Un marché un continent

Brésil, Panamá, République dominicaine, Argentine: la fièvre du libre-échange gagne l’ensemble du continent. Concrètement, qu’est-ce que la ZLEA changera à la vie des Canadiens?

Coup de fil à l’ambassadeur du Canada à Washington, voyage éclair à Miami pour rencontrer des organismes communautaires, aller-retour en Jamaïque avec le premier ministre, rencontre préparatoire à Buenos Aires, entrevue à la télévision chilienne, exposé pour les journalistes de Radio-Canada, rencontre avec des militants antimondialisation: Marc Lortie se demande parfois si la vie de sherpa sur les sommets de l’Himalaya ne serait pas somme toute plus paisible.

Nommé « sherpa » – c’est son titre officiel – du premier ministre Jean Chrétien pour le Sommet des Amériques en janvier 2000, ce diplomate de carrière, ex-ambassadeur du Canada au Chili, travaille sans relâche à la préparation de cette rencontre de 34 chefs d’État qui aura lieu à Québec du 20 au 22 avril. C’est l’événement politico-international le plus important jamais tenu au Canada. On y attend 9 000 participants.

Plus de 3 000 représentants des médias débarqueront à Québec pour l’occasion. La chaîne d’information américaine CNN a nolisé à elle seule un Boeing 747 pour l’équipe qu’elle y enverra! La Vieille Capitale profite d’ailleurs déjà de la notoriété qu’entraînera ce carnaval médiatique printanier. Fin février, le prestigieux New York Times consacrait la une de sa section touristique aux charmes de Québec et à ses restaurants.

Le but principal de cette rencontre au sommet: faire avancer le processus de négociation d’un accord visant à créer la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA). Les chefs d’État élus démocratiquement des pays d’Amérique du Nord, d’Amérique du Sud, d’Amérique centrale et des Caraïbes – tous, à l’exception de Cuba – représentent un marché de 800 millions de consommateurs et un produit intérieur brut (PIB) combiné de 11 000 milliards de dollars. Ces pays s’entendent pour éliminer progressivement les barrières tarifaires et non tarifaires ainsi que toutes les mesures qui limitent le commerce entre eux des biens, des services et des capitaux. En 2005 au plus tard, selon le calendrier qu’ils ont déjà établi, les dirigeants auront créé une zone de libre-échange depuis Anchorage, en Alaska, jusqu’à la Terre de Feu.

La ZLEA sera gage de prospérité pour tous les signataires, d’Haïti aux États-Unis, promettent ses défenseurs. Ses détracteurs, eux, s’inquiètent (voir « Les Nouveaux Militants », p. 30). Ils craignent que ce nouvel accord de libre-échange ne permette un jour l’intervention du secteur privé dans des activités jusqu’alors réservées aux gouvernements. Leur plus grande inquiétude concerne le domaine des « services », comme l’éducation et la santé, qui deviendraient des « marchés » ouverts à la concurrence des sociétés privées, locales ou étrangères. D’ici quelques années, prévoient-ils, des entreprises américaines de la santé feront des affaires au Québec ou ailleurs en Amérique sans être entravées par des lois ou règlements.

Dans le secteur de l’éducation, la menace est plus réelle, estime Richard Langlois, économiste à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). « De nombreuses universités américaines, dont Yale, Stanford et celle de Phoenix, offrent déjà des programmes de formation à distance dans Internet. Certaines font pression sur le ministère de l’Éducation du Québec pour qu’il reconnaisse leurs diplômes. » C’est le début selon lui d’un phénomène extrêmement dangereux pour le système d’éducation québécois. « Des dizaines d’institutions privées américaines n’attendent qu’un assouplissement des règles – que leur procurerait la ZLEA – pour se lancer à l’assaut des marchés étrangers. »

La création de la ZLEA est une initiative de l’ex-président américain Bill Clinton. Le projet a été lancé au premier Sommet des Amériques, à Miami, en 1994. Mais c’est à Santiago, au Chili, hôte du deuxième Sommet, en 1998, que le processus a véritablement pris son envol. Neuf groupes sectoriels de négociations ont été formés afin de proposer un cadre qui régira entre autres l’accès aux marchés, l’investissement, les services, les marchés publics, l’agriculture, le règlement des différends et la propriété intellectuelle.

À Québec, ces groupes de négociations viendront faire rapport de leurs travaux aux chefs d’État. Malgré le faste, le ballet diplomatique, les manifestations et le battage médiatique qui entourent l’événement, il s’agira avant tout d’une réunion « technique », une étape de plus dans une longue démarche. L’essentiel de ces rapports sera déjà connu depuis trois semaines. Depuis, en fait, la réunion des ministres du Commerce extérieur des pays participants, à Buenos Aires, au début du mois.

« Le 23 avril, quand les 34 chefs d’État auront quitté Québec, la construction de la ZLEA ne s’arrêtera pas. Tout continue. Même le dialogue avec les opposants au libre-échange », dit Marc Lortie.

L’organisation logistique du Sommet tourne rondement. Mais sur le plan des « communications », l’aventure connaît quelques ratés. Les organisateurs redoublent d’efforts pour contrer le discours des groupes opposés au libre-échange. La question de la sécurité et la place qu’occuperont ou non les « casseurs » ont occulté, du moins dans les médias, tout débat de fond sur les enjeux de la rencontre. La querelle de drapeaux avec le gouvernement du Québec, absent de ce rendez-vous réservé aux chefs d’État, ne fait rien pour arranger les choses.

Et, comble de l’ironie, le Canada est engagé dans deux conflits bilatéraux à l’heure même où il tente de chanter les louanges du libre-échange! La bataille commerciale avec le Brésil au sujet des subventions accordées au fabricant d’avions Embraer dégénère et se transporte sur le terrain agroalimentaire – le Canada a momentanément cessé d’importer du boeuf brésilien. La question du bois d’oeuvre, par ailleurs, refroidit considérablement le climat entre le Canada et les États-Unis. Début mars, une cinquantaine de sénateurs américains ont demandé au président George W. Bush de limiter les importations du Canada sous prétexte que les producteurs de ce pays bénéficiaient de subventions. Les deux querelles, avoue-t-on à Ottawa, pourraient perturber l’atmosphère à Québec.

Marc Lortie fait montre d’une patience diplomatique en toute circonstance (d’où sa nomination, disent ses ennemis, qui voient en lui un enjôleur de première classe). Mais quand L’actualité lui a rapporté les paroles du maire de Québec, son visage s’est durci. Le coup avait porté. « N’oubliez pas que ce qui se discutera au Sommet des Amériques, c’est le remplacement d’emplois payés 18 dollars l’heure par d’autres, ailleurs, payés quatre dollars l’heure », a dit Jean-Paul L’Allier. En donnant son appui au Sommet des peuples d’Amérique, événement parallèle et contestatairequi aura lieu du 16 au 19 avril, le maire a choisi son camp.

« Il a vraiment dit ça? Je suis surpris. Comment peut-il céder à des clichés aussi grossiers? Connaît-il le pourcentage de notre économie qui est lié au commerce international? » réplique Lortie.

Au cours des 10 dernières années, la part des exportations dans le PIB du Canada est passée de 25% à 45%. Tout ce qui peut aider à ouvrir des marchés est bon pour la population, dit Lortie. C’est l’argument majeur des défenseurs de l’intégration des marchés. Le ministre canadien du Commerce international, Pierre Pettigrew, martèle les mêmes chiffres sur toutes les tribunes: « Un emploi sur trois, au Canada, est lié au commerce international. Au moins 80% des emplois créés au Canada depuis 1993 l’ont été grâce à l’ALENA [l’accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, entré en vigueur en 1994]. »

Pour le Canada, qui réalise 87% de ses échanges commerciaux avec les États-Unis et le Mexique, la création de la ZLEA est un événement de moindre envergure que la conclusion de l’accord de libre-échange avec les États-Unis, en 1988. Le futur pacte compte certes des acteurs importants, comme le Brésil (PIB: 651 milliards de dollars) et l’Argentine (PIB: 283 milliards), mais aussi de petits pays tels le Belize, Grenade et le Panamá, au potentiel commercial beaucoup moins reluisant. Le Nicaragua, par exemple, représente à peine 0,2% du poids économique des Amériques réunies.

Des accords de libre-échange encadrent déjà le commerce entre le Canada, le Mexique, les États-Unis et le Chili. Et plus de 94% des produits qui entrent au Canada en provenance des autres pays d’Amérique ne font l’objet d’aucun tarif douanier. En revanche, la plupart de ces pays maintiennent des barrières tarifaires à l’endroit des produits canadiens.

En 1998, à peine 1,9% des exportations québécoises se sont faites vers l’Amérique latine (contre 83,6% vers les États-Unis). En 1990, elles étaient de 2,4%. « On a beaucoup de difficulté à pénétrer cette zone », reconnaît Serge Paré, du ministère québécois de l’Industrie et du Commerce. Le gouvernement du Québec s’est donné pour mission de tripler, d’ici 10 ans, le nombre d’entreprises québécoises qui exportent leurs produits et services vers l’Amérique latine. Une éventuelle ZLEA, dit-on à Québec, aiderait à atteindre cet objectif.

Environ 600 entreprises du Québec vendent leurs produits et services dans cette partie du monde. Leurs services (informatique, géomatique, sécurité civile, télécommunications) surtout. Le Québec exporte aussi une foule de produits, dont des vêtements haut de gamme pour bébés et des poteaux de téléphone, mais en faible quantité.

De l’Amérique latine, le Québec importe avant tout du pétrole (du Venezuela) et des denrées alimentaires, comme le café de Colombie, du Costa Rica et du Brésil.

Dans la « vraie vie » des entreprises, le Sommet des Amériques et l’éventuelle ZLEA n’entraîneront pas, du moins pour l’instant, de bouleversements majeurs. Guy Trahan, président de Quebecor World Amérique latine, dirige des usines en Argentine, au Pérou, au Chili, au Mexique, en Colombie et au Brésil. Neuf téléphones cellulaires, des gardes du corps, toujours entre deux avions, il a peu de temps pour se pencher sur cette question. Les gens d’affaires sont ainsi. Ils préfèrent la prose sèche des états financiers aux articles interminables des traités internationaux ou aux dissertations antimondialistes du Monde diplomatique.

« On n’attend pas les Sommets pour faire des affaires. En général, les traités de libre-échange sont en retard sur la réalité. Ils viennent régulariser des échanges qui se faisaient de toute façon. À long terme, ça nous aidera certainement. Cette région du monde offre un potentiel immense pour nous. » Quebecor World a plus de 2 000 employés en Amérique latine et prévoit tripler son volume d’affaires (actuellementde 150 millions de dollars) d’ici trois ans.

La seule bataille que les tenants de la ZLEA risquent de perdre est celle des communications. Le Sommet des Amériques est devenu le prétexte à un débat sur la mondialisation.

« C’est comme dans le débat constitutionnel, mentionne un haut fonctionnaire fédéral. Les gens d’affaires nous disent qu’ils sont pour le Canada, mais il n’y en a pas un qui veut le dire publiquement: ce n’est pas rentable. Ils se comportent de la même façon avec la ZLEA. »

Pour chaque défenseur du commerce international qui ose aller au front dans les médias, il se trouve 10 militants antimondialisation. C’est l' »effet Seattle ». Les manifestations monstres qui ont entouré la rencontre de l’OMC à Seattle, en décembre 1999, ont changé la donne.

« Nous nous sommes basés sur la même logique que nos adversaires », explique le Français Bernard Cassen, fondateur du mouvement antimondialisation Attac. Ironie de la chose, c’est beaucoup grâce à Internet, puissant symbole de la « tyrannie de la mondialisation », que les militants ont pu unir leurs forces.

André Leclerc, spécialiste des affaires internationales à la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), a vu de près l’évolution des mentalités. « Depuis Seattle, les syndiqués s’intéressent beaucoup plus à la mondialisation. Ils font des liens et se rendent compte que le durcissement des relations de travail, les pertes d’emplois, les fermetures sauvages, l’augmentation des charges de travail sont plus ou moins associés au phénomène. »

Il reste difficile pour un honnête citoyen, coincé entre deux discours opposés, de s’y retrouver. Même après six semaines de recherches et d’entrevues avec les principaux belligérants. C’est le paradis ou l’enfer, tout blanc ou tout noir. Les supporters de la mondialisation et leurs adversaires parlent entre eux une sorte de métalangage farci d’acronymes qu’eux seuls maîtrisent. À gauche comme à droite, ils pérorent sans arrêt sur les vertus ou les tares comparatives de l’ALENA, de l’AGCS (Accord général sur le commerce des services), de l’AMI (Accord multilatéral sur l’investissement), de la CEPALC (Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes), de l’OMC (Organisation mondiale du commerce), de l’OEA (Organisation des États américains) et de l’APEC (Coopération économique de la zone Asie-Pacifique). Et rares sont ceux qui peuvent répondre clairement à l’iconoclaste qui risque une question toute simple: qu’est-ce que la ZLEA changera à ma vie?

Les gouvernements du Canada et du Québec – le premier ministre Bernard Landry est un farouche partisan du libre-échange – soutiennent que le commerce international est la seule voie vers la prospérité et la démocratie. D’ailleurs, l’ensemble des partis politiques, hormis le modeste Nouveau Parti démocratique (NPD), partagent cette vision des choses. À tel point que la question du commerce international n’était même pas un enjeu lors de la plus récente campagne électorale fédérale.

Les groupes opposés aux accords de libre-échange rivalisent quant à eux de scénarios apocalyptiques. Ils annoncent l’enfer, sinon la fin de la démocratie et du pouvoir réel des gouvernements. C’est avant tout l’absence de transparence qui alimente les pires craintes et renforce l’image que quelques « maîtres du monde » concoctent en secret des accords qui enrichiront les grandes sociétés et exploiteront davantage les travailleurs. « C’est inexcusable qu’on n’ait pas accès aux documents officiels qui feront l’objet de négociations à Québec. Comment s’assurer que les droits de la personne seront respectés? » s’insurge Diane Bronson, une des organisatrices du Sommet des peuples.

Bien sûr, le Canada a fait connaître sa position et l’a rendue accessible par Internet (www.dfait-maeci.gc.ca/tna-nac/ ftaa_neg-f.asp). Mais heureux le laïc qui parviendra à décoder cette langue d’initiés. La plupart des grandes négociations commerciales internationales se sont faites traditionnellement derrière des portes closes. Elles portaient avant tout sur des problèmes de tarifs industriels. Cette fois, pour la ZLEA, il est aussi question d’enjeux très importants, comme les services et la propriété intellectuelle.

À près d’un mois du Sommet de Québec, les textes des négociateurs n’avaient toujours pas été rendus publics. Le ministre du Commerce international, Pierre Pettigrew, répète la même explication: « Le Canada voudrait rendre les textes publics. Certains de nos partenaires ne sont pas de cet avis. On fait des pressions. »

Présidente du Conseil des Canadiens, organisme farouchement opposé au libre-échange, Maud Barlow dit avoir obtenu un rapport d’un comité de négociations de la ZLEA. Sur la foi de ce rapport, elle affirme que le futur accord pourrait permettre aux entreprises privées de soumissionner des services traditionnellement payés par l’État, comme la santé et l’éducation. La ZLEA, dit-elle, compromettra les politiques canadiennes en matière de culture, de sécurité sociale et de protection de l’environnement.

Qui croire dans cet affrontement? Pierre Pettigrew a répété sur toutes les tribunes que « jamais le Canada ne mettra l’éducation et la santé sur la table de négociation ». Pourtant, en entrevue à L’actualité, il s’est montré plus nuancé. « La négociation des services est sur la table. Chaque pays y prend ce qu’il veut et négocie. Nous, le Canada, ne négocierons pas la santé et l’éducation. Mais nous ne voulons rien exclure. » Lors de la dernière mission d’Équipe Canada en Chine, sur les 425 entreprises participantes, 98 étaient dans le domaine de l’éducation. « Il y a un marché, dit le ministre. Si on peut, dans la santé et l’éducation, renforcer des systèmes qui en ont besoin, on va le faire. Ça ne nous menace pas du tout et ça ne nous oblige pas à nous ouvrir à la concurrence internationale. »

Pour rassurer les inquiets, Pierre Pettigrew rappelle les débats qui ont précédé l’accord de libre-échange avec les États-Unis, en 1988. Les mêmes syndicalistes et intellectuels de gauche annonçaient la fin des services publics de santé et d’éducation. La catastrophe n’a pas eu lieu, dit-il. « Ceux qui nous annonçaient le pire se rendent bien compte, aujourd’hui, que nous avons un surplus commercial de 90 milliards avec les États-Unis et que les industries du meuble et du textile se portent mieux que jamais. »

Rare voix nuancée dans ce débat, Philippe Faucher, professeur de sciences politiques à l’Université de Montréal, se dit d’avis que les accords de libre-échange « enrichissent les pays riches et rendent un peu moins pauvres les pays pauvres ».

Selon Marc Lortie, les personnes peu convaincues des bienfaits du commerce international devraient chercher à savoir ce que proposent les opposants au libre-échange. « Ils ne le disent pas mais ils ont un autre programme, celui véhiculé par la gauche intellectuelle, Le Monde diplomatique. Au fond, ils ont toujours été marxistes-léninistes. Ils veulent un modèle d’économie fermée. Les pays d’Amérique du Sud en ont fait l’essai et ils ont créé de la misère, avec des taux d’inflation de 2 000% et des taux de chômage de 35%. Je crois que notre modèle, malgré ses imperfections, est le meilleur et assure un niveau de vie plus qu’acceptable à l’ensemble de la population. »

Au Sommet des Amériques, le Canada pourrait soutenir l’inclusion, dans le traité de libre-échange des Amériques, d’une « clause démocratique », c’est-à-dire une disposition qui enverrait un message très clair aux signataires: « Si vous renoncez à appartenir à la grande famille des pays démocratiques, vos bénéfices liés au vaste marché de 800 millions seront suspendus. »

Le Canada, explique un haut fonctionnaire, est considéré par nombre de pays comme un contrepoids à l’omniprésence américaine. « Nous sommes vus comme le meilleur des deux mondes, un pays qui tient compte du « social » et où le capitalisme n’est pas aussi brutal qu’aux États-Unis. Notre pouvoir de persuasion sera très important auprès des autres participants. »

Tout partisan qu’il soit du commerce international, le ministre Pierre Pettigrew admet néanmoins qu’il faudra, au cours des prochaines années, chercher à « humaniser » la mondialisation. « La révolution industrielle, il y a 200 ans, amenait l’exploitation. La révolution des technologies de l’information entraîne quant à elle l’exclusion. C’est plus grave. Il y a des problèmes que le marché ne peut régler. »

Sur ce point, et sur ce point seulement, les manifestants qui s’apprêtent à envahir Québec s’entendent parfaitement avec le ministre du Commerce international.

Les barrières au commerce international

Les barrières tarifaires sont les taxes ou autres impositions qu’un pays exige comme conditions pour importer les produits d’un autre pays. Les barrières non tarifaires sont quant à elles des exigences imposées par un pays à l’importation d’un produit étranger et qui ne se traduisent pas par des coûts. Il s’agit essentiellement de lois et de règlements régissant la vente, l’achat ou la distribution de produits.