Au secours des rhinocéros

En Afrique du Sud, le propriétaire d’une réserve naturelle, Ed Hern, a trouvé une façon inusitée de lutter contre la chasse au rhinocéros : il injecte un puissant antiparasitaire et du colorant dans les cornes de l’animal, les rendant impropres à la consommation.

Au secours des rhinocéros
Photo : iStock

En Afrique du Sud, le propriétaire d’une réserve naturelle, Ed Hern, a trouvé une façon inusitée de lutter contre la chasse au rhinocéros : il injecte un puissant antiparasitaire et du colorant dans les cornes de l’animal, les rendant impropres à la consommation.

Depuis cinq ans, le braconnage du rhinocéros est devenu un fléau en Afrique du Sud. Ce pachyderme est recherché pour ses cornes, qui auraient, selon des croyances en vogue dans certains pays asiatiques, des vertus médici­nales et aphrodisiaques. Une seule corne, réduite en poudre, peut valoir jusqu’à 22 000 dollars.

Les braconniers ne lésinent pas sur les moyens pour abattre leurs proies. Ils traquent les bêtes du haut des airs, à bord d’hélicoptères et armés de mitraillettes AK 47.

Pour le gouvernement sud-africain, la lutte contre le braconnage est une priorité. Le ministre de la Défense envisage même d’utiliser des drones – avions sans pilote – pour repérer les braconniers. Et au nord du pays, des puces GPS sont implantées dans les cornes. Si l’animal reste immobile trop longtemps ou s’il manifeste une activité anormale, une alarme est activée.

Malgré tout, la situation s’aggrave. En 2010, 333 individus de cette espèce menacée d’extinction ont été abattus, contre 122 l’année précédente. Et en 2011 – au début juin -, 173 bêtes ont été tuées. Aucune, cependant, ne provenait de la réserve d’Ed Hern.