Une élection en efface une autre

Je m’en allais écrire quelque chose comme Jean Charest remporte sans gloire une courte victoire. Dans un sens, cela n’est pas complètement faux. Les résultats du Parti libéral ne sont pas à la mesure de ce que les libéraux attendaient et de ce que les sondages prévoyaient.

Il n’empêche, cela reste une victoire et même plutôt convaincante dans les circonstances.Le PLQ est le premier parti qui obtient un troisième mandat consécutif depuis 56 ans. Il y parvient dans un contexte économique difficile, peu propice à la réélection des gouvernements sortants.

On parle beaucoup du retour du Parti québécois, mais n’oublions pas que ce sont les libéraux qui ont enregistré les plus nombreux gains avec 18 sièges supplémentaires, contre 15 au PQ. Le PLQ a augmenté de 9 % sa part du vote populaire contre 7 % au PQ. On dit aussi que l’avance de Jean Charest au suffrage populaire n’est que de 7 points de pourcentage alors qu’on a parlé d’une victoire retentissante quand Barack Obama l’a emporté avec le même écart de voix sur John McCain. Jean Charest est un mal aimé, même quand il gagne ses élections.

Pourtant, il y a quelque chose qui cloche dans cette interprétation. Je crois qu’on a tort de comparer les résultats d’hier à ceux de l’élection de l’an dernier. Les résulats d’hier montrent noir sur blanc que l’élection de 2007 était une aberration. Le Québec a retrouvé hier le bipartisme bien assumé qui le caractérise politiquement et l’ADQ son statut de parti marginal.

Pour s’en convaincre, imaginons que l’élection de 2007 n’a pas eu lieu. Que l’élection de 2007 n’était en somme qu’une réaction émotive à l’exploitation habile des peurs identitaires par Mario Dumont, exploitation qui a permis à l’ADQ de voler au PQ des forteresses réputées imprenables comme Masson ou L’Assomption. Imaginons…

Comparativement à 2003, le PLQ passe de 46 % des suffrages exprimés à 42 % et de 76 à 66 sièges. Le PQ est en hausse de 2 % depuis 2003, ce qui lui permet d’aller chercher six sièges supplémentaires. L’ADQ ? Elle perd à peine 2 % des voix, mais gagne 3 députés.

Sur cette base, on constate que l’usure du pouvoir affecte les libéraux, mais que le PQ ne convainc pas comme solution de rechange. L’ADQ piétine, ce qui provoque le départ de son fondateur, et que Québec solidaire grappille ici et là des votes au PQ.

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Bonjour,

Moi je n’ai qu’une question ce matin : comment vaincre un parti qui prétend gagner peu importe le résultat? Le PQ vient d’échapper une majorité aux mains des libéraux, mais ils crient à la victoire morale. Lorsqu’ils s’étaient fait mettre dans le deuxième groupe d’opposition ils disaient que les Québécois n’avaient pas compris leur message. Et quand ils gagnent, ils gagnent. Il n’y a donc pas de scénario perdant pour eux.

Avec des standards pareils, pas surprenant qu’ils se relèvent constamment et repartent comme des zombies vers la terre promise. Le déni est une arme de mobilisation puissante.

43 % d abstentions et Charest avec le gros sourire. Je m inquiéterait a sa place. Les gens sont désabusés. Charest le menteur et Marois qui est dans le paysage politique depuis longtemps. Et Mme David qui manque totalement de classe de par ses propos d hier contre Dumont. Nous avons ce que nous méritons. Allez, continuons de chialer pauvre petit peuple Québécois, c est tout ce dont nous sommes capable de faire.

« Comment vaincre un parti qui prétend gagner peu importe le résultat? »

Ça s’appelle du « spinning », vous n’êtes pas obligé de les croire.

L’ADQ recule parce qu’elle n’a pas su démontrer en quoi elle est réellement différente des deux autres. L’effet de fraicheur et de nouveauté n’y était plus et en plus la crise a Ottawa n’a pas aidée.

Honnêtement ce n’est pas une grosse perte, un troisième parti c’est un ticket pour une suite de gouvernements minoritaires qui perpetueraient l’immobilisme.

Dumont aurait un bien meilleur avenir à aider le PCC (probablement sans Harper) à démolir le Bloc et devenir majoritaire.

« démolir le Bloc et devenir majoritaire » ou « le PQ est mort »

Enlève toi ça de la tête, ça n’arrivera jamais.

On doit constater que la droite n’a pas de prise au Québec.

C’est le centre et la gauche qui progressent.

Si c’était si bon la droite à Gagnon, comment se fait-il qu’elle n’existe pas comme parti politique au Québec?

Le discours de droite fait peur au Québec car il appelle à la responsabilité individuelle des gens agrippés aux mamelles de l’état depuis leur naissance.

C’est tellement plus facile de se faire dire par les Libéraux et le PQ qu’on va en garrocher des millions pour répondre à toutes les demandes.

Ce sont nos enfants et petits-enfants qui vont nous en vouloir à mort de leur faire payer notre party.

Quelle différence existe-t-il entre le PQ et Québec solidaire? A mon avis, aucune, les deux formations visent la séparation (pardon la souveraineté,ça fait plus chic…)outre de menus détails, je dirais que Québec solidaire est un gropuscule du PQ. Diviser pour régner, voilà à quoi ça ressemble.

40% de la population ne paient pas une cenne noire d’impôt au Québec et 10% en paie très peu. Donc, en partant, 50% de la population souhaite se faire dire en campagne électorale que telle ou telle chose va être « gratis », sans se préoccuper le moins du monde des taxes, des déficits et de la dette. Peut-être pour ça que c’est dur pour la droite.

« 40% de la population ne paient pas une cenne noire d’impôt au Québec et 10% en paie très peu. Donc, en partant, 50% de la population souhaite se faire dire en campagne électorale que telle ou telle chose va être “gratis”, sans se préoccuper le moins du monde des taxes, des déficits et de la dette. » (Éric)

C’est une aberration de dire les choses ainsi. Taxes et impôts sont des charges fiscales.

Tout le monde paye des taxes au Québec même les gens qui sont sur le BS.

Les pauvres et moins pauvres ont une charge fiscale proportionnelle plus grande que les riches. Certains se privent de manger pour payer des taxes, pas les riches.

Si c’est dur pour la droite par les temps qui courent c’est à cause du mensonge.

«Les pauvres et moins pauvres ont une charge fiscale proportionnelle plus grande que les riches.» Vraiment n’importe quoi. Pas d’impôt et pas de taxe sur les dépenses de base (logis et bouffe). S’il y a quelque chose de progressif ici, ce sont bien les impôts.

Je suis d’accord avec MB dans son commentaire #11. Un père de famille a beau tout donner à ses enfants, le jour où ses finances ne le lui permettront plus, il devra cesser. Il devrait en être ainsi pour l’état. Les programmes de la gauche sont bien beaux et souhaitables, mais demeurent utopiques !

« Pas d’impôt et pas de taxe sur les dépenses de base (logis…

Et voilà pourquoi les gens de droite, les droitistes proposent la droite. L’ignorance, le manque de culture.
C’est à penser qu’ils vivent dans un autre pays, un pays imaginaire.

Les gens sur le BS et les pauvres payent des taxes sur le logement (à la ville et le Québec),
sur les guenilles qu’ils achètent pour s’habiller,
sur l’électricité pour cuisiner et se chauffer,
sur le pétrole pour se déplacer (même avec les transports en commun),
S’ils travaillent, ils payent des taxes sur leur char et les pneus et le gaz,
ils payent directement et indirectement des taxes pour envoyer leurs enfants à l’école,
et s’ils veulent regarder la TV même avec des oreilles de lapin ou louer à l’occasion un vidéo ou aller 2 fois par année au cinéma, ils payent encore des taxes.
En fait ils payent des taxes partout, excepté pour l’épicerie de base.

Quand on ne sait même pas qu’on paye des taxes sur son logement, et ce pour tous ceux qui demeurent sous un toit au Québec, sa donne toute une crédibilité pour nous faire la morale sur l’économie et de la supériorité de la dédrette imaginaire.

C’est là que l’on voit que l’école et les parents ont manqué à leurs devoirs, surtout au sujet de la responsabilité de sois des droitistes et de leur savoir.

Vouloir laisser le marché s’auto réguler est justement ne pas prendre ses responsabilité de citoyen, laissant aux fortunés toute la liberté de faire et de monter tout les coups qu’ils désirent pour empocher. C’est exactement ce qui s’est passé aux USA et en Amérique, et ces mêmes paresseux, qui ont manqué à leurs devoirs accusent l’état d’avoir provoqués ces coups.

Il en est de même pour les chiâleux qui ne vont pas voter.

@ Yvon Fleurent:

Cette semaine on a eu une tempête de neige et la ville de Montréal, incapable de déneiger les routes, c’est justifiée en disant qu’elle avait été surprise…

Être surpris qu’il neige en décembre…

Les politiciens ne sont même pas capable de déneiger les routes et tu t’imagines qu’ils peuvent diriger l’économie.

En passant, les « paresseux » qui ont manqué à leur devoir demande aujourd’hui l’aide de l’état alors que la vrai droite leur dit: « crever pour vos erreurs ».

Ma responsabilité de citoyens n’est pas de subventionner l’échec.

« Cette semaine on a eu une tempête de neige et la ville de Montréal, incapable de déneiger les routes, c’est justifiée en disant qu’elle avait été surprise… » (DG)

Et les entrepreneurs en on fait tout autant.

Jamais depuis toujours les routes n’ont été aussi bien déneigées.

« Ma responsabilité de citoyens n’est pas de subventionner l’échec. »

Mais de ne pas en prendre quand le citoyen honnête et travaillant se fait prendre dans l’arnaque des entreprises ou des financiers, sous prétrexte que c’est la faute du gouv.

Qu’attend Gagnon pour lancer un parti politique basé sur ses lumières?

Il attirerait tous les citoyens du Québec et même ceux du Nunavut…

@ Yvon Fleurent:

Quand un entrepreneur fait ce genre d’erreur, il fait faillite. Du moins c’était le cas avant que le virus de la « keynésianite » frappe. Aujourd’hui, plus votre erreurs est grosse, plus vous avez de chance de vous en sortir avec l’argent de ceux qui n’ont pas fait d’erreur…

Et pour l’honnête citoyen qui se fait prendre par une anarque financière, c’est son problème. Qu’il assume sa responsabilité et qu’il retienne la leçon.

Toujours de la théorie à Gagnon.

« Quand un entrepreneur fait ce genre d’erreur, il fait faillite.” (Gagnon)

Gagnon n’a jamais fait affaire et ne l’a jamais été. Je connais plusieurs entrepreneurs très prospères, de vieilles entreprises qui n’ont jamais respecté leur contrats, jamais une fois, simplement parce que un personnage comme Gagnon n’a pas les moyens le les traîner en justice contre leurs avocats et de perdre.

Des financiers et des entrepreneurs de la sorte il en pleut et ce qu’ils désirent le plus est que le gouv se tienne loin.

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Et pour l’honnête citoyen qui se fait prendre par une arnaque financière, c’est son problème. Qu’il assume sa responsabilité et qu’il retienne la leçon. (Gagnon)

Comme d’habitude t’as rien compris.

Je parles de l’honnête citoyen, travailleur pour une entreprise malhonnête, qui perd sa job sa pension et ses avantages qui lui sont du par la loi et qu’il a gagné à la sueur de son front.

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Ce que Gagnon à compris est que si le consommateur se fait fourrer par une compagnie malhonnête qu’il endure son mal et qu’il retienne l’expérience.

Ben oui quand Gagnon magasine pour un toutou pour sa nièce, avant de l’acheter il l’ouvre avec un exacto pour voir s’il n’est pas rembourré avec des pansements d’hôpitaux souillés de sang. S’il ne le fait pas et qu’il se fait fourrer il endure son mal.

Pour l’alimentation, il achète un produit, le fait analyser dans un laboratoire pour voir s’il n’a pas de mélamine avant de le bouffer. S’il se fait prendre sa lui apprendra.

Koss ça donne le gouvernement qui réglemente.

«Et pour l’honnête citoyen qui se fait prendre par une anarque financière, c’est son problème. Qu’il assume sa responsabilité et qu’il retienne la leçon.» >dgagnon

Le dogmatique apôtre Gagnon aurait-il le courage d’aller répéter son reproche moralisateur à ceux qui se sont fait fourrer par le libertarien escroc et arnaqueur, Vincent Lacroix?

N’importe quoi.

Crédibilité zéro.

Je suis s