L’État islamique met Obama au défi

Les États-Unis auront besoin de soutien dans le monde arabe pour s’en prendre à l’État islamique. Barack Obama, qui a jusqu’ici adopté une politique de non-intervention – du moins, officielle – est à la croisée des chemins.

Steven Sotloff (Photo © Associated Press)

Steven Sotloff (Photo © Associated Press)

L’État islamique (EI) a tenu parole. Deux semaines après avoir décapité le journaliste américain James Foley et avoir menacé de faire subir le même sort à son collègue Steven Sotloff, l’EI est passé à l’acte. Selon Radio-Canada, la nouvelle vidéo macabre place cette fois un compte à rebours sur la vie de l’otage britannique David Haines, et met en garde les gouvernements contre tout soutien à « l’alliance diabolique de l’Amérique contre l’État islamique ».

Lire aussi : «Un photographe montréalais affirme ne pas être à blâmer pour l’enlèvement de Steven Sotloff en Syrie»

Les États-Unis auront besoin de soutien dans le monde arabe pour s’en prendre à l’EI. Barack Obama, qui a jusqu’ici adopté une politique de non-intervention – du moins, officielle – est à la croisée des chemins.

« Le président américain Barack Obama se laissera-t-il convaincre que la politique du “laissons-les s’épuiser mutuellement” est arrivée à son terme ? » s’interroge Hussam Itani dans Al-Hayat, quotidien panarabe basé à Londres (propos retranscrits par Courrier international).

« Incontestablement, il faut anéantir ce fléau qui pèse lourd sur les États et sociétés arabes, puisqu’il nuit à l’image de l’islam, des musulmans et des Arabes à un degré sans précédent à l’époque moderne. Pour ce faire, il faut déterminer le prix à payer pour une participation arabe », poursuit l’auteur.

L’alliance internationale contre l’EI, menée par les États-Unis, réunirait « l’Iran, l’Irak, le régime syrien et les États [pétromonarchies arabes] du Golfe ». Mais former cette alliance théorique est un défi de taille, puisqu’il faudrait au préalable trouver un terrain d’entente entre tous les acteurs, notamment en ce qui concerne les régions actuellement sous le contrôle de l’EI.

« En Syrie, retourneront-elles sous le contrôle du régime de Bachar El-Assad ? L’Irak sera-t-il à nouveau livré à l’influence de l’Iran ? Autrement dit, combattra-t-on Daech [nom arabe de l’EI] sans agir sur les raisons qui ont conduit à son apparition, y compris le réel soutien populaire dont il bénéficie pour s’étendre ? » demande Hussam Itani.

Ce soutien populaire a depuis longtemps gagné les sociétés occidentales. Le bourreau présumé de James Foley serait d’ailleurs un citoyen britannique de 23 ans, Abdel-Majed Abdel Barry, qui serait passé de la scène rap de Londres au djihad – et dont le père aurait été l’un des bras droits d’Oussama ben Laden. Une information (non confirmée) révélatrice d’une tendance lourde en Europe qu’est venu étayer un sondage de l’agence russe Rossia Segodnia : 16 % des Français seraient favorables à l’État islamique, tout comme 7 % des Britanniques.

En se basant sur les chiffres d’un rapport du groupe américain Soufan, le magazine français L’Express a réalisé une infographie présentant un ratio des combattants étrangers s’étant joint aux djihadistes en Syrie. Selon ce même document, les Canadiens impliqués étaient au nombre d’une trentaine, en février dernier.

Voici (en anglais) le tableau récapitulatif du nombre de citoyens ou résidents de quelques nationalités partis combattre en Syrie, selon le groupe Soufan :

Djihad-Syrie

Les commentaires sont fermés.

«L’État islamique met Obama au défi»

Puis-je en rire ?
Cette campagne médiatique à grand déploiement peut s’avérer fort utile pour obtenir le consentement populaire à des frappes « ciblées » sur la Syrie.

Je vous invite à lire:
« James Foley – La découverte « soudaine » de l’atrocité ! »
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/james-foley-la-decouverte-soudaine-156223

Un article renfermant beaucoup de matériel à réflexion.

Salutaions,

Serge Charbonneau
Québec

Si les États-Unis avait un vrai leader, on n’en serait pas rendu là. La politique étrangère d’Obama est une véritable fiasco. Depuis l’échange de prisonniers, l’administration Obama a ouvert une porte et créé un dangereux précédent en laissant croire aux terroristes que les États-Unis pouvaient négocier avec eux. Bien on voit le résultat aujourd’hui. Négociez ou on tue des otages. C’est exactement ce qui est en train de se passer.

Obama est un incompétent (pas surprenant que la gauche québécoise en fasse son héro et son idole).

Voici (en anglais) le tableau récapitulatif du nombre de citoyens ou résidents de quelques nationalités partis combattre en Syrie, selon le groupe Soufan

Intéressant de voir que l’on connaît avec précision la contribution de chaque Pays afin d’éliminer l’indésirable Assad.

Je vous invite à lire
«La découverte « soudaine » de l’atrocité !»
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/james-foley-la-decouverte-soudaine-156223

Serge Charbonneau
Québec