Gaz de schiste : bisbille en Europe

L’exploitation du gaz de schiste en France n’est pas pour demain, tout comme en Irlande, en Italie, en République tchèque et en Bulgarie. Qu’en est-il ailleurs en Europe ?

Photo : Google Maps
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C’est un important revers que l’industrie gazière de France a subi, il y a quelques semaines, dans la lutte qui l’oppose à l’État. Le Conseil constitutionnel — le plus haut tribunal du pays — a validé la loi interdisant la fracturation hydraulique, pour des raisons environnementales. L’exploitation du gaz de schiste en France n’est donc pas pour demain, tout comme en Irlande, en Italie, en République tchèque et en Bulgarie.

De ce côté-ci de l’Atlantique, peu d’États ont suivi la France et consorts dans cette croisade. En effet, aucune province canadienne, pour l’instant, n’interdit la fracturation hydraulique. Au Québec, le mouvement d’opposition au gaz de schiste est tout au plus parvenu à obtenir un moratoire de la part des autorités publiques.

Aux États-Unis, seul le Vermont a fermé la porte à l’exploitation du gaz de schiste. Ailleurs au pays de l’Oncle Sam, les interdictions se font à l’échelle municipale, notamment dans des villes du Wisconsin, de l’État de New York et du Nouveau-Mexique.

Autorisent

Espagne
Royaume-Uni
Danemark
Suède
Pologne
Hongrie
Croatie
Estonie
Lituanie
Biélorussie
Ukraine
Moldavie
Roumanie
Turquie

N’autorisent pas

Irlande
France
Italie
République tchèque
Bulgarie

Hésitent

Islande
Portugal
Norvège
Allemagne
Pays-Bas
Belgique
Suisse
Autriche
Slovaquie
Bosnie
Monténégro
Albanie
Grèce
Serbie
Macédoine
Finlande
Lettonie
Russie

Données non accessibles

Luxembourg
Slovénie