La route des damnés

Ils fuient des massacres, des guerres sanglantes et des dictatures meurtrières… Pourquoi l’Europe tourne-t-elle le dos aux migrants ?

Photo : Attila Kisbenedek/AFP/Getty Images
Une famille franchit la clôture de barbelés érigée par la Hongrie à sa frontière avec la Serbie. (Photo : Attila Kisbenedek / AFP / Getty Images)

Lorsque j’ai croisé Mohammed, un Soudanais qui a fui la guerre et la dictature, traversé les déserts et les mers, il était dans un entre-deux : derrière, il y avait les mauvais souvenirs et, devant, ses rêves les plus fous.

Il lui en fallait, à lui et aux centaines d’autres réfugiés qui vivotaient alors sous un viaduc du métro aérien dans le 18e arrondissement de Paris. « Vivoter » était sûrement un trop joli mot pour dire qu’ils croupissaient sur un terre-plein de boulevard, sans eau courante ni toilettes, et que ça puait.

Les plus chanceux dormaient sous la tente, et les autres, sur des cartons. Quoique le mot « dormir » était, encore là, un peu abusif, car le bruit, assourdissant, abrutissant, des rames pressées d’arriver à Montmartre, à quel-ques stations de là, les empêchait de fermer l’œil avant le passage du dernier métro, à 1 h.

Comme d’autres misérables venus d’Afrique et du Moyen-Orient, Mohammed (dont j’ai changé le prénom pour sa sécurité) parlait de sa volonté de vivre en Europe comme d’une quête personnelle. Originaire du Darfour, où la guerre se poursuit, il avait pu faire le voyage grâce à sa mère, qui avait vendu la maison familiale pour payer les passeurs. Elle savait qu’elle mettait la vie de son fils en danger, m’a-t-il raconté. Elle était au courant aussi pour la traversée du Sahara en camion jusqu’en Libye, pour la traversée en Zodiac — aussi bien dire en radeau ! — jusqu’en Sicile. Mais son fils l’avait persuadée qu’il était prêt à surmonter ces épreuves. Pour une seule raison.

« J’ai besoin de me sentir humain », dit Mohammed.

Le camp de transit qui ne disait pas son nom sous le métro La Chapelle a été évacué par la police en juin. Ses pensionnaires ont été dispersés, les plus chanceux dans des centres d’accueil, les autres aux quatre vents. Car la France n’est pas toujours la destination des réfugiés, qui souhaitent souvent s’installer en Grande-Bretagne.

L’Europe accueille actuellement, même si le mot « accueillir » n’est pas le plus adéquat, des hommes, des femmes et des enfants dont elle ne voulait pas, mais qu’elle ne peut plus feindre de ne pas voir. Et ce qu’elle voit, tantôt l’effraie, tantôt la bouleverse.

En une seule fin de semaine, en août, un bateau affrété par Médecins Sans Frontières, le Bourbon Argos, a secouru en mer, au large de la Libye, 75 « mineurs non accompagnés » originaires d’Afrique francophone. Le plus jeune, venu de Guinée-Conakry, n’avait que 11 ans.

La Norvégienne Lindis Hurum, responsable de MSF à bord, que j’ai jointe par téléphone, m’a raconté qu’elle n’oubliera jamais le récit d’un adolescent de 15 ans qui s’était confié à elle.

Ibrahim avait fui la guerre civile dans le nord de la Côte-d’Ivoire, en 2011, avant d’aboutir en Libye. Elle s’étonna de l’enten-dre raconter les violences, ses souffrances, d’un ton parfaitement calme, parfaitement détaché, ce qui n’empêcha pas le petit bonhomme de s’emballer lors-qu’il révéla ses projets d’avenir.

« Comme tous les garçons de 15 ans, m’a-t-elle dit, son plus grand rêve était de devenir un joueur de soccer professionnel et de jouer pour Barcelone ! »

Faut-il rappeler que ces affamés sont des Monsieur et Madame Tout-le-monde ? Ce qui ne les empêche pas d’avoir été marqués au fer rouge par l’histoire. Leurs pays ont été déstabilisés par des pays occidentaux et leurs alliés : l’invasion de l’Irak par les États-Unis, en 2003, provoquera encore longtemps des secousses au Moyen-Orient. Comme le renversement de Mouammar Kadhafi par l’OTAN (dont le Canada), en 2011, ébranlera encore longtemps l’Afrique du Nord et le Sahel.

Mais ces réfugiés, ces rescapés, ne sont pas uniquement des victimes collatérales de la géopolitique internationale. Porteurs d’espoir, sûrement d’impatience aussi — la guerre en Syrie a commencé en 2010 —, ils ont décidé de prendre leur vie en main, quitte à la risquer.

L’Union européenne a longtemps réussi à les tenir à distance : à ses portes (particulièrement en Turquie) ou un peu plus loin (au Liban et en Jordanie). Mais trop, c’est trop. Ils ont claqué la porte des camps où ils végétaient pour forcer celle de l’Europe.

L’Europe des 28 réussira-t-elle à élaborer une position commune pour endiguer la marée humaine qui, dès que la mer est calme, s’échoue sur ses rives ? La réunion d’urgence des ministres de l’Intérieur, le 14 septembre, au Luxembourg, débouchera-t-elle sur du concret ? Certains en doutent.

Car la tâche est titanesque. L’Union européenne, divisée entre pays riches et pauvres, grands et petits, doit faire s’entendre 28 États qui ont chacun leur propre conception de l’immigration, sujet sur lequel l’extrême droite est très remontée d’un bout à l’autre du continent, une extrême droite qui a le vent en poupe. En France, Marine Le Pen, présidente du Front national, serait même assurée d’être candidate au second tour de la présidentielle de 2017, selon les sondages.

Les nouveaux arrivants ont déjà fait voler en éclats deux piliers de la politique européenne. En vertu du « système de Dublin », tout demandeur d’asile était tenu de présenter son dossier dans le premier pays européen où il mettait les pieds, mais l’Allemagne a déjà annoncé qu’elle autorisera désormais les Syriens à demander l’asile chez elle, même s’ils ont d’abord mis les pieds dans un autre pays, la Hongrie par exemple.

Plus grave, ces réfugiés met-tent à mal la libre circulation des personnes à l’intérieur de « l’espace Schengen », créé par les accords qui tirent leur nom de la ville du Luxembourg où ils ont été signés et qui permettent aux Européens de circuler sans passeport dans tous les pays de l’Union (hormis le Royaume-Uni et l’Irlande).

La chancelière allemande, Angela Merkel, a laissé entendre qu’elle remettrait en cause cette liberté de circuler si les réfugiés n’étaient pas répartis plus équitablement entre États européens. Cet ultimatum ne devait guère étonner : l’Allemagne doit recevoir 800 000 étrangers d’ici la fin de l’année. À titre de comparaison, la France, un peu moins peuplée, ne doit en accueillir que 9 000 d’ici deux ans.

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À la gare internationale de Budapest, des centaines de migrants attendent de pouvoir monter dans un train pour rejoindre l’Autriche ou l’Allemagne. (Photo : Action Press / La Presse Canadienne)

L’arrivée des réfugiés n’est pas vue, à Berlin, comme une catastrophe nationale. L’Allemagne, pays à faible natalité dont la population vieillit, sait bien qu’elle a besoin de sang neuf, d’autant plus que son taux de chômage n’est que de 6 %. La BDA, principale confédération patronale, a clairement dit que l’arrivée des réfugiés, qu’ils soient issus de la classe moyenne (comme c’est le cas de beaucoup de Syriens) ou non, était dans son intérêt.

Ce sentiment dépasse les seuls milieux patronaux. Lorsque la police municipale a annoncé sur son compte Twitter, le 1er septembre, que 600 étrangers étaient attendus à la gare de Munich, des Allemands s’y sont pressés pour apporter nourriture, vêtements et jouets — en telle quantité que la police, débordée, a demandé au public de mettre la pédale douce.

De même, à Berlin, une petite bande de hipsters a créé Refugees Welcome, un site Internet dans l’esprit d’Airbnb, pour mettre en relation réfugiés et familles d’accueil. Celui-ci a vite été dépassé, non pas par les demandes, mais… par les offres !

Jusqu’à la Mannschaft, l’équipe nationale de soccer, championne de la Coupe du Monde en 2014, qui est montée au créneau pour prendre fait et cause en faveur des réfugiés !

Force est de constater qu’Angela Merkel, en déclarant que le sort fait aux étrangers était indigne de l’Europe, exprimait une opinion partagée par bon nombre de ses compatriotes. Même Bild, populaire et populiste tabloïd, a claironné en une Wir helfen (nous aidons), n’hésitant pas à publier des photos d’enfants syriens en larmes franchissant les barbelés que la Hongrie a érigés à la frontière avec la Serbie (pays non membre de l’Union européenne).

Impossible d’imaginer les tabloïds anglais en faire autant ! « On a réussi à arrêter Hitler… pourquoi les freluquets qui nous gouvernent sont-ils incapables d’arrêter quelques milliers de migrants à bout de souffle ? » s’est insurgé récemment le Daily Mail. Le Royaume-Uni (avec le concours de la France) cherche à bloquer 3 000 étrangers cantonnés aux abords de Calais dans l’espoir de traverser la Manche pour rallier l’Angleterre.

Ils y vivent dans un bidonville surnommé la « nouvelle jungle ». Choqué par leurs conditions de vie, un médecin qui prodigue des soins aux plus malades m’a récemment confié son désarroi : « Je ne sais pas dans quel pays je suis, mais ce n’est pas la France. »

Lors d’un récent déplacement à Calais, le premier ministre, Manuel Valls, y est quand même allé de son couplet humanitaire : « L’Europe a rendez-vous avec elle-même, pour montrer qu’elle n’est pas qu’un projet économique, mais là pour défendre des valeurs. »

La Constitution française de 1793 stipule certes que « le peuple français donne asile aux étrangers bannis de leur patrie pour la cause de la liberté », mais le sujet polarise l’opinion. Un journal de gauche comme Libération peut évoquer, en éditorial, l’arrivée des réfugiés sur un ton lyrique, citant le poème qui figure sur le socle de la statue de la Liberté : « Envoyez-les-moi, les déshérités, que la tempête m’apporte. »

Mais un journal de droite comme Le Figaro expliquait, en avril déjà, l’importance d’empêcher le continent de se mettre « au service de visées djihadistes », assimilant les réfugiés à une cinquième colonne recelant des militants de l’État islamique. Tant pis si ces mêmes réfugiés ont fui l’État islamique !

L’Union européenne n’a pas l’autorité d’imposer une répartition plus équitable des nouveaux arrivants à ses membres. Voilà pourquoi la situation pourrait s’envenimer, selon Guy Verhofstadt, ancien premier ministre belge et président du groupe parlementaire libéral au Parlement européen.

La crise de l’immigration lui rappelle celle de l’euro. « Nous n’avons pas d’institutions adéquates, a-t-il déclaré au Financial Times. L’Europe est passée maître dans l’art de mettre en place des politiques sans adopter les règlements et institutions qui s’imposent, qu’il s’agisse de l’euro ou de Schengen. »

Certains doutent que les seuls efforts de l’Europe pourront résoudre une crise qui s’étend de l’Afrique de l’Ouest au Moyen-Orient par l’intermédiaire de la corne de l’Afrique. Le Conseil de sécurité des Nations unies devrait prendre l’initiative de convoquer une réunion internationale, selon l’historien et politologue français Patrick Weil, ancien membre du Haut Conseil à l’intégration, professeur invité à l’Université Yale et auteur du Sens de la République (Grasset).

« La seule instance qui serait capable de faire bouger les États européens, c’est une réunion internationale où il y aurait M. Obama, le premier ministre du Canada, la Turquie, la Russie et la Chine, explique-t-il. Chaque État prendrait ses responsabilités, indépendamment des accords européens. »

Car la crise pourrait encore s’aggraver, plus particulière-ment au Proche-Orient. « Vous imaginez la situation si, demain, au Liban ou en Jordanie, dont le tiers de la population est composée de réfugiés, l’État s’effondrait ? s’interroge Patrick Weil. Vous ne pourriez pas empêcher une intervention d’une plus grande ampleur. Il faut donc la prévenir. Des vies sont en danger aujourd’hui, mais il faut aussi penser à ce qui peut suivre. C’est même encore plus important. »

J’étais curieux de savoir ce que Lindis Hurum, de MSF, pensait du changement de ton de la chancelière allemande. Quand je l’ai rappelée, son bateau, le Bourbon Argos, croisait à 25 milles nautiques des côtes libyennes. Parce que, oui, les réfugiés continuaient de se lancer à la mer.

Les déclarations d’Angela Merkel allaient dans le bon sens, m’a-t-elle répondu, même si trop peu de politiciens européens lui avaient emboîté le pas. Il fallait certes plus de gestes concrets, en Allemagne et ailleurs, pensait-elle, mais il fallait peut-être d’abord, à ses yeux, qu’ils commencent par trouver d’autres mots pour désigner ceux qu’elle-même appelait simplement « les gens ».

« Ce que nous voudrions, c’est qu’ils changent leur façon de parler d’eux et qu’ils comprennent qu’il ne suffit pas d’empêcher les gens de venir, mais de leur permettre de le faire de façon légale et sécuritaire. »

J’ai vite écourté notre conversation, parce que je la sentais préoccupée. Un autre bateau de MSF venait de faire monter à bord, en pleine mer et en pleine nuit, plus de 300 personnes, y compris un bébé. Elle se faisait du souci, m’expliqua-t-elle, parce que la capacité du bien nommé Dignity était limitée : il pouvait prendre tout au plus 350 personnes à bord. En clair : il ne pouvait plus secourir grand monde. Le Bourbon Argos, à quelques heures de là, devait rester sur ses gardes.

Le poids des mots

Migrant : En français, ce mot désigne une personne travaillant dans un pays autre que le sien. En anglais, il a la connotation d’immigrant ou de travailleur saisonnier. Ce terme s’est pourtant imposé dans les médias, tant en français qu’en anglais, pour désigner ceux qui fuient la guerre ou la dictature. Le site Web d’Al-Jazira ne l’utilise pas, parce qu’il induirait les lecteurs en erreur en insinuant que la plupart de ces étrangers débarquent en Europe pour des raisons économiques et non politiques.

Marauding migrants : Utilisée par Philip Hammond, ministre britannique des Affaires étrangères, cette expression, qu’on pourrait traduire par « migrants en maraude », laisse entendre que les étrangers sont non seulement des chômeurs à la recherche de travail, mais qu’ils commettent des vols sur leur passage.

Réfugiés : Selon la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés : toute personne « persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques » et ne pouvant se réclamer de la protection du pays dont elle a la nationalité.

Requérants au statut de réfugié : Terme administratif utilisé par les autorités canadiennes pour désigner les demandeurs d’asile. Ottawa promet d’accueillir 10 000 réfugiés syriens d’ici 2018, mais moins d’un millier ont été reçus dans les quatre premiers mois de 2015.

Terroristes : À bord des bateaux sont embarquées d’« éventuelles forces hostiles, extrémistes ou terroristes », selon un document du Comité militaire de l’Union européenne qui a fait l’objet d’une fuite. La presse de droite redoute l’arrivée en Europe de djihadistes étrangers. À noter : les derniers attentats commis en Europe, notamment en Grande-Bretagne et en France, l’ont été par des citoyens européens.

Boat-people : Terme anglais utilisé par la presse francophone pour désigner les milliers de Vietnamiens, Laotiens et Cambodgiens qui se sont entassés dans des bateaux en mer de Chine après la chute de Saigon, en 1975. Ces « réfugiés de la mer » ont été accueillis par de nombreux pays, notamment le Canada. De 1979 à 1981, près de 60 000 réfugiés vietnamiens se sont installés au Canada, dont 13 000 au Québec. Cette expression, teintée de bienveillance, est peu utilisée pour désigner les étrangers qui se pressent actuellement aux portes de l’Europe.

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— Permettez-moi de vous citer : « Mais ces réfugiés, ces rescapés, ne sont pas uniquement des victimes collatérales de la géopolitique internationale. Porteurs d’espoir, sûrement d’impatience aussi — la guerre en Syrie a commencé en 2010 —, ils ont décidé de prendre leur vie en main, quitte à la risquer. »

Bien que vous fassiez mention des camps de réfugiés qui se trouvent en périphérie de la Syrie : Jordanie, Liban, Turquie, ce qui pousse ces réfugiés à forcer les portes de l’Europe c’est le sous-financement international. Entre autre le PAM (Programme d’Aide Alimentaire) alors qu’il manque plusieurs milliards d’Euros pour parer au strict nécessaire.

En outre, d’autres pays de la région ne font pas leur part. Pas de réfugiés accueillis dans les Émirats, ni en Arabie-Saoudite qui dispose pourtant de capacités d’accueil. Sans doute parce que ce sont des pays trop pauvres pour recevoir dignement des frères et sœurs musulmans dans le besoin conformément aux préceptes du Coran….

Ce qui est moins « glamour » peut-être, c’est d’évoquer le volet militaire en contrepartie du volet humanitaire. Les hostilités en Syrie durent depuis trop longtemps. Hors le sujet « tabou » c’est une intervention armée sur le terrain : Syrie et Irak. Selon certains experts militaires, cela prendrait moins de six mois pour anéantir Daesh.

Cela mettrait un terme définitif au conflit, il serait possible de reconstruire la Syrie. Seulement la question est là : peut-on reconstruire ce pays sans mettre dehors, la gouvernance actuelle de ce pays ? John Kerry souhaite une solutuon diplomatique négociée pour se débarrasser de monsieur el-Assad et de son clan familial qui pèsent aussi depuis près de trois générations sur l’économie de la Syrie.

Et surtout peut-on établir la paix dans cette régions du monde, sans établir des forces d’occupations et de coopération internationales, tant en Syrie, qu’en Irak et même en Lybie, sur des périodes de temps assez longues, ce qui veut dire au bas mot : plusieurs décennies ?

Accessoirement, peut-on parvenir à de tels prodiges sans la moindre participation de la Russie et même la Chine qui dispose d’effectifs militaires considérables ? C’est en substance ce que déclare Patrick Weil que vous mentionnez.

Aussi je ne crois franchement pas que ces réfugiés aient « décidé de prendre leur vie en main », je pense essentiellement que c’est une « fuite en avant », que ces gens sont victimes de toutes sortes de manipulations et que ces manipulations servent principalement d’autres êtres humains peu scrupuleux qui considèrent leurs semblables (?) comme de la chair qu’on peut tant et aussi longtemps qu’elle est vivante : toujours exploiter.

— Vous écrivez encore ceci : « À titre de comparaison, la France, un peu moins peuplée [que l’Allemagne], ne doit en accueillir que 9 000 d’ici deux ans. » — Génial le « French bashing » !!!! — Où êtes-vous allé pêcher une information aussi peu fiable ? À vous lire, on dirait que la France, ce pays de « sans cœurs » qui est deux fois plus peuplé que le Canada, serait prête à faire deux fois moins à titre humanitaire que le Canada. De telles affirmations doivent faire saliver d’aise nos Conservateurs canadiens ! Ils n’en demandaient pas tant de votre part pour rester au pouvoir.

Ce genre de désinformations carrément malveillantes, sont dignes des habitants issus de pays imaginaires comme celui de l’Absurdistan, la contrée préférée de tous les bons bourgeois bienpensants. Un terroir dans lequel peut-être, vous auriez pris le soin tellement charitable d’y aller bourlinguer…. — Cela n’est-il pas ?

C’est vrai que pour tous ces réfugiés, ce serait le bon moment de faire leur pèlerinage à la Mecque, et d’y rester…

Vous avez bien raison de dire que l’Arabie Saoudite pourrait faire davantage pour leurs frères musulmans.