Une génération sacrifiée

Comme bien des jeunes, Emmanuelle Doucet, 27 ans, et Louis-Michel Tremblay, 30 ans, voient leurs parents profiter d’une douce retraite, financée par un régime de pension de l’État. « Les jeunes ne “catchent” pas encore qu’ils n’auront pas ça et que c’est grave ! » dit Emmanuelle Doucet, infirmière en milieu communautaire et acupunctrice.

retraite : Une génération sacrifiée
photo : Paul Cimon

Même s’ils n’ont pas de caisse de retraite d’employeurs, les Doucet-Tremblay essaient tant bien que mal de ne pas s’inquiéter pour l’avenir. Parents de deux jeunes garçons, ils ont investi toutes leurs économies dans l’achat d’une maison à Alma, il y a un an. Leur revenu familial de 30 000 dollars par an ne leur donne aucune marge de manœuvre financière, et encore moins les moyens de cotiser à un REER.

« Je ne serais pas étonné d’être plus pauvre que mes parents une fois à la retraite : je suis déjà plus pauvre qu’ils ne l’étaient à mon âge ! » constate Louis-Michel Tremblay, chargé de projets outre-mer en coopération internationale. « Les régimes de pension ont été conçus par les boomers, pour les boomers. Et comme contribuables, nous finançons les retraites des autres, alors que nous, nous n’avons rien ! »                                                                                 

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