Les défis de Sweet Micky

Le nouveau président d’Haïti, Michel Martelly, 50 ans, prendra les rênes du pouvoir en mai. Chanteur de carnaval, Sweet Micky — son nom d’artiste — hérite de l’un des pays les plus mal en point de la planète.

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Photo : T. Belizaire / AFP / Getty

Sans la moindre expérience politique, il devra prouver aux Haïtiens et au reste du monde qu’il a les capacités requises pour gouverner dans des conditions difficiles. Parmi ses premières tâches : convaincre la communauté internationale de débourser le reste des 10 milliards de dollars promis il y a un an (seulement le tiers de cette somme a été versé jusqu’ici).

RECONSTRUIRE LE PAYS

La reconstruction a très peu avancé depuis le trem­blement de terre de janvier 2010. Plus de 1,7 million d’Haïtiens vivent toujours dans des campements temporaires, où les conditions sanitaires se sont détériorées avec l’épidémie de choléra qui a éclaté à la mi-octobre et fait plus de 4 600 morts.

REBÂTIR L’ÉTAT

Michel Martelly devra remettre sur pied un État qui contrôle aujourd’hui peu de choses. La reconstruction du pays et certains services publics – l’éducation et la santé, notamment – sont surtout assurés par des ONG. Haïti a d’ailleurs été rebaptisé la « république des ONG » par bien des observateurs internationaux. Le séisme a détruit une part importante des bâtiments de l’État, et la fonction publique a été décimée. Les bureaux du président élu seront même installés… dans des tentes plantées à côté des ruines du palais présidentiel.