Le test birman

Après avoir annulé les résultats des élections de 1990 et repris ensuite le pouvoir par la force, la dictature birmane tiendra ses premières élections libres le 1er avril.

Le test birman
Photo : Khin Maung Win / AP / PC

Ce sont des législatives partielles. Et symboliques : à peine 48 sièges sur 1 158 – Chambre basse, Sénat et Chambres régionales – sont en jeu. Figure emblématique de l’opposition au régime dictatorial, l’ex-prisonnière politique Aung San Suu Kyi devrait l’emporter facilement dans son district du sud de Rangoun. Elle est chef de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti qu’elle a fondé.

Même si la LND ravissait les 48 sièges, le Parti de la solidarité et du développement de l’Union, créé par la junte militaire en 2010, conserverait sa majorité. Ce scrutin est plutôt perçu comme une rampe de lancement pour les élections générales, prévues pour 2015.

D’ici là, le président birman, Thein Sein, veut montrer au monde qu’il poursuit ses réformes démocratiques. Depuis environ un an, il a libéré des prisonniers politiques – dont Suu Kyi, en novembre 2010 -, relâché sa mainmise sur les médias et ouvert le pays aux investissements étrangers.

 

Les plus populaires