Le patrimoine islamique en péril

Tombouctou, ville mythique de l’islam aux portes du Sahara, regarde, impuissante, son patrimoine religieux détruit par des islamistes radicaux proches d’al-Qaida.

Photo : iStock

Les milices qui ont récemment pris le contrôle de la moitié nord du Mali – une région plus grande que la France – ne tolèrent pas la pré­sence des mausolées et autres lieux saints de l’islam, pourtant honorés par d’autres musulmans. Pour ces rigoristes, personne d’autre qu’Allah ne peut être vénéré, pas même des mortels consacrés saints. Les monuments funéraires ciblés datent du Moyen Âge et sont, depuis juin, classés patrimoine mondial en péril.

Des puristes de la foi musulmane du même acabit ont aussi frappé en Libye pendant la chute de Mouammar Kadhafi : des miliciens ont détruit des mausolées à la roquette et profané des cimetières chiites. En 2001, c’étaient les talibans qui réduisaient en poussière les bouddhas géants de Bamiyan, en Afghanistan. Enfin – pour ne nommer que ces cas -, le mausolée d’al-Aydarus, saint patron de la ville d’Aden (Yémen) ayant vécu au 15e siècle, était lui aussi saccagé, en 1994, à coups d’artillerie et de machinerie lourde.

 

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