La COVID-19 en… Asie

Himalaya, terrorisme et cybercafés : tour d’Asie de la pandémie.

A
B

SYRIE ET IRAK
Terroristes, lavez-vous les mains

Après avoir longtemps exhorté ses partisans à attaquer les villes européennes, le groupe armé État islamique conseille désormais à ses membres de ne pas se rendre en Europe et de « rester loin de la terre de l’épidémie ». Il demande aussi aux terroristes malades déjà en Europe d’y rester, et invite ses membres à se couvrir la bouche lorsqu’ils toussent et à se laver les mains régulièrement.

Par ailleurs, l’EI continue de perpétrer des attaques terroristes en Syrie et en Irak. Pour le groupe extrémiste, la pandémie est un « châtiment » divin, ainsi qu’une aubaine pour relancer sa mission. L’organisation a été affaiblie par la mort de plusieurs de ses chefs lors de frappes menées par les forces américaines à l’automne 2019.

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C

INDE
Vue sur l’Himalaya

Comme une éclaircie après un long orage, les nuages de pollution ont fait place à une vue exceptionnelle sur les cimes enneigées de l’Himalaya pour les habitants de l’État du Pendjab, dans le nord-ouest de l’Inde. Au début avril, la chaîne de montagnes a pu être admirée dans un rayon de 200 km pour la première fois depuis plusieurs décennies. Une vue rendue possible grâce à la baisse spectaculaire des niveaux de pollution en Inde depuis l’instauration du confinement de 1,4 milliard d’Indiens, le 22 mars.

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D

THAÏLANDE
Un roi en Bavière

Pendant que son pays affronte la pandémie, le fantasque roi de Thaïlande, Rama X, a choisi de se confiner dans un hôtel de luxe de Bavière. Une décision qui a fortement déplu en Thaïlande, mais aussi en Allemagne, notamment en raison de la vingtaine de concubines entourant le souverain.

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E

VIETNAM
Le Vietnam, premier de classe

Avec moins de 300 cas et aucun décès à déplorer, le Vietnam a reçu les louanges de la communauté internationale pour sa bonne gestion de la pandémie.

Contrairement à des voisins plus riches, le pays n’était pas en mesure de mener des programmes de tests de masse. Il s’est plutôt concentré sur quelques initiatives efficaces pour limiter la contamination. Les écoles n’ont pas rouvert après les vacances du Nouvel An vietnamien, à la fin janvier, et le 1er février, les liens terrestres et aériens avec la Chine ont été fermés. Des quarantaines ont aussi été instaurées dans certaines provinces accueillant des travailleurs de retour de la ville chinoise de Wuhan, premier foyer d’infection. Surtout, les autorités vietnamiennes ont réagi rapidement, montrant qu’elles avaient retenu les enseignements de l’épidémie du SRAS de 2003.

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F

CHINE
Peut-on encore faire confiance à la Chine ?

Manipulation des recherches scientifiques concernant les origines du coronavirus, censure sur les réseaux sociaux des mots-clés critiquant la gestion du gouvernement, ou encore manque de fiabilité du matériel médical fabriqué en Chine et gestion chaotique de sa livraison… L’attitude de la Chine est loin d’être irréprochable depuis le début de la pandémie. Elle risque de lui faire perdre du crédit dans la course au vaccin qui représente pourtant pour Pékin l’occasion rêvée d’asseoir sa supériorité scientifique et de rehausser son statut international.

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G

CORÉE DU SUD
Les malades suivis à la trace

En Corée du Sud, les données personnelles liées aux cas de coronavirus sont rendues anonymes avant d’être largement diffusées. Ainsi, plusieurs applications permettent de suivre le parcours des personnes infectées quasiment en temps réel ou de recevoir une alerte si on se trouve à moins de 100 m d’un endroit fréquenté par une personne contaminée. Certaines municipalités dévoilent même l’emploi du temps des personnes malades ou porteuses du virus, ainsi que leur adresse ou le nom de leur employeur, ce qui peut les rendre très facilement identifiables. Conséquence : selon une étude de l’Université nationale de Séoul, les Sud-Coréens craindraient davantage l’ostracisme en cas d’infection que le virus en lui-même.

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H

JAPON
Des cybercafés à la rue

Quand le gouvernement japonais a recommandé la fermeture des salles de jeux vidéos et des cafés Internet à partir du 11 avril, des milliers de Japonais se sont retrouvés à la rue. Ces sans-abris vivaient à plein temps dans des cybercafés, qui sont ouverts 24 heures sur 24 au Japon, et qui disposent parfois de douches et de cabines privées. À Tokyo, où les autorités estiment que cette situation touche plus de 4 000 personnes, des chambres d’hôtel ont été réquisitionnées pour les loger pendant la crise.

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