Donald Trump pourrait-il ne pas être assermenté?

Un indice: toutes les manœuvres pour l’empêcher de devenir président ont échoué…

(Photo: REX/Shutterstock/La Presse Canadienne)

Si vous espérez encore que Donald Trump ne soit pas assermenté le 20 janvier… oubliez ça! Depuis son élection, les scénarios susceptibles de le priver de son plus grand rôle à ce jour n’ont pas manqué. Le dernier en date: une information non confirmée voulant que les Russes soient en possession d’éléments compromettants susceptibles de faire chanter le président. Trump fulmine! La chose importante à retenir ici est toutefois «non confirmée».

Il y a eu aussi une mini-tornade de spéculations à propos des grands électeurs: allaient-ils voter contre la volonté de leur État respectif et bousiller l’élection du milliardaire? Non seulement cela ne s’est pas produit, mais un plus grand nombre de grands électeurs d’États favorables à Hillary Clinton ont voté contre elle que de grands électeurs d’États favorables à Trump ont voté contre lui. Plus tôt encore, des rumeurs ont circulé selon lesquelles le milliardaire se retirerait avant l’élection, trop orgueilleux pour risquer une défaite contre Clinton. Alors si vous lisez quelque part que Donald Trump pourrait être poussé à se retirer avant son assermentation, attendez avant de partager la nouvelle!

Donald Trump a beau ne pas être l’élu le plus «présidentiable» de l’histoire, selon les critères habituels, il est bel et bien le président désigné et la base républicaine a plus tendance à s’identifier à l’homme qu’au Congrès à majorité républicaine. Toute tentative pour enquêter sur le président, ou pire encore pour l’amener à se récuser, signifierait la fin abrupte de nombreuses carrières au Congrès. Il est donc bien peu probable qu’une histoire, même vérifiée et attestée, suffise à mettre un frein aux ambitions de Trump. Et savez-vous ce qui était plus improbable encore? L’élection même de Donald Trump.

(Ce texte est adapté de Maclean’s.)

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8 commentaires
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«Donald Trump pourrait-il ne pas être assermenté?»
Oui, dans les fantasmes des journalistes de Radio-Canada et de La Presse.
(et aussi probablement aussi de l’Actualité pour le moment…)

Il sera assermenté mais il pourrait bien éventuellement être destitué. Il y a beaucoup d’histoires particulièrement sulfureuses qui gravitent autour du personnage ces temps-ci. Peut-être y a-t-il là ce qui sera son Waterloo…

Avant de le destituer, peut-être faudrait-il lui laisser le temps de mettre ses pieds sous le bureau présidentiel?

De plus, s’il fallait avoir destitué chaque président américain qui a eu des histoires sulfureuses, il n’y en aurait pas eu beaucoup qui auraient terminé leur mandat, J.F. Kennedy et Bill Clinton les premiers…

Ce n’est pas faute d’avoir menacé de le faire. Richard Nixon a démissionné parce qu’il savait qu’il serait destitué de toute façon. Il s’est évité l’humiliation de la destitution en démissionnant. Les républicain ont maintes fois exigé la destitution de Bill Clinton, sans l’obtenir c’est vrai, suite à ses parties de jambes en l’air avec Monica Lewinsky. De toute façon, Trump aura bien du chemin à faire en auto-discipline s’il veut s’éviter d’être mêlé à des scandales en cascades car, des histoires sulfureuses il en a déjà accumulé bien plus que beaucoup de ses prédécesseurs bien avant d’être assermenté…

Plusieurs artistes qui devaient faire une prestation lors de l’assermentation de Trump ont décidé de passer leur tour car ils ont subi des pressions intolérables via les medias sociaux. Certains ont même reçu des menaces de mort. De MORT!!! De leur propre milieu…

Facile d’imaginer dans quel camp se trouvent les auteurs de telles abominations et presque personne à Hollywood ou dans le monde artistique ne semble le moindrement troublé par ce déchaînement d’intolérance et de rigidité.

Le monde artistique: un milieu ouvert au dialogue et à la largeur d’esprit qu’ils disaient…

Maintenant, imaginez une petite seconde les hauts cris d’indignation et le déchirage de chemise collectif si ces mêmes artistes avaient reçu les mêmes menaces mais à l’assermentation de Mme. Clinton si elle avait été élue…

La même chose se passe ici même, au Québec, mais à une échelle plus restreinte Dieu merci, où chaque artiste québécois doit faire son petit pèlerinage public gauchisto-séparatiste s’il veut trouver du travail dans son domaine. Sinon, c’est la galère…

Qu’on le veuille ou non, Trump a été élu démocratiquement et selon les règles en place. Il y a plein de façons de faire connaître son opposition mais les menaces et les provocations intimidantes sont dignes de l’homme de Cro-Magnon.

Parlant de Cro-Magnon, Donald Trump se mérite assurément une place de première classe dans ce groupe quand on considère ses nombreux commentaires et déclarations racistes et misogynes de même que ses blagues humiliantes sur bien des gens et groupes de citoyens (incluant un journaliste handicapé), ainsi que toutes ses fausses accusations, ses provocations, ses mensonges patentés et la floppée d’excès de langage et de comportement qu’il s’est permis tout au long de la campagne présidentielle aussi bien que depuis que celle-ci est terminée. Quant au menaces de toutes sortes, la droite s’en est tellement permis ces deux dernières décennies que ça relève carrément de l’hypocrisie de faire des gorges chaudes quand d’autres utilisent soit-disant la même recette. La droite a cette fâcheuse tendance à démoniser la gauche en l’accusant de faire ce que la droite fait depuis toujours, souvent sans preuve…

J’aime mieux un président qui dit tout haut ce qu’il pense , qu’un président hypocrite au paroles doucereuses pleines de mensonges pour mieux nous endormir