Les bombes iranienne et nord-coréenne

Barack Obama a convaincu le Conseil de sécurité de l’ONU, le 24 septembre, d’adopter une résolution visant à débarrasser le monde des armes nucléaires. Vaste programme.

Photo : Vahid Salemi / AP / PC
Photo : Vahid Salemi / AP / PC

Deux obstacles immédiats se dressent sur la route : l’Iran et la Corée du Nord, des régimes qui veulent accroître leur puissance par la voie nucléaire, mais qui viennent tout de même de montrer des signes d’ouverture.

Où en sont les programmes nucléaires iranien et nord-coréen?

L’Iran n’a pas encore la bombe atomique, mais ses activités intensives d’enrichissement d’uranium laissent peu de doutes sur son intention de la mettre au point. Ces activités se déroulent de façon clandestine depuis les années 1990. Selon différentes estimations, l’Iran pourrait avoir la bombe dès 2010 ou au milieu de la prochaine décennie. La Corée du Nord, par contre, la posséderait déjà.

Où en sont les négociations?

Les négociations de l’Iran avec la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne, interrompues en 2005, ont repris le 1er octobre, cette fois avec aussi la Chine, la Russie et les États-Unis. L’Iran a accepté qu’une partie de son uranium soit enrichi à l’étranger et que l’Agence internationale de l’énergie atomique inspecte un site d’enrichissement récemment découvert à Qom, à 150 km de Téhéran. La Corée du Nord, elle, s’est dite prête à reprendre les négociations qu’elle avait entamées en 2003 et rompues en avril.

Quelles sont les embûches?

Côté iranien, la transparence du régime est douteuse. Les dirigeants continuent de prétendre que les fins de leur programme nucléaire ne sont que civiles. D’autres sites d’enrichissement d’uranium pourraient être cachés. L’Iran peut compter sur la Russie et la Chine pour s’oppo­ser à des sanctions à son endroit. Côté nord-coréen, le régime est très isolé, mais il vient de conclure un accord commercial avec la Chine, ce qui atténue les répercussions des sanctions internationales contre le pays.

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