Des Sud-Africains fous du foot !

L’Afrique du Sud vibre au rythme de la Coupe du monde. Mais à Johannesburg, le soccer est plus qu’une manifestation d’envergure, c’est un style de vie. Blancs, Noirs, enfants et mamies, personne n’y est indifférent.

Des Sud-Africains fous du foot !
Photo : Émilie Régnier

Le quartier de Soweto, en banlieue de Johannesburg. Ce township a été construit dans les années 1930 pour héberger les ouvriers noirs qui travaillaient dans les mines d’or. Ici, les enfants improvisent tous les jours des parties de soccer dans les rues.

À Soweto, le taux de chômage dépasse 50 % et de nombreux foyers n’ont toujours pas accès à l’eau et à l’électricité. Mais le visage du quartier change peu à peu et plusieurs projets de revitalisation ont été mis sur pied par le gouvernement à l’approche de la Coupe du monde.

Les drapeaux des pays participant à la Coupe décorent les anciens shebeens. Ces bars clandestins sont nés sous l’apartheid, époque où il était interdit de vendre de l’alcool aux Noirs. Ils sont aujourd’hui légaux et fréquentés par les gens du quartier. Ils viennent y discuter de sport et de politique, sujets qui passionnent les Sud-Africains !

Le propriétaire de l’unique auberge de jeunesse de Soweto a aménagé un terrain de soccer pour les enfants du quartier. Quelques clôtures de bois, des drapeaux, et le tour est joué !

À Pretoria, des partisans assistent malgré la pluie à un match qui oppose le Mamelodi Ladies Club au Soweto Ladies Club. Au second plan, on aperçoit le stade HM Pitje, ainsi nommé en l’honneur d’Hezekiel Mothibe Pitje, qui fut le premier maire de Mamelodi, un township de Pretoria. Ce stade servira à l’entraînement des équipes qui participeront à la Coupe du monde.

Cette petite joueuse du Soweto Ladies Club fait un dernier ajustement à son uniforme avant de s’élancer sur le terrain de soccer pour le match. Âgée de 10 ans, elle est la plus jeune de son équipe.

Après une partie enlevée, c’est finalement le Mamelodi Ladies Club qui remporte la victoire ! La joie se lit sur le visage de ces jeunes filles âgées de 14 à 16 ans.

La passion du football n’a pas d’âge ! Ces femmes font partie de la ligue des Vakhegula (grand-mères, en tshonga). Elle regroupe huit équipes qui s’affrontent au cours de deux grands tournois par année. (Crédit photo : Darryl Evans)

Et le foot se fout des races ! À l’Africa United, à Johannesburg, Blancs et Noirs partagent le même terrain.

Gérald et Damien, membres de l’équipe des Bulldogs, lors d’une rencontre opposant la ligue des Chefs et celle Pirates à l’Africa United.

Les filles du Mamelodi Ladies Club lancent leur cri de ralliement et joignent les mains en signe de solidarité. Elles se donnent ainsi du courage avant la partie.

Avant le début d’un match avec son équipe de Garankuwa, Patricia danse en écoutant le kwaito, un genre de musique né dans les townships à la fin des années 1990.