La fête des Célibataires, une vraie mine d’or

Cette année, la grande braderie en ligne associée à la fête des Célibataires a atteint des sommets, ses recettes dépassant celles du Vendredi fou et du Cyberlundi américains en 2019.

Photo : Feature China / Barcroft Media / Getty Images

Lancée dans les années 1990, puis commercialisée en 2009 par Jack Ma, principal cofondateur d’Alibaba (l’Amazon chinois), la fête des Célibataires a entraîné cette année des ventes records de 498,2 milliards de yuans, soit 98,9 milliards de dollars canadiens.

Cette fête, qui a lieu tous les 11 novembre, est très prisée des jeunes Chinois, qui sont nombreux à célébrer la fierté d’être célibataire en se couvrant de présents, ou à participer à une foule d’activités en espérant rompre leur célibat (soirée dans des bars à karaoké, speed dating géant ou dégustation de you tiao — des beignes en forme de 1).

Cette année, la grande braderie en ligne associée à la fête des Célibataires a atteint des sommets, ses recettes dépassant celles du Vendredi fou et du Cyberlundi américains en 2019. La valeur totale des commandes enregistrées par Alibaba et ses concurrents a été 16 fois plus élevée que celle des deux journées du Prime Day d’Amazon en octobre dernier.

Au total, le géant chinois du commerce en ligne a expédié 2,32 milliards de colis, sans souffrir de rupture de stock majeure. Ce sont plus de 800 millions d’acheteurs qui se sont pressés sur la plateforme du cybermarchand, le nombre de commandes atteignant même un pic record de 583 000 par seconde ! Plus de 340 entreprises, dont Apple, L’Oréal et Huawei, ont dépassé les 100 millions de yuans de ventes (près de 20 millions de dollars canadiens), selon Alibaba.

Cette performance est une bonne nouvelle pour la Chine, qui y voit un signe de reprise économique après une année marquée par un important ralentissement. Surtout, ce succès est un véritable soulagement pour Alibaba, le groupe ayant perdu environ 10 % de sa valorisation boursière après la suspension, par les régulateurs financiers chinois, de l’introduction en Bourse de sa filiale de paiements Ant Group, au début du mois de novembre. 

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Des bitcoins contre la violence policière

L’argent étant le nerf de la guerre, des banques nigérianes ont tenté d’étouffer le mouvement populaire contre la violence policière, qui a enflammé le pays en octobre, en bloquant les comptes bancaires de ses organisateurs. Les protestataires s’en sont tirés par un pied de nez au pouvoir : ils ont converti les avoirs du mouvement en bitcoins, une valeur refuge pour beaucoup de Nigérians — 7 % de la population en possède. Parallèlement, ils ont rallié la planète à leur cause grâce au mot-clic #EndSARS, réclamant la dissolution de la Special Anti-Robbery Squad, une brigade de lutte contre le vol dont les exactions sont largement documentées. 

De grands noms se sont associés à cette campagne, comme Jack Dorsey, le patron de Twitter, et ont sollicité le financement du mouvement sous forme de bitcoins. L’organisation Feminist Coalition, l’une des plus importantes du mouvement, a ainsi ramassé l’équivalent de 500 000 dollars canadiens en quelques semaines, dont 40 % en cryptomonnaie.

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