Après Séoul, Sejong…

D’ici 2015, 10 000 fonctionnaires, députés et ministres sud-coréens auront été forcés de déménager dans une nouvelle ville que le pays construit de toutes pièces à 120 km au sud de Séoul, et qui deviendra la capitale administrative du pays. 

La Corée du Sud, comme l’ont déjà fait le Brésil et le Nigeria, espère ainsi désengorger sa métropole et redonner du poids aux régions. Séoul compte 25 millions d’habitants — la moitié de la population du pays — et accapare l’essentiel de l’activité économique.

Le cœur lourd, ministres et fonctionnaires ont commencé depuis quelques mois à quitter la mégapole et à intégrer leurs nouveaux quartiers à Sejong, pourtant surnommée la « ville heureuse ».

Aménagée pour un coût de 20 milliards de dollars, la nouvelle cité accueillera le bureau du premier ministre ainsi que 36 ministères et agences gouvernementales. Seuls la présidence et les ministères des Affaires étrangères et de la Défense resteront à Séoul.

Les controverses se sont accumulées autour de cette entreprise monstre. Tour à tour, tribunaux et grandes sociétés ont tenté de bloquer le déménagement des institutions politiques hors de Séoul, arguant que celle-ci devait rester l’unique capitale. Pour les gens d’affaires, la compétitivité internationale repose sur le pouvoir d’attraction des grandes villes.

La ville de Sejong, en construction. (Photo : EPA)
La ville de Sejong, en construction. (Photo : EPA)