Le Klondike mongol

Le Canada et la Mongolie se font de l’œil. Sükhbaatar Batbold, premier ministre de ce pays de trois millions d’habitants, est venu rencontrer Stephen Harper à Ottawa à la fin de septembre pour discuter coopération politique et libre-échange.

Le Klondike mongol
Photo : Zuma/Keystone

L’enjeu principal : faciliter l’accès des sociétés minières canadiennes aux gigantesques ressources naturelles mongoles.

LE CANADA BIEN PRÉSENT

Le Canada est le deuxième investisseur étranger direct en Mongolie, après la Chine, mais le premier dans le secteur minier. Près de 98 % des 255 millions de dollars investis par le Canada le sont dans les mines. Une cinquantaine de compagnies minières canadiennes s’y trouvent déjà.

UN PAYS D’ABONDANCE

Le sous-sol mongol regorge entre autres d’or, d’argent, de cuivre, d’uranium, de charbon et de tungstène. La plus grosse pépite est la mine de cuivre et d’or Oyu Tolgoi, dans le sud du pays. La canadienne Ivanhoe Mines l’exploite depuis l’an dernier et y emploie plus de 4 500 per­sonnes. La pleine production, attendue pour 2018, devrait lui permettre de générer jusqu’à un tiers du PIB de la Mongolie !

UNE INSTABILITÉ INQUIÉTANTE

Selon l’institut de recherche canadien Fraser, la Mongolie est la destination la moins accueillante pour les compagnies minières, après l’Équateur. Des lois chan­geantes et un environnement fiscal instable en ont fait un pays à risque pour les investisseurs étrangers. Mais l’État mongol veut les attirer et a décrété que 2010 serait « l’année de la rénovation dans les affaires ».