Corruption : la colère des Brésiliens

Au Brésil, de 24 à 38 milliards de dollars (entre 1,4 % et 2,3 % du PIB) disparaissent chaque année dans les poches de fonctionnaires ou de politiciens véreux. De quoi faire pâlir d’envie certains témoins de la commission Charbonneau !

Des manifestants à Rio, fin juin, dénoncent la corruption et la violence policière. — Photo : Reuters / Luciana Whitaker

Les Brésiliens, eux, ne décolèrent pas. Depuis la mi-juin, des millions de manifestants sont sortis dans les rues pour exiger un grand nettoyage.

D’autant plus que cette corruption érigée en système s’accompagne d’un ralentissement majeur de la croissance économique — 0,9 % en 2012, contre 7,5 % en 2010 — et d’une augmentation des prix à la consommation et des tarifs. Un hausse de 10 cents (sur environ 1,30 $) du billet d’autobus et de métro, en juin dernier, a d’ailleurs mis le feu aux poudres. En fait, tout coûte en moyenne 7 % plus cher qu’à pareille date l’an dernier.

Jusqu’ici, la réponse de la présidente, Dilma Rousseff, dont la cote d’amour est passée de 55 % à 31 % en un mois, a été plutôt timide : la corruption sera désormais un crime, et non plus un simple délit.

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