Les athées ont droit de cité aux États-Unis

Des membres de l’association New York City Atheists refusaient jusqu’à récemment de recevoir des lettres portant le logo de leur groupe, qui milite pour la séparation de l’État et de la religion.

États-Unis : les athées ont droit de cité
Photo : Jae C. Hong/AP/PC

« Aujourd’hui, les gens osent davantage affirmer ouvertement qu’ils sont athées », dit son président, Ken Bronstein, retraité d’IBM. Depuis, en fait, que Barack Obama a inclus les non-croyants dans son discours inaugural, en janvier 2009.

Le groupe de pression Secular Coalition for America a été reçu à la Maison-Blanche en 2009. « La porte nous était fermée sous Bush. Au moins, l’administration Obama se montre prête à écouter », dit Sean Faircloth, président du groupe.

Le budget de la Secular Coalition for America, de 100 000 dollars en 2005, approche maintenant le million. Et depuis quelques mois, le groupe a ses bureaux dans K Street, la rue des lobbyistes à Washington. « Surtout, de plus en plus de membres du Congrès reconnaissent l’existence de notre organisation, et nous parvenons à obtenir des rencontres régulières », précise Sean Faircloth.

Les non-croyants ne célèbrent pas pour autant. Ils attendent toujours que le président tienne sa promesse d’interdire la discrimination, de même que le prosélytisme des groupes religieux qui reçoivent des fonds de l’État.

En 2008, 12 % des électeurs américains déclaraient n’avoir aucune affiliation religieuse, contre 5,3 % en 1988.