La révolte arabe vue d’ailleurs

Les soulèvements populaires en Afrique du Nord ne font pas trembler que les dictateurs arabes. L’onde de choc s’est propagée jusqu’aux palais de dictateurs ailleurs sur la planète. Certains s’inquiètent, d’autres se réjouissent…

La révolte arabe vue d'ailleurs
Photo : Emilio Morenatti/AP/PC

LA CHINE NERVEUSE

Les dirigeants chinois tentent d’apaiser les tensions sociales en promettant des réformes du bout des lèvres. Leur hésitation se comprend : ne rien faire pourrait mener au renversement du régime, comme en Égypte, alors que se lancer dans de grandes réformes pourrait se solder par l’effondrement du système communiste, tel que ce fut le cas en URSS sous Gorbatchev.

L’AFRIQUE NOIRE AUX AGUETS

Les dictateurs d’Afrique subsaharienne – Zim­babwe, Ouganda, Angola et Guinée équatoriale, notamment – craignent l’effet de contagion. L’inquiétude de ces dirigeants est toutefois moindre que celle des leaders arabes : leurs régimes peuvent se réclamer, pour la plupart, d’une plus grande liberté politique et de presse que les pays arabes. Et surtout, leurs armées leur sont en général plus fidèles. Au Gabon, un début d’insur­rection, fin janvier, a vite été réprimé par les militaires.

L’IRAN JUBILE

Le président, Mahmoud Ahmadinejad, ne voit pas dans ces révoltes un prélude à une révolution démocratique, mais plutôt le germe d’une révolution islamique comme celle que l’Iran a vécue en 1979. L’affaiblissement des régimes arabes, dont plusieurs sont des ennemis de l’Iran, permet aussi à Téhéran d’accroître sa puissance dans la région.

 

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