Grèce : la faute aux prêteurs ?

Les créanciers ont perdu confiance dans la capacité de la Grèce à faire le ménage et à rétablir sa situation. Mais pour le pays, une sortie de l’euro — la Grexit, comme on la surnomme — ne se ferait pas sans heurts. 

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Photo : Pixabay

Rien ne va plus depuis la rupture des négociations, dimanche, entre la Grèce et ses créanciers.
Blogue Economie

Le premier ministre grec ne mâche pas ses mots envers le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE) et ses partenaires de la zone euro — soit directement, soit par l’entremise du Fonds européen de stabilisation financière. Tous, ils humilieraient la Grèce, pilleraient le pays et l’étrangleraient financièrement. Alexis Tsipras prête même une «responsabilité criminelle» au FMI, rapporte le quotidien Les Échos.

On connaît l’enjeu. La Grèce est accablée par une dette de 321,7 milliards d’euros, ce qui correspond à 177 % de son PIB.

Chaque remboursement d’un prêt qui arrive à échéance est réalisé grâce à l’obtention d’un nouveau prêt consenti par le même groupe de créanciers.

Par exemple, la Grèce doit rembourser 8,3 milliards d’euros au FMI et à la BCE entre le 30 juillet et le 20 août, une somme qui ne peut être acquittée sans le déblocage d’un crédit de 7,2 milliards de dollars déjà consentis, mais remis en question si le pays ne respecte pas certaines conditions.

Jusqu’à 80 % de la dette grecque est détenue par des partenaires publics voulant s’assurer que le gouvernement d’Athènes réalise les économies budgétaires qui lui permettront de rembourser ses prêts plus facilement et le mettront finalement à l’abri d’un défaut de paiement.

De son côté, le gouvernement grec soutient que les conditions exigées par ses prêteurs se traduisent forcément par des mesures d’austérité insoutenables pour la population et qui empêchent de surcroît la croissance économique, de meilleures rentrées fiscales et une meilleure gestion de sa dette publique.

Par exemple, le gouvernement grec craint que la hausse de taxe de vente exigée par les créanciers européens nuisent à la compétitivité du tourisme et prive conséquemment le pays de précieuses rentrées d’argent. La diminution des pensions, une autre demande européenne, aurait aussi des répercussions sur la consommation et l’économie.

Les créanciers ont perdu confiance dans la capacité de la Grèce à faire le ménage et à rétablir sa situation. Dans le Financial Times, on se demande : comment se fait-il que la Grèce a un budget militaire si élevé et qu’elle semble toujours avoir assez d’argent quand il s’agit d’acheter des sous-marins ou de remplacer des avions ?

La Grèce dépense l’équivalent de 2,5 % de son PIB pour ses dépenses militaires, comparativement à 1 % pour le Canada ou à 1,3 % pour l’Allemagne. L’armée grecque embauche 3 % de la main-d’œuvre totale du pays, soit proportionnellement 10 fois plus que le Canada, 7,5 fois plus que l’Allemagne et plus de trois fois plus que les États-Unis.

Le gouvernement grec défend sa souveraineté et sa légitimité, puisqu’il a été élu avec un programme antiaustérité.

Les gouvernements européens rétorquent qu’ils sont eux-mêmes redevables envers leurs électeurs et contribuables, et que c’est grâce à leur intervention et à leurs engagements financiers que la Grèce ne s’est pas encore retrouvée en défaut de paiement. Ce n’est quand même pas de leur faute si les gouvernements grecs successifs ont accumulé cette dette en trichant sur leurs comptes, en dépensant au-delà des moyens du pays et en ne récoltant pas les recettes fiscales nécessaires.

L’impasse est donc totale.

Alexis Tsipras monte le ton et nargue ses partenaires en assistant, cette semaine, à une conférence internationale qui a lieu à Saint-Pétersbourg, en présence de Vladimir Poutine.

Les Européens paraissent excédés, et on semble envisager plus sereinement — surtout en Allemagne — une sortie de la Grèce de la zone euro. La dette grecque est détenue par des institutions publiques et ne peut plus affecter les grandes banques européennes comme c’était le cas il y a quelques années. La dette grecque ne représente aussi que 3 % du PIB européen.

En attendant le dénouement du dernier acte de cette tragédie amorcée en 2008-2009, le prix des obligations grecques sur deux ans frôle les 30 % et les marchés financiers, surtout européens, sont nerveux.

La sortie de l’euro — la Grexit, comme on la surnomme — ne se fera pas sans heurts, et elle soulève plusieurs questions juridiques et financières. Elle créerait un précédent que les Européens ne souhaitent pas.

Pour la Grèce, le défaut de paiement est une aventure encore plus périlleuse. Les banques grecques seraient fragilisées ; de nombreux Grecs voudront sans doute transférer leur argent hors du pays ; une nouvelle monnaie serait dépréciée face à l’euro ; et un pays en situation de défaut aura du mal à se financer.

La suite du feuilleton jeudi, alors que les ministres européens des Finances se retrouvent au Luxembourg.

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Les politiques menées par les prédécesseurs d’Alexis Tsipras ont eu pour effet d’accroître la dette du pays, d’augmenter le nombre de chômeurs, de favoriser la fuite des capitaux et la fraude fiscale, de réduire le pourvoir d’achat des grecs, d’augmenter encore l’inflation et la cerise sur le Sunday : c’est une baisse du PIB encore de plus de 30% par rapport à 2009. Tous les économistes sérieux sont d’accord là-dessus. Ce modèle économique est insoutenable à court, à moyen et même à long terme. Il est impossible de rembourser les dettes contractées par ce pays de cette façon.

À noter que les données doivent être prises avec précaution, puisqu’elles peuvent aussi varier suivant qu’on se fie aux datas du journal Les Échos ou à celles de la Banque Mondiale notamment.

Quoiqu’il en soit, même dans 100 ans, la Grèce n’aura pas résorbé le moindre endettement. — À contrario, avec une croissance régulière et soutenue déjà réamorcée depuis 2011, — ne serait-ce que de 2% par an (ce qui est réaliste) –, le poids de la dette sur le PIB ne peut que baisser, tout comme la dette par habitants avec une démographie entretenue, quand par le truchement de l’inflation, par une politique de stabilité des finances publiques, la dette va s’effacer progressivement.

Avec un coup de pouce des bailleurs de fonds qui ont le pouvoir d’effacer une partie des créances, à certaines conditions : comme par exemple l’obligation de maintenir des budgets équilibrés. La dette grecque sera dans 100 ans pratiquement un souvenir passé.

Il y a en toutes choses un facteur important qui est le temps. Même le FMI a admis qu’il avait sous-évalué les effets de la crise de 2008 pour de nombreux pays. L’Europe avait qui plus est, calculé de manière trop optimiste que les objectifs en matière de déficit public tels que définis par le traité de Maastricht (1992) étaient parfaitement soutenables avec une croissance moyenne pour l’eurozone de 3% par ans.

Au fil des ans, la croissance a été moins forte, tandis que la demande en matière de finances publiques a crû bien plus vite que la richesse des pays. Il y a pire ! On s’est aperçu depuis que tout la croissance du système financier mondial ne repose pas sur des prévisions de croissance des économies, mais plutôt sur des paris d’accroissement de la valeur de certains produits, ressources et services qui sont fondés sur des algorithmes d’augmentations cycliques de toutes les valeurs sans fin. Hors l’infini en économie n’existe probablement pas !

Résultat de tout cela, bien des banques sont toujours à risque. La Grèce — depuis je ne sais combien de décennies -, a choisi les générosités de compagnies bancaires étrangères qui se servaient de ce pays comme on se sert ni plus ni moins des paradis fiscaux. Tant et aussi longtemps que des capitaux d’origines étrangères circulaient en Grèce, tout allait à peu près ; le caractère très (trop) étatique de ce pays trouvait toujours les moyens de se commanditer.

Il faut aider les grecs à reconstruire une économie réelle, développer tout ce qui marche bien, retourner vers une Europe plus coopérative, lutter efficacement contre la corruption. Cela prendra nécessairement du temps. En bout de course c’est tout le monde dans son ensemble qui en ressortira gagnant. — Qui niera que la vertu n’est pas le plus puissant outil pour s’assurer sur le long terme de la richesse constante des nations ?

*** Nota : Les dépenses militaires de la Grèce accaparaient 3,2% de leur PIB en 2009, 2,7% en 2010, elles se situaient aux alentours de 2,5% en 2013, donc la tendance des dépenses sur ce poste est en baisse puisque le PIB a baissé également. Cela dit, c’est toujours plus que la principauté de Monaco dont les dépenses militaires sont actuellement évaluées aux alentours de 0%.

Rappelons aussi pour celles et ceux qui l’ont oublié que la Grèce a connu un régime de dictature militaire. Le retour de la démocratie est passé aussi par le fait que l’armée pour rester dans ses casernes, souhaite autant que possible être bien traitée. Pas si facile de gouverner un tel pays !

Je tiens à apporter quelques petites précisions sur ce que vous avez avancé:

Tout d’abord, quand vous mentionez que la dette pourrait se résorber de façon « organique » (inflation, croissance réelle du PIB, etc.) ceci est vraiment seulement si la dette reste contrôlée. C’est la stratégie que le PLC a adopté, mais qui sera toujours susceptibles aux doléances politiques de la « majorité de 40% » (du moins dans notre système, je ne connais pas les particularités de la démocratie grecque d’aujourd’hui) – sans compter les aléas de l’économie. Mais ceci est envisageable.

Toutefois, ce qui serait beaucoup plus sûr comme pari, ce serait un retrait de la grèce de la zone euro et une dévaluation du dollar, ceci permettrait de reconstruire l’économie du pays sur une base manufacturière à l’intérieure d’une décennie (ou environ).

Sur un autre sujet, vous dites « Hors l’infini en économie n’existe probablement pas ! » ce qui n’est pas tout à fait exacte. La croissance recherchée en % du PIB per capita implique effectivement une croissance qui tend vers l’infini. Bon, ce n’est pas tout à fait notre réalité, mais le secteur de la finance utilise le concept d’infini en assumant que l’achat d’une action en bourse permettra de la détenir indéfiniment (l’entreprise ne prévoit pas fermer, jamais) et lorsqu’on cherche à faire le calcul de base de la valeur d’une action en fonction du dividende versé: on utilise une somme d’une série infinie.

Cordialement.

@ Simon-Pierre Lussier,

Vous écrivez ceci : « Toutefois, ce qui serait beaucoup plus sûr comme pari, ce serait un retrait de la grèce de la zone euro ».

— Pratiquement vous envisagez la solution la plus risquée !

Il y a dans l’Europe certains caractères institutionnels qui échappent souvent aux nord-américains. Certains mécanismes financiers qui prévalent pour les pays de l’Union européenne qui forment l’Eurogroupe et disposent de la monnaie commune : l’euro.

Hormis le fait qu’il n’y a pas de précédent juridique qui permette à un pays membre de quitter la zone monétaire. Sortir de l’Eurogroupe consiste techniquement à sortir de l’Europe. Hormis le fait que tous les échanges commerciaux en Europe sont libellés en euros et beaucoup d’échanges internationaux libellés en euros ou bien en dollars. Que va faire la Grèce pour rembourser ses dettes : exprimées en dollars, puis converties en euros ou directement exprimées en euros ? Avec en prime des commissions de changes, on n’est pas sorti de l’auberge !

Pensez-vous que le FMI va accepter pour être remboursé : la drachme (monnaie grecque) qui sera amplement dévaluée par rapport aux monnaies de réserves (minimum 50% par rapport à l’euro) ?

Uns sortie de la Grèce de l’Eurogroupe équivaut à admettre que ce pays est insolvable. Admettre que les créanciers de la Grèce ne seront jamais remboursés ni de leur capital, ni des intérêts. Admettre que ce pays va devoir se reconstruire autrement, ce qui signifie avec des créanciers différents. Exemple : Chine ou Russie notamment.

Un telle sortie ferait un précédent et fragiliserait pour longtemps une Europe politique.

Actuellement, ce qui est la base des négociations avec les créanciers, ce n’est pas une sortie de l’euro ; ce sont tout simplement les objectifs d’excédents primaires d’ici 2018 à fin de permettre à la Grèce de ne presque plus dépendre de prêts pour payer les intérêts sur la dette. Conditions qui sont demandées par les créanciers pour débloquer les prêts additionnels destinés au financement des dits intérêts. Pour le gouvernement grec, une partie seulement des conditions sont atteignables aux échéances demandées.

La solution sage, consiste à réviser ces objectifs sur une période de temps plus longue. Prévoir des étapes réalistes. Abandonner certaines créances, ce qui avait été promis par les créanciers dès 2012. Négocier les taux d’intérêts qui sont encore prohibitifs dans plusieurs cas. Ainsi en réduisant le fardeau des intérêts sur la dette, en se donnant du temps, en restaurant la confiance, y compris dans les institutions de l’Europe. On favorise l’investissement qui devrait permettre à ce pays de retrouver un taux de croissance suffisant pour peu à peu rencontrer toutes les exigences en matière de créances et de remboursements.

Tout pays reste encore souverain d’établir ou d’adhérer aux institutions monétaires qu’il souhaite. Je suis tout à fait conscient qu’il y a de nombreuses dispositions législatives qui ont mené les États membres de la zone Euro à abdiquer formellement la souveraineté de leur politique monétaire, mais l’absence de procédure de retrait n’empêche pas de facto la Grèce de ne plus utiliser cette monnaie.

Évidemment il y a une bonne et une mauvaise façon de faire les choses, mais ultimement, même si l’Allemagne et la France disent non, la Grèce peut très bien les envoyer paître. La Grèce pourrait même adopter une autre monnaie si elle le désiré, l’Argentine l’a fait dans les années 1980 pour se sortir de son hyperinflation: elle a adopté le dollar américain. Bon, ce n’est pas l’objectif de la Grèce et ce genre de situation ne surviendra probablement pas, c’est simplement pour illustrer qu’il n’y a pas de « cour internationale de la monnaie » et que dans la mesure où un pays respecte les traités auquel il veut adhérer, il peut bien faire ce qu’il veut.

Pour ce qui est du remboursement de la dette, elle a été accordée en euros et il n’y a aucune raison pourquoi elle serait remboursée en drachme – le Québec a émis des obligations dans une foule de devises étrangères, il rembourse à terme dans ces devises. Je ne vois pas pourquoi il en serait autrement pour la Grèce, même si le Drachme hypothétique vaut 50% (et probablement moins que ça) de l’euro, la Grèce devrait quand même convertir ses devises et rembourser. La façon que ceci se fait relève de la technique et dans la mesure où la banque centrale Grèce adhère à la BIS, cette conversion des devises devrait être une formalité. Comme je l’ai mentionné, il y a une bonne et une mauvaise façon de faire les choses.

C’est évident qu’une sortie de la zone Euro représente une crise pour la Grèce et pour l’Europe, mais au rythme où vont les choses, avec les taux d’intérêts évelés qu’elle doit subir (et avec la croissance modeste dont vous espérez), la Grèce en a pour des décennies avant de reprendre le dessus et de ramener sa dette à des niveaux plus normaux (encore au-dessus du 100% du PIB). La crise sera douloureuse à court terme, mais les demandes des créanciers le sont tout autant, alors tant qu’à souffrir, il est dans l’intérêt de la Grèce de faire en sorte que cela dure le moins longtemps possible. Sortir de la zone Euro et miser sur une monnaie dévaluée pour faire rouler le secteur manufacturier à fond de train est la solution la plus rapide, surtout que la Grèce n’a pas de ressources naturelles importantes (gas, pétrole, terres rares) et en grande quantité.

@ Simon-Pierre Lussier,

Vous êtes persuadé que votre solution est la bonne. Après tout, c’est votre opinion. La Grèce étant un pays démocratique, c’est à la population d’en décider. On verra ce qu’ils choisiront.

Honnêtement, il serait trop long de reprendre tous vos arguments qui reposent essentiellement sur des impressions et bon nombre de présupposés. Je vais donc me contenter d’en aborder un petit nombre.

Vous souhaitez développer en un temps record le secteur industriel grec qui représente actuellement environ 20% du PIB du pays. Pourquoi pas ! Vous faites cela avec quels investissements ?

Le secteur manufacturier grec a commencé à décliner dès les années 80, cela s’est accéléré depuis le début des années 2000. Cette tendance n’est pas spécifique de la Grèce. Vous pensez inverser la tendance avec une monnaie dévaluée quand l’achat des matières premières va être décuplé par deux ou par trois. Voyons don’ !

Techniquement parlant, des investisseurs qui veulent pénétrer le marché européen seront certainement gagnants d’investir en Slovaquie notamment qui profite de l’euro, a un faible taux d’endettement, une main d’œuvre bien formée et des salaires de base presque de moitié plus bas que ceux de la Grèce.

Je n’ai jamais dit que le retour à la drachme ne permet pas de changer la monnaie en dollars ou en euros. Je dis simplement que cela couterait plus cher en commissions de changes. Et j’insinuais ironiquement que le FMI va devoir attendre son retour d’argent très longtemps.

Ce que manifestement vous n’avez pas compris, c’est qu’une sortie de la Grèce de l’euro signifie que la Grèce assume désormais pleinement d’être en cessation de paiement, que les institutions européennes admettent que l’exclusion est inévitable, assument et établissent par un tel précédent que la construction de l’Union européenne est un échec, que les bailleurs de fonds — dont le FMI -, vont devoir désormais comptabiliser leurs prêts comme des pertes. Que plusieurs banques risquent de faire faillite et que ceci peut avoir un effet domino sur tout le système financier qui qu’on le veuille ou non est encore plutôt tricoté serré.

Bref, vous voulez produire un génocide économique, un tremblement de terre politique, un tsunami financier. Implacable moralité ! Et si c’est pas trop vous demander : qu’est-ce que vous y gagnez dans tout ça ?

Je ne vois pas en quoi, le fait de prendre du temps pour régler un problème constitue un problème. Il y des gens qui vivent toute leur vie avec des dettes. Certains pays comme le Japon contractent des prêts pour des durées de plus de 100 ans. Où est le problème ? Les créanciers trouvent de cette façon grâce aux intérêts perçus un financement régulier et stable dans le temps.

— Questions subsidiaires : Comment expliquez-vous que les créanciers en demandent à Alexis Tsipras beaucoup plus à faire sur trois ans qu’à ses prédécesseurs George Papandreou et Antonis Samaras ? Pour se faire je vais vous donner de petits indices : de 2008 à 2015, les créanciers de sont contentés de 0,5% du PIB en excédents primaires et ont fait croitre la dette de la Grèce de 120% du PIB en 2010 à 177% en 2015. D’ici 2018 les créanciers demandent 3,5% d’excédents primaires (soit 7 fois plus qu’avant en deux fois moins de temps) et pratiquement le gel de tout accroissement de la dette.

Supposons que compte tenu de la crise, monsieur Tsipras décide de remettre son mandat en jeu et qu’on procède à des élections. Qu’une coalition de centre droit obtienne la balance du pouvoir. Eh bien ce ne sera pas long avant que les créanciers redeviennent tous doux comme des agneaux. — Y’a-t-il certains aspects idéologiques qui m’échapperaient dans l’équation ?

Le titre de votre article est certes accrocheur, mais vos arguments manquent cruellement de profondeur, au delà des banalités mille fois rabâchées. Pourquoi ne pas écrire quelques chose d’équilibré, même si la complexité de la situation ne facilite pas une telle entreprise?

L’Europe est coupable du péché originel, avoir laissé entrer sans contrôle dans l’Euro un pays auparavant moribond dont l’économie s’était redressée de façon trop spectaculaire pour être honnête. Coupable aussi d’avoir cédé aux exigences des leaders successifs de la Grèce (Samaras et consorts) qui refusaient bec et ongles de réformer là où cela fait mal, c’est-à-dire en matière de fiscalité. Coupable enfin d’étrangler une partie, et une partie seulement, du peuple grec, ceux qui ne peuvent pas dissimuler leurs revenus aux yeux de l’État.

Quant à la Grèce, la fraude fiscale, sport national s’il en est, est pratiquée avec bonheur par l’ensemble de la population. Avez-vous déjà entendu un Grec se plaindre de ne pas avoir à déclarer la construction de sa maison, de ne pas payer de taxes municipales, de taxes sur les ventes lorsqu’il paye ses achats en espèces, s’offusquer de ce que les médecins n’acceptent que les billets en contrepartie de leurs actes médicaux? Qu’on fait les gouvernements successifs pour mettre fin à la corruption, notamment celle des services fiscaux, quand on pouvait « acheter » son contrôle fiscal 3000 euros? Et pour mettre à contribution les richissimes armateurs et la toute-puissante église?Et pour obliger les maires à délivrer des permis de conduire, dans un pays où le concept de cadastre peine à voir le jour?

Bref, votre article de (trop grande?) vulgarisation aurait mérité un contenu plus fouillé et un titre moins vendeur, mais plus équilibré.

« Les gouvernements européens rétorquent qu’ils sont eux-mêmes redevables envers leurs électeurs et contribuables, et que c’est grâce à leur intervention et à leurs engagements financiers que la Grèce ne s’est pas encore retrouvée en défaut de paiement. »

N’y a-t-il pas beaucoup d’hypocrisie dans tout cela ? Lorsque ces pays empruntent des euros à des taux ridicules pour les re prêter à la Grèce à un taux qui est loin d’être ridicule. Comme si cela ne suffisait pas, ils imposent leur dictat, l’austérité, avec le succès que l’on connaît et qui a pour résultat que l’économie grecque s’enfonce davantage.

177 % de son PIB.

Dire qu’ici François et Phillippe n’en dorment plus parce que notre dette équivaut à 53% du PIB. Avec des actifs importants comme HQ, la SAQ et le Fonds des générations

Ah? Vous voulez éventuellement vendre aux « étrangers » HQ, la SAQ et notre Fonds des générations (créé par Jean Charest je vous le souligne)???

Eh ben…

En fait, le drame épouvantable auquel nous assistons est exactement ce qui nous pend au bout du nez si le Québec adhère à l’hallucination du rêvasseur Parti Québécor et s’il quitte le confort douillet de la Fédération Canadienne dont le système de péréquation lui permet d’avoir accès à plus de $20 Milliards PAR ANNÉE!

@ François 1,

vous confondez la préquation avec l’ensemble des transferts fédéraux. Et des transferts, toutes les provinces en recoivent. Pourquoi croyez-vous que vous payez des impôts et des taxes à Ottawa ?

@ Monsieur Serge Drouginsky, je ne confond rien du tout et je savais parfaitement ce qu’il en était et je crois que les autres intervenants ont parfaitement bien compris la nature de mon commentaire.

Le Québec reçoit soit via la très généreuse péréquation Canadienne ou soit via les autres transferts fédéraux $20 Milliards de beaux $ DE PLUS qu’il n’envoie à Ottawa.

http://www.journaldemontreal.com/2014/08/15/par-bonheur-harper-ne-lit-pas

Extrait:

« Alors voici ce qu’on apprend, à la page 46 : le gouvernement fédéral obtient dans la Belle Province des recettes totalisant 44,5 milliards. Cela inclut l’impôt des particuliers, des entreprises, les taxes, les cotisations à l’assurance chômage, etc. Un total donc de 44,5 milliards.
Mais Ottawa dépense au Québec pas moins de 60,8 milliards. Dépenses courantes en biens et services, des versements aux particuliers, des subventions aux entreprises, etc. L’Institut de la Statistique ajoute 6,1 milliards constituant les intérêts sur la part du Québec de la dette fédérale. Or, si on s’en tient aux services, ou aux dépenses directes au Québec et/ou aux citoyens québécois, Ottawa dépense 54,7 milliards dans la Belle Province. Le déficit est donc d’au moins 10,2 milliards. Si on ajoute les intérêts sur la part du Québec de la dette : le déficit fédéral au Québec est de 16,2 milliards. »

Fin de l’extrait.

Ce document de l’Institut de la statistique du Québec (pas du Conference Board ou de notre Gouvernement Fédéral, donc pas propagandiste!) date de 2012. J’ai lu quelque part que remis à jour, le DÉFICIT du Fédéral se chiffre au Québec à $20.0 Milliards de beaux $ en 2014.

Tant qu’à votre question au sujet du pourquoi nous payons des taxes et impôts à Ottawa, vous avez ci-haut une grosse partie de la réponse. Inutile d’en rajouter.

Sauf erreur de ma part votre texte était le suivant : « (…) Parti Québécor et s’il quitte le confort douillet de la Fédération Canadienne dont le système de péréquation lui permet d’avoir accès à plus de $20 Milliards PAR ANNÉE! »

Le système de péréquation du Canada permettra en 2015 au Québec d’obtenir environ 9,5 milliards pour un total de transferts de 20 milliards. Il me semble que cela est clair. Vos propos sont confus et laissent supposer que le système de péréquation permet au Québec d’obtenir 20 milliards. Si c’était le cas, le Québec obtiendrait alors plus de 30 milliards en incluant les transferts.

Pour répondre à ma question, vous vous proposez de me soumettre un texte Michel Hébert publié dans les blogues du Journal de Montréal le 15 août 2014. Un texte que j’ai lu attentivement et qui malheureusement pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses.

Pour dire les choses honnêtement, je suis remonté à la source de cet article en l’occurrence : les « Comptes économiques des revenus et dépenses du Québec » publiés par l’institut de la Statistique du Québec. Le document est beaucoup trop épais pour que je puisse le lire en entier et pouvoir répondre précisément à vos arguments.

Néanmoins, je pense que monsieur Hébert se trompe lorsqu’il amalgame la quote-part de la dette fédérale revenant à Québec dans la somme des dépenses courantes, biens et services et autres qui ruisselleraient sur la Belle Province. Ce qui en 2012 correspondrait à 6,1 milliards de dollars d’intérêts. Ce qui signifie que bon an mal an le Québec doit financer près de 20 milliards par an, donc autant que tous les transferts fédéraux.

Le Québec recevrait (en 2012) de diverses façons en incluant les transferts fédéraux, environ 10 milliards de plus que ce qu’il paye effectivement à Ottawa. Ce n’est pas impossible puisqu’entre 2007 et 2014, le déficit public produit par Ottawa a dépassé allégrement les 50 milliards de dollars. En d’autres termes, par ses « beaux investissements » complémentaires, comme rafistoler des ponts qui s’écroulent au lieu d’en construire de nouveaux depuis plus de 20 ans. Le fédéral nous aurait indirectement transféré une part de son gros déficit public post crise, alors qu’en ce qui me concerne je suis au nombre des canadiens qui n’ont rien demandé et qui à toute fin pratique depuis 2008 n’ont absolument profité de rien.

J’aimerais préciser que les investissements d’Ottawa au Québec peuvent être encore des subventions dont certaines entreprises bénéficient plus que d’autres, comme Bombardier notamment ou encore SNC-Lavalin.

Il me semblait pourtant cher François1 que vous étiez opposé à toutes formes de subventions. Il faut donc blâmer le fédéral d’être beaucoup trop généreux avec quelques multinationales battant pavillon québécois et non les québécois de ne pas verser assez d’impôts et de taxes à Ottawa !

Ce que vous ignorez c’est qu’en 2012 Ottawa a fait un déficit de 28 milliards! Que le Québec ait reçu 10 milliards de plus qu’il n’a donné n’a donc rien d’étonnant: c’est de l’argent EMPRUNTÉ

Dites-nous comment fait-on pour vendre le Fonds des générations ? Seriez-vous capable de vendre votre CELI ?

Vous avez bien écrit « dont le système de péréquation lui permet d’avoir accès à plus de $20 Milliards PAR ANNÉE! » C’est bien, selon votre premier commentaire, de la péréquation que provient « plus de 20 milliards par année ». Le texte cité du JdeM ne vous sauvera pas. Non seulement vous nous dites que ce montant est de la péréquation, mais vous poussez l’audace allant jusqu’à dire qu’il est récursif (par année, en majuscule, rien de moins). Ce qui est évidemment faux.

Pour une x ième fois, vous n’avez pas compris que les intérêts ne sont pas des transferts positifs (argent dépensé), mais un montant imputé aux dépenses de transfert que les Québécois doivent assumés suivant la part à partager dans la fédération canadienne.

« …Ah? Vous voulez éventuellement vendre aux « étrangers » HQ, la SAQ… »

C’est de la projection!

Quand on parle d’illettrés fonctionnel…attention aux libertariens contrariens conservatives qui vous renseignent. Ils ne comprennent rien de ce qu’ils écrivent.
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Quant à Québécor cette entreprise travaille à la réélection de des conservatifs de harper pas à la séparation du Québec.

Quand on parle de « dette nette », on doit obligatoirement mettre dans la balance les actifs dont cette dette est supposée alléger le contenu.

L’illettrisme économique se répand youlle!

M. Duhamel,

« Alexis Tsipras prête même une «responsabilité criminelle» au FMI,…”

Alexis Tsipras n’est pas le seul à le penser. Le FMI est contrôlé par les USA et en grande partie ils contrôlent l’union européenne et ils ont le pouvoir presque complet sur l’OTAN.

C’est pourquoi la Chine a crée la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB).

La Russie en a fait autant pour les pays des BRICS.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/04/02/20002-20150402ARTFIG00363-la-chine-rallie-pres-de-cinquante-etats-a-sa-nouvelle-banque.php

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/04/02/20002-20150402ARTFIG00363-la-chine-rallie-pres-de-cinquante-etats-a-sa-nouvelle-banque.php

La Russie en a fait autant pour les pays des BRICS.

http://fr.sputniknews.com/analyse/20150324/1015318868.html

Inutile de dire que les États Unis d’Amérique sont en beau maudit. Ils vont perdre graduellement leur rôle de shylock et d’exploiteurs de l’Afrique et une multitude d’autres pays.

Préparez-vous à payer pour votre café et vos fruits et bien sûr le pétrole.

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Quant à votre image de l’euro qui coiffe votre billet, elle est le symbole de l’Union Européenne qui craque de tout partout avant son effondrement. Ça pourrait être la Grèce qui déclenche son effondrement et vous le savez certainement quand vous l’avez choisie.

La Grèce risque d’abandonner l’Union Européenne pour se joindre à l’Asie, en particulier à la Russie.

NOTE DE L’ACTUALITÉ :
La photo utilisée pour illustrer ce billet n’a pas été choisie par M. Duhamel, mais par l’équipe Web de L’actualité.

Pierre Duchesneau
Journaliste Web

En fait, la Grèce nous apprend que Margareth Tatcher avait parfaitement raison:

« There can be no liberty unless there is economic liberty. »

ET SURTOUT:

« Socialists governements always run out of other people’s money »

“La crise que nous vivons aujourd’hui c’est l’héritage du Thatcherisme tout comme la crise aux Etats Unis c’est l’héritage de Reagan. Nous avons besoin d’une société plus juste. Nous avons besoin d’une économie dotée d’investissements élevés, de hautes compétences. Il n’y a pas d’autre chemin pour sortir de la crise”.(Ken Livingstone)

Le gouvernement Thatcher avait décidé en 1986 le “big bang” : la dérégulation spectaculaire et brutale du secteur financier. Aujourd’hui, la crise a entraîné le retour de la régulation.
Et si les privatisations du gouvernement thatcher ont donné naissance à de puissants groupes, l’industrie autrefois florissante du Royaume Uni a décliné et est passée en partie sous pavillon étranger.(euronews)

Depuis ce temps il n’y a eu que crise par dessus crises.

« Si cela est vrai, n’a-t-elle pas aussi participé à préparer le terrain d’une économie décomplexée (c’est-à-dire débarrassée de toute éthique) qui a conduit à la création et à la crise des subprimes et élargi le fossé entre riches et pauvres tout en affaiblissant la classe moyenne? »(Le Monde)

« Marc Roche : Vous avez raison, mais l’héritage de Margaret Thatcher va au-delà de la cassure sociale, de la crise financière ou sociétale du Royaume-Uni. …. »Ceci dit, son ultralibéralisme a accentué les disparités régionales et sociales. Comme aux Etats-Unis, il ne fait pas bon être pauvre au Royaume Uni. »

Les différents gouvernements qui ont succédé à Madame Tatcher (même les socialistes Travaillistes!) n’ont jamais, JAMAIS remis en question les décisions qu’ont prises son gouvernement. JAMAIS!

D’ailleurs, l’Angleterre se porte aujourd’hui très bien merci, autant au niveau social qu’économique; d’ailleurs, n’est-ce pas là-bas que travaille TOUJOURS votre ex-chef d’option Nationale Jean-Martin Aussant?

Aurait-il tort?

L’Angleterre fait aujourd’hui partie des pays les plus puissants de la planète et elle doit une bonne partie de ses innombrables avantages aux décisions ô combien difficiles mais absolument nécessaires de la Grande dame de Fer.

Au cas où vous l’ignoriez, le Danemark, dernier bastion de la gauche des pays fétiches scandinaves si chers à notre go-goche vient, lui également, se joindre aux nombreux pays en symbiose avec le Québec de Philippe Couillard et de tomber à droite. Comme ses autres voisins!

http://www.theguardian.com/world/2015/jun/19/denmark-swings-right-centre-left-coalition-faces-defeat

Peur de devenir la prochaine Grèce peut-être? Sage décision de leur part anyway.

Alors, les gauchisto-interventionistes, quel « modèle » vous reste-t-il? Cuba? Ah non…c’est vrai…après des lustres de misère noire, l’administration cubaine s’est finalement réveillée et a judicieusement décidé (enfin!) de se rapprochent de très très près des USA, état représentant le « capitalisme sauvage » pour les déconnectés de la gauche.

La Corée-du-Nord? Je n’en vois pas d’autre. Et vous?

« Peur de devenir la prochaine Grèce peut-être? » Peur des étrangers surtout. Appliquez-vous à lire l’article attentivement et quelque part on lit que le parti d’extrême droite, qui vient de faire des gains, serait en faveur de plus de dépenses de l’État surtout pour venir en aide au plus vieux. Ce ne serait pas ce que veut la Grèce présentement ?

« Au cas où vous l’ignoriez, le Danemark, dernier bastion de la gauche des pays fétiches scandinaves si chers à notre go-goche vient… »

On s’en fout complètement.

« …après des lustres de misère noire, l’administration cubaine s’est finalement réveillée et a judicieusement décidé (enfin!) de se rapprochent de très très près des USA… »

Faux!

Ce sont les USA qui courent après Cuba.

La Russie décidé rouvrir sa base militaire à Cuba.
La Chine est très proche des amis de Cuba.

Alors les USA essayent de séduire Cuba.

C’est très simple!

« Ce sont les USA qui courent après Cuba. » (sic)

Alors, pourquoi diable l’administration cubaine accepte-t-elle avec autant d’empressement, de diligence et de précipitation cette relation avec les gros méchants Américains???

Youlle, votre monde imaginaire est en train de s’écrouler lamentablement et ce n’est pas en enfouissant votre tête encore plus profondément dans la vase que vous sortirez de cette cage à homards idéologique dans laquelle vous vous êtes maladroitement enfermé.

Allez…un beau geste: admettez vos erreurs et vos faiblesses et venez nous joindre sur la Terre. Vous verrez, c’est gratifiant et valorisant de faire partie du « vrai monde »!!!

« Alors, pourquoi diable l’administration cubaine accepte-t-elle avec autant d’empressement, de diligence et de précipitation cette relation avec les gros méchants Américains??? »François 1)

Je n’ai pas à répondre à tes fabulations et fantasmes, mais en affaire on ne fait pas exprès pour écoeurer un client potentiel proche.

« Aux États-Unis même, un nombre grandissant de citoyens s’expliquent mal pourquoi ils peuvent se rendre en Chine, au Vietnam ou en Corée du Nord, mais ne sont pas autorisés à visiter Cuba, une destination naturelle pour des raisons historiques et géographiques.

Le monde des affaires se montre également de plus en plus favorable à une normalisation des relations entre les deux pays. En raison d’un embargo qui, de toute évidence, n’a pas réussi à provoquer un changement de régime à La Havane, de grandes sociétés américaines voient leur échapper, au profit de concurrents d’ASIE, d’EUROPE et d’AMÉRIQUE LATINE un marché naturel, de plus de 11 millions de personnes, situé à moins de 200 km des côtes américaines. »

Cherche par toi même pour un fois, lâches ton petit monde autour de ton nombril et vas plus loin.

« En optant pour des relations diplomatiques basées sur la réciprocité, l’égalité souveraine et la non-ingérence dans les affaires internes de Cuba, le Président des États-Unis a posé UN GESTE COURAGEUX. »

http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/chroniques/le-monde-vu-dici/201503/13/01-4851977-nouvelle-ere-dans-les-relations-avec-cuba.php

La Grèce est dans une position semblable, ce qui lui donne des portes de sorties.
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« Allez…un beau geste: admettez vos erreurs … »

Tu fais de la projection.

« Je n’ai pas à répondre à tes fabulations et fantasmes, mais en affaire on ne fait pas exprès pour écoeurer un client potentiel proche. » (sic)

« En affaires »? Un « client »?

Cuba se rapprocherait-elle de la philosophie capitaliste? Ou PIRE: deviendrait-elle elle-même capitaliste?

Je voudrais vous souligner que le « client » en question s’avère être LE plus important représentant vivant du gros méchant capitalisme sauvage que vous et vos semblables déconnectés éthérés dénigrez et noircissez à cœur de semaine.

Comme le répondait un étudiant à un prof en sciences molles pas de maths de l’UQUÀM qui faisait l’apologie de Cuba: « Mais…dans quelle direction vont les radeaux? »