Une politique dangereuse

Le Parti Québécois et Québec Solidaire ont trouvé le même filon pour financer leurs engagements : une bonne ponction supplémentaire d’impôts appliquée aux mieux nantis et des redevances minières plus lourdes. Il faudrait que l’État se nourrisse davantage en droits miniers pour que l’ensemble des Québécois bénéficient véritablement de la manne qui serait en train de tomber sur le Québec.

Un article publié dans The Guardian montre que le festin tire peut-être à sa fin. Le journal londonien qui penche nettement à gauche, cite un financier suisse qui compare l’augmentation prodigieuse du prix du fer à la bulle sur l’or des années 1970, à celle de la bourse japonaise dans les années 1980 et à celle des titres technologiques listées sur Nasdaq dans les années 1990. Pour lui, la bulle sur le fer est la plus importante des 40 dernières années.

Le prix du minerai de fer a décuplé en moins de dix ans, alimentée par le boom chinois. Au cours des 15 dernières années, poursuit l’article, il s’est bâti 90 millions de nouvelles maisons en Chine. 25 % de la production mondiale d’acier a servi à construire les logements chinois et les infrastructures de ce pays.

Une telle demande peut-elle se maintenir ? Non, croit l’expert. Il y aurait 2 millions de maisons invendues sur le marché chinois et 30 millions d’autres en cours de construction. D’où la crainte d’un affaissement de la demande et de l’éclatement de la bulle. Entre août 2011 et juillet dernier, le prix du fer est d’ailleurs passé de 177,45 dollars à 127,94 dollars, une baisse de plus de 25 %.

Le journal britannique s’inquiète pour l’Australie, dont 25 % des exportations sont destinées au marché chinois. Le minerais de fer représente 60 % des exportations australiennes vers ce pays. Si le marché s’écroule, l’impact sera majeur.

En 2010-2011, la valeur des expéditions australiennes de fer ont été de 60 milliards de dollars. Cette année-là, la valeur de toutes les expéditions de minerais au Québec atteignait 7,7 milliards de dollars. Comparativement à l’Australie, le Québec est un petit producteur.

Nous sommes un « joueur secondaire » sur le marché mondial et « un producteur d’appoint », écrivait cette semaine dans La Presse Renaud-François Lortie, de Secor-KPMG. Un producteur aux coûts de production élevés et où la profitabilité du tiers des mines en activité est marginale.

Le PQ veut remplacer le régime minier actuel établi en fonction de la rentabilité des mines par des redevances établies sur la valeur de la production. Il propose d’imputer à toutes les mines un coût fixe supplémentaire qui s’ajoutera à leurs coûts d’exploitation déjà élevés. Le tout serait accompagné d’une autre redevance établie en fonction de profits jugés «excédentaires». Voilà un bon plan pour rendre le Québec encore moins attractif et compétitif.

Si le prix du fer continue de baisser, l’Australie souffrira, mais le renouveau minier du Québec risque, lui, d’être sévèrement compromis. Les mines québécoises, plus chères à exploiter, pourraient être les premières à fermer et les investissements envisagés pourraient être compromis. Sous prétexte de récolter plus, le Québec risque de tout perdre.

Dans le dernier numéro de L’actualité, Jean-Benoît Nadeau, rend compte de l’effervescence qui anime l’Abitibi-Témiscaminque et la Côte-Nord suite au boom minier. On manque de main-d’oeuvre, les projets foisonnent et les salaires sont beaucoup plus élevés qu’ailleurs au Québec. Les investissements atteignent des niveaux records et on pourrait toucher les 5 milliards de dollars cette année. Vous en connaissez beaucoup de secteurs où on investit 5 milliards de dollars par année au Québec ?

Sauf que tout cela est fragile et dépend de la conjoncture internationale. Le financier suisse pourrait confondre un creux momentané à une tendance lourde qui se maintiendra encore pendant des années. Qui sait.

Je me dis quand même qu’il ne faudrait pas prendre de chances et compromettre ce qui éclôt sous nos yeux. Les investissements dans le secteur minier ont relancé les régions nordiques. De plus, on compte 3800 fournisseurs de l’industrie minière partout au Québec et plus de 52 000 personnes travaillent directement et indirectement dans ce secteur qui paie particulièrement bien.

Déjà que la conjoncture internationale n’est pas facile, il ne faudrait pas menacer de l’intérieur l’une des meilleures chances d’enrichissement du Québec.

 

 

 

 

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Cela cache l’exploitation de l’uranium pour le nucléaire. Chu tanné de ces cachettes à n’en plus finir. Power Corporation est derrière cela, comme dans l’Île d’Anticosti avec son pétrole. Masochiste, le peuple québécois… ça l’air de ça. On se fait passer des sapins à tour de bras. Va falloir que ça finisse. On n’es-tu assez nul pour continuer à se faire manger la laine sur le dos ? Quel karma… Sommes-nous capable de nous relever et de brandir, haut et fier notre identité nationale… sur ce continent américain. Sommes-nous capables d’exprimer haut et fort notre détermination à rester UNIQUE sur ce continent… d’affairistes, de capitalistes sauvages qui veulent nous assimiler dans leurs dépendances économiques… Notre printemps érable avec toutes ces manifs monstres… nous a-t-il réveillé de notre léthargie constitunionnelle pour nous amener à une libération ? Sommes-nous capable de nous tenir deboutte et de choisir… notre libération politique ? Le monde a les yeux braqués sur nous. Attention gang à vos choix. Mon choix du plusse profond de mon coeur, est pour mon futur pays, Québec. Et j’ai voté avec mon coeur pour le parti capable de prendre les rênes de cette destinée, pour l’homme que j’adore parce qu’il incarne mes valeurs dans ma circonscription électorale. Sommes-nous capable de cesser toute cette division imposée au sein de notre famille électorale ? (gauche fortement divisée) Cela fait l’affaire de la droite… « Diviser pour règner ». Mais le plusse important au-delà de tout ces propos… ALLEZ VOTER… selon vos convictions pour démontrer le vrai portrait de notre peuple.

Je vous présente ANNOUS LACHOSE, un individu-peuple

Hier j’ai rencontré un humain collectif, un individu-peuple qui s’appelle ANNOUS LACHOSE
Il vit partout… même près des mines du nord de l’Ontario et du Québec
Il vit dans le grand nord québécois et canadien ainsi que dans la vallée du St-Laurent
Il m’a raconté un bout de son histoire

Quand le dieu de la piasse me le permettra
Quand j’aurai la permission du gérant de la garnotte
Quand l’empereur de l’or me regardera dans les yeux
Quand le dictateur du gaz respirera mon air
Avant de mourir
Individuellement et collectivement
Nous allons demander, humblement par politesse, notre part du magot

ANNOUS LACHOSE
C’est notre richesse
Pas la leur

Quand mon peuple se soulèvera pour le demander
Quand mon gouvernement cessera de s’applaventir
Quand mon député ne sera plus le lobby de l’autre
Quand mon maire aura de véritables pouvoirs de contraindre
Avant d’agoniser
Individuellement et collectivement
Nous allons demander, le poing en l’air, notre part du gros lot

ANNOUS LACHOSE
C’est notre richesse
Pas la leur

Quand le mystère ambigu du ministère absolu sera résolu
Quand le partage équitable de la richesse sera une loi suprême
Quand le déséquilibre entre la proie et le prédateur sera éteint
Quand la force de l’indignation l’emportera sur l’épaisseur de l’enveloppe
Avant de vomir
Individuellement et collectivement
Nous allons demander, le couteau entre les dents, notre part du gâteau

ANNOUS LACHOSE
Elle est à nous cette richesse
À nous de la reprendre
Sinon…
On va quêter le reste de notre vie
Comme nous le faisons depuis trop longtemps
On est riche, on ne veut pas mourir pauvre
On est fiers de participer à la richesse de notre peuple
ET… on veut notre juste part.

ANNOUS LACHOSE
C’est notre richesse
Pas la leur

© MauriceJosephDuclos