Wall Street s’effondre

Cette chronique aurait pu être écrite en 1929 ou en 1930. C’est la même histoire, la même tragédie et la même cause : l’incommensurable cupidité de financiers qui ne voient pas plus loin que leurs comptes de banque. Mais avant de relater les événements du week-end, permettez-moi ce prologue.

En 2006, les golden boys des cinq plus grandes banques d’investissement de Wall Street ont encaissé des bonis de 36 milliards de dollars. 36 milliards de dollars. Il n’y a même pas deux ans. Si on divisait cette somme par le nombre total des employés de ces cinq courtiers, en incluant les secrétaires et les commis, cela représenterait une prime moyenne de 208 000 dollars.

De ces cinq grandes banques d’affaires, il n’en reste que deux aujourd’hui. Bear Stearns a été racheté il y a quelques mois à un prix de vente de feu par JP Morgan Chase Bank. Merrill Lynch vient d’être vendu à Bank Of America pour 50 milliards de dollars et Lehman Brothers se déclare en faillite. C’est la plus grosse faillite de l’histoire de Wall Street.

Ce ne sont pas de petits joueurs régionaux. Nous parlons ici d’institutions emblématiques du capitalisme financier. Lehman Brothers a 158 ans et elle avait même survécu à la Grande Dépression. Elle a perdu cette année 94 % de sa valeur boursière et aucun de ses concurrents n’était candidat à sa reprise. Pas étonnant, car elle traîne une dette de 613 milliards de dollars et qu’elle a perdu presque 4 milliards au cours du troisième trimestre de l’exercice en cours.

Merrill Lynch a démocratisé l’investissement boursier en le rendant accessible à tous. On disait même du célèbre courtier qu’il avait amené Main Street à Wall Street. Merrill Lunch a perdu cette année 45 milliards de dollars dans des investissements immobiliers. Bank of America l’a acheté à la moitié du prix maximum de l’action en 2007.

Elles étaient cinq, il n’en reste plus que deux, Goldman Sachs et Morgan Stanley. Mais c’est sans compter sur l’assureur AIG qui demande un prêt d’urgence de 40 milliards de dollars à la Réserve fédérale. Ni sur Washington Mutual, la plus grande caisse d’épargne du pays, écrasée par un portefeuille immobilier de 180 milliards de dollars. Ni sur la centaine de banques régionales déjà en grande difficulté. On a déjà presque oublié la nationalisation in extremis la semaine dernière de Fannie Mae et de Freddie Mac, les deux institutions créées pour refinancer le marché immobilier.

Ce sera un lundi noir sur toutes les places boursières. Personne ne peut écrire aujourd’hui l’épilogue de ce chapitre sombre de l’histoire économique.

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Cette fois-ci, la correction ne sera pas administrée par des voyoux à croix tordues sur la manche, ou des intellos à veston ras-le-pet affublés de deffes à étoiles rouges… Mais par la réalité, par Mother Earth en personne. Là, ça va sonner autrement… Mais bon, tout va très bien, Madame la Marquise.

3,50$ de chute aujourd’hui avec 689 millions d’actions, c’est 2,4 milliards de dollars qui viennent de disparaitre ce week-end. Toutes nos condoléances aux actionnaires…

http://bigcharts.marketwatch.com/advchart/frames/frames.asp?symb=ca%3Abbd.b&time=&freq

On assiste à la chute de l’Empire américain sous nous yeux
Déficit budgétaires de 400 milliards, soit 1,300$ par Américain
Dette nationale de 30k par Américain
Déficit commercial de 900 milliards, soit 3000$ par Américain
Grave crise de l’immobilier
Et la cerise sur le sundea: y vont réélire un Républicain!
Les Chinois, qui vont dominer le siècle, doivent être morts de rire!

« l’incommensurable cupidité de financiers qui ne voient pas plus loin que leurs comptes de banque »

Comme vous dites si bien ces choses là.

@ Noel, la Chine va s’écrouler avant les USA. Hong Kong, Macao, Shangai, Taiwan et plusieurs autres provinces vont se séparer ce n’est qu’une question de temps.

Et je ne parlerai pas des catastrophes au niveau de l’environnement qui va frapper la Chine aussi…

L’URSS communiste a éclaté, la Chine suivra et espérons Cuba et la Corée du nord. On pourra par la suite enfin tourner la page sur l’utopie communiste qui aura fait souffrir tellement de gens.

Seuls les Noel de ce monde continueront à rêver d’un Cuba du nord

@Martin

Taiwan est déjà séparé de la Chine communiste, Hongkong et Macao n’en feront pas vraiment parti avant 40 ans!
Je l’ai souvent dit: je n’ai jamais vu un seul fédéraliste intelligent…

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après avoir touché 15 cennes, LEH vient de rebondir à 24 cennes. Maudite bourse: buy low, sell higher…

La dette des USA est l’une des plus faible d’occident et le déficit commercial est relié en un surplus de capitaux.

Pour le moment les bourses américaines sont stables surtout si on Compare à l’Europe.

Le plus grave dans tout ça c’est la ré-élection probable d’un républicain. C’est ce que j’appelle : essayer d’éteindre un feu avec du gaz à briquet !
Pauvres Américains !
Un autre ouragan avec ça ?

<p> »l’incommensurable cupidité de financiers qui ne voient pas plus loin que leurs comptes de banque »</p>
<p>Alors il faudrait les sortir de là pour avoir des financiers aux intentions nobles et altruistes. Vous avez raison, les crises économiques sont une plaie divine inhérente à l’économie capitaliste, c’est arrivé en 1930, ça arrive aujourd’hui. C’est des choses qui tombent du ciel… POUF cette année les financiers sont cupide, nous avons une crise économique. Remercions les financiers des autres années qui avaient des intentions charitables et n’étaient pas égoïstes.</p>
<p>Les crises économiques apparaissent sans raison et l’économie elle même est soumise à la bonne volonté des « maître du monde »… T*barnak et on m’accuse d’avoir « la pensée magique »!!!!!!! On a un manque de liquidité et la banque centrale parle de baisser les taux d’intérêt pour « stimuler l’économie » (créer de la fausse richesse par la création de fausse argent qui n’existe pas)(stimuler l’endettement et le Keynésianisme…)(et ça se dit économiste à la fed)</p>

« Taiwan et plusieurs autres provinces vont se séparer ». Écrit Martin. Pour Tawwan c’est fait depuis la fin de la révolution chinoise en 1948.

Si j’avais du pif pour les actions, je m’achèterais une couple d’actions de ces institutions. À ce prix, elles ne peuvent plus vraiment descendre plus. Une réduction de 94% quel aubaine. Le monde se pousse et court dans les magasins pour des rabais de 50%…

Enregistrons les bonnes paroles de Jacques Noel pour les ressortir quand la bourse aura remonté (ce qu’elle fait toujours)et que les choses se seront tassées.

M. Noel prend ses désirs pour des réalités.

J’en reviens pas. Les chroniqueurs financiers nous ont annoncé la fin du monde toute la journée et à la fermeture des marché… la Terre tourne toujours !

Au fait, cette crise n’est pas le fruit de la « méchante cupidité » mais de l’étatisme, notamment avec la FED, Freddie et Fannie.

M. Duhamel-

Pourriez-vous nous expliquer par quelle drole de logique comptable Bank of America achete Merrill Lynch a 29 dollars l’action, lorsque vendredi, quand la bourse a ferme, l’action de Merrill Lynch oscillait entre 17 et 18 dollars? Je me demande si les hautes instances financieres cherchaient a eviter deux faillites de suite (ce qui aurait pu aboutir a une crise bancaire beaucoup plus serieuse, ce qui par consequent aurait pu compromettre le retour des republicains a la presidence…) et n’auraient pas offert des garanties (officieuses) a Bank of America…peut-etre le gouvernement americain lui-meme va-t-il acheter cette derniere lorsqu’elle fera faillite a son tour (apres l’election, devinerais-je…)

« Au fait, cette crise n’est pas le fruit de la “méchante cupidité” mais de l’étatisme, notamment avec la FED, Freddie et Fannie. »

C’est absolument vrai, le crédit cheap soutenu par les gouvernements et les banques centrales a fini par mener à une bulle immobilière et à un désastre financier presque sans précédent. Au moins aux USA certains s’en rendent compte, ici on entend que les éternelles conneries anti-capitalistes.

Heureusement l’économie américaine est extraordinairement résiliente et va rebondir. Je n’en dirais pas autant du Québec et d’une bonne partie de l’Europe, ces économies déjà faibles et vulnérables vont recevoir un dur coup dont elles auront de la difficulté à se remettre.

Je ne suis pas connaissant en finances mais il me semble que la faillite d’une ou deux banque ne fait pas disparaitre la richesse, elle ne fait que la déplacer. L’avenir d’une nation dépend de l’attitude des citoyens. Tant que ceux-ci demeurent confiants et combatifs rien n’est perdu. Mais il est vrai que beaucoup de malheur frappe les U.S.A. de ce temps ci. Je ne ferai donc pas de prédictions. Qui vivra verra.

@ jacques noel:

Mais comme on sait qu’un pauvre aux USA gagne plus qu’une classe moyenne ailleurs…

De plus, les « riches de Wall Street » ne crée pas de pauvreté, l’économie n’est pas un zéro-sum game.

@ Dgagnon

« De plus, les “riches de Wall Street” ne crée pas de pauvreté, l’économie n’est pas un zéro-sum game. »
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Des analystes plus chevronnés ont une tout autre évaluation qu’un amateur:

“And it is in everyone’s narrow interest–except for Lehman’s shareholders, debt holders and employees–to see Lehman in bankruptcy proceedings.

Over the weekend, it has become clear that Lehman is a zero sum game. Slice it and dice it. Ring fence asset manager Neuberger Berman. Put the commercial mortgages into a separate vehicle. But the $53 billion of illiquid assets that Lehman has on its books are still bad assets.”

http://blogs.wsj.com/deals/2008/09/14/mean-street-if-lehman-liquidates-wall-street-gets-set-to-make-a-killing/

Pour certains ici qui ne voient pas plus loin que leur nez, s’il y a du pain sur la table il y a du blé dans le champ.

« Au fait, cette crise n’est pas le fruit de la “méchante cupidité” mais de l’étatisme, notamment avec la FED, Freddie et Fannie. » (DavidGagnon)

On voit que cette phrase est écrite par le même qui disait hier que nous n’achetons pas de pétrole de l’Algérie.

.. principe numéro 1 de démagogie : au lieu de parler de pauvreté, on parle de pauvreté des enfants… whatever. Anyway, comme dit David, pauvre c’est très relatif : je suis pauvre et j’ai un DEC (infographie en préimpression, pas en histoire de l’art).

Faut vraiment être démagogue pour s’intéresser au « seuil de pauvreté » alors que c’est une frange qui existera toujours. Je suis certain que vous préférez une société où le revenu oscille entre 2000 et 3000 par année que l’autre où ça varie entre 10 000 et 200 000… quelle histoire d’horreur!!! Des gens qui ont plus d’argent que leur voisin…

Jalousie jalousie, quand tu nous tiens…

Un gars qui vient au monde en Jamaique, à Cuba, au Costa Rica, au Koweit, à la Bardade ou en Albanie, a plus de chances de se rendre à 65 ans que s’il vient au monde aux States. Plus meilleur pays du monde?

Showing latest available data. Rank Countries Amount (top to bottom)
#1 Israel: 85.1%
#2 Sweden: 84.8%
#3 Iceland: 84.4%
#4 Malta: 84.2%
#5 Japan: 84%
#6 Cyprus: 83.2%
#7 Australia: 83.1%
#8 Netherlands: 82.7%
#9 Canada: 82.3%
#10 Switzerland: 82.2%
#11 Norway: 82.2%
#12 Greece: 81.6%
#13 Italy: 81.6%
#14 United Kingdom: 81.5%
#15 New Zealand: 80.9%
#16 Belgium: 80.7%
#17 Kuwait: 80.7%
#18 Barbados: 80.6%
#19 Costa Rica: 80.1%
#20 Luxembourg: 80.1%
#21 Ireland: 80%
#22 Spain: 79.8%
#23 Austria: 79.7%
#24 Singapore: 79.6%
#25 Germany: 79.2%
#26 Albania: 78.6%
#27 Denmark: 78.3%
#28 Cuba: 78.1%
#29 France: 78%
#30 Finland: 77.9%
#31 Jamaica: 77.5%
#32 United States: 77.4%

http://www.nationmaster.com/graph/hea_pro_of_rea_65_mal-health-probability-reaching-65-male

C’est quoi M. Noel votre obsession à fouiller des stats dans n’importe quel domaine pour essayer de prouver que les Américains sont des pas bons ? On pourrait faire la même chose pour prouver l’inverse mais c’est un blogue économique ou quoi ? Et est-ce votre blog à vous ou à M. Duhamel ?

@ jacques noel:

Tu pourrais nous expliquer pourquoi tant de cubain risque leur vie pour aller vivre aux USA alors que je ne vois pas la situation inverse (des américains risquant leur vie pour aller vivre À Cuba) ?

@Gagnon
Cuba est une dictature communiste depuis 1961, pauvre, très pauvre, où les horizons pour la jeunesse sont bouchés. Pourtant, dans cette misère inouie, un jeune homme a plus de chance de se rendre à 65 ans que s’il vient au monde aux États-Unis. Incroyable non?

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@MB
J’ai une formation de logue. J’ai l’habitude, la déformation professionnelle, d’appuyer ce que j’avance par une référence, une citation, des chiffres. C’est pour ça que je réagis toujours mal à ceux qui disent n’importe quoi,n’importe comment.

@ David Gagnon

Votre fameuse liberté individuelle est inutile dans un monde où on meurt plus jeune. Cuba est un pays très efficace et très prospère. La pauvreté y est présente mais seulement à cause du blocus des États-Unis. Autrement, ce serait probablement une grande puissance économique. Au moins là bas, ils ont eu le courage de collectivement dire que la société leur appartient et non pas aux riches. Les quelques personnes qui quittent le pays sont des ingrats qui ne savent pas apprécier le bonheur socialiste, un peu comme ici (dont vous faite partie je présume).

Il y a un regroupement à Québec qui a un soutiens financier de l’état : « les amis de Cuba ». C’est un groupe qui fait la promotion du socialisme à la cubaine et de sa culture. Ils contribuent beaucoup plus à l’avancement de la société que vous avec vos idées rétrogrades de capitaliste. Faites-vous à l’idée : le capitalisme amène la déchéance et se meurt, seul le socialisme peut diriger la société vers de nouveaux horizons.

@ jacques noel:

Effectivement, tes stats sont incroyables dans le sens de « pas croyable ».

@ Jean-Paul Girond:

Pourquoi les gens n’immigrent pas vers cuba ? Pourquoi c’est l’inverse ?

De plus pourquoi tu t’opposes au blocus ? À entendre parler la gauche les USA exercent un impérialisme économique et le commerce avec les USA appauvrit les nations. Donc, le blocus selon la gauche devrait être une bénédiction pour Cuba.

Le bonheur socialiste à la pointe du fusil, non merci.

Si le socialisme cubain était si merveilleux, Castro n’interdirait pas l’émigration, il n’y aurait pas de camp pour les dissident politique et tout le monde voudrait aller vivre là bas.

Cuba, ou la nationalisation de la misère…