Clinton, Gates et «l’exceptionnalisme américain»

Est-ce la fin de l’ère de «l’exceptionnalisme américain» ? Bill Clinton et Bill Gates en débattent.

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L’exceptionnalisme américain, de kessé ?

Si l’expression renvoie de nos jours à la prétendue suprématie des États-Unis sur le reste du monde et à sa supposée incarnation des idéaux universels, elle prendrait sa source dans les travaux d’Alexis de Tocqueville (De la démocratie en Amérique), qui aurait institué l’idée que ce pays était destiné à prendre une place spéciale parmi les nations.

Quand interrogé par WIRED sur une éventuelle fin de cette ère de l’exceptionnalisme américain au regard de sa perte de terrain en tant que « leader mondial de la technologie », Bill Clinton, le 42e président américain, et Bill Gates, le fondateur de Microsoft, ont offert une réponse intéressante.

« Ce n’était pas une bonne chose pour le monde que les États-Unis soient autant en avance, que 5% de la population mondiale génère 30% de l’activité économique et 60% de la recherche scientifique planétaire. […] C’est correct que la Chine invente des médicaments contre le cancer pour soigner des patients aux États-Unis. Nous voulons qu’ils nous rattrapent. Mais en tant que leader, nous voulons garder des standards très élevés. Nous ne voulons pas qu’ils nous rattrapent parce que nous ralentissons, ou pire, parce que nous reculons », a offert Bill Gates comme réponse.

« Nous ne devrions jamais empêcher qui que ce soit de progresser, a pour sa part expliqué Clinton. Les États-Unis devraient arrêter de dominer les ligues mineures. C’est-à-dire que nous devons examiner de plus près ce que les autres pays font de mieux que nous et s’en inspirer, plutôt que de vivre dans le déni. […] Si vous croyez que nous vivons dans un monde interdépendant, alors nous devrions essayer de construire un avenir basé sur un succès et une responsabilité partagés.

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