Kazakhstan : merci, Borat !

Le Kazakhstan déroule le tapis rouge à Borat, personnage du film du même nom, un faux documentaire qui tourne ce pays en dérision.

Kazakhstan : merci, Borat !

À la Chambre, le ministre des Affaires étrangères, Ierjan Kazykhanov, l’a remercié d’avoir contribué à multiplier par 10 le nombre de demandes de visa pour le Kazakhstan depuis la sortie de cette comédie américaine, en 2006. « Ce fut un triomphe pour nous ! »

C’est la première fois que le gouvernement de ce pays d’Asie centrale est si enthousiaste à l’égard de Borat. À la sortie du film, il avait demandé au distributeur local de ne pas le diffuser. Le caricatural et grotesque journaliste kazakh, incarné par l’acteur britannique Sacha Baron Cohen, s’affiche antisémite, raciste, et laisse entendre que l’inceste fait partie des mœurs kazakhes. Il affirme aussi avec fierté que « son » pays est au deuxième rang pour « les plus propres prostituées » de la région…