Équité hommes-femmes : une carrière à deux niveaux

« On évalue une femme selon ses réalisations. Un homme ? Selon son potentiel. » Sophie Brochu et Alexandre Taillefer illustrent les parcours différenciés d’une femme et d’un homme dans le milieu des affaires.

En quoi la trajectoire d’une femme diffère-t-elle de celle d’un homme sur le marché du travail ? Quels obstacles inattendus se dressent devant elle ?

Sophie Brochu, présidente et chef de la direction d’Énergir, et Alexandre Taillefer, associé principal de XPND Capital, illustrent la carrière à deux niveaux que mèneront une femme ou un homme dans le monde des affaires.

Cette lecture s’est tenue lors de la conférence L’ACT sur l’équité hommes-femmes en entreprise, le 21 février dernier, à Montréal.

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7 commentaires
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Dernier paragraphe: lecture est un mot français, mais, ici, vous avez transposé de l’anglais dont le sens est conférence.

Bonjour,
Si vous regardez la vidéo, vous verrez qu’il s’agit d’une lecture («Action de lire un texte à haute voix devant d’autres personnes: L’auteur a fait une lecture publique de ses poèmes», Larousse 2018) dans le cadre d’une conférence.
Merci.

J’ai beaucoup apprécié cette lecture à deux. L’énoncé d’une réalité est présentée avec qualité et même si je suis père de trois filles, je ne sais trop où je me situe dans le décor. Je sais cependant que j’aimerais voir un monde qui serait quelque part entre les deux qui ont été présentés.
Toutes mes félicitations à Mme Brochu et M. Taillefer. Cette lecture a été extrêmement bien faite.

Pour moi qui suis d’un tempérament prolixe et plutôt volubile, alors que je ne suis que rarement confronté à « l’angoisse de la page blanche », je dois dire que l’écoute attentive des prestations de madame Brochu et de monsieur Taillefer me confrontèrent à une problématique « rare » puisque je me trouvais contraint à me poser cette question : Que dire, qu’écrire à propos et au sujet de cette prestation ?

Que dire en effet de la mise en scène ? Pourquoi madame Brochu et monsieur Taillefer sont dos à dos et non pas côte à côte ou mieux encore face à face ? Cherchait-on par cette mise en situation et par la nature respective du propos à accentuer cette impression que les hommes et les femmes ne se regardent pas, ou presque jamais ? Que tout compte-fait ils ou elles ne communiquent pas, ou pas bien ? Que les sexes forment deux solitudes qui se côtoient mais ne se voient pas ?

Faut-il conclure que quoi qu’on dise, quoiqu’on fasse, que quelques soient les formes de réglementations qu’on puisse envisager ; les hommes et les femmes soient inexorablement destinés à vivre dos à dos et non point vivre ensemble pour le mieux ?

Personnellement, c’est le « vivre ensemble » qui me préoccupe et non point les faux clivages et les faux semblants hypocrites de l’inégalité hommes-femmes.

Un autre aspect de cette « mise-en-scène » était le cadre scénique peu éclairé dans lequel s’inscrivaient ces quasi-monologues de deux solitudes sexuées. Heureusement qu’il y eut le petit lapsus de monsieur Taillefer sur l’ « ego » pour s’apercevoir que ces deux personnes dans la vraie vie devaient se parler.

En cette période où c’est devenu la « norme » de « dénoncer son porc » et pas « sa cochonne » — ce qui touche à l’obscurantisme -, un peu plus de lumière sur les personnages et plus encore l’échange de « chaleur humaine » n’auraient sans doute pas nui au déroulement de ce « show » qui fut selon moi tout aussi caricatural qu’il fût pathétique… et inversement.

Une réalité qui en 2018 demeure la norme. La femme a réussi à faire sa place, comme le disent de nombreuses de personnes mais elle est toujours considérée comme « prenant trop de place » dans ce monde d’homme qui se croit supérieur à tout égard.

Mais la tendance à prise beaucoup d’importance depuis un peu moins de dix ans. Nos universités sont remplis de femmes qui deviennent et deviendront des professionnels du droit, de la médecine, des sciences de la vie et autres.

Elles laissent les sciences comptables et ingénierie aux hommes parce que ces domaines en sont de prédateurs, rien qui ne vaut d’en devenir pour la presque totalité des femmes.

C’est un accomplissement qui a exigé deux générations et c’est à la deuxième génération qu’elle profite enfin, nous verrons la suite par une société matriarcale ou les patriaches se retrouverons en second plan où ils devraient être depuis longtemps.