Dans la tête de Donald Trump

Psychanalyste émérite et professeur de psychiatrie au George Washington University Medical Center, Justin A. Frank décortique la psyché de l’occupant de la Maison-Blanche dans Trump on the Couch : Inside the Mind of the President. Entrevue.

Photo : AP / La Presse Canadienne

Quel diagnostic posez-vous sur Donald Trump?

Je ne fais que décrire Donald Trump dans mon livre, je n’établis aucun diagnostic. Toutefois, il ne fait aucun doute qu’il est inapte à être président en raison de ses mensonges, de son impulsivité, de sa méconnaissance des dossiers et de son mépris pour les règles de même que pour la loi.

Comment vous y prenez-vous pour analyser le profil psychologique de quelqu’un que vous n’avez jamais rencontré ?

Mon approche pour analyser la psyché des deux présidents précédents reposait sur les informations accessibles à propos de leur enfance et de leur famille. Ces données concernant Trump sont très rares en comparaison. Heureusement, les nombreux livres dont il est l’auteur ainsi que ses sorties sur Twitter fournissent une quantité de matière sans précédent pour décrire la façon dont certains schémas psychologiques qui se sont installés dans son enfance influencent encore ses comportements d’adulte.

Pourquoi dites-vous que le problème de Donald Trump, c’est un manque d’amour ?

Parce qu’il a toujours besoin d’attirer l’attention sur lui. On ne connaît pas grand-chose de ses jeunes années, mais il semblerait que sa mère n’ait jamais été réellement présente pour lui. Comme il n’a pu se sentir aimé de la façon qu’il voulait, il s’aime donc lui-même pour compenser. Il aime tout ce qu’il fait, il répète qu’il mérite un A+ pour tout ce qu’il entreprend… Il se dit à lui-même ce qu’une mère dirait à son bébé.

Donald Trump serait-il une sorte de « fils à maman » ?

Quand quelqu’un exprime son mécontentement lors d’une réunion publique, Donald Trump répond souvent « Va voir maman » [« Go home to mommy »]. Quand il agit ainsi, il effectue une projection de lui-même. Il est celui qui a besoin de rentrer à la maison dans les bras de maman, il est celui à qui la mère manque.

Vous dites aussi qu’il ressemble beaucoup à sa mère. De quelle façon?

C’est vraiment frappant pour moi de voir jusqu’à quel point il agit comme sa mère. Mary Anne Trump avait une attirance pour le spectaculaire et la démesure, elle aimait l’or, elle aimait tout ce qui lui rappelait la royauté [elle était d’origine britannique]. En grandissant, Trump s’est intéressé à son tour à ce genre de choses. Ce qui explique que, dans ses appartements, il y a de l’or partout. Même quand il change les rideaux à la Maison-Blanche, dans le Bureau ovale, c’est pour mettre des rideaux dorés ! Il fait en sorte que toutes les choses autour de lui ressemblent à celles que sa mère aurait aimées. S’il ne peut pas être aimé par elle, alors il va devenir elle. D’ailleurs, même ses cheveux rappellent sa mère. Si vous regardez une photo de celle-ci quand elle avait 60 ou 65 ans, vous verrez que ses cheveux sont exactement les mêmes que ceux de son fils. C’est très frappant.

Compare-t-il toujours les femmes à sa mère ?

Oui, c’est le cas, ça arrive souvent chez les garçons. Sa mère était vraiment très belle quand il était jeune. Il veut donc être avec des femmes qui sont aussi belles qu’elle. Et il leur demande également la plus grande attention. Il doit être aimé, être la personne la plus importante. Ça a toujours été ainsi avec lui et je crois qu’il le tient de sa mère.

Selon vous, son père est le seul qui a réussi à le dompter. Pourquoi ?

Enfant, Donald Trump était agité, presque impossible à maîtriser. C’était un mauvais garçon, dont on dirait aujourd’hui qu’il souffrait de TDAH [trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité]. Il passait ses journées dans le bureau du directeur. À tel point que, dans son école, pour parler du temps que les élèves punis passaient dans le bureau du directeur, on faisait référence au « moment Donald Trump » !

Il était incapable d’apprendre, il était très difficile pour lui d’assimiler quelque chose. Lire demandait toujours un effort. Quand il se mettait en colère contre ses professeurs, leur reprochant de ne pas avoir expliqué certaines choses, c’est parce qu’en fait il ne les comprenait pas. Personne ne pouvait le canaliser.

Son père, qui était très dur, a été la première et la seule personne qui ait été très réaliste en disant : « Tu es trop pour moi, je ne peux pas avoir le dessus sur toi, je vais t’envoyer dans une école militaire et ils s’occuperont de toi. »

Pensez-vous qu’il craint Robert Mueller (procureur spécial chargé de superviser l’enquête sur les possibles liens entre la Russie et l’élection de Donald Trump) comme il craignait jadis son père ?

Oui. Inconsciemment, il a toujours peur de son père, et il a peur de quiconque lui rappelle celui-ci. Le problème avec Robert Mueller, c’est qu’il ne recule pas, il ne dit rien. Et de la même manière que Donald Trump avait peur que son père le mette dehors de la maison en apprenant qu’il lui mentait, il a peur que Robert Mueller fasse la même chose. Qu’il découvre qu’il est un menteur, qu’il est malhonnête et qu’il le punisse pour ça.

Justin A. Frank n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il a déjà écrit deux livres sur la psyché des anciens présidents George W. Bush et Barack Obama. Cette fois cependant, il le jure, Trump on the Couch : Inside the Mind of the President sera son dernier. (Photo : D.R.)

Pourquoi ment-il constamment ?

Il se ment avant tout à lui-même, à propos de qui il est vraiment. Il veut paraître plus grand et plus fort que ce qu’il est dans la réalité. C’est une chose totalement normale… pour un enfant de cinq ans.

D’où lui vient sa fascination pour les hommes de pouvoir ?

Rodrigo Duterte, Kim Jong-un ou encore Viktor Orbán ne tolèrent pas que l’on ne soit pas d’accord avec eux. Donald Trump les admire, car il aimerait leur ressembler. Il se sent fort quand il est au côté d’hommes forts, et il a besoin de se sentir fort.

Qu’est-ce qui est plus effrayant pour Donald Trump, révéler sa feuille d’impôts ou démarrer une guerre nucléaire ?

Je vous laisse deviner ! Dernièrement, on a pu constater, par exemple, qu’il était prêt à démanteler le ministère de la Justice, en divulguant toutes sortes de documents confidentiels afin d’empêcher l’enquête russe, plutôt que de dévoiler sa feuille d’impôts. Il préfère démanteler les lois et institutions américaines qu’avoir à montrer ses déclarations de revenus.

Parmi toutes les pathologies que vous décrivez dans votre livre, laquelle est la plus incompatible avec les fonctions de président des États-Unis ?

La pathologie la plus incompatible est son besoin de mentir. Nous avons vu, par exemple, que la foule lors de son assermentation était beaucoup plus petite que celle pour Obama, mais lui a dit qu’elle était plus grande. Cela, à son niveau le plus fondamental, est une attaque contre l’expérience et la perception de chacun. C’est dangereux. Cela sape également notre confiance et le sentiment que notre président a à cœur nos intérêts. Par « notre », je veux dire « à tous les Américains ».

Vous dites que l’état de dissociation est la clé pour comprendre Donald Trump. Pourquoi ?

La dissociation est la séparation d’une partie de l’esprit avec une autre. Ainsi, pour Donald Trump, le monde est divisé en gagnants et en perdants. Il ne peut tolérer plus d’un point de vue. La dissociation est dangereuse, car elle interfère avec la pensée et empêche d’avoir une image complète d’une situation.

Vous comparez Donald Trump à Narcisse. Ce dernier tombe amoureux de son reflet et oublie de se nourrir au point d’en mourir. Quelle serait la fin de Donald Trump ?

La mort de Narcisse est liée au fait qu’il n’était pas réaliste par rapport à sa vie, par rapport au fait qu’il faille manger pour continuer de vivre. Il devait faire autre chose que de se regarder dans le miroir. Trump ne l’a pas encore compris. Inconsciemment, il pourrait donc se détruire ou tenter de détruire les États-Unis, en essayant d’être meilleur et plus fort que toutes les règles et toutes les réglementations existantes. Ça pourrait le conduire à sa perte.

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36 commentaires
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Observations fort intéressantes sur un personnage ayant un rôle malheureusement trop important pour ses concitoyens et dans l’équilibre mondial. Espérant que son « règne » soit le plus bref possible!

Lettre publiée en mars 2017 dans Le Devoir dont la conclusion était trop optimiste.
Le récit de la mythologie grecque raconte que Narcisse découvrant la futilité de sa passion pour sa personne en arriva à poser le geste irréparable. Désespéré par le fait que le reflet de son image disparaissait avec l’arrivée d’ondes troubles dans l’eau dans l’étang où il avait dans l’habitude de contempler son amour pour lui-même, il se laissa entraîner vers le fond. On pourrait extrapoler sur ce mythe et imaginer que Donald Trump, grisé par le reflet de son passé médiatique se serait engagé dans un expédition de chasse politique avant tout pour assouvir cette passion maladive attachée à son égo, sans jamais penser qu’un concours de circonstances imprévisible et inattendu allait lui ouvrir les portes de la Maison-Blanche. Les dérives verbales, le détournement des faits et ses réactions face aux sérieuses accusations révélées ces derniers jours, seraient finalement l’expression inconsciente d’un comportement suicidaire (sorte d’appel de la destitution qui s’inscrirait dans cette logique narcissistes). On verra dans quelques mois qu’il ne pourra plus tolérer les obligations attachées à sa fonction et qu’il posera le geste fatal qui mettra fin à cet épisode de sa vie. Claude Poulin

L’analyse du président Donald Trump par le Dr Justin Frank constitue un événement historique dans l’histoire de la science, de la psychiatrie et de la démocratie. À l’avenir, d’autres scientifiques devront s’appuyer sur les connaissances de nos dirigeants. Les défis sont trop importants pour permettre à des cas anormaux tels que Trump d’exercer des pouvoirs qu’ils ne peuvent ni ne doivent contrôler. Bravo au Dr. Justin Frank!

C’est là où vous avez tord. Ici vos opinions politiques teints sur votre intégrité de pensée. Rien ne permet d’arriver à de telles conclusions. Faites très attention de ne pas sombrer dans ce que vous reprochez.

Psycho pop ? Psycho histoire ? Une analyse parmi bien d’autres .
Rien de neuf , relisons ,
c’est rafraîchissant !

@Freud

Il a raison. Sans parler qu’il s’agisse d’une analyse médiocre (de nombreux concepts fondamentaux ont été sapés), il n’en est rien d’autre qu’une vision, comme tant d’autres, basée sur des faits anecdotiques, processé et publics. Ma propre analyse aurait la même importance.

Comme le dit en préambule Justin A. Frank, il ne porte pas de diagnostic sur le président Trump. Les questions de la relation de l’enfant avec leurs parents, notamment la relation avec la mère pour les garçons (complexe d’Œdipe) ont été largement documentées dans la littérature psychologique.

La question serait alors de savoir, si une personne Œdipienne est propre à gouverner un pays ou bien impropre ? La question suivante serait de se poser si toutes les personnalités Œdipiennes sont propres ou impropres à exercer leur office quel qu’il soit ?

Sigmund Freud considérait en son époque, que la société la plus névrosée du monde était sans doute les États-Unis d’Amérique. Il est possible que cette névrose dure et perdure depuis des générations. D’un point de vue psychologiques, il est concevable que le choix du président reflète tout simplement la psyché ou l’état d’esprit de la plupart des Américains.

Cela signifie-t-il que nos choix politiques à nous les Canadiens, à nous les Québécois soient bien plus brillants ? Je dois dire que j’ai une petite gêne et un petit doute sur cette question.

Le fait d’avoir encore au 21ième siècle besoin de présidents ou de premiers ministres rappelle la « horde » telle qu’elle est décrite dans le cadre animalier ou celui des premiers humains. Ce qui tendrait à démontrer que dans une société censée civilisée le cerveau reptilien des gens est toujours présent.

Ceci dit, la force des États-Unis est encore de s’être doté d’une Constitution qui permette en principe à tous de pouvoir un jour briguer les plus grands offices. Peu de pays dans le monde peuvent en dire autant.

Le fait que Justin A. Frank éprouve de façon presque irrépressible ce besoin (assez lucratif je suppose) d’écrire sur la psyché de ses présidents, démontre qu’il est lui-même une personne très Narcissique. En d’autres termes, il prête à plusieurs présidents des traits qui se retrouvent probablement aussi chez lui (trois présidents successifs, il faut le faire). Il insiste beaucoup dans cette entrevue sur les diverses facettes du mensonge. Est-il possible qu’il soit lui aussi doté d’une grande habileté pour mentir au gens ?

Cette interview est décidément bien divertissante. Révélatrice de notre incapacité de nous voir tels que nous sommes, tous autant que nous sommes : réellement. Il y a en chacun de nous un ou une Narcisse qui sommeille. C’est pour cette raison que tous nous mourrons à la seconde même ou nous ne pouvons plus supporter notre image quelle qu’elle soit en quête d’une absolue beauté (pureté) qui n’existe pas.

@ Drouginsky

Vous semblez donner beaucoup de crédibilité à la psychanalyse, qui est pourtant une pseudoscience qui ne repose que sur les élucubrations d’une poignée de psychanalystes qui ont suivi quelques personnes en clinique. Rien de scientifique là-dedans!

Les psychanalystes post-freudiens ont aussi développé leurs propres écoles de pensée, et ils s’obstinaient entre eux à qui mieux mieux. Jung et Freud, à la fin, se traitaient mutuellement de névrosés. Le complexe d’Oedipe n’a jamais été démontré, et on n’en parle plus dans la portion scientifique de la psychologie.

Et même en psychologie, il y a des luttes internes entre les tenants de la psychologie expérimentale (scientifique) et la psychologie clinique (où on tire des théories à partir des témoignages des gens suivis en clinique).

Bref, la psychanalyse ainsi que plusieurs des théories en psychologie ne sont que des théories non fondées, et les différentes écoles de pensée ont souvent plus d’affinité avec les sectes qu’avec la science.

Pour plus d’informations sur la pseudoscience psychanalytique, voir https://www.sceptiques.qc.ca/dictionnaire/psychoan.html

@ M Belley,

Merci pour ce lien que je ne manquerai pas de consulter prochainement. Je ne commenterai d’ailleurs pas sur ce texte-ci que vous me soumettez puisqu’il est difficile de pouvoir établir de la vraisemblance du ou des auteurs, le texte est expurgé manifestement de ceux d’une association française de sceptiques : « l’Observatoire zététique » si je ne m’abuse.

Nous avons vous et moi déjà eu des discussions à propos de la psychanalyse et de la psychologie notamment. Je crois que je connaissais déjà vos positions sur le sujet. Je n’ai pas de problème quant aux approches psychologiques de tout un chacun et j’évite par prudence de démolir la démarche des uns et des autres. La seule chose qui compte, c’est : le résultat.

Pourquoi cette position ? Eh bien simplement parce que Freud a toujours estimé que la psychanalyse était avant toutes choses un « work in progress » donc pas spécifiquement une science, mais un « travail » rien qu’un « travail » en progression.

C’est très précisément ce qu’entend être la psychanalyse : un travail, rien d’autre, rien de plus. Comme dans tout travail vous avez des outils pour pouvoir faire votre travail. Comme dans toutes choses ouvrées vous avez de bons travailleurs et d’autres qui sont moins doués. Tous les gens qui lisent des ouvrages de psychanalyse ne comprennent pas systématiquement ce qu’ils lisent. Il en va de même de bien des textes de toutes natures.

Vos propos sur Carl Jung et Sigmund Freud sont anecdotiques, ne reposent aucunement sur quelque fondement scientifique, Freud est mort en 1939, il n’entretenait plus de relations avec Jung depuis longtemps. Jung a vécu beaucoup plus longtemps. L’approche de ce dernier s’est fondée sur des archétypes.

Toutes les personnes qui exercent la profession de psychanalyste ne sont pas nécessairement excellentes. Il en va ainsi de toutes les professions. Quoiqu’il en soit cette profession est règlementée et requière dans plusieurs pays une formation de base en médecine et dans ce nombreux cas une formation en psychiatrie.

En général, la psychanalyse s’intègre dans la classification des sciences humaines puisqu’elle s’enseigne dans les universités au même titre que diverses disciplines auxquelles elles peuvent s’associer. À ce titre d’ailleurs, j’ai passé des crédits universitaires en : psychanalyse et encore en sociologie et quelques disciplines connexes.

Comme vous avez pu le remarquer en lisant ce texte de Mathieu Carbasse, Justin A. Frank est psychanalyste, je dois par conséquent en déduire par la nature de vos propos que vous considérez que ses ouvrages sur la psyché des présidents ne sont pas sérieux et non fondés sur une quelconque approche scientifique susceptible de leur donner la moindre des crédibilités.

— N’était-ce pas ce que vous cherchiez à démontrer ?

@ M. Belley :

Ouf…manque d’instruction flagrant qui donne lieu à de la démagogie de première catégorie. C’est ce qu’on appelle parler à travers son chapeau. Peut-on y voir un certain rapprochement avec le mode opératoire du président ?

@Serge Drouginski

Dans cette réponse, je fais fis des autres commentaires.

Premièrement, faites attention avant de condamner les complexes oedipiens. Donald Trump, si complexe d’oedipe non résolu il a, n’est pas le premier ni le dernier dirigeant d’un pays (voire d’une compagnie) à correspondre à ce profil. Jusqu’à preuve du contraire, les névrosés (névrose au sens freudien) sont aptes à vivre en société et correspondent à la majorité du spectre socio-politique plus à gauche. La névrose, et sans doute le complexe d’oedipe également, sont des mécaniques nécessaires à la fonction de la société –
À dire vrai, votre raisonnement me pousse à me questionner si vous faites vous-mêmes une projection de votre propreté personnelle sur l’objet discuté.

Deuxièmement, mon analyse (faite de loin) est la suivante: le peuple américain, surtout l’extrême-droite, demande inconsciemment un leader autoritaire, ici Donald Trump en l’occurrence. Ils veulent quelqu’un qui vont les faire marcher droit.

Pour terminer, je suis d’accord avec votre analyse de l’auteur.

@ Av,

Merci pour vos commentaires qui disons-le clairement m’apparaissent « quelque peu » surréalistes. Hormis le fait qu’il n’y a pas des complexes d’Œdipiens comme vous l’écrivez au pluriel, mais : seulement un. Je n’apporte aucune condamnation de quoi que ce soit. Pas plus que je ne porte quelque jugement que ce soit sur le président Trump ou sur qui que ce soit.

Je me contente seulement de me renvoyer aux propos du professeur Frank (relire interview) qui évoque la relation du président Trump avec sa mère. C’est ma seule référence au complexe d’Œdipe. J’aimerais à cet effet rappeler que le complexe d’Œdipe est un concept emprunté à la mythologie et non une « théorie non prouvée scientifiquement » comme voudraient nous le faire croire certains internautes qui savent tout et à la fois rien.

Vous parlez des névrosés au sens freudien dont la majorité appartiendrait au spectre socio-politique de gauche. Pour vous dire les choses franchement, je n’ai pas tout lu de Freud dont l’œuvre est abondante. J’ai lu tout de même quelques ouvrages qu’il ait écrit et plusieurs autres écrits par d’autres psychanalystes.

Je ne sais pas où vous êtes allé chercher ce « sens freudien », ni cette appartenance socio-politique que je n’aie jamais trouvés dans mes lectures sur le sujet.

Vous relevez cependant un point intéressant sur le caractère social de la névrose ou suivants la terminologie actuelles : les psychonévroses, quant au fait qu’elles pourraient être une sorte de mécanisme propre au fonctionnement de toutes sociétés. Vous parlez de façon pratique de ce qu’on appelle le refoulement des pulsions. Il s’agit en premier du refoulement de la pulsion sexuelle, des diverses formes de répressions et du contrôle de la sexualité humaine à toutes fins utiles.

Freud effectivement s’est intéressé à cette question et démontre que les diverses formes de refoulement, font partie de la socialisation. Françoise Dolto a démontré que cette sorte de refoulement commence dès les premiers âges de la vie. En sorte qu’une société peut très bien développer des caractères névrotiques et même des troubles de caractères schizophréniformes. Cela peut avoir son utilité, rien n’indique cependant que cela soit bon.

Cela dit, je ne crois pas que le peuple américain demande un leader autoritaire. C’est selon moi mal connaître les américains eux-mêmes qui sont majoritairement épris de liberté et c’est surtout mal connaître la Constitution des États-Unis. À cet effet, je pense que la majorité des américains qui soutiennent des idées propres à l’extrême-droite le font justement au nom de la liberté et contre toutes autres considérations.

Finalement vous abordez la question de la projection en psychologie (ici la mienne dans mes propos). Dans tous discours, on projette effectivement ce que l’on est. Donc ce que vous lisez de moi, c’est ce que je suis. Jusqu’à présent (autant que je sache), ni le président Trump, ni le psychanalyste Justin A. Frank, ne sont pour moi des objets de convoitise ou de désirs amoureux inconscients. Ne vous en déplaise.

NB : S’il est vrai que mon grand-père signait son nom avec un « i », j’attache quant à moi une certaine importance à la terminaison « y », qui me rattache préférentiellement à mes origines russo-ukrainiennes.

Vous auriez pu interviewer une astrologue pour avoir des réponses similaires et aussi bonnes comme farfelues que celles d’un psychanalyste. La différence est qu’un psychanalyste va rationnaliser un comportement en se référant aux expériences de l’enfance, alors que l’astrologue va se référer aux astres. Les deux se basent sur des croyances non démontrées.

Les deux seraient aussi probablement venu à la même conclusion concernant le narcissisme de Trump, et son comportement d’enfant de 5 ans.

Le seul bon point de cet article concerne l’enfance de trump, affecté d’un TDAH. C’est possiblement une bonne explication de son comportement actuel: il serait toujours atteint de TDAH.

Vous reprochez aux psychanalystes de croire n’importe quoi et pourtant vous le faites vous-mêmes avec le faux diagnostique de TDAH.

Et pourquoi dites-vous que c’est un faux diagnostic de TDAH? Les symptômes semblent bien confirmer ce type de diagnostic. Vous faut-il absolument l’assentiment d’un psychiatre pour le confirmer?

c’est une farce cette article ou quoi? je pense que le specialiste fait lui-même la projection de sa propre personnalité sur Trump parce qu’en fait il un pro-Trump refoulé, moi aussi je suis psychologue, venez dont m’interviewer 😉 lol

le doc maillou des USA 😉 lui a juste la moustache mais c’est clair qu’il s’est inspiré de loft story

Trumpets ce qui est arrivé de pire aux Etats-Unis!
Jour après, il devient de plus en plus dictateur!
Faites bouger les choses pour wu’il soit destitué!

«  Ça pourrait le conduire à sa perte »

J’ai hâte que ça arrive quoique je crains qu’il n’entraîne l’Amérique (et d’autres) avec lui…

Quel ignoble et insipide personnage. Encore aujourd’hui je crois faire un cauchemar lorsque je le vois faire son sinistre spectacle.

Les etat-uniens (Je n écris pas américains car nous sommes tous américains, nous habitons les Ameriques) ils ont sans doute le président qu’ils méritent.

Le milliardaire a été élu démocratiquement selon les règles qui règnent aux États-Unis, l’emploi a explosé et les salaires aussi selon les normes historiques de ce pays, Le bouffon de la Corée du Nord s’est calmé le pompon, les Russes de Poutine sont calme, les Chinois sont assez tranquille, l’Iran est en voie d’être mis au pas elle aussi et tout cela sans guerre puis l’État Islamique a vu son territoire rapetisser comme une peau de chagrin. Combien de GI sont rentré aux «States» les pieds devant depuis que le «gros colon» est au pouvoir comparativement au pacifiste Obama, combien de personnes sont mortes ailleurs dans le monde de la main du président élu américain ces dernières deux années.

Non au lieu de cela, le gr…col… est en voie de compléter la renégociation de tous les accords commerciaux qui défavorisaient SON pays et SON peuple au profit des riches bien assis sur leurs trônes dans différent paradis de la planète, ouin c’est ça les manipulateurs de l’ombre qui tirent les ficelles économiques de cette bande de comiques qui n’en à rien à foutre des petits peuples sur la boule terrestre. L’Establishment mondiale est en déroute et nos merdias font tout en leur possible pour leur venir en aide en nous inondant de «FAKES NEWS» et ils ne réussissent pas à convaincre 50% + 1 pour renverser la déroute du système bien ficelé des bandits qui sévissent sur la planète après avoir définies toutes les lois qui nous appauvrissent à leur dépends, ces verrats…

Donc pour ceux qui se demandent si le gros co…va demeurer au pouvoir, bien ça prends pas un sondage patenté pour le savoir ça prend juste des yeux en avant des trous pour constater la situation qui est tout autre que celle rapportée.

Et pour ajouter à mon propos précédent.

Qu’a fait Obama (le favori de ces dames et autres genrés) pour son peuple, bien, il a fait explosé la dette américaine en sauvant le cul de ces bandit corporatifs, banquiers, je devrais dire bancal, fumeux, boiteux, cagneux, des bandits à cravates. Et là ces faux démocrates n’ont trouver rien de mieux que sortir cette épouvantail d’Obama pour discréditer le colon en chez de la maison blanche. Comme stratégie on peut surement faire mieux, il manquait seulement Hillarante pour compléter le faux tableau.

C’est tout ce que le peuple qui vote devrait retenir de celui ui se plaisait et se plait encore à livrer des discours à la Martin Luther King quand il n’arrive même pas à la petite orteil de l’unique King. Les bottines qui ne suivent pas les babines s’applique à merveille <a ce président «PRIX NOBEL DE LA PAIX» non mais c'est qui qui vote sur ce comité là…

Très, très dommage pour la psychanalyse à en être rendu là. Non seulement les intentions de cet auteur sont éthiquement déplorables, mais ses conclusions sont également très questionnables, en extrapolant des anecdotes d’un personnage médiatique. Un vrai psychanalyste saurait nuancer le possible du probable. C’est du n’importe quoi et à prendre avec un grain de sel.

Ça ne vaut pas le temps de la lecture de cette baliverne!

Il est et de loin le meilleur leader des USA depuis son existence. Nationalisme =Patriotisme . Voir tous les dictionnaires. Le marais est mondial et source de toute inflation !

Monsieur Carbasse,

Vraiment, M. Frank, a visé juste et c’est une excellente déduction sur tous les points de vue qu’il aborde. C’est incroyable, qu’il puisse exister des humains de la sorte, mais malheureusement, il y a en eu d’autres avant lui… et il y en aura d’autres, car ils se nourrissent de modèles comme eux et ils cherchent à dominer et à écraser toujours tout… pendant leur passage de vie.

Merci beaucoup de nous partager vos écrits et continuez de nous inspirer.

Marie-Francine jutras