Internet en Chine : et maintenant, l’autocensure

Des concepteurs informatiques chinois commencent à dévoiler la censure systématique à laquelle se livrent, d’eux-mêmes, les plus beaux fleurons du Web chinois.

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Photo: iStock

Des concepteurs informatiques chinois commencent à dévoiler la censure systématique à laquelle se livrent, d’eux-mêmes, les plus beaux fleurons du Web chinois.

Un informaticien de Tencent — principal portail de services Internet en Chine — a ainsi révélé au journal Le Monde, sous le couvert de l’anonymat, avoir dû intégrer des filtres aux produits qu’il créait. (Il existe une base de données de termes interdits auxquels ces filtres sont associés.)

L’utilisateur ne saura pas qu’il a été censuré, mais son ordinateur affichera un message de problème technique : service interrompu, erreur de serveur, etc.

Les entreprises — appâtées par ce grand marché de 591 millions d’internautes — agissent ainsi parce qu’elles craignent que Pékin ne débranche leurs serveurs, ce qui est arrivé au printemps 2012 à Sina Weibo, le Twitter chinois.

Les autorités chinoises poursuivent depuis peu les blogueurs qui diffusent des « rumeurs » vues par plus de 50 000 personnes ou partagées plus de 500 fois.

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