Le syndrome des maisons fantômes

La crise économique qui secoue l’Irlande frappe de plein fouet le marché de l’immobilier : 23 000 maisons sont inoccupées et 20 000 chantiers de construction ont été laissés en plan.

Le syndrome des maisons fantômes
Photo : Infomatique

À l’origine de ce désastre : un taux de chômage de 14,7 %, qui pousse certains travailleurs à l’exode, et la construction d’un nombre excessif de maisons pendant les années fastes du « Tigre celtique », de 1994 au milieu des années 2000.

Dans le seul comté de Leitrim, dans le nord-ouest du pays, 2 900 habitations ont été construites de 2006 à 2009. Or, selon la croissance réelle de la population, seulement 590 auraient été nécessaires.

L’État consacrera cinq millions d’euros à la rénovation de 350 maisons fantômes, sur les 2 800 considérées comme les plus dangereuses en raison de leur état avancé de délabrement. Les plus vétustes seront démolies. Dublin songe aussi à transformer certaines résidences abandonnées en logements sociaux.

 

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