Le virus contre le roi

Un virus, c’est microscopique, mais ça a tout ce qu’il faut pour que Trump soit détrôné. 

Photo : Michael Reynolds / EPA

Mais imaginez. Imaginez que ça soit ça. Imaginez que ça marque (enfin) l’arrêt de mort de Trump. Attention, je ne parle pas de mort à proprement parler. Je ne suis pas en train de souhaiter que Trump pogne le coronavirus. Je ne souhaite la mort de personne, d’ailleurs. Je crois au karma. Et dans ce cas-ci, je l’attends, le karma.

Quatre ans qu’on l’attend. Pour vous et moi, il semble fonctionner. Il suffit du moindre pas de travers pour se prendre une claque dans la face. « On récolte ce que l’on sème. » L’adage, pour nous simples mortels, semble agir. La loi de Murphy est aussi bien en place. C’est pire pour les parents, d’ailleurs. Il suffit d’effleurer l’idée que ça fait longtemps que les enfants n’ont pas été malades pour que toute la famille vomisse le lendemain.

Les lois de l’Univers sont bien là et nous guettent. Mais pour l’espèce de bébé lala, accident de la vie, crapaud en costard trop grand qui sert de président à l’Amérique… rien. Il semble éviter les retours d’ascenseur comme Bruce Willis évite les balles. 

Mais c’est quoi ça ? Comment s’en sort-il à chaque fois ? C’est quoi ce gros boss de la fin con qui ne fait que sauter par-dessus ton bonhomme chaque fois que tu essaies de lui foutre un coup de massue ? Je ne comprends pas.

Mais là, j’observe ce qui se passe avec le coronavirus. J’observe les pays tenter tant bien que mal de contenir l’épidémie. De ralentir la propagation des cas. De rassurer. Informer. Éduquer. Je regarde tout ce qui se fait et je vois Trump patauger dans son veston, postillonner sur les deux journalistes qui ont encore le droit de lui poser des questions. Je l’observe couper la parole à ses « experts » et expliquer comment lui il SAIT et comment les médecins sont impressionnés de son immense capacité à comprendre la situation. Je me dis que ça se peut que ça soit ça. 

Ça se peut que cette épidémie ait raison de lui. Je peux évidemment me tromper, mais si c’est le cas, je trouverais que le karma fonctionne de manière mystérieuse, mais assez intelligente. Je ne souhaite évidemment pas que la situation devienne hors de contrôle et que des masses de gens soient affectées, mais quand on y pense, un virus est l’ennemi parfait de Donald Trump. 

D’abord, il est selon ses dires germophobe. Nous l’avons appris pendant l’épisode du pee tape. Souvenez-vous, un épisode qui n’était pas du tout trop d’information. Il est également réputé pour trouver que se serrer la main est barbare et que personne dans son équipe n’a le droit d’éternuer ou tousser. Et ça, c’est en temps normal. 

Alors en temps de guerre, comme nous le sommes actuellement, il doit capoter. Le coronavirus est un ennemi idéal aussi parce que non seulement Trump en a peur, mais en plus il se contrôle mal, est imprévisible, mystérieux presque. On ne peut pas lui donner un surnom ridicule pour l’affaiblir, comme il fait avec tous ceux qui le menacent et EN PLUS il affecte sa doudou ! Son truc préféré au monde !

La seule chose qui l’importe pour se mesurer le zizi aux autres est l’argent. La folie est partie. Les bourses capotent. Et cette fois-ci, ce n’est pas parce que tu es Américain et que tu as des guns que tu vas pouvoir te défendre. Il se bat maintenant contre un ennemi qu’il comprend mal et qui, pire du pire… est plus fort que l’argent. 

Sans compter que si la tragédie s’amplifie, sa tactique habituelle, qui est de mentir, ne pourra pas à mon sens couvrir la catastrophe. Oui, il pourra maquiller la réalité, mentir sur les chiffres, blâmer les médias à tire-larigot, mais une épidémie, c’est très, très visible.

Des masques, des pénuries dans les magasins, des hôpitaux qui débordent, des cliniques de fortune et, bien sûr, des malades et des malades et des malades, sans compter les morts et les événements qui s’annulent un à un, l’économie qui chute, la panique.

Bonne chance à lui (et à nous). Je me suis toujours dit que ce qui ferait finalement chuter l’empereur serait une toute petite chose. Eh bien, un virus, c’est microscopique, mais ça a tout ce qu’il faut pour éradiquer le roi. 

Les commentaires sont fermés.

Parlez nous donc plutôt de notre beau fils à papa Trudeau au lieu d’être obsédée par notre voisin

Oh boy ! Une chance qu’on a pas élu le cher Scheer, émule de Trump, là vous auriez tout-à-fait raison…

Exactement ! Comme si on avais pas assez de problemes avec nos propres politiciens véreux… Est-ce qu’on a entendu quelqu’un gemir autant quand Netanyahu a ete reelu ? Ou meme le vendu à Macron ? Ou ici même, le visqueux Couillard ? Occupez-vous donc de vos affaires…

C’est mon fantasme le plus fou mais même ici, j’ai des doutes tellement tout lui glisse sur le dos. C’est à n’y rien comprendre. Je prédis même (hélas) qu’il sera reporté au pouvoir!

Les livres d’histoires jugeront sévèrement notre époque. Il y aura un avant et un après Trump.

Ah oui, surtout que ce cher mini-dictateur a eu la bonne idée au début de son mandat de démanteler la cellule de crise qu’Obama avait mis sur pied pour faire face à ce genre d’urgences. Mais au moins, cela me fait réfléchir et je viens de comprendre pourquoi la pénurie de papier de toilette, que nos cousins français appellent justement papier-cul : Trump fait chier tout le monde, d’où la terreur que cause dans la population une pénurie potentielle du nécessaire papier Q.

Les plus populaires