La COVID-19 en… Europe

Crise royale, robots infirmiers et hôpitaux à grande vitesse : tour d’Europe de la pandémie.

A

ESPAGNE
Nationaliser les hôpitaux privés

En Espagne, en plus du système de santé public, il existe un réseau d’hôpitaux, de cliniques et de laboratoires appartenant au secteur privé. Or, depuis le 15 mars, tous ces prestataires de services de soins sont sous l’autorité de l’État, et ce, pour une durée indéterminée. Une décision sans précédent, annoncée alors que l’Espagne était l’un des pays les plus touchés par la pandémie en Europe.

Cette mesure permet à l’État de réquisitionner le matériel de protection du secteur privé, ainsi que des lits et des espaces qui sont convertis en lieux de soins pour les malades du coronavirus.

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B

ROYAUME-UNI
Une crise royale

« Ensemble, nous luttons contre cette maladie et je tiens à vous rassurer que, si nous restons unis et résolus, nous allons la vaincre […] Des jours meilleurs reviendront : nous serons à nouveau avec nos amis, nous serons à nouveau avec nos familles, nous nous reverrons. » Ces mots sont ceux de la reine Élisabeth II, qui s’est adressée officiellement à la nation britannique le 5 avril dernier pour la quatrième fois seulement en 68 ans de règne (en dehors de ses traditionnels discours de Noël).

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C

FRANCE
Ambulances ultrarapides

Pour transporter les malades d’une région à l’autre et ainsi soulager les hôpitaux les plus touchés par la contagion, la France utilise un moyen de transport inédit : le train à grande vitesse (TGV).

Le premier de ces trains-ambulances a quitté l’Alsace le 26 mars à destination des Pays de la Loire, avec 20 malades à son bord. Les jours suivants, des TGV ont évacué plusieurs dizaines de patients depuis les hôpitaux saturés d’Île-de-France vers des établissements de santé en Bretagne.

Les malades reposent sur des brancards posés sur les sièges recouverts de bâches et sont tous entourés par sept ou huit soignants. Les porte-bagages servent de réserves de matériel, et les voitures-bars ont été transformées en postes de contrôle médicalisés.

Au besoin, la stabilité du TGV permet aux soignants d’effectuer des gestes de réanimation, mais pour éviter tout risque de douleurs lors du déplacement, les patients sont plongés dans un coma artificiel avant le voyage.

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D

ITALIE
Robots infirmiers

Le personnel de l’hôpital Circolo à Varèse, en Italie, a reçu un renfort inattendu. Six robots acquis par l’hôpital s’activent auprès des malades atteints du coronavirus, vérifiant les paramètres vitaux ou déclenchant des procédures indispensables au maintien de la vie. Leur force : ils ne peuvent être contaminés. Ces assistants médicaux pilotés à distance permettent ainsi aux médecins et aux infirmiers de se protéger et d’économiser des équipements de protection. Et, selon le personnel de l’hôpital, ils auraient un autre atout : ils font sourire les patients. Une option futuriste pour soulager un système de santé éprouvé ?

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E

ALLEMAGNE
L’exception allemande

À la mi-avril, le taux de mortalité associé à la COVID-19 était de moins de 2 % en Allemagne, contre plus de 10 % en Espagne et en Italie. Comment l’expliquer ?

L’Allemagne est l’un des pays qui effectuent le plus grand nombre de tests dans le monde (près d’un demi-million par semaine), ce qui fait baisser la proportion de décès par rapport au nombre de cas connus. Mais la qualité du système de santé allemand joue aussi un rôle important. Dès janvier, les laboratoires d’un bout à l’autre du pays ont constitué des stocks de tests de dépistage. L’Allemagne disposait également d’un grand nombre de lits en soins intensifs, 34 pour 100 000 habitants (en comparaison, le Québec dispose de 12 lits pour 100 000 habitants). Enfin, les tests réalisés à grande échelle ont permis d’isoler les porteurs sains et de traiter rapidement les malades, y compris les cas légers.

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F

SUÈDE
La stratégie risquée de la Suède

Face à la pandémie, la Suède a adopté une stratégie relativement détendue. Les rassemblements de plus de 50 personnes ont été interdits, mais cette directive exclut des lieux comme les écoles, les restaurants et les centres d’entraînement, qui restent ouverts. Et ce, malgré le fait que le nombre de décès dus à la COVID-19 en Suède est de loin le plus élevé en Scandinavie, soit plus de 2 800 au début du mois de mai, comparativement à 215 décès en Norvège et 500 au Danemark. Le gouvernement suédois demeure optimiste quant à la possibilité d’obtenir l’immunité collective grâce à cette stratégie. Un pari risqué, qui témoigne par ailleurs de la grande confiance des Suédois dans leur système de santé.

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G

HONGRIE
La démocratie mal en point

Dans le but de lutter plus efficacement contre le coronavirus, le Parlement hongrois a donné au premier ministre Viktor Orbán de nouveaux pouvoirs. Celui-ci peut choisir de prolonger indéfiniment l’état d’urgence en vigueur depuis le 11 mars, sans demander l’aval du Parlement. En plus de permettre au gouvernement de légiférer par ordonnances, la loi instaure également jusqu’à cinq ans de prison pour la diffusion de fausses nouvelles sur le virus ou sur les mesures gouvernementales, alors que les rares médias indépendants du pays font régulièrement l’objet de telles accusations. Cela fait craindre à certains observateurs des droits civils une nouvelle dérive totalitaire du leader d’extrême droite, qui règne avec une main de fer sur la Hongrie depuis 2010.

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H

UKRAINE
Le virus du ski

En Ukraine, le coronavirus s’est trouvé un nouveau surnom : « le virus de Courchevel », du nom de la station de ski des Alpes françaises, très prisée par les élites russes et ukrainiennes. Selon les révélations de l’hebdomadaire Novoïe Vremia, au moins une juge et cinq députés ukrainiens ont contracté la COVID-19 après avoir participé à des soirées mondaines dans la cossue station de sports d’hiver. Plusieurs hommes politiques de même que des personnalités russes ont confirmé s’y être rendus. Si bien que le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a directement désigné la station alpine comme source de la contagion dans sa ville.

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1 commentaire
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J’apprécierais plus de positif des journalistes, surtout de radio Canada.
J’apprécie alex castogay, Sébastien Bovet ,Julie drolet, le plus objectif c’est Joseph facal

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