La fripe, c’est chic ?

Est-ce votre vieux chandail du Tricolore sur cette photo ? Peut-être bien.

Photo: Peter Power/PC

Les vêtements usagés qu’on donne aux organismes de charité peuvent se retrouver chez nos concitoyens dans le besoin. Mais souvent, ils reprennent vie dans une métropole sud-américaine ou dans un coin reculé d’Afrique, où des centaines de milliers de tonnes de fripes terminent chaque année leur périple.

Logos, effigies, coupes et tissus originaux permettent aux amateurs de mode occidentale de se distinguer de la masse. Ils se disent fiers de pouvoir dénicher un jean griffé pour pas cher ou d’avoir l’exclu­sivité d’un t-shirt dans leur village.

Les jeunes, mais aussi les mères de famille nombreuse, fréquentent sans culpabilité les étals de fripes, qui proli­fèrent dans les pays du Sud. Pourtant, l’importation de vêtements d’occasion est interdite dans une trentaine de pays. Les autorités craignent que cette acti­vité économique de plusieurs milliards de dollars ne tue les industries locales du textile.

Mais freiner le flot de vêtements qui viennent du Nord ne semble pas si simple…

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