Le monde en 2025

Prix du pétrole, échanges commerciaux, croissance, inflation: une étude du très sérieux cabinet britannique Consensus Economics a sondé l’avenir à partir de critères purement économiques et financiers. En scrutant ces données, le journaliste Olivier Marbot a imaginé à quoi ressemblera notre planète dans une décennie. Embarquement immédiat pour Providenia, à l’extrême est de la Russie, le 26 février 2025.

(Illustration: Nate Kitch)
Illustration: Nate Kitch

Providenia, district oriental de Tchoukotka, Extrême-Orient russe, 26 février 2025. Emmitouflé dans un épais manteau de fourrure fourni par ses hôtes, le président américain, Julian Castro, frissonne et échange un regard penaud avec Narendra Modi, le premier ministre indien.

— « Il fait meilleur au Texas », tente de plaisanter l’hôte de la Maison-Blanche, premier Américain d’origine latino à y accéder.

— « Et au Gujarat… », confirme l’Indien, qui entame pour sa part son troisième mandat.

Tapant du pied sur la neige, les deux hommes tournent leur regard vers l’auvent sous lequel leurs homologues européens et asiatiques essaient de se réchauffer en buvant du thé brûlant. Seul Vladimir Poutine semble rayonnant. À 73 ans, il est toujours à la tête de la Russie. Son dauphin Sergeï Shoïgu a assuré l’intérim de 2020 à 2024 pour respecter la Constitution, mais ensuite le vieux dirigeant a été réélu pour un cinquième mandat. Bombant le torse sous son manteau largement ouvert, il va de groupe en groupe, tape vigoureusement dans le dos du président français, échange une blague avec le numéro un kazakh, simule une prise de karaté avec la représentante japonaise, étreint longuement le président indonésien… Seuls les traits de son visage, bizarrement figés, confirment les informations de la presse occidentale selon lesquelles le numéro un russe, que les mauvaises langues surnomment maintenant « Mr. Plastic », a un peu abusé de la chirurgie esthétique.

Enfin, l’heure de la cérémonie arrive. Massées sur le rivage de la mer de Béring balayée par un vent glacial, les délégations du monde entier écoutent patiemment leur hôte rendre hommage aux ingénieurs et aux ouvriers qui ont accompli l’exploit de construire le plus long tunnel routier et ferroviaire du monde : 88 km entre Providenia et la petite ville de Nome, en Alaska.

« Bientôt, martèle fièrement le leader russe, il sera possible d’aller de Londres à New York par la route ! »

Une prédiction optimiste : l’autoroute censée traverser la Sibérie est loin d’être terminée et, côté américain, on ne semble guère pressé de lancer les travaux qui relieraient l’Alaska au reste du territoire états-unien. Mais le plus important, c’est que l’initiative Trans-Eurasian Belt Development est enfin lancée.

LAT18_DECENNIE_MONDE_exergue

Revenus sous l’auvent, on plaisante, on se congratule. Seul dans son coin, le président polonais fait bande à part. Depuis que Varsovie a décidé de sortir de l’Union européenne, en 2020, son pays connaît une situation diplomatique des plus bancales. Toujours proche des États-Unis et membre de l’OTAN, il est aussi tenté d’opérer un rapprochement avec Moscou pour rompre son isolement. Mais l’opinion publique polonaise freine des quatre fers. Il faut dire qu’en apparence, le pays va bien : son taux de croissance est l’un des plus élevés d’Europe et, tout en continuant à offrir une main-d’œuvre qualifiée à bas prix, le pays a su mettre sur pied une vraie expertise dans les nouvelles technologies, attirant sur son sol plusieurs géants mondiaux de l’informatique et des télécoms. À plus long terme, pourtant, le président sait que les perspectives sont moins glorieuses. Dans peu de temps, le nombre de personnes dépendantes dépassera celui des actifs, et le président ne sait pas comment il va pouvoir résoudre ce problème.

Le sort de la Pologne illustre bien celui de l’Europe tout entière. À l’Ouest comme à l’Est, la décennie qui vient de s’écouler a été chaotique. Handicapé par un manque chronique d’investissements qui l’empêchait de développer sa productivité, d’améliorer sa croissance et de créer les emplois nécessaires, le continent a connu le pire lorsque les Britanniques, contredisant les sondages, ont décidé, en 2016, de quitter l’Union européenne. Tandis qu’à l’autre bout du continent, Chypre, dont la production gazière s’était envolée depuis la découverte et la mise en exploitation du gisement marin Aphrodite, décidait d’abandonner l’euro. Et que la Hongrie, à son tour, quittait l’Union européenne.

Enregistrant des taux de croissance enviables, nombre de pays d’Europe orientale et centrale ont, à l’inverse, demandé et obtenu l’accélération du processus de leur adhésion à l’Union. En quelques années, l’Albanie, la Bosnie, la Moldavie, le Kosovo, le Monténégro, la Serbie sont venus rejoindre les rangs des 26, bientôt devenus 32.

Avec l’enthousiasme des nouveaux convertis, les États membres de l’est de l’Europe ont appelé Bruxelles à durcir sa ligne économique. Une stratégie appuyée par le Portugal, l’Irlande et l’Espagne. Mais pas par l’Allemagne, qui a vécu durant la décennie une véritable révolution culturelle. En décidant, en 2015, d’ouvrir largement la porte aux réfugiés chassés d’Afrique et du Moyen-Orient par la guerre et la misère, l’ex-chancelière Angela Merkel avait, on le réalisa plus tard, résolu le principal problème du pays : le vieillissement de sa population. Les indicateurs démographiques étaient très vite repartis à la hausse, une main-d’œuvre abondante avait pu se mettre au travail, la consommation avait monté en flèche. À tel point que lorsque ses voisins européens avaient demandé à Berlin de freiner un peu ses ardeurs sur les exportations et de plutôt se concentrer sur la croissance nationale, le gouvernement de coalition composé des socialistes et des verts… avait donné son accord. En quelques années — qui coïncidaient avec la disparition des dernières générations ayant connu l’hyper­inflation et la guerre —, les Allemands s’étaient mués en champions de la souplesse budgétaire. Et militaient maintenant pour imposer enfin une taxe sur les émissions polluantes à l’échelle mondiale.

Pour la Russie, le coup avait été rude. Pendant des années, Moscou avait rêvé de voir l’Allemagne se tourner résolument à l’Est. C’était fichu, et la situation du pays était mauvaise. Le prix du pétrole et du gaz ne se décidait toujours pas à remonter et la situation économique, fragilisée lors de la crise qui avait suivi l’annexion de la Crimée, au milieu de la décennie précédente, ne se redressait que lentement. Bien sûr, la perte d’influence de l’Arabie saoudite aurait pu être une bonne nouvelle, mais le retour de l’Iran sur la scène internationale avait provoqué un nouvel afflux d’hydro­carbures sur les marchés, maintenant des cours très bas. Pire : depuis 2016, les États-Unis exportaient une partie de leur gaz de schiste, sous forme liquéfiée, depuis les terminaux gaziers de Louisiane et du Texas et, en 2020, ils étaient devenus le troisième exportateur mondial, derrière le Qatar et l’Australie.

Au Canada et au Mozambique, on faisait grise mine devant cette concurrence accrue, tandis qu’en Russie, on s’arrachait les cheveux à trouver le meilleur tracé possible pour les futurs oléoducs, qui permettraient d’alimenter les clients asiatiques, en évitant évidemment l’Ukraine et la Turquie. Une piste prometteuse semblait émerger du côté du Kazakhstan, mais rien n’était encore signé, et en attendant, les Américains raflaient chaque jour de nouveaux marchés.

Toutes les matières premières ou presque avaient vu leur prix baisser ces dernières années, ou du moins se maintenir à un niveau très bas. Le ralentissement de la croissance chinoise y était pour beaucoup et ses conséquences se faisaient sentir sur la planète entière. L’Australie avait plus de mal à écouler ses minerais, la Nouvelle-Zélande se désolait de devoir brader ses produits laitiers. Le Nigeria s’en tirait un peu mieux, avant tout grâce à l’accroissement ultrarapide de sa population. Longtemps dépendant au pétrole, le pays était parvenu à se diversifier dans l’agriculture et les mines. Et surtout, la consommation intérieure s’était envolée au point de faire de la grande distribution et des télécommunications les deux plus gros pourvoyeurs d’emplois du pays.

L’Amérique latine, elle aussi, avait su se sortir honorablement du « piège des matières premières ». Brésil et Argentine étaient enfin venus à bout de l’inflation galopante qui les avait longtemps handicapés. La Colombie, surtout, étonnait par son taux de croissance qui tenait presque de la résurrection.

Le continent, pourtant, avait craint le pire lorsque, après sept ans d’une politique de taux bas instaurée dans la foulée de la crise de 2008, la Réserve fédérale américaine avait décidé de remonter ses indices et de réduire ses achats d’obligations dans les pays émergents, à la fin de 2015. Après une brève période de flottement, les capitaux étaient finalement revenus sur le continent, qui voyait en plus affluer une partie des migrants ayant fui l’Afrique et le Moyen-Orient pour l’Europe. Une main-d’œuvre souvent qualifiée que rejoignaient un nombre croissant de techniciens, de très haut niveau pour certains, lassés d’attendre que les États-Unis leur accordent enfin un permis de travail. En quelques années, de mini-Silicon Valleys avaient vu le jour au Chili, au Pérou, en Colombie, au Brésil, et les taux de croissance s’étaient enflammés.

La Chine, qui s’était un temps repliée sur ses terres, avait senti tourner le vent et les investissements avaient repris. Y compris le plus spectaculaire de tous : la fameuse liaison ferroviaire transamazonienne qui, à l’horizon 2035, devait relier l’Atlantique au Pacifique en passant par le Brésil, la Bolivie et le Pérou. Et comme d’habitude, les investisseurs chinois avaient rapidement été suivis par d’autres, venus de Corée, d’Inde et du Japon.

L’Asie, d’ailleurs, était partout. Même si son dynamisme n’était plus aussi impressionnant, l’Asie restait le cœur économique de la planète, le centre de la production industrielle. Avec non pas un mais deux moteurs pour alimenter la course en avant : la Chine et l’Inde. Si, en matière de produit intérieur brut comme de revenu par habitant, Delhi restait très loin derrière Pékin, le dynamisme était maintenant du côté indien, avec une croissance de plus de 7 % par an, tandis que la Chine ne progressait plus que de 5 % à 6 % par an en moyenne.

Tout, à vrai dire, séparait les deux pays. Tout sauf leur ambition commune de devancer l’autre. Alors que le premier ministre indien avait longtemps expliqué qu’il voulait dupliquer le modèle chinois, on réalisait en fait que le développement du pays se bâtissait autrement. Certes, la production industrielle grimpait, mais la consommation intérieure jouait un grand rôle. Le secteur des nouvelles technologies, très développé en Inde, tirait lui aussi la croissance et aidait à faire sortir la population de la misère.

La Chine, de son côté, avait fort à faire avec son nou­veau statut de superpuissance capable de rivaliser avec les États-Unis sur le plan diplomatique. Une myriade d’îles artificielles avaient vu le jour en mer de Chine, élargis­sant d’autant les eaux territoriales du pays, mais faisant aussi grimper en flèche le budget du ministère de la Défense. La politique monétaire, quant à elle, restait erratique. Pékin voulait faire du yuan une devise de référence sur les marchés internationaux, mais n’était guère pressé de perdre sa souveraineté sur sa monnaie. Ce qui se traduisait par une politique de va-et-vient permanent difficile à suivre, et contribuait à alimenter l’impopularité croissante du Parti communiste dans le pays. Enfin, les dirigeants chinois scrutaient avec angoisse les statistiques de la natalité. La politique de l’enfant unique avait beau avoir été officiellement abolie en 2015, le nombre de personnes dépendantes continuait à croître et le pays ne tarderait plus à se heurter aux mêmes problèmes que le Japon ou la Corée.

Derrière le duo sino-indien, d’autres géants étaient en train d’émerger. Le Viêt Nam et la Thaïlande, en particulier, affichaient des croissances phénoménales grâce à une stratégie de développement inspirée du modèle chinois : exploitation des mines, industrie manufacturière compétitive. Plus la sidérurgie au Viêt Nam, et l’agriculture et le tourisme en Thaïlande. Plus riche en matières premières, la Malaisie bénéficiait aussi de son expertise dans la production de médicaments et de matériel médical.

En remontant dans l’avion qui devait le ramener à Washing­ton, Julian Castro, le jeune président américain, avait malgré tout le sourire. Bien sûr, il connaissait les chiffres. Il avait lu les mêmes études, y compris ce rapport de PWC rappelant que son pays, déjà relégué au deuxième rang derrière la Chine en matière de produit intérieur brut en parité de pouvoir d’achat (voir l’encadré), serait très probablement dépassé par l’Inde entre 2045 et 2050.

En 2050, le Mexique et l’Indonésie seraient passés devant la France et le Royaume-Uni. La Turquie aurait dépassé l’Italie, le Brésil aurait doublé le Japon. Le Nigeria serait entré dans le top 10 des économies mondiales (en parité de pouvoir d’achat, toujours), le Pakistan et l’Égypte dans le top 20.

Tout ça était mathématique et inévitable, alors pourquoi s’en alarmer ? Avec la reprise des années 2015, les Américains avaient recommencé à consommer, donc à importer. Le résultat était net : – 3 % pour la balance commerciale des États-Unis, + 3 % pour celle de la Chine. Oui mais voilà, l’Amérique était aussi devenue exportatrice nette d’hydrocarbures. Cela ne lui permettait pas d’alléger sa dette, mais au moins celle-ci n’augmentait plus comme durant les années 2000-2010.

Et puis, le produit intérieur brut n’était pas la seule statistique intéressante. En 2050, prévoyaient les experts, le revenu par habitant d’un Américain serait de 105 000 dollars annuels, contre 42 000 pour un Chinois. Largement de quoi se consoler d’avoir perdu une ou deux places sur le podium, se rassura Julian Castro avant de demander au personnel de bord de lui servir un verre. Ce Poutine, avec sa manie d’interdire l’alcool lors des réunions officielles, quel rabat-joie… (© La Revue)

2015-2025 : un top 10 qui évolue peu

L’étude de Consensus Economics est axée sur 52 pays (qui concentrent 90 % de la richesse mondiale) et fait l’impasse sur l’Afrique et le Moyen-Orient. Ce qui explique l’absence du Qatar au classement du revenu par habitant. Tendance générale : les pays du Sud, émergents ou non, grignotent des places progressivement.

LAT18_DECENNIE_MONDE_tableau1

LAT18_DECENNIE_MONDE_tableau2

 2050: le basculement a eu lieu

Ce classement est établi par PIB en parité de pouvoir d’achat (PPP), qui tient compte du niveau de prix pratiqué dans chaque pays afin de comparer le niveau de vie des habitants, et non la taille globale de l’économie des pays. En PPP, la Chine a déjà dépassé les États-Unis, et l’Inde devrait leur ravir le deuxième rang mondial vers 2048. Ce qui n’empêche pas que le PIB américain en valeur absolue reste à ce jour le plus élevé et que même en 2050, le revenu moyen d’un Américain restera très supérieur à celui d’un Chinois.

LAT18_DECENNIE_MONDE_tableau3

Et le pétrole?

Les spécialistes s’entendent : on ne risque guère de voir le baril atteindre les 100 dollars avant un certain temps. Cela vaut aussi pour le gaz. Conséquence directe : la question de l’approvisionnement en énergies fossiles n’est plus vraiment un problème central pour les nations — et leur budget — et ce sont en fait les grands pays exportateurs qui souffrent le plus de cet état de fait.

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie

6 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Pas capable de prédire le Brexit et l’élection Couillard, de Trudeau et de Trump et on prétend pouvoir prédire jusqu’en 2050???

Allôôô…

Providenia ou Provideniya est une très petite ville côtière à l’embouchure du détroit de Béring qui compte moins de deux mille habitants. Plus terrible encore, cette commune urbaine perd des habitants, depuis son sommet atteint en 1989, elle s’est dépeuplée de pratiquement des deux tiers de ses membres. Il est difficile d’imaginer qu’un forum économique de calibre mondial puisse s’y organiser d’ici 2025.

J’imagine, comme ce texte amusant est plutôt une sorte de conte de Noël, que le choix par l’auteur de Providenia est plutôt dû au fait que chaque année, le père Noël commence (selon la légende) par ce village extrême oriental, sa course folle d’Est en Ouest le 25 décembre à travers les cieux….

Cela dit, selon le site Tripadvisor, les touristes qui visitent cette bourgade recommandent ses plages dans son super décor naturel, lesquelles ont le mérite d’être très tranquilles toute l’année.

Très objectivement, je vois mal de quelle façon la Moldavie qui vient de réinitialiser son rapprochement avec Moscou, comment elle pourrait être sur le point d’entrer dans l’UE en 2025 ? Que dire de l’Albanie avec son niveau élevé de corruption et son crime organisé proche commercialement de certaines mouvances radicales islamistes ?

De la même façon, je conçois mal comment les Polonais ou même les Hongrois auraient quitté cette même Union. Ou bien alors, cela signifierait que 2025 deviendrait l’âge d’or de tous les grincheux.

Il est probable qu’en 2025 la demande en hydrocarbures sera encore forte, mais de là à voir les pays producteurs ou ceux en passe de l’être se lancer dans une sorte de concurrence acharnée, qui maintiendrait les cours assez bas. C’est un peu méconnaître la nature des marchés. L’heure est plutôt à la consolidation et cette consolidation sera très probablement encore effective en 2025.

D’un point de vue économique, pour que la consommation intérieure d’un pays s’envole, il faut pouvoir répondre à certains critères. En l’occurrence que le pays en question puisse produire suffisamment de bien et de services pour répondre à la demande de la population. Que ces produits et services soient accessibles soit par des prix concurrentiels, soit par l’amélioration du pouvoir d’achat des habitants, soit par des facilités de crédits, ce qui signifie un système bancaire et financier stable, des banques disposant de fonds propres suffisants et une circulation de liquidités suffisantes garanties. Si le pays importe plus de biens et services, il faudrait qu’il exporte au moins en parité plus d’autres biens et services. On risque autrement d’accroître très significativement le déficit public.

La cote de crédit du Nigéria étant actuellement stable autour de B, il ne faudrait pas grand-chose cependant pour la faire basculer par un accroissement incontrôlable de sa consommation avec pour seule valeur d’équilibre le redéploiement de son agriculture en moins de 8 ans.

Le reste étant dans les grandes lignes à l’avenant ; tout particulièrement les prévisions du PIB par habitant en PPP pour 2050. À vous de voir si cette fiction joyeuse a des sérieuses chances d’être aujourd’hui exactement à l’instar des prémisses économiques projetées de demain.

— Pour conclure, j’aimerais y aller de ma propre prévision, c’est qu’en 2050, on aura trouvé d’autres indices que le PIB pour établir le véritable niveau de prospérité d’une nation. De là à modifier de fond en comble ce prestigieux classement ???

Excellente critique constructive!

Les auteurs ont par contre été très prudents en ne prévoyant quoi que ce soit de l’avenir de la présidence Trump. On peut les comprendre: tout pourrait arriver…

D’ici 20 et encore plus 30 ans, la planète aura vu des alliances politiques imprévisibles, la monté populiste des pays du G8 et G20 feront que ces pays dit « industrialisés » auront périclité sous leurs dettes, qui pour la plupart est actuellement insurmontable principalement causé par des salaires et avantages sociaux qui n’auraient jamais dû être mis en place durant les 40 dernières années.

nous apprêtons à vivre un nombre de “guerres civiles” qui feront de notre quiétude ancestrale une denrée rare, voire inaccessible. Les gouvernements n’ont plus d’argent pour acheter la paix et les dépenses pour des commissions d’enquête qui ne mènent nul part sont déjà dépassées.

La cacophonie politique, surtout aux États-Unis est devenue en quelques mois le début de course à sa déchéance. Tramp ferra plus de dégâts durant son premier mandat de 4 ans que toutes les guerres en terre Américaine, si toutefois il n’est pas déclaré coupable pour la fraude pour sa présumée Fondation qui a servis à payer ses avocats ainsi que les avocats de ses amis qui se sont mis les pieds dans la merde.

Le seul fait de constater la nomination de Steve Bannon, propriétaire de Breitbart News, un journal de style “white power” anti tout ce qui n’est pas “red neck” et appuis notamment les actes du KKK durant les années 60, sera le stratège en chef de Donald Tramp. Nous assisterons à des années d’agitation sans précédent de la population américaine. Il est fort possible que le Canada devienne une terre d’asile pour les américains, ce qui exigera beaucoup de ressources financières mais aussi beaucoup de tourments pour les Canadiens.

Tramp pense qu’il pourra rapatrier les compagnies qui fabriquent en Chine, une utopie puisque pour ce faire, les coûts des biens produits au États-Unis deviendront trop dispendieux pour plus de 90% de la population.

Nous avons assister depuis deux à des cotes boursières chancelantes dont les entreprises n’ont plus que 23% à 28% d’équité, selon l’index. Nous pouvons constater sans ambages que les réserves de ces entreprises ne sont pas suffisantes pour palier au déménagement de leurs centres de production ou production en Chine. Surveillez les indices durant 2017 !

En Europe, le Brexit tarde à se faire entendre, ce n’est qu’en mars 2017 que l’article 50 du traité de l’Union Européenne deviendra effective. Des pourparlers interminables s’en suivront avec deux entités (la Grande Bretagne et l’Union Européenne) qui travailleront dans une discorde suicidaire dont les Britanniques sortiront vaincus. L’Écosse et l’Irlande feront des référendum pour se séparer de la Grande Bretagne en 2017 pour demeurer avec l’Union Européenne.

Les banques Ecossaises qui détiennent 42% de la richesse de la Grande Bretagne ne fera que mettre fin à un Empire endettée jusqu’à la moelle des os. Les entreprises étrangères sur le parquet de la bourse de Londres ont clairement indiqués qu’ils quitteraient pour la bourse de Stuttgart en Allemagne. Les manufacturiers japonais de l’automobile qui sont presque toutes installées en Grande Bretagne ont aussi indiqué à ce gouvernement qu’il leur sera impossible de continuer à produire et se voir imposer un droit douanier de 17% pour vendre leur automobiles sur le territoire de l’UE.

La Grande Bretagne pense que l’Union Européenne se mettra à genoux, tout comme les partisans du séparatisme au Québec croient que le Canada ferait si le Québec parvient à se séparer.

Il est clair que les deux prochaines années seront déterminantes pour l’économie mondiale alors que les quatre prochaines années nous fera voir la toile de fond de ce qui suivra, durant lesquelles nous assisteront à une véritable “tour de Babel” qui ne peut avoir d’autres conséquences que de miner l’état des richesses actuelles et la quiétude économique des citoyens de ce monde.

Cela va faire 3 ans que le Québec aura acquis son indépendance. Pas un mot et comment se fait-il que l’on ne parle pas du Premier Ministre Lisée? Comment croire aux prévisions alors qu’on est en retard sur la réalité?!