L’avenir passe par Gaza

Les représentants du Hamas ne sont pas invités au sommet israélo-palestinien d’Annapolis, au Maryland. Pourtant, la paix au Proche-Orient est impossible sans eux. Dans cette prison à ciel ouvert qu’est la bande de Gaza, notre journaliste est allée à la rencontre des grands absents de ce sommet.

Leur territoire est à peine grand comme deux fois l’île d’Orléans et plus de 1,4 million de Palestiniens y vivent dans une pauvreté extrême. Dans le grand ballet des affaires internationales, on pourrait croire qu’ils ne comptent pas.

Pourtant, lorsque s’ouvrira, en novembre ou décembre, au Maryland, la conférence de paix organisée par les États-Unis, la bande de Gaza hantera tous les participants. Quel que soit l’accord signé, ce petit territoire devra ensuite faire l’objet de discussions avec les représentants élus qui n’ont pas été conviés à Annapolis, les députés du Hamas, ce mouvement islamique qui contrôle aujourd’hui Gaza.

Depuis les violents combats interpalestiniens qui ont déchiré la bande de Gaza, en juin 2007, le monde entier a pris la mesure des différences qui séparent désormais les Palestiniens. Il n’y a pas que leurs terres qui soient trouées comme un gruyère par les implantations israéliennes. Leur vision de ce que devrait être l’État palestinien l’est aussi !

Avec les années, minée par la pauvreté et la corruption du pouvoir, la bande de Gaza s’est de plus en plus ralliée au Hamas (acronyme pour « mouvement de résistance islamique », mais aussi mot signifiant « ardeur, enthousiasme », en arabe), qui offrait des services d’assistance publique avec des fonds fournis par les théocraties d’Arabie saoudite et d’Iran. Alors que la Cisjordanie, moins isolée, plus ouverte sur le monde et plus riche en ressources, dépend moins du soutien caritatif du Hamas et se sent plus proche des démocraties laïques.

Ce sont ces deux territoires palestiniens désormais culturellement, religieusement et politiquement distincts que Washington souhaiterait aujourd’hui réunir en un seul État !

L’espoir que la création de l’Autorité palestinienne — l’instance mise sur pied en 1993 par les accords d’Oslo dans le but de négocier un accord de paix avec Israël et qui administre la Cisjordanie et la bande de Gaza — avait fait naître semble aujourd’hui bien futile.

Pourtant, tout avait commencé de façon démocratique. En janvier 2006, le Hamas remporte les premières élections législatives libres organisées dans les territoires occupés, avec 42,9 % des voix (74 des 132 sièges au Parlement). Cette victoire est toutefois mal perçue par le parti rival Fatah, et par la communauté internationale, qui craint le radicalisme du Hamas, opposé à l’existence d’Israël.

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, invite alors le Hamas à former un gouvernement d’unité nationale, composé de ministres des deux partis (Fatah et Hamas). Mais les négociations échouent et Abbas menace de déclencher des élections législatives anticipées. La tension monte entre les militants des deux factions. Elle atteint son paroxysme en juin 2007 : le 15, à la suite d’affrontements qui font 113 victimes (plus de 300 en trois mois), le Hamas prend le contrôle de la bande de Gaza, provoquant la fuite des milliers de militants du Fatah, qui se réfugient en Cisjordanie.

Aussitôt, le président Abbas limoge Ismaïl Haniyeh de son poste de premier ministre, nommant à sa place le ministre des Finances, Salam Fayyad, et créant son propre gouvernement. Haniyeh et le Hamas contestent la légitimité de cette décision et affirment continuer d’être, à partir de Gaza, les véritables représentants de l’ensemble des territoires palestiniens.

Depuis, les territoires occupés sont divisés en deux entités politiques, soit la Cisjordanie, administrée par l’Autorité palestinienne, et la bande de Gaza, désormais dirigée par le Hamas. Le nouveau gouvernement siégeant à Ramallah, en Cisjordanie, n’est pas reconnu par le Hamas. Mais Ismaïl Haniyeh dispose de très peu de moyens pour « réformer » les institutions, et le secteur public de Gaza relève toujours de l’Autorité palestinienne.

C’est dans ce contexte que s’ouvrira à la fin de cet automne le sommet pour la paix. En coulisse, des pays comme l’Égypte travaillent à créer des ponts. Après la conférence d’Annapolis, ils seront aux premières loges pour tenter d’amorcer un dialogue avec le Hamas. Mais pendant ce temps, à Gaza, que se passe-t-il ?

La documentariste Katia Jarjoura a passé cinq semaines dans la bande de Gaza, en août et en septembre, pour participer à la réalisation d’un documentaire sur le Hamas. Produit par la chaîne britannique Channel 4, il sera diffusé dans le cadre du 20e anniversaire de la fondation du parti, en janvier 2008. Katia Jarjoura livre ici quelques fragments de son carnet de bord.

Erez, symbole du siège économique

Le soir descend, il faut faire vite. Rentrer à Gaza avant que la nuit nous déclare suspects. La bande de Gaza a beau être administrée par l’Autorité palestinienne depuis que les colons israéliens l’ont évacuée, en juin 2005, les frontières sont toujours contrôlées par Israël. Devant nous, un imposant bâtiment de verre et de métal fait barrage, prolongé de chaque côté par une ceinture de béton — le fameux Mur.

À l’intérieur, le poste de contrôle d’Erez ressemble à une aérogare abandonnée. De jeunes recrues israéliennes en uniforme jouent au poker, d’autres se liment les ongles dans leurs cabines aux vitres blindées. Aucun signe des centaines d’ouvriers palestiniens qui, il y a quelques mois encore, avaient l’habitude de traverser chaque jour pour gagner leur croûte en Israël. Depuis juin dernier, l’État hébreu a bouclé ses frontières et a déclaré la région « entité ennemie ». Seuls les journalistes et les humanitaires sont autorisés à passer. Et encore, il leur faut franchir cinq portes de fer et marcher 1,5 km le long d’un corridor de béton, surmonté de caméras, avant d’apercevoir les premières maisons, rasées, du village de Beit Lahiya. Le grincement des portes de métal donne l’impression de pénétrer dans une immense prison à ciel ouvert.

Gaza, ce vaste dépotoir

Un fort relent de pourriture flotte dans l’air. Plongée dans l’obscurité en raison du rationnement de l’électricité imposé par l’État hébreu, la ville de Gaza se fait d’abord sentir. Sur les trottoirs, au milieu de la rue, à l’entrée des immeubles, les déchets s’accumulent. Car les éboueurs sont tous en grève depuis deux mois. La police et les services de santé aussi. Sur ordre de leur employeur, l’Autorité palestinienne, pour inciter la population de Gaza à se soulever contre le Hamas. Si les employés de l’État veulent recevoir leur salaire, ils doivent rester chez eux. Drôle de paradoxe. À notre départ, fin septembre, on apprend toutefois que l’ordre de grève a été levé dans certains secteurs.

« Mais c’est charmant, Gaza, aujourd’hui, assure Azmi, notre chauffeur et interprète, avec le sourire. Ça n’a jamais été aussi paisible. » Bien enrobé, la quarantaine passée, Azmi se souvient des terribles jours de combat de l’été dernier entre les milices du Fatah et celles du Hamas. « J’ai dû faire évacuer ma famille sous les tirs et l’envoyer chez mes beaux-parents, dans un quartier plus sûr », raconte-t-il en dégageant un revolver de sous son siège. « Mais hamdullillah (« grâce à Allah », en arabe), le Hamas a su rétablir l’ordre à Gaza. »

L’islam comme mode de vie

Dans la prison d’État, le Hamas favorise la rédemption des criminels en les encourageant à apprendre par cœur des chapitres du Coran. En échange, il réduit leur peine : cinq sourates — certaines font jusqu’à 50 pages ! — valent un an de prison de moins. Une mesure dénoncée par des habitants de Gaza, qui craignent que la ville ne devienne une zone de non-droit à force de libérer ainsi des criminels.

Depuis mon dernier passage à Gaza, en 2001, la ville s’est largement islamisée. Bien que le voile ne soit pas imposé formellement, rares sont les femmes qui sortent la tête découverte. Beaucoup ont même opté pour le niqab — qui ne laisse paraître que les yeux — afin d’être tranquilles. « Le Hamas a accentué la pression sociale », critique Islam, une étudiante, qui n’ose plus sortir sans son voile.

À chaque coin de rue, les mosquées ont poussé comme les graffitis qui maculent les murs. Et elles ne désemplissent pas. Reste que l’islam du Hamas n’est pas celui des talibans en Afghanistan. La musique populaire est tolérée et accessible sur le marché, les femmes peuvent prendre un bain de mer — tout habillées, évidemment ! — et, surtout, elles peuvent participer à la vie sociale et politique.

La grogne intérieure

Gaza est un volcan qui sommeille. Principalement en raison de l’étranglement économique imposé par l’État hébreu et de l’interdiction de sortir du territoire. Les manifestations se multiplient : les ouvriers protestent contre le bouclage de la frontière avec Israël (où plus de 100 000 d’entre eux se rendaient travailler chaque jour).

Une marche collective est organisée par le Hamas pour dénoncer la fermeture du point de passage de Rafah, entre la bande de Gaza et l’Égypte. « Nous vivons dans une véritable prison ! » crie un homme en colère. Mais tout le monde s’entend pour rejeter la responsabilité sur Israël. « Le Hamas a été élu démocratiquement par les Palestiniens. Israël ne l’a jamais accepté », peut-on entendre çà et là dans la foule.

De nombreuses ONG locales crient famine. Elles sont privées des subventions extérieures en raison du boycottage international qui sévit depuis que le Hamas a pris le pouvoir, en 2006. « Le monde entier a fermé les yeux sur notre sort », dit tristement un responsable de la Société bénévole palestinienne, une ONG qui s’occupe de l’éducation des familles.

À Gaza, c’est l’ennui. Le jour, faute de parcs et de lieux de divertissement, on campe devant la télé ou on fait la sieste. La nuit, on va à la mosquée ou on fait claquer des pétards…

Première mission du Hamas : la sécurité

Abu Naïm, un jeune commandant, père de deux enfants, répond à l’appel de son talkie-walkie, au quartier général des Forces exécutives (kowet tenfisiyeh), cette brigade d’intervention mise sur pied par le Hamas en 2006. Des tirs ont été entendus dans le quartier populaire de Zeitoun et il faut y dépêcher une unité. Aussitôt, six policiers sautent à l’arrière d’une jeep et démarrent en trombe.

Avant le 14 juin 2007, les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne comptaient plus de 70 000 membres, répartis sur toute la bande de Gaza. Aujourd’hui, les Forces exécutives — principalement composées de combattants d’Al-Qassam, le bras armé du Hamas, reconvertis en policiers — doivent assurer la même tâche avec seulement 6 000 hommes.

Pour imposer l’ordre, le Hamas s’est empressé de désarmer ses rivaux — les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa et le Tanzim, les bras armés du Fatah — et d’interdire les manifestations publiques de l’opposition. Il s’est aussi organisé : les Forces exécutives arrêtent les voitures et vérifient les papiers d’identité. De jeunes volontaires, partisans du Hamas, balaient les rues et dirigent la circulation.

Assis derrière son bureau, Abu Obeida Jarah, le chef de la brigade d’intervention, dit que son principal souci demeure les militants du Fatah, qui tentent de déstabiliser la situation. « Nombre d’entre eux collaborent avec les agents de sécurité israéliens pour tenter d’anéantir le Hamas », dit-il, tout en jetant un coup d’œil à l’écran de télé, où défilent des images du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, serrant la main du premier ministre israélien, Ehoud Olmert.

La déchirure

Gaza n’est pas à l’abri d’une nouvelle guerre civile. Le Hamas accuse les militants du Fatah d’être des agents corrompus travaillant à la solde d’Israël. Le Fatah clame que le Hamas veut transformer la bande de Gaza en république islamique à l’iranienne et dénonce la répression des derniers mois : concerts interdits, pression sur les journalistes et sur les femmes…

En septembre, ces divisions s’expriment clairement lors de la prière du vendredi, alors que les militants du Fatah se rassemblent à l’extérieur des mosquées pour protester contre le Hamas. Armés de bâtons, les membres des Forces exécutives ne tardent pas à intervenir et à arrêter les manifestants. Salah, un jeune policier, nous avoue fièrement : « Nous attendions ce moment depuis longtemps ! Le Fatah a emprisonné et torturé des partisans du Hamas pendant des années en toute impunité. C’est à notre tour ! »

La situation se retourne toutefois rapidement contre le Hamas, qui n’avait pas mesuré la force de frappe des caméras. Le soir même, les images de policiers du Hamas déchaînés et d’opposants en sang font le tour du monde. Le Fatah vient de gagner la deuxième manche. Celle de l’opinion publique internationale.

La résistance pour « rester en vie »

Chaque nuit, les miliciens des Brigades Al-Qassam quadrillent la ville comme une armée de l’ombre. Munis de kalachnikovs et de lance-roquettes, les jeunes commandos, tapis dans l’obscurité, sont prêts à surgir à la moindre alerte. Car depuis que Gaza est sous l’emprise du Hamas, l’État hébreu menace régulièrement d’envahir de nouveau la zone palestinienne.

Après plusieurs jours d’attente, nous intégrons l’unité du commandant Abu Omar, un vétéran dans la quarantaine, aux cheveux grisonnants et au regard austère, qui n’apprécie guère la présence d’une femme parmi ses troupes. On m’oblige donc à rester dans la voiture pendant que le réalisateur-caméraman est invité à filmer l’arsenal militaire de la brigade, postée le long de la frontière israélienne. Des bombes antichars, des mines antipersonnel, des roquettes de type Qassam… À utiliser seulement en cas de légitime défense. Car le Hamas déclare avoir arrêté toute agression contre Israël. Il tolère par contre les opérations militaires du bras armé du Djihad islamique palestinien, qui continue de lancer des roquettes sur le territoire israélien.

Pour Abu Omar, comme pour nombre de combattants, la résistance est une question de survie du peuple palestinien. C’est d’ailleurs ce qui fait la popularité du Hamas, jugé plus intègre et plus efficace que le Fatah par la majorité des Palestiniens de la bande de Gaza. Le commandant s’est engagé au nom de son père, un réfugié de 95 ans. Celui-ci aurait tant aimé, avant de mourir, revoir son village natal, Herbia, situé en territoire israélien, à quelques kilomètres au nord de la bande de Gaza. C’est aujourd’hui le kibboutz Zikim. La douleur du père alimente le combat du fils.

Sur la route qui nous ramène vers l’appartement où nous logeons, je déchiffre un graffiti gribouillé en arabe sur un mur : « La résistance sera la seule option jusqu’à la libération de la Palestine. »

L’autre versant de l’histoire

À une vingtaine de kilomètres d’Erez, vers l’est, des Israéliens n’échappent pas au conflit. Dans la bourgade de Sederot, les roquettes des Brigades Al-Qods, bras armé du Djihad islamique palestinien, font des dommages au quotidien. Des classes de l’école secondaire Chaar Negev (la porte du désert) ont été transformées en bunkers. Cette année, 200 de ses 1 200 élèves ont préféré s’inscrire ailleurs. En dépit de la situation, Chaar Negev refuse de fermer ses portes. « Nous tentons de continuer à promouvoir l’entente et la cohabitation avec les Palestiniens, mais les roquettes ne nous aident pas », confie la directrice.

Le lendemain, une roquette atterrit sur la base militaire de Zikim, blessant 67 recrues israéliennes. À l’hôpital d’Ashkelon, les familles sont éplorées et furieuses. Le Hamas qualifie cette attaque de « victoire de Dieu ». Abu Omar, le commandant, est satisfait : pour lui, l’attaque de Zikim, c’est la revanche de Herbia, le village de son père.

Le Hamas, un partenaire pour la paix ?

« Le seul moyen pour que le Hamas devienne un partenaire pour la paix, c’est qu’il change sa raison d’être [la disparition d’Israël] », affirme Yaacov Amidror, ancien général de l’armée israélienne, interviewé chez lui, à Tel-Aviv, dans le cadre du documentaire. Il résume en ces termes l’attitude actuelle de l’État hébreu à l’égard du mouvement islamique : le refus de tout dialogue.

D’autres Israéliens rencontrés estiment que cet entêtement est une grave erreur, qui ne contribue qu’à radicaliser davantage les partisans du Hamas. À Gaza, lors d’une entrevue réalisée à la mosquée où il se rend chaque soir pour s’adresser à ses fidèles, le premier ministre déchu Ismaïl Haniyeh a rappelé la position officielle du Hamas : « Nous proposons un long cessez-le-feu [hudna] avec Israël en retour du retrait de tous les territoires occupés aux frontières de 1967. » Une façon indirecte de dire que si l’État hébreu respecte la résolution 242 des Nations unies, le Hamas finira par reconnaître l’existence de son voisin.

Mais pour l’instant, rien ne semble plus improbable. Le Hamas est tenu à l’écart du sommet pour la paix au Proche-Orient prévu cet automne. Mahmoud Abbas a multiplié les mesures intransigeantes à l’égard du mouvement islamique, en dépit de l’appel à l’unité nationale lancé par Ismaïl Haniyeh. Mais le Hamas n’abandonnera pas la partie. Ses partisans savent pertinemment qu’une paix négociée sans le Hamas est irréalisable. Et que l’unique solution pour sauver les Palestiniens de la crise et éviter un autre bain de sang, c’est de former un nouveau gouvernement d’entente nationale (avec des ministres des deux partis), comme le prônent les dirigeants du Hamas.

Les acteurs

• Autorité palestinienne : entité gouvernementale qui représente les Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza.

• Mahmoud Abbas : président de l’Autorité palestinienne, dont le siège est à Ramallah.

• Ismaïl Haniyeh : premier ministre limogé en juin 2007, membre du Hamas, qui considère son limogeage comme illégitime. Il dirige la bande de Gaza à partir de la ville de Gaza.

• Hamas : parti islamiste principalement financé par l’Arabie saoudite et visant au rétablissement d’un État palestinien sur tout le territoire (Israël, Cisjordanie, bande de Gaza). Élu aux élections législatives de 2006.

• Brigades Ezzedine Al-Qassam : bras armé du Hamas.

• Fatah : parti laïque fondé par Yasser Arafat, leader de la lutte pour la création d’un État palestinien, inspiré par le nationalisme arabe.

• Brigades des martyrs d’Al-Aqsa et Tanzim : bras armés du Fatah, installés en Cisjordanie.

• Djihad islamique palestinien : parti qui prône la destruction d’Israël et la création d’un État palestinien islamique sur la totalité du territoire de la Palestine. Premier groupe palestinien à s’être engagé dans la lutte armée contre Israël, en 1980.

• Brigades Al-Qods : bras armé du Djihad islamique palestinien.

À quoi s’attendre du sommet pour la paix d’Annapolis ?

• Les concessions que le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, devrait faire pour parvenir à un accord, telles que la partition de Jérusalem et le retrait des colonies de Cisjordanie, pourraient provoquer la chute de son gouvernement et précipiter de nouvelles élections.

• Les divisions entre le Fatah et le Hamas affaiblissent la position palestinienne face à Israël et accentuent la pression sur Mahmoud Abbas, qui se verra contraint de faire davantage de concessions pour ne pas revenir d’Annapolis les mains vides. Car si le sommet échoue, le Hamas gagnera en popularité. Si un document d’entente est signé, il y a peu de chances qu’il puisse être mis en œuvre sans l’appui des partisans du Hamas.

• Les États arabes, surtout l’Arabie saoudite, ont essayé d’encourager l’État hébreu à accepter de mettre fin à l’occupation en offrant d’apporter, par leur participation, leur soutien à cette réunion. Ce qui constituerait une victoire pour Israël sur le plan de la normalisation de ses rapports avec ses voisins arabes.

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