Afrique : le bio et le bidonville

Entre les baraques de tôle des bidonvilles du Cap, plusieurs milliers de potagers biologiques ont poussé en l’espace de quelques années.

Afrique du Sud : Le bio et le bidonville
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Une initiative de l’ONG sud-africaine Abalimi (« les planteurs », en langue xhosa), qui fournit gratuitement les premières graines, du compost et une formation aux familles qui désirent cultiver. Au départ, ces jardins avaient été créés simplement pour permettre aux habitants des townships de se nourrir. En Afrique du Sud, les produits frais sont totalement hors de prix pour la plupart d’entre eux.

Mais le récent boum du bio parmi les classes aisées du pays a ouvert un nouveau marché pour les jardiniers. Le surplus des légumes est vendu dans les quartiers riches du Cap au moyen d’un système de paniers bio (95 rands, soit environ 13 $ CA). Dans un pays où plus d’un habitant sur quatre est au chômage, plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles de nom­breuses femmes, peuvent faire vivre leur famille grâce à ce commerce. Un fonds a été constitué l’an dernier pour diffuser le concept dans toute l’Afrique du Sud – et, pourquoi pas, sur tout le continent.