal au Québec depuis le 4 octobre, chômage, augmentation de la dette etc. Si cette situation est redevable au gouvernement actuel, que faites vous au Québec, car je n’ai jamais vu un gouvernement être aussi catastrophique en 1 mois et demi, faites vos valise pour l’Alberta. Mais avant je vous demande de regarder les neuf dernières années du gouvernement précédent et de relativiser le tout. Parlez nous donc des milliards que nous avons laissé à la mafia depuis 9 ans et notre mollesse concernant la deuxième transformation des ressources naturelles!!!

Eh bien merci de me permettre de vous répondre. Je vais tenter de faire court car il y a beaucoup à dire et j’ai peu de temps pour travailler un texte. Vous enfilez les paralogismes et les raisonnements courts tel un pro.

L’excuse de Staline, de Mao et du communisme, c’est tout ce que vous trouvez ? Et je vous ferai remarquer que c’est un classique, c’est la seule excuse qu’on les gens de droite qui ne voient la vie que par la lorgnette de notre fausse économie.

Vous avez réellement la prétention que tout a été tenté par ces expériences, que le contexte était semblable à celui d’aujourd’hui, qu’au nom de ces 2 expériences, tout ce qui touche davantage d’égalité entre les hommes est impossible, que tous les principes dont traite le communisme et le socialisme sont à jeter et que notre mode d’organisation sociale est ce qu’on peut faire de mieux ?

Vous n’êtes pas difficile à satisfaire et vous avez le regard plutôt étroit. Si je comprends bien, à défaut d’une alternative à vous offrir, déjà toute planifiée, parce que vous, vous n’en voyez et n’en voulez pas, vous préférez tenter de défendre le statu quo indéfendable ? Pour vous, c’est : avec nous ou contre nous, n’est-ce pas ? Vous ne faites pas dans la nuance. Vous affirmez que les inégalités et la pauvreté sont normales et que vous êtes indifférent aux gens qui ne pensent pas comme vous, sans même porter attention à leur discours. Vous dites même : « on ne veut pas de vous ». Vous êtes l’exemple même de la vertu, de la civilité et de l’inclusion !!! Loin de répondre aux points soulevés, tout ce que vous tentez de faire, c’est de justifier maladroitement un système qui s’écroule de toutes parts.

La première chose à structurer, c’est la pensée, via l’éducation. Educare : faire sortir de. Faire sortir tout ce qui fait l’individu. Ses potentialités, ses capacités et ses limites, sa sensibilité. Apprendre comment penser plutôt que quoi penser. Pas uniquement un apprentissage technique orienté vers une seule chose; accomplir des tâches plus ou moins répétitives de manière très hiérarchique et encadrée, tuant la plupart du temps toute réflexion et toute créativité dans un contexte d’entreprise privée qui ne recherche que le profit, peu importe les conséquences. Le savoir est ainsi morcelé, divisé alors que tout est lié.

La question est d’actualité n’est-ce pas ces jours ci avec la question des écoles privées, de la sélection etc. L’on prétend reconnaître la différence alors que c’est faux, on ne fait rien pour y remédier et éduquer tout le monde selon ce qu’ils sont. Combien de jeunes et moins jeunes sont malheureux et démunis face aux choix qu’on leur offre à ce qu’ils veulent faire de leur vie ? Trop peu de gens se reconnaissent et connaissent les outils de réflexion de base et encore moins nombreux sont ceux qui les maîtrisent. On ne peut pas reprocher aux gens de ne pas connaître ce qu’on ne leur a jamais appris. Contrairement à vous donc, je ne juge pas tout ce qui bouge et qui est différent de moi, je m’efforce d’observer et de comprendre.

Ce que vous affirmez comme quoi les inégalités et la pauvreté sont normales, vous voulez rire j’espère ? Avez-vous la moindre parcelle de faits qui démontreraient une telle croyance, bien sûr erronée ? Vous faites référence à quoi, à la nature animale de l’homme à vouloir s’approprier, contrôler et dominer ?

Je peux vous garantir que quelques lectures en biologie, en psychologie, en neurosciences et en philosophie vous démontreront hors de tout doute le contraire. Affirmer que les plus « faibles » (selon vos paradigmes) méritent leur sort de laissés pour compte est une distorsion de l’esprit et je demeure poli. La pauvreté n’est pas la condition initiale de l’homme, c’est le système, lui est humain, qui favorise certaines compétences et certaines capacités au détriment des autres. Tous et chacun chacune a des forces et des capacités valables pour toute la société, contrairement à ce que vous affirmez.

À votre sens, les seuls efforts louables sont ceux qui correspondent à ce système capitaliste néolibéral où pour réussir il faut récompenser la cupidité, l’égoïsme et accepter la violence ?

Et vous avez le culot de parler d’évolution. Vous croyez vraiment que l’espèce humaine est civilisée ?

Loin de moi l’idée de broyer du noir, je l’ai même spécifié dans mon intervention précédente; lisez-vous donc attentivement et au complet ce à quoi vous répondez ?

Il n’en demeure pas moins que notre nature animale, faisant partie de notre nature humaine, demeure la plus forte lorsque les conditions ne permettent pas aux facultés supérieures de se développer. Le beau, le bon, le juste, les qualités dites humaines telles que les vertus et les devoirs ou ce que nous appelons nos valeurs, il faut un effort de volonté et de pensée abstraite pour les atteindre non sans se donner un environnement et une dynamique qui respectent à la fois notre nature biologique, émotionnelle et rationelle/spirituelle.

Le capitalisme ne créé aucune richesse, la richesse elle provient des ressources et de la force de travail des individus. De quel droit une minorité s’approprie ces ressources communes afin de s’enrichir et de laisser aux autres des miettes en se congratulant d’être des créateurs d’emplois ?

Vous parlez des conflits, la dépression des années 30, savez-vous que ces conflits que vous citez, sont toujours une question de contrôle d’un territoire et de ressources, par certains individus-états au dépend des autres ? Ah, ça aussi je l’ai écrit déjà dans mon commentaire, le #30 !

Je n’ai pas vécu dans les années 30 mais je peux vous citer nombre d’intellectuels et d’intervenants qui ont écrit à cette période pour dénoncer…vous savez quoi ? Les mêmes choses qu’aujourd’hui !!! L’homme n’apprend pas vite hein…enlever le savoir technique et nous sommes toujours aussi « sauvages »…

Vrai donc, que tant que les besoins de base de tous et toutes ne sont pas assouvis, nous sommes gouvernés par ces pulsions primaires, dits « nos besoin et la nécessité », la recherche du contrôle et du pouvoir, la dominance. C’est le système limbique, sympathique, qui intervient en situation de survie ou de perception d’un danger X.

Notre société est anxiogène, elle accepte et favorise la peur, la division, la compétition, la violence, la lutte des classes, l’écart de richesse etc. pour ne nommer que cela sans entrer en détails. Si l’on veut respecter notre simple nature biologique, nous sommes à l’envers du bon sens.

Nous naissons dans un environnement déjà stressé, malsain. Prétendre qu’il doit en être ainsi est une affirmation grave; cela n’a rien à voir avec notre nature mais avec notre Culture, ce qui est appris, que de dépasser cela. C’est lorsque les besoins de base de l’homme sont respectés qu’il peut s’adresser réellement à la Culture, la créativité, la connaissance, le don, etc. Maslow a démontré cela dans les années 40.

Quoique certains affirment, nous avons le choix; laissez proliférer des conditionnement et des comportements destructeurs que nous savons aller dans la mauvaise direction ou alors nous donner un réel système d’éducation qui traite de l’homme dans son intégralité non pas une éducation marchande qui produit de bons petits travailleurs qui ne réfléchiront pas trop au sujet de « l’ordre » établi.

Que voulons-nous, un monde matérialiste et consumériste de compétition où chacun doit se battre pour survivre, avec tant de laissés pour compte et où pour réussir dans la vie il faut récompenser l’égoïsme et la cupidité, accepter la violence etc ?

Nous avons les ressources, les connaissances et la technologie pour faire bien mieux que ÇA !

Ou un monde où chacun chacune mange à sa faim, a la possibilité de poursuivre le type d’existence selon ce qu’il elle est, sa sensibilité, ses potentialités et ses limites, en fournissant à tous et toutes l’environnement pour se faire ?

Cela peut sembler naïf; n’est-ce pas ? Comme disait Chomsky; « Tout cela peut sembler naïf, et ça l’est ; mais je n’ai encore entendu aucun commentaire sur la vie humaine et la société qui ne le soit pas, une fois dépouillé d’absurdité et d’égoïsme. »

Parlons de notre fausse économie, de géopolitique etc…compliquons la réalité avec quelque chose créé de toutes pièces. Dans quel but ? L’homme est-il au service d’un système ou est-ce le système qui est censé être au service de l’homme ?

Ça fait à peu près 250-300 000 ans que l’on enterre nos morts (naissance du spirituel humain). Ça fait à peu près 10 000 ans que l’on a commencé à dessiner des formes sur des cavernes et inventé peu à peu l’écriture. Ça fait 2500 ans que la philosophie est née. Ça fait 400 ans que la démarche scientifique est appliquée systématiquement. Et tout ça, toujours par un groupe restreint de la population (1 000 000 d’analphabètes fonctionnels au Québec en 2008, combien d’analphabètes philosophiques et scientifiques ?.

Il faut donc être modeste dans nos ambitions. Notre cerveau reptilien est toujours là et nous ne sommes pas construit biologiquement pour la pensée abstraite : il faut se “forcer” pour l’atteindre. Tant que ce sera le cas, l’humain qui utilise la pensée abstraite sera une exception et non la règle.

Peut-être que dans 1000 ans, si l’humain est toujours présent sur Terre et qu’il a maintenu des conditions propices à l’application de la philosophie et de la science, il se dira : “Peux-tu imaginer qu’il y a 1000 ans, les gens écoutaient le baseball dans leur salon ?” ou “Peux-tu imaginer que le principal critère gérant le respect entre les êtres humains de l’époque était l’argent, c’est-à-dire la capacité d’un être à accumuler plus de ressources que son prochain, la plupart du temps en exploitant ce dernier.”

Ça aurait pu être pire : on aurait pu naître il y a 1000 ans alors que la sélection naturelle ne m’aurait même pas laisser survivre, ou il y a 200 ans (où la seule activité était de rendre cette région habitable selon les critères occidentaux), il y a 100 ans (où la religion omniprésente nous aurait sans doute empêché les interrogations que nous avons aujourd’hui, et où les conditions auraient fait en sorte que nous vivions à peu près 45 ans). Espérance de vie actuelle de plus de 50% de la population mondiale.

Je me permets de bifurquer un peu; il y a les musulmans qui font 7 bébés pendant que nous en faisons 1.5. Ce schisme Orient Occident est plus que jamais présent. Voyons ce printemps arabe, les évènements en Lybie, en Syrie, ce qui se passe avec l’Iran etc.

Le capitalisme et nos amis des banques centrales et du FMI vont tout arranger ça n’est-ce pas ? Ces mêmes gens qui créent les conflits et profitent de la situation vont les régler, ça va de soi !!! Et se poser en sauveur ensuite, on a vu ça souvent !

Sommes-nous donc condamnés ? Chose certaine, si on ne finit pas par s’éduquer correctement comme espèce, regardons où cela nous mène…si on ouvre les yeux, on ne peut que constater l’étendue de nos problèmes et l’auto aveuglement n’est pas une solution.

N’oubliez pas que l’humain est bien trop complexe pour croire que l’on ait réussi à le comprendre un tant soit peu avec la machine limitée et pleine de défauts que l’on appelle notre cerveau. Juger désespérée une situation aussi complexe que la marche de l’humanité est aussi loin de la réalité que la juger comme étant pleine d’espoir.

Bon, assez !

François #31

Tient donc, Staline voulait combattre les inégalités chez son peuple ! Avec les goulags sans doute ! Le plan Nord de l’époque quoi, la Sibérie !

Les inégalités ne sont pas des fatalités, il faut tendre à les réduire en donnant la chance à tout le monde d’atteindre un certain confort de vie.

« La pauvreté est la condition initiale de l’homme ». Quelle belle pensée philosophique ! Justement, y a un type sur internet, un certain M.Mythra qui a écrit la même chose sur son site heresie.org. D’où nous vient cette hérésie ? Et bien voici : « L’homme arrive sur terre nu et démuni. Avez-vous déjà vu un nouveau-né sortir du ventre de sa mère avec un sac à dos rempli de dollars ? Non. Quand un bébé naît, il a froid, il a faim et il hurle: bref, il est PAUVRE. » Donc, la nudité entraîne la pauvreté ! Fallait y penser ! Le bonhomme a jamais imaginé qu’on pouvait naître et hériter d’une fortune (si minime soit-elle) d’un parent décédé.

« Jusqu’à date, seul le capitalisme crée de la richesse » Moi, qui pensait que c’était le travail. Et les lucides aussi !

« Le socialisme ne fait que voler et distribuer inéquitablement la richesse crée par les capitalistes » Bizarre ! Marx disait la même chose en parlant du capitalisme !

« Tant qu’aux étudiants, les résultats qu’ils ont atteint font en sorte que les étudiants RICHES s’en sortiront mieux que les étudiants pauvres. Bravo pour la so-so-solidarité… » Du vrai Yvon Deschamps !

« Tiens…pour finir, vous me faites penser aux prophètes de malheur des années ’70[…]qui nous prédisaient … la fin du monde …à un point tel que plein de Québécoises refusaient d’enfanter tellement elles en étaient certaines. » La pilule contraceptive y est pour quel que chose mais pas pour François semble-t-il, c’est plutôt la fin du monde !

« Y’a les Élohims qui nous prédisent également la fin de notre monde… Ils n’attendent que vous. »
Bien sûr! Une rencontre du troisième type, pourquoi pas !

M Duhamel,sachez que vos arguments de peur des années 70 ne font plus peur aux lecteurs éclairés et renseignés des années 2000.L’économie verte est rentable et des ministres qui pensent vert sont l’avenir de notre Province et du monde qui nous entoure.Si Harper n’a pas de vision ce n’est pas le cas des Québécois.Le développement Hydro-électrique et éolien en sont des exemples.Un développement qui a des retombés sociales et à but capitaliste:le besoin de profit pour ristourner à la province qui elle en fait profiter le peuple.
En terminant pourquoi lors des 9 années de pouvoir Libéral n’avez vous pas crié au loup.Le parti Québécois n’a pas changé en quelques jours tout le tissus économique et social de la province.Vos amis conservateurs et libéraux à qui vous semblez tout passer ne font que plonger, faire reculer et saboter tout effort de progrès social pour une égalités nécessaire.On l’a vu ce printemps.Nous refusons de suivre les yeux fermés le néo-libéralisme que que vous prêchez à tort.

M. Duhamel,
Les statistiques sont réelles et ce ne sont pas des épouvantails sauf pour la gogauche et les verts à tout crin. J’en ai marre de la rhétorique des ces personnes François 1er et compagnie bien que je trouve essentiel que les facteurs environnementaux soient pris en compte dans l’analyse de tout projet de développement. Nous sommes par ailleurs écrasés d’impôts, nos PME grands générateurs d’emplois sont étranglés (beaucoup plus que tous les autres au Canada et aux USA) et quand je lis ou j’entends les discours à la Breton, je suis lasse, très lasse de vivre ici.

Je trouve toujours étrange les comparaisons avec l’Ontario et l’Alberta, il ne faut pas oublier que le coût de la vie dans ces deux provinces est beaucoup plus élevé qu’au Québec, les entreprises se plaignent du fardeau fiscal au Québec, mais ils profitent de pieds carrés a un taux bien plus bas que dans ces deux provinces, et aussi de salaires a verser inférieur a ces deux provinces, tout est relatif, le prix des habitations en Ontario et en Alberta son faramineux, mais encore là, selon les spéculateurs bien pensant, il faudrait que l’immobilier rattrape les prix médians de l’Ontario et de l’Alberta. Au Québec le prix des logements et des propriétés est relatif au coût de la vie et au salaires versés au Québec, c’est logique, mais que dis-je le capitalisme n’a rien a voir avec la logique, il faut enrichir les riches avec de l’argent virtuel et la capitalisation boursière. Les moins chanceux n’auront qu’a payer. ENSUITE, un ministre de l’environnemnt doit être Pro-Environnement, c’est dans la logique des choses, et le BAPE est le Bureau d’Audience Publique en Environnement, SA MISSION est de protèger l’environnement, cela aussi est dans la logique des choses.

@ Sim O.(# 35):

« Je vais tenter de faire court… » (sic)

Si vous appellez ça « faire court »…

L’homo sapiens-sapiens est apparu sur terre il y a environ 200,000 ans. S’il avait pu trouver et conserver un système de vie meilleur que le capitalisme, qui existe depuis la nuit des temps, ne pensez-vous pas qu’il l’aurait fait? D’ailleurs, votre vision de ce système (sauvage, égoïste, etc…) tient du mythe propagé par les gauchistes plus que de la réalité.

Ce système que vous décriez et que vous aimeriez démolir (mais pour le remplacer par quoi? On attend toujours…) vous a donné l’ordinateur sur lequel vous nous répondez ici, vos vêtements, votre nourriture, votre logement, vos médicaments, a amélioré l’espérance de vie de l’humanité de 50 ans, et j’en passe. Bref, il est le pire système mis à part tous les autres.

Le reste de votre dyathribe est à l’avenant et nous prouve votre jeunesse (être socialiste à 20 ans prouve que vous avez du coeur, l’être encore à 40 ans prouve que vous n’evez pas de tête!) ou votre manque d’expérience de la vie.

Contre ça, je ne peux rien…

RE commentaire #40

Ainsi donc, l’homo sapiens était capitaliste, puisque le capitalisme « existe depuis la nuit des temps » et que grâce au capitalisme, on possède des ordinateurs, on se nourrie, on se loge, on se soigne, et pour terminer en beauté, notre espérance de vie aurait augmenté de 50 ans, rien de moins ! Et dire qu’il accuse les gauchistes de propager des mythes !

Ceux qui lisent les commentaires de François 1, savent, qu’il déteste les » sciences molles « , on sait maintenant pourquoi !

S’il avait lu quelques livres d’histoires socio-économiques ou même » googler « , il aurait appris que le capitalisme n’est pas né « depuis la nuit des temps », mais selon certains historiens, à la fin du moyen-âge ou selon Ellen Meiksins Wood, dans la campagne anglaise au 18è siècle. (1)

Comme le capitalisme, existe depuis ce temps, il va sans dire que l’homme se nourrissait, se logeait, se soignait, bien avant son arrivé et que les sociétés non-capitalistes ( il en existe encore ) en font tout autant.

1 – http://www.ledevoir.com/culture/livres/360166/ce-capitalisme-ne-dans-les-champs