La santé de Hillary Clinton fera-t-elle couler sa campagne?

La question mérite désormais d’être posée.

Hillary Clinton interrompt son discours pour tousser, le 5 septembre, à Cleveland. (Photo: AP/Andrew Harnik)
Hillary Clinton interrompt son discours pour tousser, le 5 septembre, à Cleveland. Les quintes de toux qui émaillent les discours de la candidate lui ont valu des attaques répétées du camp républicain. (Photo: AP / Andrew Harnik)

Donald Trump souhaite un «prompt rétablissement» à sa rivale, Hillary Clinton, forcée au repos après avoir quitté abruptement une cérémonie de commémoration des attentats du 11 septembre 2001, dimanche, à New York.

Mais le candidat républicain et ses alliés ne se priveront pas, d’ici les élections du 8 novembre, pour insister sur le «risque» de confier les rênes de la présidence à Hillary Clinton, en raison de ses ennuis de santé. Trump martèle depuis des mois, sur toutes les tribunes, que son adversaire n’a pas l’énergie et la vigueur pour devenir présidente. Il n’avait pas encore réussi à faire de cette question un thème électoral.

La donne vient de changer.

«La santé de Hillary Clinton est maintenant devenue un véritable enjeu de la campagne présidentielle». C’est le titre qui coiffe cette analyse publiée dans le Washington Post, un quotidien pourtant réputé pour sa couverture critique, sans complaisance, de Donald Trump — ce dernier a même un temps décidé de bannir tous les journalistes du Post de ses événements.


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Sur Internet, les théories les plus farfelues circulent depuis longtemps sur la santé de Hillary Clinton. Serait-elle atteinte de la maladie de Parkinson? De démence? Ses adversaires, pour appuyer leurs dires, partagent et commentent de multiples vidéos sur les réseaux sociaux. L’une d’elles, tournée en juin dernier, lors d’un impromptu de presse, montre la candidate réagir de façon étrange à une question.

Sur le plateau de Fox News, le stratège républicain Karl Rove a récemment tenté de «prouver», tableau à l’appui, que Hillary Clinton cachait de graves ennuis de santé depuis longtemps. L’animatrice Megyn Kelly n’a pu s’empêcher de pouffer de rire.

Jusqu’à présent, l’ex-secrétaire d’État avait beau jeu de balayer du revers de la main toutes les rumeurs, moussées par des groupes conservateurs.

Mais une vidéo tournée dimanche par un simple passant (voir ci-dessous) pourrait s’avérer catastrophique pour l’image de la candidate démocrate. On y voit Hillary Clinton perdant l’équilibre avant d’être escortée à bord de sa limousine par des agents du Secret Service, qui assurent sa sécurité. La candidate démocrate venait de quitter la cérémonie de commémoration des attentats du 11 septembre 2001. Son équipe de campagne a d’abord expliqué que Clinton avait eu un «coup de chaleur». Puis, elle a annoncé que le médecin de Clinton lui avait diagnostiqué une pneumonie, vendredi.

 

 

Ces événements, jumelés au manque de transparence du camp Clinton, ont «changé la conversation» au sujet de la santé de Hillary, souligne le Washington Post. «Prendre au mot l’équipe de Clinton au sujet de sa santé n’est plus suffisant, désormais. Les gens raisonnables peuvent — et vont — avoir de véritables questions sur sa santé», écrit le quotidien.

Les ennuis de santé de Hillary Clinton deviendront-ils son «11 septembre» à elle? Marqueront-ils un tournant dans la campagne présidentielle américaine? La question mérite désormais d’être posée.

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Celles et ceux qui comme moi ont suivi en direct le discours d’investiture de madame Clinton, le 28 juillet dernier lors de la Convention démocrate ; il était possible dès cette soirée de remarquer que son « speech » était ponctué continuellement du moins dans les 20 premières minutes de grattements et de râlements de gorge.

J’avais attribué cela peut-être en partie à l’émotion, si ce n’est que les évènements présents tendraient à démontrer qu’elle aurait comme on dit vulgairement dès ce moment-là : « attrapé la crève ».

Bien qu’il serait encore très hasardeux de prendre pour acquise la défaite de madame Clinton, il ne fait aucun doute selon moi qu’elle sera observée, que sa capacité de reprendre le dessus sur son état de santé sera certainement scruté à la loupe par les médias et évidemment, les adversaires de la candidate démocrate ; même si Trump adopte volontairement sur ce chapitre un profil intentionnellement bas.

Au contraire le fait d’observer un certain tact sur ce genre de sujets, pourrait apporter à l’adversaire de madame Clinton du soutien et des appuis, mettant en valeur le côté humain de Donald Trump, lorsqu’en même temps d’autres à sa place s’ingénieront en sous-main à noircir le tableau comme cela se doit.

Je pense que ce seront les trois dernières semaines de cette campagne qui devraient être déterminantes. Si madame Clinton parvient à surmonter ce « coup du sort », si la résilience est au rendez-vous, elle sortira alors grandie et gagnante de cette épreuve, la récompense sera à l’avenant.

Si elle n’y parvient pas…. Alors contre toutes attentes, Trump pourrait bien finir par réaliser cette « mission » que plus d’uns voici encore quelques mois estimaient qu’elle était à toutes fins pratiques « impossible ».

Après tout : le rêve américain n’est-il pas de rendre possible même ce qui ne l’est pas ? — Les américains ont survécu à 8 ans passés avec George W Bush ; ils devraient possiblement pouvoir survivre malgré tout à 4 années avec ce magnat 🙂

La présidence devrait s’exercer entre 50 et 65 ans, sagesse étant sans doute arrivée et énergie encore présente. Passé cet âge, la désillusion s’installe ou bien la soif du pouvoir devient une mauvaise habitude.

Quel dommage, tellement triste après s’y être préparée depuis des mois voire…des années. Je lui souhaite de tout cœur un prompt rétablissement. Malheureusement, les votes iront au GENERAL TRUNP…incroyable et quelle bêtise.

Comme c’est dommage après s’y être préparée depuis si longtemps, elle est quand même tenace et courageuse. Nos meilleurs souhaits pour un parfait rétablissement.

Mais enfin, le fait d’être malade, d:avoir une faiblesse nous est tous arrivé et cela inclus Trump…C’est de la folie furieuse que de questionner ses compétences comme chef de la Maison Blanche seulement basé sur une toux et une faiblesse, soyons raisonnable voyons.

Quand quelqu’un a besoin de soutient pour ne pas s’effondrer de tout son long sur le trottoir je pense qu’il est légitime de se poser des questions, peu importe ce qu’elle fait ou veut faire dans la vie.

La job de président des USA est extrêmement exigeante et stressante, suffit de voir à quelle vitesse viellissent ceux qui l’excerce.

Le poste de Président des USA est tout simplement inhumain, le(la) titulaire de ce poste doit avoir une santé exceptionnelle.
Ce poste est le plus exigeant au monde

Je ne vois pas vraiment ce qu’une simple pneumonie peut avoir à long terme sur le bilan de santé général d’une personne. La pneumonie n’est qu’une infection microbienne et rien de plus.

Les personnes les plus à risques sont les enfants et les personnes âgées. Une campagne électorale exige qu’une personne se déplace d’un climat extrêmement chaud du sud des USA au nord ou le climat est plus doux, la personne passe aussi d’un climat sec à un climat humide et ce, de façon quotidienne, la meilleur façon d’avoir une pneumonie. Mme Clinton disposait d’un poste, avant élection, qui exigeait beaucoup de sa personne et ne vois réellement pas en quoi une simple pneumonie pourrait changer quoi que se soit.

Bien entendue les médias en a fait tout un plat parce qu’ils n’avaient rien d’autre à écrire pour vendre leur torchons.

La pneumonie peut être guérie en quelques jours ou elle peut vous envoyer à l’hopital pour deux mois, ça dépend des cas, j’ai vu les deux. Certains en meurent même.

Avec l’enjeu d’une élection présidentielle et le peu d’information dont on dispose (…) il est tout à fait normal que les médias débatent et spéculent.

Et une question tout à fait valide est de se demander si Mme Clinton aura la force de faire campagne jusqu’au bout quand on sait à quel point c’est exigeant.