Une mer de brut

Cent millions de barils. C’est la quantité estimée de pétrole brut, de diesel et autres carburants qui est accumulée dans des navires ancrés dans la Manche, la Méditerranée ou encore au large de Singapour.

Cent millions de barils. C’est la quantité estimée de pétrole brut, de diesel et

Des sociétés pétrolières, comme Total, de même que des courtiers, tel Arcadia Petroleum, louent des bateaux pour y engranger de l’or noir, activité d’autant plus rentable que la récession a fait chuter les prix de location des pétroliers.

Le procédé n’est pas nouveau. Mais l’agence Reuters rapporte qu’il s’est accentué en 2009 du fait que le prix des carburants sur le marché au jour le jour est plus bas que celui des contrats pour livraison dans quelques mois. Cette situation, appelée « contango » (report) dans le jargon des arbitragistes, survient lorsque la production quotidienne est supérieure aux besoins.

L’analyste David Wech, de JBC Energy, pense que cette situation pourrait persister jusque dans la seconde moitié de l’année 2010. Selon Morgan Downey, négociateur et auteur du livre Oil 101, le fait que le marché ait été inondé d’une partie de ce pétrole flottant ces derniers mois explique que le prix du brut a cessé de grimper.

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