Zéro effet

La Banque du Canada vient de couper de moitié son taux directeur. Les taux sont passés de 4 % à 0,5 % depuis un peu plus d’un an, mais l’économie continue de s’enliser dans la récession.

Dans les années 1990, on avait lynché la Banque du Canada pour avoir conduit le pays en récession avec sa politique de taux d’intérêts élevés utilisés pour combattre l’inflation. Aujourd’hui, sa politique de taux minuscule n’est pas capable de nous en sortir.

Pourquoi ? Parce que les institutions financières continuent de prêter à un taux relativement élevé et qu’elles ont même la tentation d’augmenter leurs taux sur des prêts plus risqués ou non garantis, sur les cartes de crédit par exemple.

Pourquoi ? D’abord parce qu’elles se montrent très prudentes. Avant de faire un prêt à un client, que ce soit un particulier ou une entreprise, elles prennent des précautions supplémentaires parce que le nombre de clients incapables de les rembourser est particulièrement élevé en période de récession.

De plus, les institutions financières ne s’approvisionnent pas à la Banque du Canada à 0,5 %. Ce serait trop beau. Elles se prêtent entre elles à ce taux, mais elles doivent payer plus cher sur leurs dépôts et sur ce qu’elles « achètent » sur les marchés. La règle est la suivante : compte tenu des bas taux actuels, plus l’échéance est éloignée, plus c’est cher. Normal, car vous anticipez un meilleur rendement sur une plus longue échéance.

Voilà pourquoi l’effet ne se fait véritablement ressentir que sur les taux variables ou à court terme. D’ailleurs, le vrai nom donné à cette politique de la banque centrale est le «  taux cible du financement à un jour ». Ceux qui ont une marge de crédit à taux variables ont profité de chaque baisse du taux directeur. Les détenteurs d’un prêt automobile à long terme ou d’un crédit hypothécaire à taux fixe n’en ont pas profité.

La différence est énorme entre le taux préférentiel de 2,5 % maintenant accordée aux meilleurs clients des banques et certaines hypothèques fermées à long terme et à taux fixe qui dépassent les 6 %. Et que dire des taux de cartes de crédit… Bref, les baisses du taux directeur finissent toujours par se répercuter sur les autres taux d’intérêts, mais disons que cela prend beaucoup de temps ces mois-ci !

La Banque du Canada se trouve d’ailleurs dans une impasse. Elle ne peut plus vraiment baisser ses taux. Alors que faire d’autre pour relancer l’économie ? La banque centrale fait mention, dans un paragraphe extraordinairement mystérieux, « de l’octroi de crédits et d’assouplissement quantitatif », le tout devant être précisé en avril, si cela s’avère nécessaire.

La banque laisserait-elle entendre qu’elle pourrait acheter certaines créances plus risquées des institutions financières pour soulager leur bilan et leur permettre de prêter davantage ? En plus d’une baisse des taux, la banque centrale nous offre deux gros mois de spéculation gratuite sur son prochain rôle…

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Lynchées les banques? Je me souviens du tollé au Québec parce qu’à l’époque la politique était faite pour ralentir l’inflation dans le sud de l’Ontario et que les hauts taux d’intérêt avaient été mortels pour les PME du Québec. Mais ça n’avait rien donné. L’Ontario c’est le Canada et le Canada c’est l’Ontario

Alors que le taux de la Banque est à 0,5 les taux des cartes de crédit sont toujours à 9,9, ce qui leur donne une marge de profit de 9,4!!!!! Ca pis le prêt usuraire….


Tiens, c’est rendu que même Teacher trouve que le salaire des boss de banques est trop élevé

http://business.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20090303.wrbmo03/BNStory/Business/home

Bonjour M.Duhamel prendre la problématique comme une piscine l’eau est verte alors il faut injecter un traitement choc,ensuite il faut stabiliser le ph,mettre de l’algicide et mettre du chlore,il faut arrêter l’eau car elle va déborder.Il faut relaxer et se faire une bonne consommation et prendre un bon livre et relaxer et regarder la journée passé,dring,dring,dring,ouf quel beau rêve mais l’hiver est là et et la piscine est geler.Bon il est grand tant d’aller me faire un bon café tout cela va repartir un jour,et j’espère que ma piscine aura pas subit trop de dommage durant l’hiver car l’été va être longue.Il faut patience,patience,le tout va finir par repartir.
Merci et bonne fin journée.

Il est possible cependant que la banque centrale prête directement aux corporations étant donné que les banques commerciales ne prêtent plus.
Même après avoir été aidé par les contribuables de 125 milliards, les banques veulent garder les profits élevés.
Alors vivement une banque publique et des succursales.
Laissons tomber les banques privées, ce système ayant fait la démonstration que ça ne marche pas.

« Alors que le taux de la Banque est à 0,5 les taux des cartes de crédit sont toujours à 9,9, ce qui leur donne une marge de profit de 9,4!!!!! Ca pis le prêt usuraire…. »

En lisant les conditions sur l’offre de cartes de crédit qui inondent la poste le taux moyen pour la plupart des gens qui malheureusement se financent à l’aide de carte de crédit serait bien plus de 19,9% que 9,9 et de 24% à 29% en défaut de payement.

Pas pour rien qu’ils vous mettent la carte dans vos poches la carte. Pas pour rien qu’elle font des profits.

« La règle est la suivante : plus l’échéance est éloignée, plus c’est cher. Normal, car vous anticipez un meilleur rendement sur une plus longue échéance. »

Permettez-moi un petit bémol M. Duhamel.

Prêteriez-vous 100 000$ à 4,2% pour 12 ans? Non.

Si plus tard les taux s’élevaient à 9% vous vous donneriez des coups de pieds, on sait où.

Finalement tout cela sent le bon profit pour les institutions financières.

Comparer les taux de banques centrales et les cartes de crédit…….

HAHAHAHAHAHAHAHHAHAHAHAH (puissance 10)

Ce taux de 0,5% ne veut rien dire pour le commun des mortels. C’est semblable au prix du baril de pétrole vs le prix de l’essence à la pompe…
Que j’aimerais donc acheter mon essence directement d’un des pays de l’OPEP et emprunter directement à la Banque du Canada à 0,5% !!!

À Y Fleurent #4
« Finalement tout cela sent le bon profit pour les institutions financières. »
Deux solutions s’offre à vous,
1. Vous n’utilisez pas de carte de crédit.
2. Prenez des actions de ces banques.

@ Garamond # 6
Que j’aimerais donc acheter mon essence directement d’un des pays de l’OPEP et emprunter directement à la Banque du Canada à 0,5% !!!
Est-ce que vous changeriez votre passeport canadien pour un de ses pays?
Liste des 12 pays membres de l’OPEP :

* Algérie * Angola * Arabie Saoudite * Émirats Arabes Unis
* Equateur * Irak * Iran * Koweït * Libye * Nigéria * Qatar
* Vénézuela
Que voulez-vous on ne peut pas bénéficier du plus bas taux d’électricité au monde et aussi avoir le pétrole au prix le plus bas au monde.

La politique de 1990 était pas mal plus intelligente que la politique actuelle.

Même Warren Buffet vient de réaliser que l’inflation risquait d’exploser à cause de l’exagération des banques centrales.

http://business.timesonline.co.uk/tol/business/economics/article5827471.ece

Si les banques continuent de prêter avec un taux élevé, c’est parce qu’elles aussi anticipent l’inflation.

En ce moment, il faut réduire le crédit, c’est le crédit qui a rendu le système malade.

Ça fera mal mais plus l’état va retarder l’inévitable, plus la chute sera brutale.

P.S.: C’est ironique de voir Fleurent reprocher aux institutions financières de faire du profit. Fleurent souhaite peut-être que notre gouvernement imite celui des USA et intervienne dans le marché du crédit pour que les banques tombent en faillite.

—En ce moment, il faut réduire le crédit, c’est le crédit qui a rendu le système malade.—

Effectivement, en ce moment l’immobilier baisse, la valeur des voitures baisse… ce qui signifie que l’équité diminue.

Ce qui entraînera une deuxième drop durant la récession. Le crédit doit devenir difficile afin de discipliner les sur-consommateurs. On le voit au states, ils payent leurs dettes. Tant qu’à moi leur situation va s’améliorer bientôt.

On entend souvent dire que l’histoire se répète. On pourrait donc s’attendre à une forte poussée inflationniste. Avner Mandelman recommandait aux lecteurs du Globe Investor la lecture de Fiat Money – Inflation in France, écrit il y a cinquante ans by Andrew Dickson White, un co-fondateur de l’université Cornell. Le sujet est la période économique qui suivit la révolution de 1789 en France. Très intéressant. Disponible gratuitement sur le web.

http://mises.org/books/inflationinfrance.pdf

« On entend souvent dire que l’histoire se répète. On pourrait donc s’attendre à une forte poussée inflationniste.. » (Loraine King)

C’est spécial. Je commence à sentir une odeur de puanteur qui « m’achalle » de ce côté.

Monsieur Fleurent, Je constate que les prix pour certains produits augmentent très, très rapidement. Surtout pour les choses dont il est difficile de se passer. Le papier pour les imprimantes au bureau par exemple – environ 10% d’augmentation en quelques semaines seulement, et j’ai appelé plusieurs fournisseurs, ils ont tous augmenté leurs prix d’environ 10 %. Je constate aussi des fortes augmentations dans le prix des aliments.

Mme King

C’est juste une réflexion mais si il tombe beaucoup d’entreprises il est normal qu’avec moins de production la compétition étant en partie éliminée les prix seront à la hausse. Dans ces cycles économiques du début à la fin c’est toujours la population qui se fait ramasser.

« qu’avec moins de production la compétition étant en partie éliminée les prix seront à la hausse. »

??? Je ne comprends pas?

La crise économique fait baisser la demande et donc les prix par un déséquilibre offre/demande (phénomène que vous réfutez habituellement)(je me demande qui a voté pour la loi de l’offre et la demande hein… hahaha). De ce fait, la production diminue pour équilibrer la demande et… (à partir de là je ne comprends pas) magiquement il y a moins de compétition (pourtant on ne vient que d’égaliser le rapport demande/offre) et les prix augmentent. Donc la baisse de la demande crée une hausse des prix… c’est quoi la hausse de la demande vas créer de la compétition et donc une baisse de prix?

@ Mme King – Vous avez remarqué le papier récemment parce que… le prix du papier augmente (je travaille en imprimerie) en raison du changement de taux de change (le papier étant transigé en dollars US, les achats d’il y a 6 mois ont fait un énorme trou dans les finances des papeteries). Les fournisseurs ont perdu beaucoup d’argent et les prix actuels ne leurs permettent pas de supporter ce fardeau, ils augmentent tous donc les prix. Nos fournisseurs de papier nous ont justement envoyé des notes à cet effet il y a quelques mois. En réalité, le prix du papier était très faible et maintenant il remonte à des niveau plus normaux. En gros, c’est une situation complexe (dont je ne connais pas toutes les variables en détail) qui exige plus que l’explication simpliste et pitoyablement victimisante de M. Fleurent.

Au fait vous avez raison pour la poussée inflationniste, dès que l’économie reprendra, la valeur de l’argent papier vas prendre une solide drop (ne pas confondre inflation officielle et réelle)

@ M. Fleurent

Donc vous proposez quoi, ma chère victime braillarde? Des prix de plafond et plancher? Pourquoi pas des fonctionnaires qui évaluent le prix de chaque chose et imposent des réglementations (tsé le mot qui rend tes jeans serré) pour s’assurer que les prix soient bien ceux approuvé par le ministère.. de la tarification? Au pire nationaliser chaque vente au détail? Vous ne profitez donc pas des cycles économiques? Lorsque la production est en hausse et que les prix baissent, vous vous faites arnaquer? Nous sommes donc plus pauvre aujourd’hui qu’autrefois?