La fin de la faim : les 3 clés de la lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition

La part de la population mondiale victime de sous-alimentation est passée de 18,6 % au début des années 1990 à 10,9 % de nos jours, et ce, malgré l’explosion démographique.

Photo : Cate Turton/Department for International Development (Royaume-Uni)
Photo : Cate Turton/Department for International Development (Royaume-Uni)

Fouineur

L’humanité éradiquera la faim dans le monde dans un futur proche. José Graziano da Silva, le directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en est persuadé.

La marche à gravir pour atteindre cet objectif reste haute : dans le monde, une personne sur neuf souffre encore de la faim, soit 795 millions d’individus. Tout de même, des avancées significatives ont été réalisées depuis les 25 dernières années. La part de la population mondiale victime de sous-alimentation est passée de 18,6 % au début des années 1990 à 10,9 % de nos jours, et ce, malgré l’explosion démographique (1,9 milliard de bouches supplémentaires pendant ce laps de temps).

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Cette baisse est étroitement liée aux progrès réalisés en Chine, où 155 millions de personnes ont trouvé une sécurité alimentaire entre les périodes 1990-1992 et 2014-2016. Dans le même temps, certains des pays les plus pauvres ont réalisé des percées phénoménales : au Myanmar, la proportion est tombée de 62,6 % à 14,2 %, alors qu’en Éthiopie, elle a chuté de 62,6 % à 32 %.

L’humanité éradiquera la faim dans le monde dans un futur proche. José Graziano da Silva, le directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en est persuadé. «[…] Nous sommes tout à fait en mesure d’éliminer la faim de notre vivant. Nous devons être la génération Faim Zéro», a-t-il clamé.

La FAO cite d’ailleurs l’Éthiopie comme «un exemple de pays qui a réussi à traiter avec succès les problèmes posés par les crises récurrentes de la sécurité alimentaire», grâce à un taux de croissance annuel du PIB exceptionnel (10 %) et à un programme de protection sociale ayant permis de réduire la dépendance du pays à l’aide alimentaire d’urgence.

Ce «Programme de protection sociale fondé sur les activités productives», mis en place par le gouvernement éthiopien en 2005, a bénéficié à 7,5 millions de personnes, sous la forme d’un soutien alimentaire et financier, ou d’emplois temporaires permettant de réaliser des travaux publics. La protection sociale peut prendre plusieurs autres formes ; présents dans 130 pays, les repas scolaires sont le type d’intervention le plus répandu.

Suivant cette ligne de pensée, la FAO a identifié trois clés afin de lutter contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition : l’expansion de la protection sociale, l’augmentation de la productivité agricole et la croissance de l’économie – qui se doit d’être «inclusive», afin d’offrir des possibilités à ceux qui ont «peu d’actifs, de compétences et de débouchés».

Dans certaines contrées, comme dans les Caraïbes et en Asie de l’Ouest, les conflits et les catastrophes naturelles ont changé la donne. En Haïti, par exemple, le séisme de 2010 a sapé les efforts entrepris, poussant 800 000 personnes supplémentaires dans les affres de la sous-alimentation. En Irak, la part de la population concernée par ce fléau a quasiment triplé depuis le début des années 1990, passant de 7,9 % à 22,8 %. La guerre n’a pas épargné non plus la République centrafricaine, où la faim affecte 47,7 % des habitants, contre 33,7 % en 2012, avant le début de la deuxième guerre civile.

Aujourd’hui, près d’une personne sur quatre (23,2 % de la population) souffre de faim chronique en Afrique subsaharienne. C’est en Asie du Sud que se trouve le plus grand nombre de personnes affectées, soit 281 millions d’individus.

Mais José Graziano da Silva reste optimiste. «Nous sommes tout à fait en mesure d’éliminer la faim de notre vivant. Nous devons être la génération Faim Zéro.»

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En 1960, les deux-tiers de l’humanité souffraient de la faim dans le monde soit 2 milliards de personnes
Ajourd’hui, 6 milliards d’êtres humains mangent à leur faim, même qu’un milliard mange trop…
En un demi-siècle à peine, on a réussi à nourrir 5 milliards d’êtres humains de plus!
Comme quoi la sous-alimentation dans le monde n’a rien à voir avec le manque de nourriture

Il faut cependant espérer que l’agriculture ne se fera pas de plus en plus difficile à cause des multiples sécheresses et inondations que l’on voit un peu partout à travers le globe. Mais je suis d’accord avec vous, la principale cause actuelle de la sous-alimentation n’est pas un manque de nourriture mais plutôt un problème de logistique.

Vous rêvez en couleur. Si vous réglez le problème de la faim, la population mondiale continuera de croitre. Et qu’arrivera-t-il? Des guerres et/ou de nouveaux problèmes de malnutrition, si ce n’est une épidémie. C’est un cercle vicieux.

La seule façon de s’en sortir est de diminuer l’accroissement de la population.

N’oubliez pas que pendant des millénaires, ce sont la faim, la guerre et les maladies qui ont régulé la population humaine. À chaque avancée contre la faim ou contre les maladies, la population s’est mise à croitre jusqu’à ce que ces mêmes problèmes réapparaissent.

Et c’est pas demain que ça va changer.