Vive les Anglo-Québécois !

Faudra-il mettre nos services de santé et d’éducation sous la tutelle des anglo-québécois ? J’en ai presque le goût en lisant les journaux ce matin.

Le report continuel des échéances dans la construction du Centre hospitalier de l’Université de Montréal est devenue une honte nationale. À l’origine, le nouvel hôpital devait être inauguré en 2010, il semble que ce ne sera pas avant 2016. Ce projet semble maudit.

L’hôpital devait être l’une des sept merveilles du monde. Il semble qu’il soit trop petit pour accueillir tous les spécialistes et il n’aura pas assez de lits pour répondre aux besoins. Les coûts devraient être plus élevés que prévu. Une fois que l’immeuble du pavillon Saint-Luc de l’actuel CHUM sera rénové, ce sera impossible de l’agrandir en vue d’une future expansion. De plus, la campagne de financement lancée pour recueillir 200 millions de dollars serait loin de l’objectif.

Pendant ce temps, tout avance rondement du côté du Centre de santé McGill (CSUM) où on a décidé de construire du neuf. L’appel des propositions devrait être lancé dès 2009 et à l’intérieur des budgets convenus. La campagne de financement a déjà recueilli 150 millions de dollars. Mieux encore, l’Institut de recherche du CUSM a obtenu 100 millions de dollars de la Fondation canadienne pour l’innovation, la plus importante subvention de recherche accordée par l’organisme. Le Centre de recherche du CHUM n’a pas obtenu un rond puisque sa demande a été rejetée.

Je trouve cela gênant.

Aussi gênant que le constat de Jacques Parizeau ce matin sur l’école secondaire québécoise. L’ancien premier ministre observe comme tout le monde que les jeunes québécois, surtout les garçons, peinent à terminer leur secondaire dans les délais prévus. Même 7 ans ne suffisent pas à la moitié des garçons pour obtenir le fameux diplôme secondaire. Nous savons qu’il y aura rattrapage grâce à l’éducation des adultes. En bout de piste, nous faisons aussi bien que les autres Canadiens. Mais que d’espoirs défaits et de coûts financiers entre-temps.

Mais voilà que Jacques Parizeau pose une question que je n’entends jamais. Comment se fait-il que 67 % des jeunes garçons québécois anglophones qui étudient dans le secteur public obtiennent leur diplôme en cinq ans contre 37 % des francophones ? « Ce sont pourtant les mêmes systèmes pédagogiques et les mêmes budgets », dit-il.

J’en connais qui vont expliquer la situation par la présence des immigrants qui sont maintenant inscrits à l’école française. Jacques Parizeau répond : Non. Il observe notamment que trois commissions scolaires des Laurentides sur quatre affichent des taux inférieurs à 40 %.

Jacques Parizeau parle d’un formidable gaspillage. Pour une rare fois, je suis tenté de lui donner raison.

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Vs avez raison pour l’hôpital: on ne trouve plus les mots pour dire à quel point ce dossier est honteux. Échec bureaucratique et politique spectaculaire. On est rendu à 15 ans, 200 millions, et toujours pas de pelleté de terre. Une honte.
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Pour les écoles par contre, Parizeau est dans les patates. Le bon taux de réussite des Anglos de Montréal est dû à leur richesse par opposition aux pauvres de l’Est, francos et immigrants. La classe moyenne québécoise de Montréal envoie maintenant ses enfants au privée, pour éviter ce contact avec la pauvreté et les gangs de rue, ce qui dope négativement les chiffres pour les Francos.

Marie Allard
La Presse (18 avril 2007)
« C’est le sauve-qui-peut à la Commission scolaire de Montréal (CSDM). Plus de 175 enseignants ont demandé à partir travailler dans une autre commission scolaire, tel que le permet leur convention collective.
Le contraire n’est pas vrai. Seuls cinq profs d’ailleurs souhaitent venir enseigner à la CSDM.

“C’est évident que les enseignants cherchent à fuir vers des milieux où ils vont trouver une qualité et des conditions d’emploi qui sont moins éreintantes, a dit à La Presse Christian St-Louis, vice-président aux relations de travail de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE). À la CSDM, la tâche s’est alourdie, le personnel vit dans des milieux multiethnique, où il y a plus d’élèves en difficulté et plus de services à donner »

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Est-ce mieux à Allemagne?

« En RFA, 30 à 40% des enfants d’immigrés n’obtiennent pas le certificat de fin d’études ce qui leur interdit pratiquement l’accès à l’apprentissage. » Le Soleil, (AFP) 1 avril 1990.

Le problème en éducation au Québec ? La formation des maîtres à l’université (où on se fout de la performance des étudiants – 60% de moyenne suffit pour avoir le droit d’enseigner partout au Québec) et la quasi-absence d’une culture où les parents s’impliquent et paient pour offrir un perfectionnement aux enfants (pour apprendre 1, 2 ou 3 langues étrangères, pour faire des cours de culture scientifique, etc.).

Parizeau dit que le système d’éducation implose, on le savait déjà.
On sait que le système de santé est aussi en trai d’imploser.

Si le socialisme mène vers l’implosion et la catastrophe,
Pourquoi ça marcherait en santé et en éducation?

L’ironie c’est qu’on a choisi le pire système pour les secteurs qui nous tiennent le plus à coeur.

Quel désastre!!!

Parizeau fait référence à ce tableau. On voit très bien que la performance des cs anglo à Montréal est exceptionnellement élevée, alors que celle des cs francos à Montréal est exceptionnellement faible par rapport au reste du Québec. L’explication est évidemment socio-économique.
Dans les écoles publiques anglophones de Montréal on vient de milieu anglo, de souche ou assimilé, assez « wealthée », parlant anglais parfaitement, alors que dans les écoles publiques francophones, on a une clientèle pauvre, immigrante, ne maitrisant pas toujours bien le français.
(la classe moyenne et riche envoie ses enfants au privée)
Résultat, on décroche, pis on forme une gang dans rue.

NB: Allez voir comment réussisent les anglos de l’Estrie…

http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/res2007/pdf/Ensem2007.pdf

Le modèle québécois en prend pour son rhume de ce temps-ci. Vous savez c’est le résultat d’avoir jeté le bébé avec l’eau du bain lors de la révolution tranquille. Fallait tout changer et rien garder. Les lologues nous ont spychiatrisé et orienté vers leur lubie et nous ont fait adopter leura dadas…

Récoltons ce que nous avons semé…

Maintenant qu’on se compare aux autres citoyens qui partagent le territoire nord-américain pouvons-nous encore déféquer sur eux et les affubler de tous les ma

Hehe, ça me fais sourire comme billet. J’ai toujours trouvé fascinant à quel point les anglophones ont le goût pour l’efficacité et la production. J’imagine que ça a quelquechose à voir avec une culture anglo-saxonne qui valorise le travail…

Les dossiers de McGill et du CHUM sont effectivement très contrasté, j’aimerais connaître les différences précises qui font la différence entre le résultat des deux. Qu’est-ce qui fait que le CHUM tourne aussi mal exactement?

Pour ce qui est des écoles je trouve ça vraiment déplorable comme situation. Pour avoir fini mon secondaire récemment (…. 5-6 ans), je sais que c’est terriblement facile. Je n’ai jamais étudié et mes soeurs non plus (plus jeunes un peu) et pourtant on avait des notes écoeurantes. Il faut seulement avoir un peu d’attention et être présent pour que ça passe tout seul. C’est un problème parce que le DES ne vaut plus rien et les jeunes ne sont pas prêt au CEGEP.

Je crois que le problème de l’éducation au Québec viens d’une multitude de facteurs : d’abord la planification centralisée (que les étatistes adorent….) qui fait en sorte que le MEQ n’a aucune idée de ce qui se passe dans une classe, les syndicats d’enseignants qui sont hyper-puissant et font en sorte de garder les cancres pour décourager les travaillants. Il y a eu beaucoup de reportages, beaucoup d’histoires de professeurs qui n’ont absolument aucun talent de communicateur et qui enseignent en blasant les élèves. De ce fait les jeunes perdent intérêt dans l’école parce que les professeurs ne savent pas les accrocher. Finalement je dirais que le mode de financement est croche (comme toute planification centralisée d’ailleur), il est basé sur des budgets précis qui sont réévalué à la hausse si on en manque ou à la baisse si il y a des surplus. Les gestionnaires ont donc tout intérêt à gaspiller pour garder un maximum de budget. Vous pouvez aller voir dans les mairies, c’est sensiblement le même principe (j’ai entendu de belles histoires là dessu).

@ Noel : M. Duhamel dit :

« Comment se fait-il que 67 % des jeunes garçons québécois anglophones qui étudient DANS LE SECTEUR PUBLIC obtiennent leur diplôme en cinq ans contre 37 % des francophones ? »

Je crois que le mot DANS LE SECTEUR PUBLIC est assez visible

Les hôpitaux anglos de Mtl fonctionnent mieux que les francos. Un exemple: quand un médecin anglo part en vacances, c’est SA responsabilité de se trouver un remplaçant!
Leur projet de nouvel hôpital avance alors que le projet du CHUM franco piétine quand il ne recule pas…
Si vous tombez malade à Mtl, allez donc vous faire soigner chez les Anglais !

@ Kevin

Je suis sûr que tes profs t’ont montré à consulter les références avant d’écrire quoique se soit

privée: 80%
public: 55.2%

Le privé fait mieux que la meilleure commission scolaire au Québec, celle des Découvreurs, à 76,1%

Ce que Parizeau ne dit pas, sans doute parce qu’il ne le sait pas, c’est le % de Francos et d’Allos qui envoient leur enfant au privé sur l’Ile de Montréal. Parizeau est un grand économiste, mais ça n’en fait pas un grand logue…

http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/res2007/pdf/Ensem2007.pdf

Bonjour M. Duhamel,
Le constat sur l’éducation francophone au Québec ne constitue pas seulement qu’un débat sur les statistiques et la recherche de coupables.
C’est un débat sur la recherche de l’excellence dans l’apprentissage et l’acquisition de connaissances. Et ça, ça reste toujours la base du système scolaire anglophone ou juif par exemple.
Chez les francos cette poursuite de l’excellence s’est amenuisée au cours des ans sous les prétextes socio-économiques véhiculés par de pseudo-élites qui ont accaparé le pouvoir afin de promouvoir leurs idéologies égalitaires.
Ce qui fait que par exemple l’enseignement du français est pourri pcq dispensé par des profs pourris qui ne savent ni lire ni écrire et sont incapables d’aligner 2 phrases sensées de suite.
Idem pour les maths étal…Où est-il leur souci d’excellence…
Et que dire des parents : la minablerie entraine la minablerie.
Chez nous, on a instauré d’égalité par la base : on attire ce qu’il y a de mieux en haut pour le descendre en bas et ça dans tous les domaines incluant les arts….
Dans les garderies, tout le monde est enrôlé à la queue leu-leu à chanter des contines, à peinturlurer et à coller; on devrait peut-être leur montrer à parler anglais!!!!!
J’entends le tollé de nos pessimistes de la langue française; mes enfants sont trilingues depuis l’âge de 5 ans, sans mélanger et parler tout croche. Ceci vient de l’effort dans la recherche de l’excellence.
L’avenir pour nos enfants est dans l’économie du savoir; en basant toutes nos énergies dans l’exploitation de matières premières, on retourne tout droit au duplessisme qui nous vendait au plus offrant.
Il va falloir un changement de culture pour changer les choses à commencer chez les parents!
Ça ce n’est pas fait et personnellement je pense que ce ne sera jamais fait!
Bye

[email protected] (# 6, dernieres lignes): comme le prive, contrairement au public, n’est pas tenu d’accepter tout enfant, toute comparaison entre le taux de reussite des deux systemes est viciee a la base.

2-Le non-dit dans tout ceci, c’est qu’outre l’attrait du prive, les anglo-montrealais aises, contrairement aux anglophones aises du reste du continent, ne peuvent fuir vers les banlieues: celles de l’agglomeration montrealaise sont massivement francophones, et pour un anglo-quebecois de classe moyenne la haine des francophones prime sur la haine de la classe ouvriere anglophone: tandis que le systeme scolaire public francophone de l’ile de Montreal souffre du meme probleme de base (exode des parents des meilleurs enfants) que ceux d’autres centres urbains en Amerique du Nord.

Comme tout les politiciens retraites de la politique (tout partis confondus) leur discours semble plus concret et plein de sens apres la politique que pendant…

Il y a comme une lecon a comprendre ici.

Un élève motivé est un élève qui réussi. Un prof motivé par son boulot, transmettra sa motivation à ses élèves qui réussiront.
Bon nombre de professeurs n’ont pas de la motivation. Non , pas la motivation, car soit c’est juste une job comme une autre, soit non pas la qualification pour donner cours. Combien de ceux-ci n’ont pas eu de cours de pédagogie? Combien de ceux-ci n’arrivent pas à transmettre leur savoir? Combien de ceux-ci enseignent une matière quelconque, juste parce qu’ils ont un bac en n’importe quoi.
Ma conjointe a étudié et donné cours à des enfants de 3 à 7 ans en Belgique. Je suis obligé de la freiner un peu, tellement elle est passionnée par son métier. C’est sa passion. Hélas, elle ne peut avoir son fameux permis d’enseigné puisque son diplôme n’est pas reconnu, pas moyen d’avoir son équivalence.
On permet à des gens d’enseigner sans motivation et sans conviction. Et on va mettre des bâtons dans les roues à des gens passionnées.
Puis on s’étonne que les parents qui ont les moyens, mettent leurs enfants dans le privé.

Vive l’incohérence

@Etienne : pour le #1 je suis parfaitement d’accord, il y a une sélection. Par contre d’après le texte de M. Duhamel, c’était les écoles publiques seulement, c’est pour ça que j’ai précisé à la suite du commentaire de M. Noel.

#2 Les anglophones d’ici aiment bien se mêler aux francophones, un de mes clients s’est justement établi dans un quartier francophone et aime beaucoup savoir que ses filles deviennent rapidement bilingue. Anyway je pense qu’on se comprends très bien quand on dit que les différences de langues sont mineures.

En fait ce qui m’agace c’est la structure centralisatrice et déconnectée du système d’éducation… c’est royalement n’importe quoi. Fabrice l’explique bien et M. Dallaire aussi, si on dilue un peu 😉

@MB – Ouais bah faut pas basher non plus. Je pense que l’amour de la médiocrité en général chez les francophone viens de nos racines de France (qui ont sensiblement le même problème). Les anglo-saxons ont toujours été plus féroce et entreprenants, c’est quelquechose que j’admire beaucoup.

Cela dit, nous avons de magnifiques preuves de succès aussi, ça me fais sourire lorsque je vois dans le journal le portrait d’une industrie québécoise qui s’impose royalement bien face à ses concurrents. Polariser ne sert à rien, il faut mettre de l’eau dans son vin (et je n’ai aucun doute que vous le faites).

Réponse de la ministre:

« Mme Courchesne s’explique cette différence par le fait que la population anglophone est « plus homogène », et qu’elle développe un plus grand sentiment d’appartenance envers l’école. »

En plein ce que je disais!

Réponse de Louise Harel

« Selon Louise Harel, la réussite du réseau anglophone s’explique d’abord par le niveau de revenu plus élevé dans les milieux anglophones. »

En plein ce que je disais. Parizeau est dans les patates!

http://www.cyberpresse.ca/article/20080912/CPACTUALITES/809120865/7044/CPACTUALITES

M. Noël, vous et Mme Louise Harel et aussi Étienne, vous n’avez donc jamais été dans une école anglaises des environs de Ville LaSalle ou celle de StKevin dans CDN, ou encore celle au coin de VanHorne/Linton. Des Anglos Aisés, comme d’habitude vous avez le réflexe facile de mettre tout les anglos dans le même panier…eux, ils sont riches et les francos sont les pauvres victimes du système. Donc, ça explique tout!
Bizarre qu’une fois sorti de l’école, à moitié analphabète, notre franco dropout n’est pas plus capable de travailler avec coeur et acharnement. Évidemment que pour vous ce sont des victimes du « système », mais l’Anglo pauvre (ça existe) pourquoi lui, réussit il mieux, à l’école ET au travail.
Et au fait M. Noël, comment ce fait il que les francos (selon vous) seraient « dérangés » par la présence des immigrants. Les anglos, eux, sont pas dérangés par les immigrants?
Vous êtes pas d’accord avec Parizeau aujourd’hui et pourtant vous avez le même discours que lui un certain soir…
Le seul aspect dont je suis d’accord, c’est le fait qu’on ne peut pas comparer le privé avec le public. Un, peu faire le ménage, l’autre est prisonnier de son rôle. Il faudrait peut être revoir les règlements qui régissent le public. Avez vous déjà entendu parler de discipline? Pourquoi, comme le dit certains, que les profs sont démotivés. Peut être qu’ils le seraient moins, si ils avaient les moyens de faire de la discipline…si ils en sont capables!

@captjack

J’ai vécu dans le West-Island, fait que je crois connaitre le coin. Effectivement, il y a des pauvres chez les Anglos, d’ailleurs 30% ne complètent leur secondaire V en 5 ans. Maintenant, toute proportion gardée, les pauvres dans les écoles publiques anglophones de Montréal sont beaucoup moins nombreux que les pauvres dans les écoles publiques francophones, d’où l’écart entre le 30% et le 58%!

Dérangés? Les classes moyennes francophones sur l’ile envoient leur enfant à l’école privée parce que l’école privée est meilleure et parce qu’elles veulent que leur enfant n’ait pas à connaitre la violence et le taxage des grosses polyvalentes.
Les élèves qui débarquent du tiers-monde ne parle pas peu français; ils retardent la classe. Plusieurs sont sous-scolarisés; ils retardent la classe. Bref, on fuit ces écoles lorsqu’on peut se payer le privé. On ne joue pas avec l’avenir de ses enfants, on ne leur demande pas de payer pour la bêtise de nos politiques d’immigration.

« Je pense que l’amour de la médiocrité en général chez les francophone viens de nos racines de France. »

Kevin, c’est très scientifique. Vraiment.

Tu est très rigoureux dans l’élaboration de ta pensée…lol

Cette disparité s’explique par l’écrasement du rouleau compresseur anglo-fédéral qui met les francophones dans une situation schyzophrénique en leur refuse le droit à vivre pleinement leur identité nationale au sein de leur nation québécoise.

Kevin: je vous inviterais a aller explorer longuement des contrees anglo-saxonnes telles que tout le nord de l’angleterre ou le sud des Etats-Unis: croyez-moi, compare a ces endroits, le Quebec de Duplessis ferait figure de Prusse des Ameriques pour l’efficacite et la transparence. J’ai l’impression que, comme bien des ideologues, vous avez tres peu voyage.

« Cette disparité s’explique par l’écrasement du rouleau compresseur anglo-fédéral qui met les francophones dans une situation schyzophrénique en leur refuse le droit à vivre pleinement leur identité nationale au sein de leur nation québécoise. » On est des victime de l’état fédéral.. hey l’état fédéral ne me fait rien dutout à moi, c’est normal?

@ C. Perron – Tu remarqueras que les anglo-saxon ont toujours eu un gigantesque esprit d’entreprise alors que les français sont plus relax. C’est une tendance sociologique que j’ai même pas besoin de prouver, c’est une différence culturelle comme une autre.

M. Noel
Est ce que c’est que je suis issue du système publique, que je ne comprend pas ou vous voulez en venir avec votre « les pauvres dans les écoles publiques anglophones de Montréal sont beaucoup moins nombreux que les pauvres dans les écoles publiques francophones, d’où l’écart entre le 30% et le 58%! »
J’ai du manqué quelque chose… un pourcentage demeure un pourcentage. Que vous l’appliquiez sur un petit nombre ou un grand, le résultat est le même. En POURCENTAGE, le taux de réussite est plus grand chez les anglos (qui ont, vous l’oubliez toujours, des immigrants aussi!) Évidemment que le chiffre absolus d’échec est plus petit chez les anglos, comme d’ailleurs le chiffre de réussite! 30% d’une classe de 30 anglophones, sa fait 9! 58% d’une classe de 30 francophones, ben sa fait 17.
Vous pourrez toujours essayer de tourner la question dans tout les sens, un fait demeure les anglos « performent » plus.
Votre grande expérience du West Island me laisse perplexe. On parle de pauvre, et vous me parlez du ghetto doré des anglos du West Island.
Quant au privé vs le public, je le redis encore une fois, ce n’est qu’une question de discipline et d’implication des parents (quant vous payez, vous avez tendance à surveiller un peu plus votre cher petit chérubin…) Les profs, sont pas meilleur, ils sont plus « supportés ». Ma conjointe est dans le domaine, et vous seriez surpris de savoir, d’ou vienne les profs du privés.
Ce n’est pas le « Cette disparité s’explique par l’écrasement du rouleau compresseur anglo-fédéral » mais plutôt le rouleau compresseur de la bêtise administrative du Ministère de l’Éducation et de ses fonctionnaires et de décision de certain Ministre de l’Éducation… comme Mme Marois.
Vous faites une fixation sur les immigrants, évidemment que sa vous prend un « scape goat », c’est plus facile que de faire face au vrai problème qui est lui, très Québécois et aussi très Français, explicable parce que nos chers hauts fonctionnaires essaient toujours de singer les cousins. Nos cousins, ont exactement les mêmes problèmes (sans anglos) et toute réforme est bloqué par le monstre égalitaire de la fonction publique.
Vive le nivellement par le bas!
PS. Saviez vous qu’en France, les éducateurs ont l’ORDRE de majorer systématiquement les notes des élèves pour leur donner une meilleure chance… Sa sonne pas un peu familier?

@Cap jack

Je ne reviendrai pas sur le point de la pauvreté et des immigrants, je pense l’avoir bien expliqué.

L’équivalent socio-économique francophone de la clientèle anglophone qu’on trouve dans les cs anglophones de Montréal c’est Ste-Foy, la cs des Découvreurs. Or c’est là qu’on trouve le meilleur taux de réussite du Québec: 76%!

http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/res2007/pdf/Ensem2007.pdf

« j’ai même pas besoin de prouver » écrit Kevin.

Quant tu n’as pas besoin de prouver, tu peux écrire toutes les âneries que tu veux. Et tu veux beaucoup.

………………. Les québécois, tout comme les français, sont jaloux de nature. On déteste le succès et il y a un article à ce sujet ce matin : les riches sont gênés d’avoir de l’argent. C’est simplement une différence culturelle, rien de magique ou de divin. Les anglo-saxons ont toujours valorisé le succès et l’entreprenariat.

C’est aussi une origine religieuse, les protestants valorisent la même chose alors que le catholicisme fait appel au sacrifice de soi et à l’égalitarisme. Ce n’est pas une règle absolue, seulement une tendance… qui elle même s’amenuise avec le temps à cause du mélange des cultures de plus en plus prononcé. Anyway la principale cause des lacune de l’éducation francophone n’est même pas lié à la langue, c’est le système monopolistique du ministère de l’éducation.

p>

M. Noël

A lire ce que vous dites: « L’équivalent socio-économique francophone de la clientèle anglophone qu’on trouve dans les cs anglophones de Montréal c’est Ste-Foy » Prouve hors de tout doute, que vous êtes totalement déconnectés de la réalité. Comparer Ste Foy avec Ville LaSalle ou Côte des Neiges est totalement à côté de la track. Mais évidemment quant on est complètement aveuglé par son anti-anglo et en plus anti immigrant, on ne peu espérer rien d’autres.
Vous ne répondez toujours pas, au fait que les anglos côtoie eux aussi des immigrants, allez vous me dire que les immigrants sont moins « dérangeants » chez les anglos?
N’en déplaise à M. Perron, Kevin est plus prêt de la vérité quant il dit que: » C’est une tendance sociologique que j’ai même pas besoin de prouver » et aussi quant il rajoute plus loin: « la principale cause des lacune de l’éducation francophone n’est même pas lié à la langue, c’est le système monopolistique du ministère de l’éducation. »
J’ai aussi souligné, en parlant du privé, qu’il y’avait un problème de discipline, peut être qu’on pourrait aussi étendre ce problème au francos?

« Les québécois, tout comme les français, sont jaloux de nature » C’est une phrase complète ça?

Toujours aussi scientifique mon Kevin.

@cajack
la réponse de la CS de Montréal

http://www.cyberpresse.ca/article/20080916/CPACTUALITES/80916169/6488/CPACTUALITES

« Réunis devant les médias, ils ont rappelé que l’école montréalaise reçoit davantage de jeunes provenant des communautés culturelles, qui ont souvent deux ou trois langues à maîtriser. De plus, l’école montréalaise reçoit davantage d’élèves venant de milieux défavorisés et davantage d’élèves ayant des difficultés d’apprentissage »

Merci pour l’article, je note au passage: « Les représentants de l’école montréalaise admettent toutefois que l’école peut et doit faire mieux. »
Je note aussi qu’il n’y a pas de comparaison avec les écoles anglophones, ce qui, si je me souviens bien était le sujet de la discussion. Mais quant on veut défendre à n’importe quel prix son point de vue ou sa chapelle, je suppose que des omissions ou des oublis sont acceptables.

Je vous invite à lire le commentaire de Lysiane Gagnon dans La presse de cette semaine: « Le CHUM, de nouveau ».

Elle y écrit:
» Finalement, le gouvernement a donné le feu vert à l’hôpital universitaire de McGill: il pourra commencer la construction dès maintenant, avant la mise en marche effective du CHUM. C’est un développement heureux, car il devenait complètement absurde de ralentir le CSUM – qui est prêt depuis des mois – sous prétexte que le CHUM est embourbé dans les problèmes. Ce délai imposé à l’un à cause de l’incurie de l’autre était injuste pour McGill, et pénalisait toute la communauté montréalaise, car il faut savoir que près de la moitié de la clientèle du CSUM est francophone, et que nombreux sont les médecins francophones qui y occupent des postes-clés. Seuls les petits esprits englués dans les anciens ressentiments verront là une fleur faite aux «Anglais». »

Je suis un étudiant en médecine à l’université McGill et présentement à « l’emploi » au service de la médecine interne à l’hôpital Royal-Victoria et je peux vous dire, qu’étant francophone de naissance, je trouve cela très désobligeant quand j’entends (ou plutôt, quand je « lis ») certaines personnes parler d’ANGLOS et de FRANCOS en terme CUSM vs CHUM. Je vois la réalité de notre population admise sur l’étage, et je peux vous dire qu’on admet autant de francophones, que d’anglophones (si ce n’est pas davantage de francophones), que d’allophones… et que de toute facon, la maladie n’a pas de langue.

Je lis parfois certaines opinions sur les forum du journal Le Devoir, et je trouve cela très désobligeant que de voir que les hôpitaux du CUSM sont vu d’une manière si …. « négative » au vu d’une vision géo-politique dépassée et complètement aberrante (burlesque… un mot puissant que je vient de lire dans l’un des commentaires). Je ne dis pas qu’il n’y a pas d’anglais dans le système… mais le français y a certainement une place très importante (et je dirais, aussi importante, sinon davantage). Les gens oublient trop souvent que ces hopitaux sont BONDÉS de patients qui nécessitent des soins (ce n’est pas comme si ce sont des hopitaux qui sont là pour notre « caprice »… le Québec en a besoin… sinon ou est-ce qu’on mettrai tous ces patients?). Certains en parlent comme s’il y avait les hopitaux du Québec (CHUM, CHUS, CHUL, etc.)… et ce qui ne sont pas vraiment ceux du Québec (ceux du CUSM, hôpital Général Juif, Hôpital pour enfants, etc.). Alors qu’il me semble que ce sont tous des institutions Québecoises dont nous devrions êtres fiers et que nous devrions supporter. Ces hopitaux sont remplies de travailleurs dévoués, d’infimières épuisés de leurs multiples heures supplémentaires, de préposés passionés, de docteur impliqués et de d’autres professionels qui se donnent corps et ames pour offrir le meilleur service à la population dans un contexte de ressource assez restreinte. La population réalise rarement à quel point nous parvenons à faire un travail dans ces hopitaux avec des outils dépassés… tout en réussissant à accomplir ce que certains centres font avec des ressources parfois bien plus avancées. Le Québec réalisent aussi trop rarement que nos hopitaux sont en état de ruine… que certains seraient dignes d’une époque moyen-ageuse (si ce n’est pas tous)… et que ce virage vers les superhopitaux, et plutôt un virage vers les » hopitaux normaux pour notre époque, mais vu qu’on a des hopitaux d’il y a 4000 ans… on s’offre ce petit cadeau qui n’est pas un cadeau, mais une GIGANTESQUE nécessité ». S’en est la santé du Québec qui est en jeu. Nous sommes à la traîne et bien en arrière de ce que les soins de santé sont dans les autres pays (et autres provinces) du monde occidental (et je peux vous dire ca apres avoir fait un stage dans un hopital vieux de 500 ans à Paris (Hopital Necker pour les intéresser)… qui étaient bien mieux que nos hopitaux vieux de 100 ans)!

Je vous rappelle également que c’est le CUSM qui a apporté l’idée d’un « superhopital » en 1996… et que c’est Lucien Bouchard qui s’est dit: « On va en faire aussi pour le CHUM »… et depuis cette journée là, le CUSM attend. Attend avec un terrain décontaminé, attend avec un plan de transport et d’architecture, attend avec une équipe de francophone et d’anglophone pour mettre en marche la machine. Le premier edifice aux abords de la cours glen est déjà acheté… et on attend depuis 12 ans, que de l’autre côté de la montage, on se décide « mais ou est ce qu’on pourrait bien construire notre hôpital ». Quelle exemple terrifiant d’une organisation rouillée… d’un débat dénué de sens ou tout le monde veut y mettre le nez et crier à tous: « J’en sais plus que toi, c’est moi la sagesse incarnée, c’est moi qu’on doit écouter… recommencons depuis le début ce qu’une multitude d’expert ont déjà évalué ».

Toutefois, malgré TANT de pessimisme, je me trouve choyé, en tant que Québecois, d’avoir la chance d’avoir un si vaste réseau d’hôpitaux, dont deux grands centres universitaires à Montréal. On ne devrait pas le voir comme un défaut… mais comme une des belles réussites (et malheureusement, une des rares réussites) de l’organisation de notre système de la santé…

Je veux remercier madame Gagnon pour son commentaire dans La Presse. Un article construit sur des faits, teinté d’un message intéressant et intelligent. Des propos aussi éclairés me manquent quand je lis les journaux et fut un baume sur ma vision parfois trop pessimiste de notre société.

M. Noël
Je viens de lire le palmarès des écoles dans le JM. C’est bizarre que certaines écoles choyés économiquement sont au fond du baril et d’autres de régions « pauvres » sont dans la haute moyenne. J’ai même eu la surprise de voir des écoles que je connaissais de réputation (bonne ou mauvaise) et qui sans surprise sont à peu près, ou je m’attendais de les trouver.
Évidemment que je fais abstraction du privé, qui est effectivement pas comparable, à moins de le comparer avec ses compères.
Vous mentionnez la réaction de la CS. Pas surprenant et celle des syndicats, non plus, n’est pas réellement surprenante. En lisant le palmarès je suis tombé sur un commentaire ou 36 directeurs d’école à Washington ont été mis à la porte. Ma femme, qui à été 35 ans dans le milieu scolaire, c’est esclaffé, et ma simplement répondu que c’est UNE des solutions pour régler le problème ici. Ce n’est pas une experte, mais elle était dans l’administration et de l’incompétence crasse venant des directeurs d’école, n’était pas rare.
Même en France, la discussion est ouverte à savoir, si il ne faudrait pas évaluer les directeurs et les enseignants (la Suède le fait) et prendre les dispositions qui s’imposent. Mais évidemment que l’establishment est contre et surtout les syndicats, comme d’habitude.