La fin du trumpisme

La vitesse à laquelle Trump a réussi à faire remonter à la surface tous les fantômes de la société américaine nous rappelle que la Seconde Guerre mondiale et le fascisme, ce n’était pas si loin.

Photo : L'actualité

Oui, je l’entends comme vous, cette formule : Trump part, mais ce n’est pas la fin du trumpisme. Mon père est né dans une ville française en 1946. Une ville qui, je n’en avais pas pris conscience jusqu’à récemment, avant de découvrir des photos de l’époque, avait été détruite par les bombardements. Mon père est né il n’y a pas si longtemps, dans une ville bombardée. Je la connais sa ville, je l’ai vue. J’y suis allée plein de fois pour visiter la famille. On y trouve un château fort, on y trouve un fleuve et des ponts, un fleuve qui, si on regarde bien, se jette dans la mer et voyage jusqu’à Montréal. Du moins, j’aime à croire que c’est comme ça que mon père a rencontré ma mère. 

Je la connais sa ville, et je n’avais jamais pensé qu’elle avait été bombardée. Pourtant, je connais mon histoire de France, j’ai étudié dans un collège français à Montréal. S’il y a un truc qu’on t’enseigne chaque année en détail dans un collège français, c’est bien la Deuxième Guerre mondiale. Je sais que sa ville, Angers, était en zone occupée. Mais je sais aussi que mon père est né après la guerre. Et après la guerre, l’éponge avait été passée. Les murs avaient été réparés. Et Angers était redevenue une jolie petite ville de province. Point. Mais quand on y pense, 1946, c’était hier, et je croyais que ça appartenait aux livres d’histoire. Aux photos en noir et blanc. Aux photos dans mes livres d’école. Comme si cette réalité du fascisme, de ces gens derrière des barbelés, de ces juifs émaciés, tout ce que l’on voyait dans nos manuels et dans les films sur la grosse télé de la classe, toutes ces images, c’était le Passé. Avec une lettre majuscule. 

Un passé à propos duquel on se disait que les gens n’avaient pas eu de chance. Parce qu’on ne pouvait pas se mettre à leur place. Il faut tenir les atrocités à distance, sinon, comment peut-on avancer ? C’est ce que, naïvement, j’avais retenu de l’école. La guerre était en noir et blanc. 

Puis est arrivé Trump. Trump avec toute sa laideur et son côté ratoureux de mauvais expert en marketing. Un vendeur de chaussettes. Qui met plein de qualificatifs à la camelote qu’il te vend pour te détourner du fait que c’est de la camelote. Trump est arrivé avec tout ce que l’humain a de menteur, d’égoïste et de narcissique, prêt, ce qui est très à la mode ces temps-ci, à tout sacrifier pour garder son image. Et comme dirait le con dans Le dîner de cons : « Il a marché, le gars ! » Ils ont tout avalé. Les trumpistes ont tout gobé de la supercherie, tous les mensonges, de A à Z.

Mais Trump n’a rien inventé du tout. Il a juste titillé une fibre, appuyé sur un bouton qui est bien là en nous. Il est allé appuyer sur un bouton que je préférerais qu’on nous excise, celui du fascisme. Je ne dis pas que tout le monde a le potentiel d’être fasciste, mais je dis qu’il faut quand même surveiller notre monstre interne. 

La vitesse à laquelle Trump a réussi à faire remonter à la surface tous les fantômes de la société américaine nous rappelle que, dans le fond, 1946, ce n’était pas si loin. Non, le trumpisme ne partira pas, non pas parce qu’il est là pour rester ou parce qu’Ivanka ou un autre rejeton va reprendre la parole, mais parce que la lie du tonneau est toujours dans le tonneau. C’est à nous de nous en souvenir et de péter rapidement la balloune de tous ces agitateurs qui aiment bien brasser la barrique et que la lie gâte le vin. 

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La fin du truisme
Vous avez tellement raison quand vous dites :
» Non, le trumpisme ne partira pas, […] parce que la lie du tonneau est toujours dans le tonneau. »
En effet, on ne parvient à éveiller que ce qui se trouve déjà là en dormance…

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Quel bel article, qui nous rappelle, en effet, que l’ombre du fascisme peut à tout moment, lorsqu’on regarde ailleurs, venir nous couvrir de sa noirceur.
Il faut garder l’oeil ouvert et dénoncer ceux qui savent s’en servir pour assouvir leur désir de pouvoir

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C’est dans le fond de l’être, de l’homme, comme une maladie, que se cache, le fascisme. Comme héréditaire et entretenu, développé par l’éducation … J’en vois autour de moi, dans ma famille, raconter qu’on ne devait pas parler aux nègres, dans le village, le curé venu voir mon père pour lui dire que c’était pas ok, pas bon pour lui d’avoir un ami juif, la « gagn » qui ont crucifié leur héro, le mythe créé par l’Église, … et que Hitler a manqué son coup d’éliminer … c’est au Québec tout ça. Et, peu importe ce que je peux leurs dire ou expliquer, ils n’écoutent plus, se renferment, … rien ne les fera changer d’avis. C’est ancré en eux. Rien à voir avec l’intelligence ou l’instruction. Celui qui ne comprend rien, c’est moi. Et c’est ainsi, c’est pas nouveau … c’est juste que les moyens de communication contribuent à transmettre et à entretenir la « maladie. » Il faut vivre avec cette triste réalité et continuer à travailler à maintenir un certain équilibre. C’est un peu comme quand tu comprends, découvre le fond de l’histoire d’Eve, COUPABLE d’avoir tenté Adam … cette histoire de merde inventée par l’Église pour faire des femmes des êtres sur lesquelles il ne faut pas perdre le contrôle. Et c’est qui le CON qui ne s’en est pas rendu compte ou qui en a bien profité, comme dit ma conjointe? Tous les moyens sont bons pour la manipulation du cerveau : fascisme, racisme, religion, … utilisent tous les mêmes moyens. Et ma conjointe ajoute souvent, quand on aborde le sujet, « si Dieu a créé l’homme à son image et à sa ressemblance, comme nous l’ont appris les curés, j’aime mieux ne pas le connaître … il a manqué son coup vrai! »

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Qui peut me définir exactement ce qu’est le ¨fascisme¨ ? On entend ce mot tellement souvent, mêlé à tellement de sauces, tout comme les mots ¨racisme, xénophobie, sexisme¨ , qu’on en vient à ne plus savoir exactement ce qu’ils veulent dire.
Le fascisme est il de gauche ou de droite ? Lequel des deux est-il le plus négatif, le ¨nationalisme¨ ou le ¨mondialisme¨ , le ¨laïc¨ ou le ¨religieux¨ ?
Alors, avant de qualifier quelqu’un qui ne pense pas comme soi, faudrait peut-être réfléchir à savoir si ce n’est pas soi-même qui est ce dont il qualifie l’autre !

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Et voilà, encore…

Défaire un argumentaire anti-Trump à coup de sémantique, jouer sur les mots et même utiliser le miroir pour détourner le débat dans une discussion à propos de cet être ignoble. c’est comme mettre l’accent sur l’habillement d’une victime de viol au lieu de sur le geste; c’est inacceptable et invalide.

@ Frederic Normand : ¨ Et voilà, encore… ¨ encore quoi ?
En terminant votre phrase par ¨c’est inacceptable et invalide.¨, vous ne faites que me donner raison de croire ce que j’ai écrit, c’est-à-dire, si je ne pense pas comme une certaine gauche qui condamne tous ceux et celles qui ne disent pas comme elle de fascistes, nazis etc, autrement dit, en vos mots, des ¨inacceptables et invalides¨. Elle est belle votre démocratie, et il est beau votre sens du débat !

@ Frederic ou Frédéric Normand (?),

Ce que vous écrivez est essentiellement la marque de vos préjugés et vous devriez selon moi faire des excuses à monsieur d’Anjou qui sait débattre sainement sur la base d’arguments pertinents.

Nous débattons assez souvent de façon polie et civilisée bien que nos opinions politiques soient souvent divergentes. C’est à cela que servent les débats, de pouvoir exprimer des opinions parfois contradictoires : sereinement.

Vous faites usage de mots inappropriés que vous ne comprenez pas comme : « sémantique » ; ce qui démontre la pauvreté de vos connaissances en français et montre comment vous vous adonnez ni plus ni moins maladroitement en l’art de la rhétorique.

Déclarer que l’ancien président Trump est « ignoble » prouve votre propre bassesse ; en fait de miroir, tout tend à établir un faible niveau d’estime de vous-même. Peut-être que vous devriez demander de l’aide et mieux-encore consulter.

Merci monsieur Drouginsky pour votre intervention.
J’ai souvent commis des erreurs de jugement, mais j’ose croire que, faute d’arguments valables, je n’ai jamais insulté mes interlocuteurs par des injures qui ne laissent place à un débat sain et productif (sauf peut-être une fois avec vous alors que je ne vous connaissais pas trop et vous avez su me remettrte à ma place de façon civilisée).
Bonne journée à vous.

C’est bien Madame. Continuez avec les yeux braqués sur Donald Trump. Cela vous déleste de la responsabilité d’examiner les travers du Québec, un des endroits au monde ou le Covid-19 a fait le plus de ravages. Et personne ne semble intéressé à chercher pourquoi, encore moins à faire les corrections qui s’imposent … Il suffit d’avoir le coeur à la bonne place, semble-t-il.

C’est vrai … M. Trump est une cible facile.

Et j’ai lu votre commentaire … premier objectif du journaliste.

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Donc vous, si vous avez faim, vous arrêtez de boire?

L’un n’empêche pas l’autre mais votre propension à vouloir défendre M. Trump en détournant le débat cache quelque chose de plus laid que tous les travers que vous pourriez trouver à notre province.

À défendre l’indéfendable, on en perd toute crédibilité. Devinez dans quelle catégorie je classerai vos commentaires dorénavant?

Vous avez raison, madame Stréliski. Et le danger, c’était que la plus grande puissance militaire de la planète était dirigée par un boutefeu qui imposait sa volonté partout. Tout comme la Société des Nations, devant Adolf Hitler, s’était écrasée par peur d’une autre guerre qu’elle n’a pu éviter, de toute façon, tous les chefs d’État n’osaient pas remettre Donald Trump à sa place, tellement il était intransigeant et belliqueux. Mais, tout comme Hitler, terré dans son bunker, dans les dernières semaines de la Seconde Guerre mondiale, s’hallucinait encore à voir des groupes d’armées autour de Berlin et se croyait encore capable de battre l’URSS, alors que ces unités n’existaient plus que sur papier, autant Trump croyait ses propres mensonges et parvenait à les imposer à son entourage jusqu’au moment où personne ne pouvait plus nier l’évidence qu’il avait perdu l’élection du 3 novembre dernier.

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Le trumpisme n’est qu’une autre facette du fascisme et de l’intolérance qu’on retrouve dans l’humanité depuis des millénaires. Mes ancêtres viennent aussi d’Angers mais ils sont venus en grand voilier au XVIIe siècle et se sont établis ici un peu pour fuir l’intolérance religieuse qui frappait l’Europe. Ça aussi c’était une facette du fascisme.

Le fascisme fait tellement partie de l’humanité que George Orwell (voir l’article de L’actualité à ce sujet) l’avait déjà prévu dans son livre Hommage à la Catalogne en 1937; un fascisme de droite et de gauche qui s’affrontaient en Espagne. Oui, il faut se méfier des semeurs de haine et d’intolérance, ne jamais baisser la garde et surtout ne pas les sous-estimer comme le fait Christian Rioux dans le Devoir.

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Et le Québec n’est pas à l’abri des dérives nationalistes. « Cette volonté partagée par des conservateurs de minimiser la gravité et la portée de l’assaut du Capitole des Etats-Unis participe-t-elle d’un refus d’affronter la réalité du suprémacisme blanc? » (Richard Hétu)
Je ne trouve rien de rassurant quand je vois le discours réactionnaire identitaire conservateur, inspiré du controversé Éric Zemmour et de Marion LePen Maréchal être importé ici au Québec. Pis encore, rejoindre l’idée que se fait notre Premier Ministre sur le politiquement correct!
Pendant que Zemmour est devenu « persona non grata » sur les médias de grande écoute en France ici le propagandiste de cette idéologie est élevé au rang de star médiatique..
Les Québécois mériteraient d’être mieux informés et non pas instrumentalisés aux fins idéologiques d’une certaine élite qui joue la carte « populiste ».
« On ne réalise pas à quel point la démocratie a failli mourir aux USA. Une chance que Trump était un idiot, parce qu’une personne avec une intelligence moyenne aurait probablement réussi relativement facilement. » (Antagoniste)

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Je devrais théoriquement être d’accord avec madame Stréliski puisque sa famille, tout comme la mienne d’ailleurs ont une idée concrète de ce à quoi peuvent conduire des régimes totalitaires. Mais il faut établir une distinction entre le fascisme à l’origine mussolinien et ce qu’est ou fût le nazisme hitlérien.

Puisque les propos de madame Stréliski nous rappellent l’histoire de la Deuxième guerre mondiale. Il est bon de noter que Les régimes fascistes peuvent expérimenter des dérives susceptibles de conduire à diverses formes d’arbitraires, si ce n’est que ces régimes visent à porter l’espoir dans la population par la restauration de valeurs et d’idéaux louables. Donnant par le fait-même une sorte de sens à la nation.

Les nationalismes ne sont effectivement jamais très loin du fascisme, puisque la dérive du nationalisme, c’est le fascisme. Cela d’ailleurs s’applique au Québec avec son régime nationaliste actuel qui dérive invariablement vers un État policier, ce qui disons-le clairement n’est ni plus ni moins que l’avant-poste du fascisme.

Si le Québec était d’ailleurs un État souverain plutôt qu’un État nation, nous voguerions allègrement dans cette période de pandémie vers la Nuit de Cristal qui marquât le point d’orgue et le tempo de ce que peut faire et jusqu’où peut aller un régime nazi, considérant les récentes descentes policières contre la communauté juive de Montréal.

Alors je suis en désaccord avec madame Stréliski car à tout le moins le président Trump a cette qualité d’aimer les juifs, ce qui a le mérite de nous éloigner de toute dérive absolument pernicieuse. Alors qu’au Québec on peut carrément mettre les pieds dans le plat de la monocratie au nom de la santé publique. Quant aux mensonges ce n’est sans doute pas Trump qui les a inventés.

S’il fallait clouer au pilori tous les gens qui ont menti ne serait-ce qu’un fois dans leur vie. Il faudrait éliminer probablement l’humanité presque dans son entière intégralité.

Au chapitre du mensonge, les Américains ne sont jamais allé aussi loin que dans les explications sur l’assassinat de JFK ; c’était sous l’administration de Lyndon B. Johnson qui pourtant a officiellement mis fin à la ségrégation. Avec le McCarthyism qui a sévit de la fin des années 40 jusque dans le milieu des années 50, tout cela donne un excellent avant goût de ce à quoi peut ressembler toute forme d’usurpation des droits.

Pour autant que je sache, quatre années de trumpisme n’ont toujours pas conduit l’Amérique jusque là.

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Trump a cette qualité d’aimer les juifs?? Un narcissique de sa tempe n’aime que lui-même. Tous les gestes qu’il pose visent d’abord et avant tout son intérêt personnel. Sa fille adorée s’est convertie à la religion juive en épousant Jared Kushner.. Et le père de Jared Kushner a pu bénéficier du pardon du Président Trump avant son départ?? Pourquoi?
Lire dans « Le Monde » 27 janvier 2017 l’article intitulé: « Pour la journée de l’holocauste, Trump ne mentionne pas les juifs ».

@ Hélène Beaulieu,

Il n’y a pas que les juifs qui aient été les victimes de la « Shoah », de nombreuses personnes de toutes origines ont également souffert de persécutions. Demandez ce qu’ils en pensent à ces descendants de catholiques Polonais qui ont tenté de protéger leurs frères et sœurs juifs. Ils ont eu droit au même sort. Ils ont été sacrifiés de la même façon.

Le pape Jean-Paul II en a su aussi quelques choses.

Le 27 janvier 2017, le président Trump déclare ceci : « Ensemble nous allons répandre l’amour et la tolérance à travers le monde », il ne fait pas spécifiquement mention des juifs, mais il rend hommage aux victimes, aux survivants, aux héros. Quel est le problème ?

L’année suivante, puisqu’il a tenu compte des critiques de l’année précédente, il déclare le 27 janvier 2018 ceci : « Nous profitons de l’occasion pour rappeler la persécution systématique et le meurtre brutal de six millions de Juifs par les nazis »

N’est-ce pas assez clair selon vous ?

Le même 27 janvier 2018, lors des mêmes commémorations : le grand rabbin du Royaume-Uni : Ephraim Mirvis a dans son allocution oublié de faire référence aux victimes juives et à la notion d’antisémitisme. Faut-il conclure que monsieur Mirvis est une sale ordure d’antisémite ?

Ce même jour, le chef du parti travailliste Jeremy Corbyn n’a pas fait mieux, il a même fait par la suite l’objet d’une multitude de condamnations.

L’antisémitisme de Corbyn est connu et documenté, il a largement contribué à faire perdre à son parti les élections, il a pris sa part dans l’échec du referendum qui a finalement conduit au Brexit. Monsieur Corbyn s’est avéré être une nuisance pour la social-démocratie.

Selon moi votre opinion sur Donald Trump manque singulièrement de partialité. Sans compter que vous ignorez complètement ce qui définit une personnalité narcissique en psychologie. Autant que je sache, le narcissisme de Donald Trump n’a jamais été prouvé.

Sauf erreur de ma part le président Trump a gracié 26 personnes dont Charles Kushner, la veille de son départ de la Maison Blanche. Il avait été condamné à deux ans de prison en 2005, a passé 14 mois au pénitencier et terminé sa peine dans une maison de transition. Il a donc payé pour ce qu’il a fait. Cette grâce lui permet de trouver ou retrouver une certaine normalité. Devrait-on s’en formaliser ?

Que cherchiez-vous au juste sur l’ensemble de vos propos à nous démontrer ?

« Si le Québec était d’ailleurs un État souverain plutôt qu’un État nation, nous voguerions allègrement dans cette période de pandémie vers la Nuit de Cristal qui marquât le point d’orgue et le tempo de ce que peut faire et jusqu’où peut aller un régime nazi, considérant les récentes descentes policières contre la communauté juive de Montréal. »

Vous interprétez l’actualtité comme ça fait votre affaire. La loi est la même pour tout le monde. Pourquoi devrait-on faire une exception pour les Hassidiques. La police n’est pas entrée dans toutes les synagogues parce que la majorité d’entre elles ont respectées le décret.

« Si le Québec était d’ailleurs un État souverain plutôt qu’un État nation, nous voguerions allègrement dans cette période de pandémie vers la Nuit de Cristal… »

Pure spéculation qui ne fait que refléter vos opinions politiques sur le Québec actuel.
On peut toujours spéculer comme on veut ça ne coûte pas cher, comme on peut toujours raconter des histoires de bonhomme 7 heures pour faire peur aux enfants.

L’opinion de Mme Stréliski me rejoint complètement. Trump a fait de la petite politique spectacle, il a joué la carte populiste et ça a marché! Il a su exploiter les réseaux sociaux contre les institutions américaines. Quatre ans de plus à la Maison Blanche de cet être sans scrupule et c’en était fait de la démocratie..
Le Québec est une société pacifique. Et le trumpisme avait débordé la frontière.. Le Monde occidental a poussé un soupir de soulagement suite à la défaite de Trump. L’élection de Jos Biden et son discours rassembleur ont coupé l’herbe sous le pied des Trumpistes..
Sous Trump c’était « Quand le le jugement fout le camp » et sous Biden ce sera « Le retour de la décence »
de l’humanisme qui reprend ses droits..
Et à ceux qui se retrouvent dans Trump que grand bien leur en fasse!
Le pari d’un retour à une « relative » normalité n’est pas gagné mais il faut s’attendre à ce que le peuple américain saura tirer des leçons de cette page pas très glorieuse de leur Histoire!

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@ Hélène Beaulieu,

Si vous ne voulez pas écrire le patronyme du président Biden dans son intégralité : Joseph Robinette Biden Jr., ayez au moins la décence d’éviter des diminutifs comme « Jos », cela devrait donner un peu plus de poids quant aux leçons que vous entendez donner au peuple Américain et aux Québécois français…. Qui n’attendaient que vos propos pour se corriger…. Dans la parfaite tradition du colonialisme qui vous occupe.

En matière de petites politiques, je note que vous n’avez pas votre pareil (voir aussi vos commentaires qui m’étaient adressés). Vos connaissances historiques des États-Unis d’Amérique passent pour le moins — pour l’iconolâtre que pourtant je suis -, comme élémentaires.

Pour votre gouverne ce qui tient dans une législature de 4 ans, ce n’est pas un page, c’est plutôt un chapitre.

Au plaisir de vous lire, tout au long de ce nouveau chapitre qui se déroule sous nos yeux dans le chaos pandémique, climatique, économique que nous connaissons et dans lequel les valeurs élémentaires de l’humain sont mises à mal par toutes sortes de raisons.

Je pense que vous avez plutôt mal compris le discours inaugural du président Biden. L’unité ne peut se produire avec des arguments comme les vôtres. On obtient de tels résultats par une pratique constante de l’empathie et de la compassion.

Je conjecture que Dieu devrait être en mesure de reconnaître les siens. Godspeed! Comme plaisait à dire le bon général Robert E. Lee à la veille de l’effroyable bataille de Gettysburg qui allait sceller (une bonne fois pour toute ?) le sort des États-Unis d’Amérique.

C’est pourtant dans cette page de l’histoire que s’écrit le trumpisme considérant que toute chose faite peut toujours être défaite.

Comment peut-on croire qu’un homme qui dit aux membres d’un groupuscules reconnu comme extrémiste de droite: « Stand by Proud boys » n’a pas des véillités totalitaires? Comment peut-on croire qu’un homme, qui en l’absence de tout fait le prouvant ses dires, répète inlassablement que l’élection a été volée, respecte la démocratie? Comment peut-on croire qu’on homme qui invite ses partisans à monter sur le capitole n’a pas de tendances totalitaires?
De toute évidence il s’agit d’aveuglement volontaire.

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