L’autre héritage d’Obama

Le président a tiré profit d’une vieille loi pour protéger 24 nouveaux sites du patrimoine des États-Unis.

La réserve marine hawaïenne de Papahā­naumokuākea est la plus grande au monde. (Photo: Heather Bresch)
La réserve marine hawaïenne de Papahā­naumokuākea est la plus grande au monde. (Photo: Heather Bresch)

Barack Obama est récemment devenu le président américain à avoir classé le plus grand nombre de sites comme «monuments nationaux». Grâce à l’Antiquities Act, une loi datant de 1906 qui permet au président de protéger n’importe quelle terre fédérale, Obama a créé 24 nouveaux sites, en plus d’agrandir la superficie de plusieurs autres. Ces lieux sont protégés contre toute activité humaine qui menace d’altérer leur apparence et leur écosystème.

Graphique Les champions des sites protégés

Dernières actions en date: la création d’une réserve naturelle dans l’Atlantique, au large de la Nouvelle-Angleterre, et l’agrandissement de l’espace couvert par la réserve marine hawaïenne de Papahānaumokuākea. Cet agrandissement fait de cette réserve marine la plus grande au monde, avec une superficie de 1,51 million de km2, environ la taille du Québec. Le site, désormais fermé à la pêche commerciale, abrite 481 espèces et plantes sur les 1 225 classées en danger par le US Fish and Wildlife Service.

Depuis son entrée en vigueur, l’Antiquities Act a servi à préserver 145 sites du patrimoine naturel, historique et archéologique des États-Unis. Theodore Roosevelt, grand amateur de chasse et de plein air, est le premier à en avoir fait usage. Il a classé près d’une vingtaine de sites, dont une large portion du Grand Canyon.

 

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