Afrique du Sud: cap sur le changement

Pour sortir le pays du marasme, le président a annoncé une série de réformes en profondeur. Coup d’œil.

Plus de la moitié des 15-24 ans sont au chômage en Afrique du Sud. (Photo: Alamy)
Plus de la moitié des 15-24 ans sont au chômage en Afrique du Sud. (Photo: Alamy)

L’Afrique du Sud, jusqu’à tout récemment l’une des grandes puissances économiques du continent, s’enfonce dans une crise économique et politique. En cause, une croissance anémique (0,9 % prévu pour 2016), un taux de chômage de 25 % et des accusations de détournement de fonds publics contre Jacob Zuma, président depuis 2009. Pour sortir le pays du marasme, ce dernier a annoncé une série de réformes en profondeur. Coup d’œil.

Fusionner les capitales

Le pays a trois capitales, que Zuma veut réunir en un seul et même endroit. En ce moment, le Parlement est installé au Cap, la présidence à Pretoria et la Cour suprême siège à Bloemfontein. Fini les résidences officielles et les voitures de fonction dans trois villes pour les dirigeants.

Réduire les dépenses de l’État

Le président compte entre autres diminuer la taille des délégations lors des déplacements à l’étranger. Il envisage aussi de comprimer les frais liés aux conférences, y compris le service de traiteur.

Relancer l’économie

Pour stimuler la croissance économique, Zuma allégera les contraintes administratives des investisseurs, facilitera l’embauche de travailleurs étrangers et donnera le feu vert à un controversé programme de construction de centrales nucléaires, pour un coût de 100 milliards de dollars.