La Grèce face aux stéréotypes

Un fossé d’image s’est peu à peu creusé entre l’Union européenne et la Grèce.

Photo © Milos Bicanski / Getty Images
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Au lendemain de l’accession d’un parti anti-austérité au pouvoir, en Grèce, un front de négociation s’est ouvert entre Athènes et Bruxelles concernant l’allègement de la dette des Hellènes, qui s’élève à 320 milliards d’euros (460 millards $CAN), soit 175 % du PIB.

Selon le nouveau premier ministre, Alexis Tsipras, la restructuration de cette dette est inévitable afin d’éloigner le spectre d’un défaut de paiement et d’une sortie de la zone euro. Il souhaite quoi qu’il advienne prendre ses distances avec la troïka – Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international –, qui a humilié son pays et privilégié les coupes budgétaires aux réformes structurelles.

Bref, chaude ambiance dans la zone euro…

Cette situation confuse ne devrait pas aider à combler le fossé d’image qui s’est peu à peu creusé entre l’Union européenne et la Grèce. Durant les printemps 2012 et 2013, le Centre de recherche Pew a interrogé huit pays européens (Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie, Espagne, Grèce, Pologne, République tchèque) à propos de leur vision des uns et des autres. Il en est ressorti un consensus en forme de stéréotype : les Grecs seraient les moins âpres à la tâche – autrement dit, les plus fainéants – et les moins fiables.

FT_Stereotyping_EuropeUn résultat à saveur ironique pour la Grèce, qui s’était vue, au contraire, comme la nation la plus travailleuse et la plus fiable du lot. Une interprétation peu éloignée de la vérité, selon le Bureau de la Statistique Nationale. En 2011, l’agence britannique a démontré que les Grecs travaillaient plus que n’importe quel autre peuple en Europe, soit 42,2 heures par semaine – bien plus que les 35,6 heures des Allemands.

Pourquoi donc un tel écart de perception ?

Selon cette même étude du Bureau de la Statistique Nationale, c’est au niveau de la productivité que le bât blesse, en Grèce : le taux de productivité y est bien en-deçà de la moyenne européenne.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Guardian.

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2 commentaires
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Incroyable la vision que les Grecs ont d’eux! En fait, je ne suis pas surpris. Je suis allé plusieurs fois en Grèce j’ai toujours eu l’impression qu’ils se prenaient pour le nombril du monde. L’étude le montre de façon frappante. Comment peuvent-ils penser qu’ils travaillent plus que tout le monde alors que personne d’autres ne le pense?