Vive le pétrole… cher !

Il y a des bons côtés au litre d’essence à plus de 1,43 dollars et à plus de 4 dollars le gallon aux États-Unis. Cela commence à faire assez mal pour que nos habitudes changent et que la consommation diminue. Les répercussions sur notre mode de vie risquent d’être énormes.

La demande pour les véhicules hybrides augmente alors qu’elle chute pour les SUV. Du reste, qui a besoin de ces mastodontes en ville alors que le pire obstacle que l’on peut rencontrer est un dos d’âne dans une rue résidentielle ?

Le gouvernement américain n’a exigé aucune amélioration à l’efficacité en carburant des véhicules depuis 32 ans. La crise actuelle pourrait contribuer à une nouvelle génération d’automobiles plus frugales. De plus, les automobilistes diminueront leur vitesse sur les autoroutes, non pas parce que les contraventions sont plus salées, mais par souci d’économie.

Ceux qui sont tentés de s’établir en banlieue y songeront davantage avant de déménager. Le débat sur l’étalement urbain sera rouvert et les villes auront cette fois le haut du pavé.

Le transport en commun pourrait gagner de nouveaux adeptes. Les citadins retrouveront les joies du vélo et seront d’autant plus en santé. Ces promenades seront plus agréables car le niveau de pollution devrait baisser avec la diminution de la circulation.

Les compagnies pétrolières, qui ont peu embauché et peu exploré entre 1986 et 1998 à cause du très bas prix du pétrole, ont augmenté considérablement leurs investissements pour trouver de nouveaux gisements. Les prix actuels stimulent certainement l’exploration et l’exploitation du sous-sol québécois.

D’autre part, la recherche pour le développement de nouvelles sources d’énergie est grandement encouragée par le prix actuel du pétrole. On peut s’attendre à des percées spectaculaires au cours des prochaines années, percées qui auraient été impossible avec un pétrole bon marché.

Le prix du pétrole renchérit et nous n’avons encore rien vu. Évidemment, les pétrodépendants que nous sommes trouvent difficile de s’accommoder de la situation. D’autant plus que cette hausse aura des répercussions défavorables sur le prix de nos aliments et probablement de l’ensemble des biens de consommation.

Mais on peut aussi se réjouir que les discours sur le réchauffement de la planète et sur la trop grande utilisation de carburants fossiles se traduiront, pour une fois, par des changements de politiques et de comportements. Al Gore n’aurait pas réussit sa mission sans l’aide des pays producteurs de pétrole !

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On est pas mal moutons au Québec parce qu’ailleurs dans le monde c’est la révolte. Faut dir qu’à 2,50$ le litre, les Européens en ont ras-le-bol.

http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/7420792.stm

Qu’est-ce qui est dans l’air? Une suggestion que je fais depuis longtemps et que Sarko reprend ce matin: un gel des taxes. Les taxes ascenseurs double-pénalisent les consommateurs. Si on gelait les taxes à un niveau de 1$ le litre, les augmentations qui suivraient ne seraient que l’oeuvre des pétrolières et frapperaient moins fort. Politique et économie 101

http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/7421198.stm

Pour continuer la liste des bienfaits énumérés par M. Duhamel, ajoutons que nous redécouvrirons aussi l’attrait et la qualité des produits alimentaires locaux.
Mais attention, s’il est vrai que nous pourrions voir dans les prochaines années un retour vers les villes, vers une consommation locale, vers une recherche et un développement appropriés aux énergies renouvelables, il faut que nos gouvernements aient l’audace d’être à la hauteur de nos attentes, c’est-à-dire récompensent ceux qui feront l’effort de poser des gestes durables en veillant, par exemple, à offrir des transports en commun nombreux et un service de qualité (sans se sucrer au passage) et pénalisent lourdement ceux qui continueront à avoir des comportements de consommateurs irresponsables. C’est le moment d’oser !

J’ai l’impression réentendre un discours des années 70 et 80 lors des précédentes crises. À l’époque les gens s’étaient tirés sur les petites japonaises qui consommaient peu et sont progressivement revenue aux véhicules plus gourmants. Ce sera encore la même chose.
À ce jour, les solutions proposées pour remplacer le pétrole ont données des effets plus néfastes que bénéfiques. L’éthanol a fait augmenter le prix du maïs et autres denrées et les voitures hubrides poseront un problème de polution quand viendra le temps de remplacer les piles.
C’est facile de préconiser le transport en commun quand on vit à Québec ou à Montréal, mais parlez-en aux gens d’Alma, de Notre-Dame de Beauce ou de Gaspé. Pourquoi faut-il toujours que les solutions miracles ne s’appliquent-elles qu’aux grands centres? On s’étonne après que les régions détestent Québec et Montréal.
Il ne faut pas oublier aussi que les villes sont des nids de criminalité, alors la solution ne passe pas nécessairement par là.

« De plus, les automobilistes diminueront leur vitesse sur les autoroutes, non pas parce que les contraventions sont plus salées, mais par souci d’économie. » -P. Duhamel

Dans les années 70, la vitesse sur les autoroutes, qui était limitée à 120km/h, fut abaissée à 100km/h.
Les USA l’abaissaient à 90km/h.

Descendrons-nous à 75km/h?

En coupant le moteur dans les descentes? 😉

Voici une analyze de Marchés mondiaux CIBC, rendue publique hier, qui me semble pertinente à votre discussion, messieurs (suis-je la seule femme à s’intéresser aux affaires?). Le prix élevé du pétrole serait l’équivalent d’un tarif de 15% (à 200 $ le baril) sur les importations de produits manufacturés en Asie :

http://newswire.ca/fr/releases/archive/May2008/27/c4932.html

Dans cet article vous trouverez aussi un lien à l’analyze complète des économistes, encore plus intéressante!

Il semble inévitable que nous verrons les prix de tous les biens monter (qu’est-ce qui n’est pas fait en Asie?) mais cela pourrait rendre la production nord-américaine plus intéressante. Autrement dit, le prix du transport par conteneur augmente tellement rapidement qu’il vaudra dorénavant la peine, même si on paie plus pour la main-d’oeuvre, de fabriquer des produits en Amérique du Nord. La fin de la mondialisation???

Gilles Laplante a raison. Il n’y a, et n’aura pas d’avancé technologique viable face à l’augmentation du prix du pétrole.

Pourquoi ? Parce que la flambée est ARTIFICIELLE.

Inflation et spéculation (et spéculation accrue dans les commodités, dont les « oil futures » du à l’inflation) ont poussé le prix du baril beaucoup plus haut que ce qu’il ne devrait être.

Le marché « n’innovera » que s’il est garantie d’être subventionné par les gouvernements, car si le pétrole prend une plonge leur « innovation » devient obsolète.

@ FrancisD:

Nous vivons en ce moment même une période d’avancée technologiques importante.

http://www.antagoniste.net/?p=2992

* En 1980, pour produire 1000$ de PIB, il en coûtait 235$ de pétrole à cette entreprise.

* En 2007, pour produire 1000$ de PIB, il en coûte 103$ de pétrole à cette entreprise.

@David Gagnon

Tout à fait d’accord, mais vos chiffres représentent des innovations dans le but de couper dans l’utilisation du pétrole, pas de le remplacer.

Mme King

Je ne crois pas que ce sera la fin de la mondialisation, mais bulle de celle-ci qui dégonflera ainsi que celle du gaspillage sans précédent que l’on connaît.

Un bel exemple de gaspillage :

Une simple bouteille d’eau prend pour la produire l’équivalent de la moitié de son contenu en énergie, le pétrole.

Au super marché à côté de chez moi l’eau en bouteille la plus populaire est embouteillée avec l’eau du robinet de Toronto ou de New York.

Pourtant il y a une usine d’embouteillage d’eau à quelques pas de l’épicerie.

Mais qu’attendons-nous pour explorer et exploiter les ressources alternatives, nous savons bien maintenant que les hausses vont se poursuivre. La meilleure ressource pour les citadins est probablement nos jambes, alors.. marchons, courrons, pédalons…. À vélo citoyens! http://www.avelocitoyens.com
Mat

Mais qu’attendons-nous pour explorer et exploiter les ressources alternatives, nous savons bien maintenant que les hausses vont se poursuivre. La meilleure ressource pour les citadins est probablement nos jambes, alors.. marchons, courrons, pédalons…. À vélo citoyens! http://www.avelocitoyens.com

@David Gagnon

Je crois que vous comprenez l’essentiel de mon argument de toutes façons… Et pour diminuer et remplacer, encore la faut-il avoir une bonne raison.

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