Vers le plus important surplus budgétaire de l’histoire du Québec?

Selon l’Institut du Québec, le surplus budgétaire pour 2018-19 oscillera entre 5,9 et et 8,39 milliards de dollars, avant le versement au Fonds des générations. Le montant record de 4,9 milliards de dollars de la période 2017-18 pourraient donc être surpassé. 

Photo : iStockPhoto

Ça peut paraître surprenant, mais les gouvernements n’aiment pas trop parler des surplus qui s’entassent dans les coffres de l’État, même si la bonne santé financière du Québec est en soi une bonne nouvelle. Pourquoi? Parce que les surplus suscitent des convoitises, animent les groupes de pression en tout genre et attirent les critiques de ceux qui estiment que le gouvernement avait les moyens d’être plus généreux.

C’est ce que vivra le gouvernement Legault dans environ un mois: un bonheur budgétaire qu’il tentera de dissimuler un brin afin d’éviter les malaises. Parce que de l’argent, il n’y en a jamais eu autant dans la machine étatique, gracieuseté de la bonne tenue de l’économie et des sacrifices (ou de la discipline, c’est selon) imposés par le précédent gouvernement libéral.

Ça fait quelques semaines que j’entends, de différentes sources au sein du gouvernement et chez les fonctionnaires, qu’il y a plus d’argent cette année que d’endroits où le dépenser. Le dernier budget de Carlos Leitao était particulièrement généreux — le gouvernement a ouvert les vannes d’un coup en année électorale, avec une machine étatique affamée depuis des années et parfois incapable de digérer une forte hausse rapidement — et parce que la campagne électorale ralentit toujours les dépenses, plusieurs projets étant en mode «attente».

De nouveaux chiffres viennent confirmer les rumeurs.

L’Institut du Québec, un organisme indépendant et sans but lucratif né de la collaboration d’HEC Montréal et du Conference Board du Canada, a fait une projection des surplus budgétaires pour l’année financière 2018-19 qui se terminera le 31 mars prochain.

Plutôt qu’un surplus estimé à 1,65 milliards de dollars lors de la mise à jour financière de l’automne dernier, l’Institut du Québec estime que ce dernier tournera plutôt autour de 4,6 milliards de dollars. C’est la moyenne de leur projection, puisque le scénario le plus conservateur se chiffre à 3,4 milliards de dollars de surplus, et le plus optimiste, à 5,9 milliards de dollars. Et ce, après avoir versé la somme record de 2,49 milliards de dollars dans le Fonds des générations, tel que prévu.

La Loi sur l’équilibre budgétaire impose au ministère des Finances de calculer le versement annuel au Fonds des générations comme étant une dépense. Or, en réalité, cet argent n’est pas dépensé. Il sert d’actif pour diminuer la dette. C’est un choix politique que d’attribuer de tels montants au remboursement de la dette: un parti pourrait décider de modifier les sommes en cause ou même faire autre chose avec ces montants. Donc, à mon avis, pour avoir une véritable idée de l’ampleur du surplus budgétaire, il faut ajouter ce montant au total.

Selon l’Institut du Québec, le surplus budgétaire 2018-19 oscillera donc entre 5,9 et et 8,39 milliards de dollars, avant le versement au Fonds des générations. Ce pourrait être le plus important surplus budgétaire de l’histoire du Québec!

Voici, dans le tableau suivant, les chiffres les plus récents du gouvernement du Québec (l’ère des surplus étant récente, seules les dernières années ont été répertoriées dans le tableau). Le surplus le plus plantureux de l’histoire a été enregistré l’an dernier, avec 4,9 milliards de dollars — en incluant le versement au Fonds des générations.

Surplus budgétaire du Québec depuis 2005

*pour 2018-19, il s’agit de la projection actuelle du gouvernement.

Depuis la mise à jour financière de l’automne, tous les indicateurs continuent d’être au vert, estime l’Institut du Québec, de sorte que la situation budgétaire du gouvernement continue de s’améliorer.

Dans le tableau suivant, préparé par l’Institut du Québec, on voit clairement que le surplus budgétaire des huit premiers mois de l’année financière (ligne bleue) surpasse celui de l’an dernier, année record.

Source : Institut du Québec

Bien sûr, le gouvernement peut changer de trajectoire d’ici la fin mars et se mettre à dépenser davantage ou à offrir des baisses d’impôt ou de taxes, se privant ainsi de revenus, ce qui ferait diminuer son surplus budgétaire. C’est d’ailleurs ce qui s’est produit l’an dernier, en 2017-18 (ligne jaune). Vous voyez la chute abrupte de février à mars? C’est environ 1,3 milliard de dollars que le gouvernement Couillard a choisi de dépenser à la dernière minute, dans des programmes souvent non récurrents, ce qui a fait chuter le plantureux surplus, qui s’annonçait titanesque. Après avoir freiner de manière importante les dépenses dans la première moitié de son mandat, le gouvernement Couillard, à la veille des élections, s’est probablement dit qu’afficher un excédent aussi important ne serait pas du meilleur effet…

Dans ses projections, l’Institut du Québec a pris en compte que, bon an mal an, les dépenses en éducation et en santé ont tendance à s’accélérer dans les trois derniers mois de l’année financière. Donc, même si la ligne bleue de 2018-19 ne suit pas une tendance aussi fortement à la hausse dans les prochains mois, le surplus a tout de même de fortes chances d’être plus élevé que celui de l’an dernier, et donc, de fracasser un nouveau record.

Les besoins étant illimités, et afficher un trop gros excédent n’étant pas politiquement souhaitable, comme je l’expliquais plus haut, il n’est pas impossible que le gouvernement Legault imite, d’une manière ou d’une autre, le précédent gouvernement Couillard dans les dernières semaines de l’année financière et dépense plus que prévu, ce qui ferait baisser le surplus budgétaire. Le ministre des Finances, Éric Girard, a d’ailleurs déjà dit vouloir procéder à quelques dépenses de dernière minute. Reste à voir l’ampleur.

Mia Homsy, la directrice de l’Institut du Québec, a déjà été la chef de cabinet adjointe du ministre des Finances Raymond Bachand. Elle était responsable de suivre… l’évolution du budget. Bref, elle en connaît un rayon sur le sujet. Elle s’attend à ce que le gouvernement dépense un peu plus d’ici la fin mars pour faire diminuer ses surplus. «À l’Institut, on a voulu faire un exercice de transparence, pour montrer au public à quoi ressemble le véritable état des finances publiques maintenant. Le gouvernement Legault fera ensuite des choix politiques avec sa marge de manoeuvre», dit-elle en entrevue avec L’actualité.

Difficile, avec ces montants, de départager ce qui est un excédent récurrent de ce qui est une manne ponctuelle, précise-t-elle. N’empêche, même si c’est «une bonne nouvelle» que d’avoir un budget excédentaire, le gouvernement devra faire face à un beau débat politique. «Qu’est-ce qu’on fait avec cet argent? Certains vont demander des baisses d’impôts, d’autres, des investissements en éducation ou en santé… Et si on veut investir dans les grandes missions de l’État, est-ce qu’on a le personnel pour y arriver, alors qu’on manque de monde en santé et en éducation pour combler les postes disponibles?», dit Mia Homsy.

De bonnes questions, pas de doute. Et combien faut-il en mettre de côté pour les jours plus sombres, lorsque l’économie va ralentir et ainsi entamer le budget? Il y a déjà 8,8 milliards de dollars dans la réserve de stabilisation. Jusqu’où faut-il se rendre?

Une chose est claire: le gouvernement Legault, contrairement à ses prédécesseurs, démarre son mandat sur des eaux favorables. La tempête économique, sous la forme d’une récession, pourrait se pointer le bout du nez dans les prochains mois/années. Mais en attendant, difficile de ne pas constater, plus important surplus de l’histoire du Québec ou pas loin, que François Legault a les moyens de ses ambitions.

Les réponses dans le budget qui sera déposé au mois de mars.

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34 commentaires
Répondre au commentaire de Michel

« Selon l’Institut du Québec, le surplus budgétaire 2018-19 oscillera donc entre 5,9 et et 8,39 milliards de dollars, avant le versement au Fonds des générations. Ce pourrait être le plus important surplus budgétaire de l’histoire du Québec »
On les a-ti les conditions gagnantes pour faire un pays, M. Blanchet? D’autant plus que pendant ce temps c’est déficit par-dessus déficit à Ottawa, Toronto, Edmonton.

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Le problème est de savoir si l’on peut vraiment se fier aux chiffres.
On voit régulièrement des budgets « équilibrés » et pourtant la dette se creuse.
D’ailleurs, aucun mot sur la dette dans cet article, il serait intéressant de voir son évolution face à tous ces budgets équilibrés.

Je ne comprends pas pourquoi les gouvernements ne sont pas à l’aise de déclarer des surplus records. On ne cesse de nous dire que l’on est surrendetté. Ces 7 milliards devraient aller au remboursement de la dette. Il faut profiter d’un cycle économique fort pour rembourser la dette et avoir de la marge de manoeuvre lors d’une récession.

Le premier tableau « Surplus budgétaire du Québec depuis 2005 » est étrange. Je ne vois pas de lien entre le surplus, le fond des générations et le « total ».

Enfin, je ne connaissais pas l’institut du Québec, et j’avais vaguement entendu parler du « conference board ». Financer cet institut doit couter des centaines de milliers de dollars. Il serait intéressant d’enquêter de ce coté.

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Les dernières démontrent clairement le fruit de l’austérité libérale. On a coupé dans les services afin d’engranger des surplus. Des gens ont souffert de ces coupures, j’ose espérer qu’éventuellement nous aurons droit à un Gouvernement plus humain. Et ce n’est pas avec la mentalité caquiste de donner plus de place au privé que cela changera. Il va falloir un retour du PQ au pouvoir pour obtenir un équilibre plus parfait.

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FAUX!!!

Jamais les budgets n’ont été coupés. On n’a eu droit qu’à un ralentissement de l’augmentation des dépenses.

La CAQ a d’ailleurs annoncé récemment qu’elle avait demandé à tous ses ministères de faire des économies pour réduire les dépenses mais dans ce cas-ci, on parle étrangement de « prudence » et non d’austérité.

S’il-vous-plaît Monsieur Legault, réinvestissez dans les services sociaux et en éducation! Ça coûterait quelques centaines de millions rendre l’éducation gratuite et couvrir les besoins de lunetterie et de dentisterie pour tous! Avec le reste, réduisez la dette svp!

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L’argent n’appartient pas à Legault mais à chacun des Québécois qui a payé des impôts (45% des Québécois n’en paient pas!!!).

Il ne faut surtout pas utiliser ces surplus dégagés par les Libéraux (la CAQ n’a absolument rien fait pour ça!!!) pour investir dans des dépenses récurrentes pour la simple raison que les dits surplus en question peuvent disparaître très rapidement et qu’en tel cas, il faudra que le gouvernement soit augmente les impôts qui sont déjà suffocants ou soit augmente notre dette qui, elle, est déjà trop lourde, pour faire face à ces nouvelles dépenses récurrentes.

Il faut payer notre dette ou soit redonner cet argent à ceux à qui il appartient.

Nous avons déjà les frais de scolarité et le filet social parmi les plus bas au monde. Ça suffit le gouvernemaman. Il faut que les Québécois cessent de se fier à l’État pour tout et apprennent à se prennent en main. Comme des adultes.

Même lorsqu’un gouvernement dégage des surplus aux 31 mars et donc dispose d’excédents après versement au Fonds des générations, il peut néanmoins se trouver en déficit budgétaire dans le cours de ses opérations.

Dans le rapport des comptes publics (publié en décembre) terminés au 31 mars de l’année financières 2017-18, la vérificatrice générale Guylaine Leclerc avait estimé que la dette nette (endettement net) et les déficits cumulés avaient été sous-évalués de quelques 11,5 milliards alors que les surplus annuels avaient été surévalués de quelques 1,9 milliards de dollars.

Il faut bien distinguer un excédent de trésorerie et l’ensemble des dépenses auxquelles doit faire face un État tout au long de son exercice qui usuellement dure plus d’un an.

J’imagine que sur l’exercice 1018-19, la « mécanique » devrait à peu de choses près, être en quelques sortes la même ; de telle sorte que les chiffres redondants que nous propose Alec Castonguay sont du même acabit que ceux qui servirent lors des dernières élections provinciales pour descendre en flamme quatre années d’efforts faits par le gouvernement libéral pour s’assurer du redressement et de la stabilité des comptes publics.

Peut-être pourrions-nous confier au professeur Fortin, le soin de débrouiller cet imbroglio et ces distorsions qui existent entre les données publiées lors du dépôt des budgets et les données réelles qui sont publiées quelques mois plus tard après vérifications.

À noter que ce genre de choses s’observent de la même façon dans les comptes fédéraux, qu’il est difficile de bien comprendre par exemple comment se ventilent les déficits et les immobilisations, s’il n’existe pas des nuances à distinguer entre ce qui relève des excédents primaires et des déficits structuraux. En sorte que même dans un budget équilibré, la dette peut encore considérablement augmenter.

Autant de détails essentiels qui doivent forcer le commun des mortels à user de prudence et de modération quant à la véritable nature de toutes formes de redditions. Une prudence qui selon moi, même les plus éminents journalistes ne devraient point faire fi….

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Il faut dire que nos gouvernements antérieurs nous ont habitué à ce genre de distorsion du bilan réel! Souvent ceux qui ont un besoin constant et immédiat de ressources souvent non ventilées et » à la va comme je te pousse » sont omniprésents dans les crédits budgétaires ! Mais assez souvent la une des médias fait fi de la réalité ! En conclusion un gouvernement ne sera jamais riche!!

@ beauly02,

Très juste en effet, un gouvernement ne sera jamais riche…. Mais peut-il être chiche ?

Selon le dernier Rapport mensuel des opérations financières (novembre 2018) du Ministère des finances, le gouvernement affectera 2 851 milliards de dollars au Fonds des générations, contrairement à « la somme record de 2,49 milliards de dollars ».

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En addenda
L’analyse de l’Institut du Québec semble sortir d’une tribu de « jovialistes » sur le party. Si les projections sur le PIB nominales sont bonnes, le Québec passera d’une croissance de 5 % pour l’année 2017, à 4,1 % peut-être 4,2 % pour l’année 2018 – encore moins pour les années suivantes. Comme les revenus du gouvernement bon an mal an sont assez constant soit autour de 25 % du PIB et que la croissance des revenus autonomes sur l’année précédente a été de 3,6 % (3 016 M), je me demande bien comment on pourrait obtenir des surplus guillerets de 8,39 milliards, même en réduisant les dépenses. Même avec 5,9 milliards, c’est optimiste.

Maternelle 4-ans : oui beaucoup d’ argent à investir , mais pour l’avenir économique du Québec ! Pour empêcher nos stagiaires en enseignement à l’université de recommencer 3-4 leur examens de français d’ entrée à l’ université !

Immigration: Engager des enseignants pour augmenter la capacité du Québec à intégrer au maximum les immigrants!

Intégration: Avec budget associé à l’intégration rurale de notre grand territoire ! Dans le passé c’était les régions rurales qui nourrissaient le Québec avec ses produits et aussi avec son éducation!

Économie: le développement économique passe par nos ressources naturelles ! Bien sûr l’ environnement est un facteur à considérer mais n’ est pas un OBSTACLE à s’ enrichir mutuellement!
Santé: le privé nous souffle dans le dos ! Donc diminuer la paperasse étatique, informatiser et surtout être efficace car les humains , vos clients vont se tourner vers le privé et réclamer des déductions fiscales ! Alors à commencer par les médecins spécialistes , la compétition va vous rejoindre un jour et votre chasse gardée deviendra vulnérable! Donc habituez-vous à la compétition !!!!

Education: Réduire les interventions et les réunions exponentielles pour tout et pour rien! Cessez de payer pour des libérations syndicales c’ est honteux! Le corporatisme syndical est devenu un embûche majeur à la libéralisation de notre intellect ! Pendant tout ce temps perdu il y a au Québec des milliers d’ enfants qui ne reçoive pas le service attendu!

Je reviendrai suite à vos commentaires!

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François Legault se pavane partout avec ces surplus mais en vérité, il n’a absolument rien fait pour ça.

La CAQ devrait avoir la décence de remercier les Libéraux à genoux pour la saine gestion des fonds publics dont ils ont fait preuve et qui a permis ce miracle. Sans les Libéraux de Philippe Couillard , rien de tout ceci ne se serait produit…et en reconnaissance pour ces services incomparables rendus, on les on les a foutu dehors.

Ingrats les Québécois??? Mets-en.

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Remercier à genoux !! C’ est fort; c’ est le rôle du gouvernement de dépenser selon les revenus disponibles et ce qu’ à fait le parti libéral et il faut les féliciter pour cela! Mais les lobbys syndicaux et groupes sociaux en ont décidés autrement ! Je pense que pour les électeurs ça été plutôt les accusations à outrance de racisme, islamophobie etc…

Votre jupon Libéral dépasse outrageusement N’oubliez pas que les Libéraux de Jean Charest ont fait des déficits à répétition avant le gouvernement de Couillard. Reconaissons tout de même à M Couillard et m Leitao leur saine gestion

Laurent:

Mais c’est exactement ce que j’ai écrit: « Sans les Libéraux de Philippe Couillard , rien de tout ceci ne se serait produit…et en reconnaissance pour ces services incomparables rendus, on les on les a foutu dehors. »

Je n’ai fait qu’énoncer une évidence. Je ne vois pas du tout où mon jupon libéral dépasse.

Est-ce que finalement on peut, faire ce que peu de gouvernements ont fait au Québec, redonner de l’argent à ceux qui en paient au lieu de partir dans une nouvelle ronde d’investissements qui vont devenir des dépenses récurrentes?

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Un surplus budgétaire normalement ne devrait jamais être retourné aux citoyens ; mais devrait être réinvesti dans la communauté non pas sous forme de mesures sociales qui pourraient devenir exponentielles mais plutôt par des mesures économiques qui susciteraient de nouveaux revenus !! Cessons d’ agir en BS !!

Vous avez absolument raison.

Nous sommes déjà parmi les plus taxés et imposés ainsi que les plus endettés au monde. Ces surplus devraient être utilisés pour payer une partie de notre pharaonique dette ou tout simplement les retourner à ceux qui ont payé les impôts qui ont servi à les accumuler (45% des Québécois ne paient aucun impôt!!!).

pour éviter qu’un gouvernement ne profite des surplus générer par l’autre gouvernement, il faudrait que les élections se déroulent après le dépôt du budget en mars.

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Ce n’est ni gloire ni honneur que d’avoir des surplus budgétaires. Au contraire ce serait plutôt de la mauvaise gestion. Les gouvernements ne sont pas là pour faire des économies mais bien pour gérer les besoins de la société. Les surplus signifient seulement qu’on n’a pas répondu à ces besoins et qu’on a coupé indûment et démesurément dans les services à la population (argent, qui je vous rappelle est de le nôtre). Et il faudrait qu’on se réjouisse de ça, que les Libéraux se tapent les bretelles et que la CAQ soient content. Allez, un peu de sérieux!!!

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Un commentaire d’une grande sagesse, comparativement à celui de ce génie de la gouvernance, portant un nom papal, qui voudrait qu’on s’use les genoux à remercier un gouvernement dont les Québécois se sont empressés de mettre à la porte, à cause des dégradations dont il a été le seul responsable.

Donc, lorsque l’on fait des déficits, on a répondu à TROP de besoins???On a trop bien géré l’argent???

C’est du n’importe quoi.

Les surplus ne « nous appartiennent pas » en général mais ils appartiennent à ceux qui ont payé les impôts qui ont servi à les accumuler, or, au Québec, 45% de la population ne paie AUCUN impôt. Ils devraient en toute honnêteté être retournés à ceux-là même qui les ont payés. S’ils sont assez intelligents pour savoir gagner leur argent, ils le sont tout autant pour savoir le dépenser correctement.

Pour ce qui est des « besoins » Madame, je peux vous en trouver jusqu’à demain et les lobbys gauchisto-syndicalistes sont des experts dans ce genre d’arnaque. Ils vous débusquerons des besoins dont vous ne soupçonnez même pas l’existence et ces « besoins » deviendront vite des « acquis » intouchables qui serviront leurs intérêts propres et rien d’autre (plus de fonctionnaires = plus de contributions syndicales) mais où le contribuable qui trime du matin au soit se verra déplumer encore plus et aura accès à des « services » qu’il aurait eu droit via ls privé à bien meilleur compte.

L’historique des interventions étatiques déborde d’exemples d’innombrables dépassements de coûts (c’est la norme au Québec), de corruption, de mauvaise gestion et de gaspillage et j’en passe et de meilleures et vous en voudriez encore plus?

@François 1
C’est toute une découverte que vous venez de faire, je suggère que vous soyez nominé au prochain prix Nobel d’économie. Moi, qui ai toujours cru lorsque j’achetais un bien ou un service que le bien m’appartenait, mais que l’argent donné en échange appartenait au vendeur et qu’il pouvait en disposer à sa guise. Avec votre nouvelle théorie, non seulement, j’apprends que le bien acheté m’appartient, mais que l’argent pour l’obtenir aussi. C’est vouloir le beurre et l’argent du beurre, je tombe sur le cul.

Plus sérieusement, l’argent versé en impôts et taxes constituent le prix collectif que charge l’État pour les services qu’il a fourni et vous ne pouvez clamer que vous êtes détenteur des impôts et taxes versés. L’État n’étant pas le peuple, mais son mandataire, il dispose de son propre appareil de fonctionnement.

La dernière fois que j’ai consulté les statistiques fiscales des particuliers (les plus récentes datent de 2015), on disait que 35,9 % des contribuables n’avaient payé aucun impôt.

… Suite
Pour écrire n’importe quoi vous êtes un as. Dites vous bien que lorsque le gouvernement fait des déficits, quelqu’un fait des surplus et quand le gouvernement fait des surplus, il y a quelqu’un qui fait un déficit. Or en ce moment, ce quelqu’un, c’est la sphère privée (les ménages et les entreprises) qui est en déficit. Ce qui correspond à moins d’argent pour le privé pour faire tourner l’économie et donc oblige les ménages et les entreprises à s’endetter.

À l’inverse, lorsque le gouvernement fonctionne avec un déficit, il remet plus d’argent au secteur privé qui peut en disposer pour faire fonctionner l’économie. Contrairement à ce que l’on croit, les déficits de l’État n’entraînent pas obligatoirement plus d’endettement, et même là, la dette japonaise nous prouve que ce n’est pas un drame.

Quand je vois l’etat de nos ecoles, de nos hôpitaux et de nos transports publics (en ville ou en region), nous n’avons pas besoin d’etre inventifs pour attribuer ces fonds.

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Le niveau de vie des employés de l’État recule depuis 2000, selon l’IRIS.
Merci aux employés de l’État pour ces beaux surplus, surtout aux femmes!!!

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Ah oui ? J’aimerais voir votre source d’information !
Voici une autre étude qui dit que les emploi public gagne 9.1% de plus que le privé pour un travail comparable:
https://www.fraserinstitute.org/fr/%C3%A9tudes/comparaison-de-la-remuneration-dans-les-secteurs-public-et-prive-au-quebec-2017

Voir les conclusions en bas de page:
*Lorsque l’analyse tient également compte de la syndicalisation, l’avantage salarial du secteur public baisse pour se situer à 5,5 %.
*les employés gouvernementaux prennent leur retraite plus tôt que leurs homologues du secteur privé — environ 2,8 ans en moyenne — et sont beaucoup moins susceptibles de perdre leur emploi (4,5 % dans le secteur privé contre 0,6 % dans le secteur public).
*Secteur public ont perdu plus de temps de travail en 2015 pour des raisons personnelles (16,5 journées en moyenne) que leurs homologues du secteur privé (9,6 jours).

@ FonfonTI:

Et c’est sans compter que la charge de travail des fonctionnaires est risible lorsque comparée au privé. Un magasinier au privé au lieu de trois au public, des « breaks » de 3/4 d’heure au lieu de 10 minutes, etc…

Vous avez parfaitement raison et c’en est devenu scandaleux.

Je me souviens qu’il y a quelques années, le gouvernement québécois avait offert aux fonctionnaires qui géraient l’organisme qui s’occupait des contrats en partenariat public/privé des augmentations de salaire de plus de 30% s’ils acceptaient de renoncer à leur sacro-sainte sécurité d’emploi. Ils ont refusé! Pourtant, au privé, PERSONNE n’a de sécurité d’emploi. Personne. Pourquoi donc les fonctionnaires en bénéficieraient-ils?

La prestation annuelle de travail pour un fonctionnaire (paperasse) est risible à comparer au privé !!

Et les trop perçus de Hydro-Québec…quelqu’un sait si Legault va les remettre aux Québécois comme il l’a promis à de multiples reprises avant et pendant la campagne électorale? Parce que je me suis laissé dire qu’il avait finalement décidé de renier (encore!!!) sa parole et de les garder pour lui…

Mais…bon…je peux me tromper…

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