Le Front national et les jeunes: irrésistible attraction?

En France, ce vote massif des jeunes pour le parti d’extrême droite n’en finit pas de surprendre. Pourtant, le phénomène est loin d’être nouveau. 

Photo: Audrey Poree/ABACAPRESS.COM
Photo: Audrey Poree/ABACAPRESS.COM

PolitiqueLa percée du Front national (FN) en France fait mentir ce que certains considèrent comme un adage: plus on vieillit, plus on s’extrémise. Les élections régionales, dont le premier tour s’est déroulé dimanche dernier et le second aura lieu dimanche prochain, ont en effet confirmé que le socle électoral du parti de Marine Le Pen est constitué d’une majorité d’électeurs de moins de 30 ans.

Selon une enquête réalisée en ligne, le 6 décembre, par la maison de sondage Harris Interactive, 34 % des votants de 18-30 ans ont donné leur voix au FN, soit environ six points de plus que la moyenne nationale, puisque le parti de Marine Le Pen a récolté 27,8 % des suffrages. Dans l’ordre de préférence des «jeunes» viennent ensuite le Parti socialiste au pouvoir (22 %), puis l’alliance entre la droite et le centre (19 %), et enfin le Front de Gauche et les Verts (12 %).

«Ce vote frontiste n’est pas qu’un vote de protestation», a expliqué à 20 Minutes Jean-Daniel Lévy, directeur de la division Politique et Opinion de Harris Interactive. «Il répond à une forte demande de changements ainsi qu’à trois thématiques nationales que l’on remarque aussi chez l’ensemble des Français», à savoir l’emploi, la sécurité et l’immigration, les trois enjeux ayant le plus compté pour les jeunes au moment du scrutin.

Déjà, lors des élections européennes de mai 2014, près d’un tiers (30 %) des moins de 35 ans avaient voté «bleu Marine», et le site des Inrocks expliquait «pourquoi le FN cartonne chez les jeunes».

«L’image de Marine Le Pen a supplanté celle de son père, et elle est bien plus engageante. Son discours “gay-friendly, pseudo féministe, qui s’écarte des expressions racistes un peu trop brutales” a rajeuni le parti, selon le sociologue Sylvain Crépon. Le FN, qui est d’ailleurs le premier parti de France en termes de présence sur les réseaux sociaux, apparaît moderne et connecté à la vie des jeunes. Voter FN, aujourd’hui, n’est pas non plus un geste tout à fait ordinaire. Cela reste un signe de défi: le côté sulfureux du Front national séduit toujours, et c’est cet équilibre entre bonne conduite et positionnement anti-système qui fait la force du parti.»

Pour Atlantico, ce même Sylvain Crépon a précisé en quoi le parti frontiste est attirant pour les jeunes, notant au passage que ce sont surtout des «jeunes arrivant sur le marché du travail en temps de crise» et «inquiets quant à leur avenir» qui sont réceptifs aux arguments du FN.

«Mal à l’aise avec la mondialisation, ces jeunes sont généralement issus des catégories populaires, possèdent peu de diplômes et ne parlent pas de langues étrangères. Défiants vis-à-vis des partis de gouvernement, les positions alternatives et radicales du FN peuvent les attirer (par exemple, réserver les prestations sociales, les emplois, les logements sociaux, etc., aux Français dits “de souche”). […] Dans les catégories populaires, dans un contexte de pessimisme et de désenchantement dus, entre autres, à la crise économique, cela peut apparaître comme une solution alternative, quelque chose que l’on n’a pas encore essayé.»

Cette analyse semble donner corps aux résultats d’un long sondage baptisé «Génération quoi?», auquel se sont prêtés 210 000 jeunes de 18 à 34 ans, à l’automne 2013. Cécile Van de Velde et Camille Peugny, deux sociologues de la jeunesse, avaient analysé les quelque 21 millions de réponses fournies avant d’en tirer quelques enseignements pour Le Monde.

Ces jeunes s’étaient notamment vu demander de choisir un terme pour définir leur génération. Leurs choix? «Sacrifiée» et «perdue». Leur pessimisme était édifiant. «Seuls 25 % des 18-25 ans ont la conviction que leur vie sera meilleure que celle de leurs parents. Ils sont 45 % à imaginer qu’elle sera pire, 29 % qu’elle sera semblable. Près d’un tiers sont persuadés qu’ils ne connaîtront jamais autre chose que la crise», écrivait le quotidien français.

De même, leur regard envers la classe politique était sans concession: pour la moitié des 18-25 ans, les politiciens étaient «tous corrompus». «Ils font l’expérience de la désillusion politique. C’est la première fois qu’ils vivent la gauche au pouvoir. Et ils ont le sentiment que rien ne change pour eux. Ce sont des gens informés, qui ne se fichent pas de la politique, qui ont des habitudes participatives liées à l’usage des réseaux sociaux. Mais l’offre politique ne répond pas à leurs attentes. La démocratie ne s’adresse pas à eux. Ils n’iront pas voter mais ce sera une abstention politique, réfléchie, presque militante», expliquaient les deux sociologues.

Avec 27,8 % des voix, le FN a mobilisé quasiment le même total d’électeurs (6 018 914 voix) aux régionales – qui mobilisent traditionnellement moins la population – que lors des présidentielles de 2012 (6 421 426 voix). Sans conteste, le FN a bénéficié de l’élan sécuritaire provoqué par les attentats de janvier et du 13 novembre pour se hisser en tête des votes, comme l’a expliqué à L’Express Pascal Perrineau, politologue et chercheur du Centre de recherches politiques de Sciences Po.

«Les enjeux qui en découlent, notamment sécuritaires, sont associés dans la tête des Français au FN en dépit du fait que la région n’ait aucune compétence, ou presque, dans ce domaine. Le vote a été très nationalisé, et les Français connaissent peu les compétences des régions.»

Les jeunes ne s’en cachent d’ailleurs pas du tout: les attentats ont joué un rôle majeur dans leur prise de décision. Près du quart (24 %) d’entre eux ont avoué que leur choix avait été influencé par ces événements tragiques.

Bien que le FN soit arrivé en tête dans 6 régions sur 13, et malgré son virage en tête en volume de voix au premier tour, Alexandre Dézé, maître de conférences en science politique à l’Université de Montpellier et coauteur des Faux-semblants du Front national: Sociologie d’un parti politique, a refusé de lui donner le titre honorifique de premier parti de France. Dans L’Obs, il a rappelé qu’avant les résultats du second tour, le FN ne comptait en France que «deux députés, deux sénateurs, 1 500 conseillers municipaux (sur 530 000), 11 mairies (sur 36 000), un peu plus de 50 000 militants…»

«Tous les événements récents – de la “crise des migrants” aux attentats du 13 novembre – semblent conforter la vision du monde anxiogène, eschatologique, anti-islam et xénophobe du FN. Sans compter sur les difficultés économiques persistantes du pays, le faible soutien dont bénéficie l’exécutif, la difficulté de la droite à se positionner…»

Une gauche impopulaire, une droite qui se cherche idéologiquement… La véritable réussite du FN, pour l’instant, est d’avoir saisi l’occasion qui s’est offerte à elle: celle de s’engouffrer dans la brèche et d’exister désormais comme une option viable pour les Français. Nicolas Lebourg, un historien spécialiste de l’extrême droite interrogé par Libération, n’y est d’ailleurs pas allé par quatre chemins pour décrire ce phénomène: le FN est aujourd’hui porteur d’espoir pour une frange importante des électeurs.

«Le Front national a réussi sa mutation avec une ligne très définie, un accent mis sur l’identité française, l’immigration, la sécurité. Ce sont des thèmes qui parlent aux gens. […] L’inquiétude liée au terrorisme n’a jamais été aussi forte qu’après les attentats du 7 janvier, c’est une peur qui est réelle. Dans le nationalisme, il y a d’un côté “eux, les autres”, qui représentent la présence arabo-musulmane, et puis il y a le “nous” qu’il faut préserver. Le FN n’a donc pas, comme on peut le dire, un discours de haine, mais désormais, d’unité. Voter pour l’extrême droite représente pour ses électeurs un changement de vie, un espoir.»

«Les incroyables scores du FN, c’est la révolte du peuple contre les élites», a d’ailleurs déclaré triomphalement Marine Le Pen, au lendemain de cette soirée historique.

La campagne présidentielle de 2017, rappelle Alexandre Dézé, débutera dès dimanche soir. Son coup d’envoi risque fort de prendre la forme d’une victoire historique du FN. Et son issue?

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Pensez-vous qu’un jour on va voir Marine Le Pen à TLPM? (elle a donné une entrevue à Sylvain Bouchard)

http://www.fm93.com/regional-quebec/nouvelles/crise-des-migrants-marine-le-pen-denonce-les-aut-737895.html

Pensez-vous qu’un jour le Québec va avoir sa Marine Le Pen? (parce que d’évidence il y a un trou à droite)

TLMEP, une grand-messe socialiste dégoulinante de rectitude politique, est une réunion très complaisante et indulgente qui se passe la plupart de temps entre gauchistes bienveillants (jamais on ne les challenge!) qui devient subitement une sorte de dîner de cons lorsque une personne de la droite y est présente (voir entre autres l’invitation du matricule 728 où notre gogoche bien pensante s’est acharnée comme une meute sauvage sur Madame Trudeau au grand plaisir du lecteur de cartons…). Et c’est sans parler du fou de roi complètement inutile…

Tiens une idée comme ça pour faire changement de la serviabilité envers la gogoche…pourquoi ne pas inviter Marine Le Pen et Eric Zemmour d’un côté et les QS de l’autre?

Ça ferait un beau débat non? La pensée unique au Québec en serait ébranlée à tout jamais. J’imagine déjà les longs soupirs et les élans de panique de nos marxistes bien pensants…

« parce que d’évidence il y a un trou à droite »

En fait, pour être plus précis, il y a un trou non à droite, mais à l’extrême-droite. Et c’est pas en le remplissant que d’aucuns vont y changer quelque chose, hi hi, vu que comme disait l’entertainer Dino Risi (qui l’a bien connu dans son enfance puis son adolescence) : « Le fascisme est un vide qui se croit plein. » En fait, moi, j’aurais plutôt appelé ça « nihilisme pansyncrétique », histoire de faire plus chic, mais bon, « vide qui se croit plein », ça veut dire exactement la même chose. Un rien qui se prend pour un quelque chose et qui, précisément pour cette raison, avale tout et son contraire. «Son éclectisme lui permet de tout admettre.», observait le comte Sforza, pugnace antifasciste de droite.

« Il y a un trou à l’extrême-droite » peut donc se reformuler en : « l’extrême-droite est un trou qui s’ignore ».

« Dans le nationalisme, il y a d’un côté “eux, les autres”, […] et puis il y a le “nous” qu’il faut préserver. » Bref, voilà 40 ans que le Québec a son Front National qui a pris le pouvoir à trois reprises… Certains, ce sont les musulmans, nous, ce sont les anglais…

Quel commentaire ridicule et de mauvaise foi! Sur Facebook on vous déclarerait « troll », une sorte de semeur de zizanie. Comme si la situation au Québec reflétait celle qui prévaut en France. Comme si la France n’était qu’une petite bourgade parmi une mer de 450 millions de musulmans qui essaient de survivre en tant que nation. Je comprends que la capacité de comprendre, d’analyser, de schématiser une situation n’est pas du ressort d’une certaine majorité qui carbure à la pensée obtus et populiste, mais vous auriez pu la laisser de côté celle-là, disons, juste un brin d’honnêteté envers votre peuple.

Petite remarque: les musulmans (de l’Islam) sont des religieux. Les arabes, marocains, algériens et autres sont des nations ou peuples. Ne pas mêler individu et religion, ce sont deux entités distinctes, et comme dans toutes nations, il y a des athées et des religieux.

Comme vous avez raison.

Le PQ a exploité cette veine ad nauseam: NOUS (i.e.: les bons petite Québécois avec des chapeaux blancs victimes innocentes des assauts violents et répétés des « autres ») et EUX (i.e.: les autres…soient gros méchants Anglais avec des chapeaux noirs qui nous ont exploités sauvagement nous traitant en esclaves dans notre propre contrée…).

Très bon article qui reflète tres bien la situation en France. Le contexte économique semble si desastreux, qu’en effet, les extremes ont toute leur place dans le coeur de cette génération sacrifiée. J’en fais partie de cette generation et j’ai eu la chance de pouvoir m’expatrier, mais en effet, ces nombreux francais qui ne le peuvent pas car detenant moins de diplomes attrayant a l’étranger ou qui ne parlent pas de langues étrangères ont l’impression d’être abandonné. Selon moi, si la situation economique s’ameliorait, le FN perdrait de nombreuses voix. C’est très simpliste, même si la situation est bien plus complexe, et cela n’excuse pas le vote pour ce parti, mais il faut comprendre que les jeunes qui vivent la crise depuis 2008 n’ont plus d’espoir. De nombreuses offres d’mploi ont plus de centaines de candidats qui se présenteront, les ressources humaines en profitent, discriminent les femmes entre autre entre 25 et 35 ans a l’embauche et bien sur, les personnes dont les noms ne leurs semble peu familiers. Le modèle français est mort pour moi malgré tout l’attachement que j’ai encore pour mon pays. J’ai toujours proné des valeurs d’ouverture et de partage, mais je suis tres consciente qu’en vivant au Québec, c’est bien plus facile de penser ainsi que si j’étais restée en France sans emploi. Recemment, on m’a quand même dit ici ‘ on va vous mettre sur un bateau vous les immigrants et vous repartirez d’ou vous venez’. J’ai expliqué qu’étais aussi une citoyenne canadienne et qu’on ne pouvait pas me déchoir de ma nationalité, mais peu importe ce sont des paroles que j’entend et qui me font mal au coeur…

Tracassez-vous pas pour ça, à part les autochtones, on est tous des descendants d’immigrants, même si ça fait 350 ans que nos ancêtres sont descendus du bateau. Mais il y a des imbéciles dans toutes les sociétés.

Si on se fie à la théorie de l’évolution, tous les peuples actuels de la terre sont originaires de l’Afrique et donc, par conséquent, nous sommes tous des immigrants, même les autochtones qu’on appelle faussement « Premières Nations ». D’où viennent les races, je me le demande encore?

« Si on se fie à la théorie de l’évolution, tous les peuples actuels de la terre sont originaires de l’Afrique. »

Si on se fie à une théorie de l’évolution MONOGÉNISTE – ce qu’heureusement était Darwin – oui. Mais le polygénisme, qui avait pignon sur rue à son époque, était la destruction du genre humain déguisée en science (phrénologie, raciologie, craniométrie et autres saucissonnages de la diversité humaine sur une base PHYSIQUE, naturelle-biologique).

Le principe régulateur d’une seule origine commune à tout le genre humain ne fut pas, pour un fois, une découverte de la science moderne : mais sans doute l’apport le plus important et le plus positif du monothéisme au devenir de l’Homme. C’est le judaïsme qui, le premier (à l’échelle du monde méditerranéen en tout cas) affirma ce principe, suivi du christianisme puis de l’Islam. Et en fait, ce qu’on appelle le « principe d’élection du peuple juif » – auquel on a fait dire tant de bêtises, et notamment son contraire pur et simple – est tout simplement cela, c’est le début de la notion même de genre humain. À un seul Dieu – ce qui était alors la grande nouveauté – correspondait logiquement une seule humanité, si bien que Juif et non-Juif apparaissent à la fois. Nous sommes tellement habitués – fort heureusement d’ailleurs ! – à la notion de genre humain que nous avons perdu de vue que cette notion, pour exister, a bien dû être pensée un de ces quatre, qu’elle ne nous est pas tombée toute crue dans le bec. Et même avant avant le judaïsme, il y eut l’émergence des premières langues phonologiques – dites également « langues sémitiques » – qui permettaient, pour la première fois, de dire « je ». Une chose et l’autre se correspondent tout à fait.

Les doctrines polygénistes et autres théories de la race, telles qu’elles apparurent à partir de la fin du 18e siècle dans leur version « scientifique » (c’est-à-dire qui .étaient prises et se prenaient dur comme fer pour des sciences), furent popularisées notamment par des gens qui se réclamaient de l’évolutionnisme – mais abusivement, puisque Darwin était monogéniste – et semblaient travailler d’arrache-pied, en tout aveuglement bien sûr, à détruire ce principe d’une seule origine commune à tout le genre humain. Cela va des anthropologues et ethnologues qui organisèrent les « zoos humains » à partir de 1870 jusqu’à Vacher de Lapouge (vers 1920-1930) et sa pseudoscience l’anthroposociologie, que le malheureux combinait à une sorte de culte néo-païen du soleil…

Et donc, quand, au cours des années 80 du vingtième siècle, on entendit FINALEMENT des savants déclarer à l’UNESCO ce principe de l’origine commune de tous les hommes, on pouvait certes dire : « Eh ben, vous y avez mis le temps avant d’en revenir ! Et que de dégâts, que de destructions, que de charniers sur les entrefaites ! »

N’écoutez pas les imbéciles d’ici qui en veulent aux immigrants. Ils n’ont rien compris. Quand on est con, on est con, disait Brassens.

Ces jeunes s’inspirent de leurs parents: peur de la mondialisation, anti-libéralisme incarné, relents de protectionnisme. En France, la gauche de la gauche rejoint l’extrême-droite, en proposant de veilles recettes depuis longtemps discréditées. Hélas pour ces jeunes à nouveau embarqués avec les vieux démons de la solidarité nationale, frileuse et hexagonale, il sera impossible de se détacher des obligations, des ententes et des règles associées à l’Europe fédérée sans éviter le retour au franc à la déflation et au chômage chronique, dans une belle fuite en avant qui aura pour première conséquence d’affaiblir le pays et sa place dans le monde. Pour échapper aux problèmes du sous-emploi, l’on ne peut compter aujourd’hui que sur l’ouverture et la libéralisation des marchés, le travail acharné jusqu’à 65 ans, l’éducation, la mise en concurrence des entreprises nationales et l’innovation. Ces vraies recettes se trouvent au centre de l’échiquier politique (Manuel Valls, Alain Juppé, même combat !), mais cela, même les élites française, médiatiques, pensantes et syndicales ne l’ont pas encore compris.

Le désespoir aide effectivement les partis d’extrême droite à prendre le pouvoir. L’histoire nous le montre clairement: le Parti national-socialiste des travailleurs allemands (les nazis) a pris le pouvoir suite à la crise profonde des années 20 amplifiée par les réparations de guerre suite à la première guerre mondiale et par l’identification d’une minorité qui servait de bouc-émissaire, les juifs. Les fascistes d’Italie ont surfé sur une vague identique.

Le FN est aussi aidé par l’extrême droite islamiste de Daech et d’Al Qaeda qui rêvent de détruire les démocraties occidentales. Enfin, la ghettoisation des minorités ethniques exacerbe le sentiment du « eux et nous » car les minorités en se retranchant dans des quartiers spécifiques donnent l’impression qu’elles ne veulent pas s’intégrer au peuple français en cherchant à répliquer en France un microcosme de leur pays d’origine. C’est une tendance qu’on peut aussi voir au Canada dans une certaine mesure et qui pourrait causer un dérapage si les conditions le permettaient.

Son issue? Si le passé est garant de l’avenir, la France pourrait glisser vers une crise beaucoup plus sérieurse que celle qu’elle connaît maintenant, une crise qui risque de devenir intraitable et qui pourrait jusqu’à mettre en danger les fondements même de la République et de sa démocratie.

Bon commentaire mais je préciserais que le désespoir favorise TOUS les extrémismes, ceux de droite comme de gauche qui se ressemblent beaucoup d’ailleurs et ce n’est pas un hasard. Cercle vicieux en plus car la plupart des extrémistes ont des politiques désastreuses pour l’économie, ce qui augmente le désespoir…

D’accord pour la France par ailleurs ils ne sont pas sortis de l’auberge, mais la France c’est la France et ils finissent par s’en sortir…

Les jeunes français en ont marre des élites françaises de gauche! On a vu dans le sondage sur leur avenir , la grande majorité de ces jeunes veulent se reconnaître dans leur patrie! Le FN de Marine Le Pen est l’ espoir du changement ! C’ est aussi pour eux l’ opportunité de reconquérir L’urne et le pouvoir du peuple!
Ils n’ ont plus confiance aux socialistes et le statu quo; ils veulent simplement faire partie de la solution et ont décidés que le FN représente le plus leur aspirations! Les socialistes et autres partis traitent le FN de parti d’ extrême droite et eux ne se sont jamais vus comme des gens d’ extrême gauche ! En France comme au Québec ; on n’ a pas dire grand chose de logique pourtant ; pour passer pour des gens d’ extrême droite!

Le PS et LUMP se sont faits leurs,certaines des idées du FN sous tendues par une idéologie anti-semite. De ce fait,faire du FN un parti honteux n ‘a plus de sens.
LIBRE a chacun de voter pou l’un de ces 3 partis.La France est aujourd’hui clairement anti semite.
Ces 3 partis ont commis enormement de tords à une partie de sa population percue à tord comme etrangère et non intégrée. JE VOUS renvoie à un article de mediapart
(la France xenophobe)